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7 mai 2015 4 07 /05 /mai /2015 21:43
Spécial artiste à la con : Art, argent et lèche cul du système

Suite de l'article précédent...

 

4 Économie, art et culture.

 

 

 

Toute cette culture, tout cet art, tout cet élitisme culturel, évolue dans une économie qu'il sert et non l'inverse. Ces artistes, ce milieu de l'art, sont avant tout régit par l'argent. Si ça n'était pas le cas, tout ceci fonctionnerait différemment. Argent et reconnaissance, propagande et domination, voilà les motivations principales qui font du milieu culturel et de la culture qu'il met en avant, ce qu'ils sont aujourd'hui. Rien qu'il soit impossible de changer, rien d'inévitable, juste une minorité de privilégiés qui ont trouvé dans l'univers culturel, un bon moyen d'asseoir une certaine domination.

 

 

 

A/ artistes et revenus

 

 

Revenu plafond :

Aujourd'hui, j'ai entendu parler d'un taux plafond de revenu, un peu comme un SMIC inversé. Au delà d'un certain seuil de revenu, un revenu plafond, le surplus irait à l'état, en impôts, en redistribution sociale... Le seuil de ce maximum serait évalué entre 40 000 et 50 000 euros par mois, rendez-vous compte !  Il me faut plus de cinq ans pour gagner une somme pareille et d'autres gagnent ça en un mois, soit, en 58 fois moins de temps. Ça veut aussi dire que les personnes gagnant 30 000 euros par mois ne seraient, elles, pas taxées à 100% sur leur revenus, ne gagnants pas assez...Non, 30 000 euros par mois, c'est trop peu pour être considéré comme un gros surplus issu d'une injuste répartition des richesses, aux terribles conséquences...

Si c'était moi qui décidais, j'établerais le revenu plafond à 4000 à 5000 euros par mois, c'est bien assez pour vivre dans l'opulence. Je réévaluerais le SMIC entre 1500 et 2000 euros par mois et le RSA à 1000 euros. Les tensions sociales seraient bien apaisées et il ne faudrait pas plus d'argent pour faire cela, c'est juste la même somme d'argent totale divisée autrement. Je vois tout de suite les jeunes étudiants, ne pensant qu'à étudier pour avoir un poste de cadre et gagner plus d'argent qu'un ouvrier au nom de leurs sacro-saintes études, se scandaliser. "Si on se fait chier à faire des études, c'est pour que ça serve à quelque chose, pour qu'on gagne plus qu'un ouvrier qui à rien foutu à l'école". Voilà tout le problème, l'argent est la valeur centrale de notre belle société, loin devant la solidarité par exemple... Alors je répondrais, "pendant que tu fais tes études intéressantes en te tapant  des bonasses sur le campus avec les thunes de papa maman (les étudiants salariés sont hélas rares à finir leurs études...), l'ouvrier, lui, se tue la santé à l'usine ce qui aura pour conséquence qu'il mourra 10 à 20 ans plus tôt que toi !" "Donc toi tu aura un travail plus intéressant, moins pénible et en plus, tu veux plus d'argent ?". Ah ! Vous avouerez que les valeurs bourgeoises c'est assez énervant quand on ne se les est pas approprié pour soi !

 

Et pourquoi rester à l'échelle de la France ! A l'heure de la globalisation économique, militons pour harmoniser les revenus, les niveaux de vie et les droits sociaux à l'échelle mondiale. Pas par le bas, comme le système néolibéral nous le propose. Lui agite la peur de la délocalisation pour baisser le niveau des salaires, attaquer les acquis sociaux en donnant pour modèle le travailleur chinois qui travaille pour presque rien, plus longtemps, vit sur son lieu de travail et ne peut pas ouvrir sa gueule... Bref, un travailleur plus compétitif mais aussi peut-être, plus psychosé. Quoique, on apprend qu'en France, nous avons le record du monde du pessimisme.. Alors, encore une fois, on nous culpabilise...."Vous n'avez pas honte de râler, d'être plus pessimistes qu'un Irakien ou qu'un Afghan ?"

Quand je vois comment on nous manipule, les couleuvres qu'on nous fait gober, le faitque la plupart les gobent, ces couleuvres, qu'on nous mène droit au mur et que ce système économique, court certainement à sa perte, ça me donne pas trop envie d'être joyeux. Évidemment, quand on passe la journée à éviter de se prendre des bombes dans la gueule tout en se creusant les méninges pour trouver de quoi bouffer le soir, on a moins le temps d'y penser, au système économique...
Il faut, bien sur, tendre à ce qu'un salarié chinois ait les mêmes droits, le même niveau de vie, qu'un salarié français et non l'inverse !

Alors le revenu plafond est une chose globale. En fait, ça marche pour tous, pour tous ceux qui ont des revenus. Pour cette idée, pas de niches fiscales, pas de métiers trop nobles pour se soustraire à ces quelques limitations de revenus. La richesse devrait se partager, elle devrait être partagée de tous et chacun devrait pouvoir avoir le bon sens de limiter sa volonté de richesse et donc de pouvoir. Après c’est une question de philosophie…Veut-on cautionner un monde de connards néolibéraux ou pas…Si on ne cautionne pas ce système, un militantisme pro revenu plafond paraitrait des plus opportuns…Après militer ne veut pas toujours dire réussir à imposer ses idées hélas pour certaines d'entre elles…C’est sure qu’avec les dirigeants qu’on se paye et l’idéologie globale dont ont tente de nous convaincre, le revenu plafond n’est pas près d’être imposer dans le monde, les richesses ne sont pas prêtes à être plus également répartie et des populations pauvres ne sont pas prêtes à ne plus mourir de faim parce que de gros bourges auraient eu peur de perdre de la thune en bourse.  


 

Mais revenons à nos moutons, ici nous parlons d’art et de culture. Justement, l’art et la culture regorgent d’argent, d’argent mal réparti, d’argent distribué pour pas grand-chose à des gens qui auraient su savoir se la pèter mieux que les autres…Oui, l’art et la culture ont également un grand besoin de revenu plafond.

 

Revenu plafond (seconde partie) : revenus et artistes

 

J'entends dire au sujet d'un potentiel revenu plafond, "oui, mais pour les artistes, les sportifs, les stars, c'est autre chose, c'est un autre monde, il ne faut pas de revenu plafond". A la télé, je vois Daroussin qui tente de s'expliquer sur le fait qu'il se soit fâché quand Fogiel lui à fait dire combien de thune il avait été payé pour un film dans lequel il a joué. Il explique que ça le gêne, parce que les gens ne peuvent pas comprendre, ils ne voient qu'un chiffre. Alors, j'ai envie de répondre, "espèce de gros snob, parce que t'es un acteur reconnu par les boites de prod friquées, le montant de ton salaire ne peut pas être comparé à un même montant  dont tu bénéficierais si tu ne bossais pas dans le cinéma ? Parce que t'es un artiste, que les gens "normaux", ils ne peuvent pas comprendre ? Tu comprends que les gens soient choqués quand on évoque ton salaire, mais tu trouve ça normal de le toucher pour jouer dans des films inintéressants, tranquille, pendant que les plus nombreux se tapent des boulots de merde pour un salaire au moins dix fois moindre, ou même qui crèvent la dalle?"


Et comment que si, il leur faut un revenu plafond aux "artistes" et encore plus à ces gens là ! Quoi ! Leurs croutes, leurs soupes, leurs ciseaux retournés vaudraient plus qu'une journée de travail d'un ouvrier à l'usine ? Certainement pas ! Il est tant que ces "pseudo artistes" arrêtent de péter plus haut que leur cul ! Ils polluent l'art, la notion d'artiste en voulant, à tout prix, même au prix de la créativité et de la véracité de leurs "oeuvres", se professionnaliser, amasser du pognon. Aujourd'hui, combien voit-on de grosses merdes reconnues comme art alors que ce sont de grosses merdes, sans toutefois admettre que "la grosse merde", c'est de l'art dans leur monde culturel pourri de l'intérieur. On peut dire que ce que je dis est très subjectif et relatif à mon avis personnel, ma sensibilité propre, mais ici, je parle de grosses merdes objectives, celles dont même un ragondin dirait que se sont de grosses merdes, par exemple, des films avec Daroussin en tête d'affiche...


Alors, me rétorquera-t-on, "comment faire vivre la culture ?" Les artistes ont besoin de moyens financiers pour financer leur train de vie et se concentrer sur leurs œuvres, sans se soucier du matériel. Je veux bien, mais pour ce que je vois comme œuvres à l'affiche, je trouve que la concentration se fait plus sur la promotion publicitaire que sur l'œuvre elle même. Pour les plus petits, c'est le même système. Des subventions régionales distribuées à  tire larigot à des boites de prod parisiennes pour que les élites locales se fassent mousser, en disant aux élites bourgeoises du coin, qu'ils ont fait venir des gens de Paris. Et pendant ce temps, les créations locales, la source de la créativité du lieu, n'a pas les moyens de ses ambitions. Je ne dis pas qu'il n'y a pas de créativité à Paris, ce lieu en regorge à foison. Je dis qu'il n'y a pas de créativité qu'à Paris, qu'il n'y en à pas que dans les familles d'artistes reconnus, chez leurs copains, chez les pistonnés des boites de prod. En général, les meilleurs artistes sont ceux qui viennent de nulle part, qui ont une expérience de la vie autre que celle du milieu artistique et parfois vivant ou ayant vécu dans une certaine galère. Les artistes reconnus comme tels, sont trop souvent des bourgeois en reproduction sociale, qui nous font bouffer de la reproduction culturelle, de la reproduction de codes normés, tout sauf de l'art.

 

Revenu plafond (troisième partie) : Qu'est-ce que l'art ? Qui sont les artistes ?

 

Pour répondre à ces questions, il convient de voir la façon de fonctionner des grandes institutions culturelles et du système mis en place dans la promotion de l'art. "La grande famille du cinéma", en plus de souvent être vraiment une famille avec des liens de parenté fréquents (fils, cousine, nièce, amis...), est aussi un beau système de salopards. Je croyais que ce qui se disait de ce milieu, "elle ou il à couché pour réussir", n'était qu'une légende...Pense tu ! J'ai eu la révélation d'une personne travaillant dans ce milieu, qu'effectivement, quand on est une "jeunette", qu'on arrive dans une grosse production, le réalisateur, le producteur, l'acteur connu, pensent avoir un droit de cuissage. Si pas de cuissage, pas de tournage ! En réalité, la plupart des "jeunes premiers ou premières" qu'on voit à l'écran sont passés par là. Des putes quoi ! Et les autres, des proxénètes vicelards ! Tu m'étonne qu'ils ont tous défendu Polanski, ils sont souvent pareil !

 

On est loin de l'art créatif, on est loin de ce qui représente pour moi, "des artistes", pourtant, on nous fait croire que c'est eux, les artistes. C'est pour ça que je n'aime pas ce mot, il est pollué par eux. Maintenant, je me méfie des gens se revendiquant comme artiste, la plupart sont des imposteurs, issus ou rêvant de s'insérer dans un système d'imposteur ! L'argent et l'art ne font pas bon ménage selon moi. Tout comme la propriété et l'art ne font pas bon ménage. Un revenu plafond permettrait d'atténuer les effets néfastes de cela ainsi que les effets néfastes de l'inégalité de répartition des richesses, peut-être même, qui sait, de l'inégalité de répartition du capital culturel grâce à une meilleure répartition du capital économique. Les humains sont tous humains, personne ne mérite mieux à priori.

 

L'art doit se libérer des contraintes civilisationnelles, l'art est dans l'air, on ne lui ferme pas de portes, il va où il veut, il n'est pas normé, il est l'anti norme. Il ne fait pas de privilèges de classe et s'il le fait, ça n'est pas de l'art selon moi, c'est de la merde et de la sale merde. L'art se cache là où il n'est pas reconnu comme tel, cependant, l'art n'est rien comme l'art est tout. L'art est du beau, l'art est de la merde, l'art en fait, on s'en fout ! Le vrai sujet traité ici n'est pas réellement l'art, tout ceci n'est qu'une imposture. Le sujet est le pouvoir caché dans l'art, le contrôle de ce pouvoir par une caste, un écosystème. Le cinéma, c'est reconnu comme de l'art et pourtant, c'est souvent une bande de copains qui se la pète avec leurs thunes en se faisant filmer.Voilà une exemplification du problème évoqué ici. Si ces gens là faisait leur truc entre eux, sans que cela ai de conséquences pour les autres, cela ne me gênerait pas. Mais leurs œuvres, leur sacralisation, leur exclusivité dans le maniement de ce qui est nommé "art", influe sur les autres, tend à pérenniser le pouvoir d'une caste influencé par une certaine propagande culturelle. De la même manière, si les hauts revenus de certains n'avaient pas pour origine les revenus précaire, voir l'esclavage d'une majorité œuvrant à cela, cette richesse ne me ferait que peu d'effet. Mais voilà, on vit dans le monde dans lequel on vit, ces gens là emmerdent tout le monde tranquillement, impunément. Ils nous emmerdent par leur exploitation de nos ressources, ils nous emmerdent par la propagande de leurs valeurs, leur art, leur culture, ils nous emmerdent à œuvrer à nous rabaisser constamment, ils nous emmerdent avec leur esprit de colonisateurs occidentaux qui croient tout mieux savoir que tout le monde, légitimant leur domination sur les autres, ils nous emmerdent et il est tend que cela cesse. 

 

 

B/ artistes et reconnaissance

   

S'il y a une chose en particulier avec laquelle les artistes me saoulent, c'est leur putain de droit d'auteur. Ils n'ont que ça à la bouche, leur droit d'auteur, leur reconnaissance en tant qu'artiste professionnel. Comme on dit, tout travail mérite salaire, sauf que personnellement, je ne considère pas l’œuvre créatrice comme du travail, j'ai bien trop de respect pour elle et bien trop peu pour le travail, pour considérer les choses ainsi. Il faut croire que d'autres font de l'art comme ils pourraient aller faire les 3-8 à 4h du mat...

 

Droit d'auteur : opium des pseudo artistes :


 

C'est fou ce que les gens sont attachés à leur droit de propriété en règle générale et à leur droit de propriété intellectuelle en particulier. "Ça, c'est à moi, c'est moi qui l'ai fait, tu ne touches pas, t'as pas le droit ! ". Ils pensent vraiment faire des trucs tellement exceptionnels ces gens là, qu'ils vont gagner de l'argent avec ce qu'ils écrivent ? Quelle vision alternative des choses ! Le droit de propriété intellectuelle, la SACEM...

Personnellement, quand j'écris, je délivre avant tout un message, je voudrais que ce message soit entendu, ou simplement me soulager en projetant quelques ressentis sur du papier...Qu'est-ce que j'en ai à foutre qu'on sache si c'est moi qui l'ai écrit ou pas. Franchement, tous ces pseudos écrivains qui cherchent la gloire en se complaisant dans la peur que quelqu'un leur vole leurs "soi-disant" œuvres, ça me fait gerber. C'est toujours pareil, une règle universelle ; de la peur naît la frustration et de la frustration naît la stupidité. Et bien, sur ce sujet, ces gens là sont stupides ! Une œuvre n'a pas de propriétaire, rien n'appartient à personne ! Une œuvre a un auteur, quand il la dit, la conte, la publie, la chante, elle ne lui appartient plus, rien que par le fait que chacun est libre de l'interpréter comme il le souhaite, ou comme il le peut. Quand j'écris, que je publie un texte et que, quelques semaines après, je vois ce texte repris avec un autre nom d'auteur et même qu'ils puissent gagner de la thune avec, sait-on jamais, alors je suis bien content que mon texte, mon idée, mon message soit transmis, compris et peut-être même apprécié et suivi, détesté et détourné, voir tourné en ridicule en démontrant la connerie de certaines de mes thèses rédigées en toute hâte. La reconnaissance, je m'en balance et je pense qu'il est bien dommage que plus de personnes, artistes notamment, ne s'en balancent pas de même.

 En écrivant avec moi, il faut accepter cette règle, perdre tout droit de propriété sur son "œuvre", c'est pour moi, une question de principe. Comment pourrais-je lutter contre les méfaits de la propriété et en même temps, participer à ce système. Si je veux m'estimer un minimum, c'est obligatoire ! Toutefois, n'oublions pas qu'il convient de ne pas trop estimer sa petite personne, parce que cela aussi à tendance à rendre très con.

 

Droit d'auteur et appartenance :

 

Le droit d'auteur appartient à celui qui sait écouter, voir, apprécier, interpréter, l'exaltation de la vie, ou la non exaltation de toute chose, dans toutes ses formes, par l'art. (une belle phrase bien pourrie à la mode artistique...!)
Le droit d'auteur est droit, l'essence du propriétaire. Il est bon pour ceux qui font de la merde et qui veulent la garder en propriété pour qu'elle rapporte...Ce sont des constipés de la création. Ils savent qu'ils ne sont pas créatifs et que le peu qu'ils ont pu extirper de leur esprit normé, doit leur tenir longtemps, alors ils figent et ça passe dans les diffuseurs figés, créant des yeux et des oreilles figées de ne plus avoir accès qu'à ça, les sens atrophiés par tout cet esprit puant.

Quand on crée, quand on concrétise une création, elle sort de nous et appartient à ceux qui l'interprètent, elle passe de mains en mains, d'œil en œil, se diffuse et je ne vois pas ce que l'argent doit venir foutre dans tout ça, mis à part ce qu'il sait faire de mieux, foutre la merde...

  Mais leur droit d'auteur ne leur sert que s’il vaut quelque chose. Celui-ci ne peut valoir quelque chose de financier, qu'avec une certaine reconnaissance du milieu culturel. Alors ont lieu de multiples festivals tremplins, quêtes de jeunes talents, concours de ci, concours de ça, jusqu'aux concours les plus reconnus, étalage des vaux de meilleurs race. En voici un bon exemple au sein du milieu littéraire...

 

Le prix Goncourt :

Je ne suis pas un grand possédant en capital culturel, je ne lis jamais parce qu'on ne m'y a pas habitué, puis, je ne m'y suis pas habitué moi même, les années passant. En ce moment, j'essaye et franchement, il me faut parfois 20 minutes à biter le sens d'une page de ce que l'on appelle la "haute" littérature. Le pire, c'est quand cet effort débouche sur un sens insignifiant, quel frustration ! Alors, que les vainqueurs du Goncourt ou de n'importe quel concours à la con, but ultime du faux artiste cherchant reconnaissance et pognon, soient des auteurs chiants, privilégiant la forme et la norme littéraire du moment, au fond, ça m'étonne pas trop. Chez les écrivains, il y a de grands auteurs, qu'il faudrait que je lise un jour et de gros péteux qui écrivent dans le style d'un autre, en vomissant un espèce de patchwork littéraire informe et inutile. Mon conseil de lecture : "fallait rester chez vous tête de noeuds" de Rodrigo Garcia. Le Goncourt, les concours, les prix, c'est comme la reconnaissance, l'argent, la hiérarchie, l'élitisme et la propriété, c'est de la merde. La société culturelle élitiste distribue les bons points, aux amis poulains des maisons d'éditions amies. Les uns ont la reconnaissance, les autres le pognon et tous se foutent de la gueule du monde, que ça soit conscient ou pas.

 

En résumé, de l'argent, de la reconnaissance et c'est tout. L'art ? La culture ? L'universalisation de tout ça ? Ceci ne préoccupe guère les commerçants. Ceci n'est guère plus qu'un pendant de l'économie globale...

   

  C/ le marché de l'art bien dans ses pompes...

 

 

En tout cas, toutes les conditions favorables à des spéculations financières sur l'art et la culture ont été mises en place par notre beau système néolibéral. Lorsque l'on a plein de thune et qu'on ne veut pas faire œuvre de solidarité obligatoire envers sont prochain, en payant des impôts, par exemple, il suffit de spéculer sur l'art...Malin !

 

  L'ISF ne taxe pas les œuvres d'art

 

En voilà une info qu'elle était passée inaperçue. Les œuvres d'arts ne sont pas taxées par L’impôt Sur la Fortune. Cela parait invraisemblable et pourtant, c'est une réalité. Attention, si cette information remonte à nos oreilles, c'est parce qu'un député à proposé un amendement relatif à la nouvelle loi sur L'ISF, chargée de compenser le manque à gagner pour les plus fortunés, causé par retrait du bouclier fiscal, trop impopulaire à un an d'échéances électorales majeures. Cet amendement concerne la taxation des œuvres d'art, au même titre que le patrimoine du contribuable imposable.

Et oui, il n'est en rien légitime que les plus riches d'entre nous, puissent s'exonérer de quelques taxes inhérentes à l'obligation de redistribution sociale qu'ils ont, en plaçant leur argent dans des collections privées d’œuvres d'art, qui seront bien à l'abri de toute taxation et de toute diffusion publique (des œuvres en question). La culture, l'art, devraient être des choses qui se diffusent me semble t-il. Comme on dit, une passion, ça se partage, les gens passionnés ont envie de faire partager leur passion (du moins, c'est ce qui se dit dans les milieux culturels...). Ici, on trouve plutôt des gens qui ont la passion de l'épargne et des coffres forts bien rempli, à l'abri de quelques convoitises institutionnelles. Alors quand on ne fout pas son fric sur un compte en Suisse, on investit dans l'art, souvent sans rien y connaître, mais en se faisant aider de quelques conseillers, que l'on paye à prix d'or, pour qu'ils entretiennent et réalimentent la collection d’œuvres, qui ressemble ici à une collection de billets de banque.

Alors certains diront, "oui mais ces gens là sont des mécènes, ils permettent à l'art de vivre, aux artistes de vivre...". Hmm, moi je dirais qu'ils permettent à la spéculation et aux spéculateurs d'art, de mener grand train, aux artistes élus de la reconnaissance publique de se la péter et à de gros snobs de venir tourner autour d'eux, pour s'en faire bien voir en leur disant que ce qu'ils font est formidable.

Quoi ? Si on taxe les œuvres d'art, les riches collectionneurs vont se tirer avec leur collection, les œuvres d'art connues et reconnues ne seront plus en France ? Et bien que ces riches connards se barrent, que leurs œuvres se barrent avec eux, de toute façon, si on n’est pas un pote à Pinot et consort, on y a pas accès, à ces œuvres de collection privées. Il doit y en avoir des biens, d'autres bien pourries mais signées de celui qui a fait monter la valeur du produit..Mais nous sècherons bien vite nos larmes et leur diront adieu, encore eût-il fallu que nous les eussions connues…

D'une manière plus générale, je dis qu'il faut créer un revenu plafond de 5000 euros par mois, taxer non seulement les œuvres d'art, mais aussi les transactions boursières. Je dis aussi, qu'il faut taxer encore plus le patrimoine des plus riches, ainsi que les droits de succession. Si les gros riches ne sont pas contents, qu'ils se barrent, on n’a pas besoin d'esclavagistes, on se débrouillera très bien sans eux, à faire autre chose, à créer un autre système plus égalitaire, où la répartition des richesses serait plus équitable, où les impôts seraient payés par tous, car l’argent mieux réparti. Ici, chacun serait conscient du rôle qu'il joue, du pouvoir qu'il a et des intérêts qu'il défend, au sein d'une société qui ne serait plus basée sur la domination d'une caste sur une masse, mais sur l'association d'individus en pleine conscience, s'accordant pour aller au delà de ce qu'ils auraient pu faire seul, en tant qu'individu.

Les riches défendent leurs privilèges, il y va de leur intérêt de privilégié. Pour ce faire, ils tentent de nous convaincre de l'irréfutabilité de leurs privilèges, grâce à la tribune médiatique qui est donné à leurs avis. Mais leur domination décline, le cycle de l'oligarchie bourgeoise néolibérale au pouvoir touche à sa fin, les privilèges sont de plus en plus visibles et visiblement vus comme scandaleux. Les gens commencent à prendre conscience de l'absurdité de cette société et du rôle d'esclave qu'elle leur donne. Les privilégiés, déconnectés des réalités ne voient pas la chose venir et continuent à défendre grossièrement leurs privilèges comme un chien qui s'accrocherait à son os.

L'ISF ne prenant pas en compte les œuvres d'art et permettant aux plus privilégiés d'investir dans quelques tableaux, sculptures et livres anciens, pour garder leurs deniers pour eux, et de ne pas faire preuve de la solidarité obligatoire qu'ils doivent, représente une des notions qui fait prendre conscience aux masses du scandale de la façon de vivre de certains sur leur dos. Ceux-ci, les privilégiés, font subir leur façon de vivre à ceux, bien plus nombreux, qui vivent dans la précarité. De plus en plus nombreux sont ceux qui se rendent compte qu'il est temps que cela cesse. Domination bourgeoise, spéculateur d'art, ça sent la fin pour vous ! Bientôt, les gens se libéreront de cette domination esclavagiste et l'art se libérera de l'argent ! Soyez impatients et ça viendra plus vite !

  

 

En attendant, le marché de l'art se pavane dans son fric, dans l'édiction tacite ou légale de ses nombres absurdes, dans son mode de vie de petits versaillais, laquais des plus dominants qu'eux...Un système de cour qui suit les cours de ce que le réseau aura bien voulu leur souffler aux oreilles. Un système qui s'est approprié l'art et la culture pour s'en approprier l'influence que ces notions exercent consciemment ou inconsciemment sur les référents communs. La culture est engagée auprès de ceux qui la dominent, exerçant leur influence, décrétant des règles de conduite, de fonctionnalité, des façons de faire et un mode de vie qu'il faut suivre à tout prix, pour ne pas être rejeté hors de ce que le sens commun qu'ils inventent, aura considéré comme culturel. Tout ceci n'est qu'une excuse pour justifier une domination, un esclavagisme qui va bien au delà de la culture et qui met cette même culture au service de l'économie néolibérale. La culture brasse du blé, fait le gain des plus aisés et les petites fourmis, ne se rendant compte de rien, se complaisent dans se système qui leur fait faire leur petit trou, au service des rois de la fourmilière.

 

Alors, peut-on faire de la culture, de l'art en faisant autrement, en se détachant quelque peu de ces règles que l'on subit..? Peut-être, peut-être pas. Au moins, j'aurais l'envie de m'éloigner de tout ça, l'envie de faire autre chose. Est-ce que j'y parviens vraiment ? Peut-être pas plus qu'un autre finalement, mais j'essaye, j'essaye d'être moi et pas le rôle d'une autre personne que l'on m'aurais imposé. Peut-être qu'en faisant ça, je me mens à moi même et que ce que je fais, que mon vrai moi est un gros conformistes de merde..? Rien qu'en me posant la question, je progresse, alors à la bonne heure !


 

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