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12 mai 2015 2 12 /05 /mai /2015 12:29
Spécial artiste à la con : Gustavson en featuring avec sa merde

GUSTAVSON, Artiste à la con ! 

 

 

Alors je me présente, GUSTAVSON, artiste à la con, faisant partie du monde des artistes à la con, malgré lui. Ce que je fais, je le fais parce que ça me prend comme une envie de chier. C'est comme ça et je ne demande pas la permission, pour me foutre de la gueule du milieu artistique snobinard, ou les artistes se prennent pour je ne sais qui, alors qu'ils ne sont que de sombres merdes comme moi.

 

1 L'art de la défécation et ses raisons 

 

A/ GUSTAVSON et la merde 

 

Oui, nous sommes tous des merdes :


J'ai une très grande admiration pour le caca, il me ressemble, mais ne se déguise pas. Moi je suis obligé de m'inventer des GUSTAVSON et autres personnages scabreux, pour me présenter en public, pour me représenter en société, parce que j'ai trop peur de dire qu'en fait, c'est moi. Oui, je suis une merde, tout comme vous ! Je suis une merde qui se met du parfum, se couvre d'une autre image, fait semblant de ne pas être une merde, en se traînant, comme une merde, hors de la cuvette des chiottes... Mais une merde reste une merde, qu'importe qu'elle soit sur un trottoir, dans une litière, sur un fauteuil de ministre... Une merde ne change pas sa nature selon sa position géographique. Elle sera plus ou moins séchée, plus ou moins consistante, mais elle restera une merde, même en la broyant et en la mélangeant dans un pot de Nesquick...

Parfois, j'ai envie de me chier dessus, juste pour confirmer à la masse du monde que je suis une grosse merde. J'aimerais qu'eux aussi, se chient dessus à leur tour, pour que chacun prenne conscience de qui il est et de ce qu'il fait. Tout ça parce que finalement, nos agissements, notre mode de vie, ne valent pas mieux que le fait de se chier dessus. Oui, on le mérite, on mérite de se chier dessus, on mérite qu'on nous chie dessus, on mérite de vivre dans un monde scatophile parce que finalement, il l'est. Il ne se sent différent que parce qu'il fait semblant de ne pas l'être, parce qu'il se déguise en quelque chose de propre, alors qu'il n'est qu'un amoncellement de sédimentations fécales. Voyez la merde que nous faisons, voyez la merde que nous sommes et en assumant cette fonction, ce statut, peut-être que vous aurez envie d'en changer, de changer.

La prise de conscience de sa condition est la première étape qui mène à l'engagement contre l'absurdité d'une société, qui nous y a menés...à cette absurde condition.

 

Ma poésie : 

La poésie est autre chose qu'une mélodie de courbe sur des douceurs (phrase issue du livre de jean Genet, "la dame aux fleurs".)
la poésie peut aussi être la ligne droite vers la rancœur
des chemins escarpés vers là où on ne va plus
raclant chaire étoilé, élargissant notre cul

la poésie va partout même là où on en a pas envie
exprime les sentiments, les beaux, les pires qui nous maintiennent en vie
envie d'extraire notre intérieur sans forcément que ça fasse mal
mais à sortir ses tripes de soi, il arrive parfois qu'on s'emballe

cent balles que je peux vous faire du triste et même que je peux vous faire du beau
et si parfois mes mots m'irritent, j'en partage les démangeaisons
mangez ma folie et mon vice à vous en remplir un charter
ici seuls quelques mots se glissent, évoquant un monde de misère

ma poésie à moi t'emmerde, inquisiteur conventionnel
si j'ai pas honte de faire de la merde c'est que je la remets à sa place
tout sert la créativité et si j'en ai mis dans mes selles
c'est juste pour mieux vous faire chier, évoquer la source de vos angoisses

si vous en taisez tant le mot, c'est que vous savez ce que valent vos merdes
cachez sous vos beaux oripeaux (faux or), votre maîtrise du vocabulaire
ne donnent pas à vos texte un fond, même si on y met de la lumière
on ne fera que tourner en rond, reconnaissance, argent, cimetière.

 

J'ai donc développé dans mes théories et dans mon travail de soi-disant artiste, quelques théories prenant pour symbole, la merde...Quelle soit la mienne, la votre, la vie… Si les nations ont leur drapeau, les religions leurs reliques et les esclavagistes modernes leur néo libéralisme, mon symbole à moi, se résume d'une image, celle de la merde. La merde je l'aime, parce que vous ne l'aimez pas et plus vous ne l'aimez pas, plus je l'aime. Mais croire que vous ne l'aimez pas n'est en fait qu'une chimère, puisque, comme moi, vous l'aimez comme votre enfant quotidien, digne conclusion de votre grossesse digestive perpétuelle.

 

La théorie du seau de merde à la gueule :

Quelle peut-être l'utilité de chier dans un seau de merde pour le balancer à la gueule des gens qui font de la merde sans le savoir ? Moi même, je fais parfois de la merde et j'aimerais que quelqu'un me balance un seau de merde à la gueule pour me le rappeler. Pourquoi la merde, pourquoi pas autre chose, pourquoi j'axe souvent mes pensées sur des délires scatophiles ?

 J'aime la merde parce que la société ne l'aime pas, elle est moche, elle pue. La merde est un beau symbole, c'est ce qui est rejeté par nous, ce que notre corps n'a pas voulu. La merde est marginale, on veut l'évacuer, mais elle revient toujours parce qu'on l'appelle de notre bouche. On l'engouffre, on la digère et on l'évacue à nouveau, dans un cycle sans fin ou l'on transforme quelque chose que l'on voulait en quelque chose que l'on ne veut plus.

J'aimerais faire une performance, chier dans un seau et le balancer à la gueule des personnes qui nous font bouffer de la merde. Ils sont nombreux, ces gens qui nous font bouffer de la merde, il faudrait beaucoup de seaux et beaucoup de merde. Pourquoi, un seau, pourquoi ne pas leur chier à la gueule directement ? Simplement pour des raisons pratiques, avec un seau, on vise mieux, on n’est pas obligé de chier sur place, on peut se donner de la peine pour faire une belle crotte en relief, c'est plus sympa.

Il y a certaines personnes qui "se foutent de la gueule du monde avec une sorte de crédibilité...", ceux là, je leur réserve mes seaux... Ce sont de grosses merdes, je ne vois  pas ou  se trouve le problème d'y rajouter la mienne par dessus. Eux, ils chient bien sur les autres à longueur de journée, ils n'ont pas plus de légitimité que moi pour le faire.

Un récipient, le seau est vide, quand on chie dedans, il est rempli de merde, qu'est-ce qui vaut mieux ? Si vide vaut mieux que la merde, alors, mieux vaut que les gens qui fassent de la merde et surtout, nous la font subir, s'abstiennent. S'ils ne s'abstiennent pas, moi non plus et je ferai cette action symbolique de chier dans un seau et de leur balancer à la gueule. Voilà !

 

Alors tous le monde fait sa merde et j'ai donc décidé de m'en octroyer le droit, tout comme se l'accordent les portes étendards de la culture élitiste privilégiée. Je m'accorde le droit de partager ma merde. Ma légitimité à le faire ? Aucune, car je me fous de ma légitimité, je me fous de la légitimité, vous ne pouvez pas contrôler mon cul, car vous n'êtes pas des cancers colorectaux, sauf rares exceptions. Dans ce cas, c'est moi qui décide d'étaler ma merde en public et si la simple raison pour moi de le faire est que ça me fasse plaisir, alors je le fais. Mais hélas, ça n'est pas la seule raison, même si mon petit plaisir personnel de faire chier le monde en est une chose fondamentale...En réalité, la merde n'est qu'un symbole pour représenter autre chose, de bien plus global que la discophilie dans nos sociétés contemporaines. Bien des humains sont pris pour des merdes et bien des merdes pour des humains, à tel point qu'on a parfois du mal à faire la différence. Le message altruiste et philanthrope que j'aimerais semer, est que j'aime tout le monde, les merdes, les humains et les merdes humaines...

 

Normalisez le caca :

"Si j'existe sur cette terre, c'est pour normaliser le caca."
Le "caca", c'est une façon gentille de dire "la merde", parce que même en luttant, on peut rester gentil...Un car de CRS osera moins charger une manif de clowns.

La merde, c'est le rejet, la croûte du fromage, tout ce que le bon n'a pas voulu, a mis à l'écart, marginalisé. Normaliser la marginalisation ne serait pas aussi stupide que le reste, déjà normalisé ?

Non, parce que quand tout est normal, rien ne l'est. Le normal ne peut exister que par rapport a une comparaison avec un anormal. Si plus d'anormal, plus de normal, si plus d'enfer, le paradis perd son essence d'être, car plus de culpabilisation, de purgatoire nécessaire, de danger de ne plus y être... Le paradis serait partout ou nulle part...Si on normalisait la condition d'homosexuel, encore marginalisée dans notre belle société à bien des égards actuellement, il n'y aurait plus de norme entre hétéros et homos. Tout serait normal donc rien ne serait normal, puisque la normalité en la matière n'existerait plus. Et c'est pareil pour le reste...

Si j'existe sur cette terre, c'est pour normaliser le caca, quelque chose qui pue, que l'on rejette, qui est tabou, qui gêne et qui pourtant fera toujours partie de nous, de la vie, du moins, tant que l'on mangera. Alors, n'est-il pas absurde de contempler le début d'un repas et d'en omettre la fin ? On lève le rideau, on applaudit et l'on oublie la fin du spectacle ? Dans ce cas,  fallait rester chez vous têtes de nœuds, ne pas venir au spectacle...On s'est trompé, on a cru et puis non, rien. Voilà la vie sans goût.

Le caca, lui, a du goût, au moins ! Vous devriez goûter comme c'est fort, vous vous en souviendriez ! La vie, c'est comme le caca, quand on y goûte, on s'en souvient, sinon on reste chez soi, on ne fait rien et un jour, on se rend compte que notre vie n'a aucun sens, dans un monde ou les vies autour n'ont pas plus de sens, un monde du non sens... Et c'est trop tard. Avant qu'il ne soit trop tard, avant de faire comme d'autres qui meurent sans vivre, goûtez à votre vie !

Moi si j'existe sur cette terre, c'est pour normaliser le caca...Et vous ?

 

En résumé, le jour où l'on considérera tout le monde comme des merdes, on ne fera plus de différences, différences légitimées par un univers culturel cloisonné et absurde, fondamentalement injuste selon qui l'on est et ou on se trouve. Normalisez tout et il n'y aura plus de norme. Pour tuer la normalité, il faut que tout devienne normal, tout ou un maximum de choses...On peut être ouvert au niveau artistique, sans toute fois cautionner certains messages...Comme par exemples les messages élitistes déclamés par notre culture élitiste, composée de petits bourgeois ou de gros snobs les voyant comme modèles... Des gens dont le mépris pour les gens qui ne seraient pas inclus dans le réseau de leur caste, est aussi grand qu'est étroite leur vision du monde.

Les autres, ceux que l'on maintient souvent hors de tous ces codes culturels, parce qu'ils sont ce qu'ils sont, sont une de mes très bonne raison de diffuser des messages, de vulgariser cette culture élitiste, en tentant d'en montrer tout la vulgarité par le vulgaire vecteur que je suis en la matière. Il s'agit donc également de vulgariser cette culture élitiste et la remettre à sa place au milieu de tout un tas d'autres cultures auxquelles nos amis bourgeois n'ont pas eu l'idée de faire une place dans leur monde de richesse économique.Contre les détenteurs du capital culturel, il y a la culture vulgaire, la culture de merde, celle que je défends ici.

 

Marcher dans la rose : 

 

Les précaires, à côté de nous, tous les jours. Des compagnons de route, des collègues, parfois des copains, des amis : des sacrifiés, que personne ne veux plus voir, mais qui t'aident chaque jour à marcher dans la rose pour adoucir la merde dans laquelle tu t'accommodes...

Cette phrase n'est pas de moi, mais est criante de vérité et à cette utilité de semer un message universel : "marcher dans la rose pour adoucir la merde dans laquelle tu t'accommodes...". "Alors, toi l'homme, la femme de la classe moyenne, heureux(se) de ta situation confortable, te permettant d'assouvir tes besoins de consommation matériels, tout en consumant souvent ce qu'il te reste d'humanité, je te souhaite de côtoyer la précarité, l'exclusion, la ségrégation et l'injustice. Te croyant à l'abri dans ton monde normé parfait, je te souhaite de te faire déranger dans ton sommeil par la violence d'une société, qui par quelques escaliers d'offices, sera monter te rendre visite, faisant grincer le sol et les portes pour te sortir de ton doux sommeil. Vois cette masse anonyme, tantôt normalisée, tantôt cachée dans sa honte de ne pas être comme toi, confortable, tantôt mis au ban du monde "comme il faut", mais toujours présente, partout. Vois-la, côtoie-la et tu sauras que cette précarité te concerne, qu'elle concerne tout le monde car elle peut aussi venir chez vous, dans votre sommeil...Et un beau matin, vous serez comme eux sans l'avoir vu venir. "

C'est un message pour ceux qui sont du bon côté de la barrière, pour ceux qui sont du mauvais côté et qui voudraient la sauter...Ça ne sert à rien, il y a de la merde des deux côtés, de l'un, de la merde, de l'autre, de la rose de merde, bref, que de la merde. Cassons cette foutue barrière, ce foutu cloisonnement, libérons nous de cette connerie du "plus que" et de la propriété des "bonnes façons d'être". Si la précarité existe, soyons tous précaires et si la richesse est une vertu, alors soyons tous riches. Il suffit de le vouloir et d'oublier leur monde de merde, fait de barrières, cloisonnements et stupidités.

Ces gens là, les miséreux, les précaires, sont des gens en trop dans ce système, veut-on bien nous en faire éprouver le sentiment. Ils sont tout juste bon à consommer les soupes populaires de masse que l'on mitonne pour les incultes. Ils sont ceux que l'on aime à maintenir assez loin des codes bourgeois, loin de la culture noble..Ils sont la cinquième roue du carrosse, celle dont on ne parle pas, mais qui sera bien utile en cas de nid de poule trop prononcé. Une roue que l'on garde sous le coude au cas où l'on en aurait besoin. En attendant, on se fait du fric avec...

 

La cinquième roue du carrosse :  

 

Un homme me dit : 

"Quand je dors, j’entends toujours une phrase qui me dicte « la cinquième roue du carrosse », alors qu'il n'y a pas de cinquième roue du carrosse, à moins d'aller chez le forgeron pour la faire réparer...Mais on ne peut pas aller chez le forgeron car si la roue est cassée, on reste immobilisé".

 

Alors j'ai dis à cet homme qui parlait jusque là, qu'avec les quatre roues, on peut bouger, on a pas besoin de la cinquième pour cela...Il me répondit, "à ce moment, c'est une cavalerie", comme étonné par le fait qu'il pouvait se faire porter par les quatre roues conventionnelles, pour réparer cette cinquième roue du carrosse, brisée, qui l'empêche d'avancer.

 Cet homme est la cinquième roue du carrosse, mise de côté, brisée par sa marginalisation, ne voyant que le système commun des quatre roues, fondement de la norme sociétale, comme un facteur d'exclusion. Mais le carrosse est à tout le monde et tous devraient pouvoir s'en servir pour avancer ou bon leur semble. Les cinquièmes, sixièmes ou soixante quatorzièmes roues du carrosse pourraient se faire elles mêmes transporter par le carrosse, pour aller se faire réparer chez le forgeron, ou pour faire autre chose que de vouloir se normer aux formes des quatre roues dont on privilégie l'utilisation...Les cinquièmes roues du carrosses peuvent se foutre du carrosse et parcourir seules leur chemin, aidées d'une bonne âme les redressant pour leur faire parcourir les pentes jusqu'à ce que l'équilibre se perde et que quelqu'un d'autre vienne à redresser la roue, pour qu'elles parcourent un autre chemin. La roue peut aussi rester là et fleurir les jardins, l'âme sereine d'avoir trouver un endroit où elle est bien...

La société tend à exclure, marginaliser, voire nier l'existence des cinquièmes roues du carrosse, qui ne vont pas avec le système normé des carrosses ordonnés, allant dans les directions ennuyantes, dictées par le sens commun...Je dis que les cinquièmes roues du carrosses doivent se libérer de la vindicte du système qui les a culturellement banni et qui leur fait tout de même croire, que seul lui est une référence pour elles. 

 

J'ai moi même été confronté à ce choc culturel, ayant fait des études chez les bourgeois, tout en venant d'un monde de prolo. J'ai donc acquis une certaine maîtrise, très imparfaite certes, des codes de l'élite culturelle. J'ai été confronté à la manière dont cette caste agit, réagit et fonctionne. En plus de mes envies de gerber, cela m'a donné du grain à moudre, du grain plein de fibres facilitant le transit intestinal, qui me permit de digérer cela, plutôt que de le déglutir aussitôt ingéré.

 

La culture : la chanson : https://www.youtube.com/watch?v=KBrf7UAjz1k

 

Je me souviens quand on m'a dit que la culture c'était pas pour moi
je me souviens quand on m'a dit que les fautes d'orthographe je faisais que ça
fautes de syntaxe, de grammaire et surtout de balais dans le cul
je ne respectais pas la bonne norme du sens commun que l'on croit dû

Moi j'emmerde la langue française qui n'est maîtrisée que de certains
Moi je voudrais que l'on me comprenne et pas seulement que quelques-uns
je sème aussi des messages à ceux qui n'ont pas de capital culturel
qui font de la culture autrement que ce qui dans notre société paye

La culture je lui chie dessus
La culture je lui chie dessus
La culture je lui chie dessus
La culture

La grande famille du cinéma c'est une famille voilà le problème
je voudrais qu'elle s'agrandisse un peu pour qu'on ait le droit de faire pareil
à ceux qui font de la merde chaque jours qu'on nous impose à la télé
s'approprient les jugements de valeur des vernissages et des musées

institutions élitistes du capitalisme culturel
cloisonnement économique de ceux qui établissent les règles
on devait suivre comme des moutons mais je ne suis pas un ovidé
j'écris comme je pense en faisant le choix de ne pas vouloir vous respecter

La culture je lui chie dessus
La culture je lui chie dessus
La culture je lui chie dessus
La culture

Longtemps je me suis laissé juger par les gens de la science infuse
de la bonne rationalité qui massivement dans l'art se diffuse
et tous s'approprient ces notions quitte à se méprendre fortement
bouchent toute la créativité sortie de ces normes sans fondement

Écrire, dessiner ou jouer devrait se passer de ces inquisiteurs
qui croient aux règles à donner pour que l'art reste un bon payeur
vos lois je les refuse en bloc, mon esprit de contradiction
vous désappointe et je m'en moque, je vomis sur vous et votre prison.

 

il y a des gens qui trouvent normal d'avoir du mépris pour les autres
car c'est la vie qui est comme ça, c'est toute leur vie, c'est pas leur faute
à trop courir la différence, on finit par trop ressembler
à la culture de la révérence, au cloisonnement des possédés

et malgré eux, inconsciemment, ils se trouvent entre gens comme eux
à s'approprier leur science et la garder les rends heureux
conservateurs du patrimoine, ils sont les seuls gardiens du temple
aiment à savoir qu'il n'est qu'à eux, quand ils possèdent les autres contemplent

Déjà sympa qu'ils font l'effort ils s'outrent qu'on puisse en demander plus
en s'inventant de nouveaux codes que l'on maîtrise sans qu'ils valident
si l'art est une question de mot,  je vous le laisse et je dis que je fais de la merde
j'aurais pas besoin de votre permission pour pas vouloir suivre votre guide

 

A chaque fois que je viens à traiter le sujet de nos élites culturelles, la chose n'est pas des plus réfléchie, c'est un besoin de me décharger, une réaction anatomique de mon corps, qui bouffant cette merde au quotidien, ne peut l'empêcher de la faire ressortir, m'évitant par la même occasion, quelques occlusions nerveuses.

 

Le cigare au bord des lèvres :

J'ai le cigare au bord des lèvres
et je sens que je vais pondre ma saucisse puante,
qui connaîtra enfin le soleil d'elle même et pas seulement par ce que j'ai bien voulu lui en faire croire, à du soleil, en mon fort intérieur.

J'ai le cigare au bord des lèvres, je me retiens, mais je ne tiens plus et l'idée de me lâcher enfin m'aura prise comme une envie de chier, pour que cette histoire finisse sur une pâle cuvette, un trône anonyme, pour un roi inconnu.

J'ai le cigare au bord des lèvres et j'enfante ma digestion comme la fin d'un spectacle, où la vie fût activée en un ballet de cellules qui se sont agitées, pour que ce qui devait continuer sa course, la continue, pour que ce qui devait rester reste et pour que le reste circule de façon aléatoire dans les flux sanguins, prenant la forme de triglycérides, cholestérols et autres gamma GT...

J'ai le cigare au bord des lèvres et il serait bien commode que je le laisse ici, incommodant le monde de mes expirations anales. L'extirper dans des endroits qui conviennent, caché à la face du monde, pour qu'il ne voit pas mes propres créations. Il ne devra voire que mes imitations de gestes convenus, qui conviennent pour se conformer aux normes en vigueur, dans la masse des culs bouchés par des cigares trop longtemps retenus.

Les culs se coincent et à trop garder les choses en soi, la croûte se forme, l'occlusion se crée et les ampoules ne suffisent plus à empêcher la bifurcation des voies de sorties naturelles, aux voies d'entrée de substitution. C'est comme cela que l'on entend les discours fécaloïdes actuels. Si l'on allait vérifier, on constaterait que leurs auteurs ont tous la croûte au cul, l'orifice bouché et qu'ils ne peuvent plus faire autrement que de sortir leurs merdes par la bouche. Quand ils parlent, il défèquent, parfois, leurs discours se font trop proches de nous et on a l'impression qu'ils tentent de nous faire bouffer leurs merdes, de nous chier dessus.. Alors, mieux vaut ne pas rester là, à moins qu'on aime ça, qu'on finisse par aimer, par s'habituer...

J'ai le cigare au bord des lèvres et je l'évacue donc, je tire la chasse et donne ma chiasse à la nature. Libérée, elle viendra faire son office, en sédimentant le passé, pour qu'il devienne le présent et nombreux nous ferons pareil pour construire notre avenir, qui reposera sur nos merdes.


Et dans la même trempe, en conclusion de ce chapitre consacré à la merde que je mets en avant ici, je voulais expliquer, d'un point de vue plus personnel, ma démarche fécaloïde..

 

Le cycle de la digestion : 

 

Quand on a fait de la merde et qu'on arrête d'un coup, on se sent vide, plus occupé qu'on est à nos défécations, défections de raisons rationnelles, absurdes constantes d'inconsciences éternelles...Et parfois non, car l'infini n'existe pas plus que les limites absurdes. Seul nous subsistons et les choses subsistent telles qu'on les vit, selon nos vies, nos envies, nos mensonges, nos tromperies et nos vérités inconcevables... On ne les conçoit comme aliénantes de notre esprit manipulé, de nos frustrations digérées et dégluties, que lorsque l'on défèque cette merde, qui parfois nous soulage, parfois nous fait tourner la page, nous menant vers la fin du livre qui nous traverse... Bateau ivre qui vogue sur une rivière trop étroite, en eaux peu profondes...Coquille de noix qui y flotte, parfois s'arrête, parfois repart, lorsqu'elle se décoince de derrière le rocher qui a stoppé sa course jusqu’à la mer. Certains n'iront jamais, d'autres si... Que d'embûches pour arriver là bas, mais le courant y va fatalement. Faut-il se laisser flotter au gré de celui ci ? Fabriquerions-nous quelques philosophies qui nous aident à en être libres ?

 

On peut parfois digérer longtemps, ça peut durer 6 mois...Et fatalement, on voit la merde arriver, la fin du spectacle, d'un cycle et on remange et on rechie, c'est comme ça, c'est la vie...A nous de vouloir lui faire dire quelque chose, à nous de lui donner un sens plutôt qu'à un courant...

 

B/ GUSTAVSON n'est-il qu'une merde ?

 

A cette question, je serais tenté de répondre oui ! Mais analysons plus en profondeur ceci, avec la merde, ça vaut toujours le coup ! 

 

Alors ce Gustavson, à part de parler de caca à longueur d'articles et de chansons, qu'est-ce qu'il fait, à quoi il sert, qui est-ce ? Des questions auxquelles il convient de répondre ici, bien que j'ai conscience que la plus part des gens s'en foutent et je ne peux que leur donner raison, puisque la plupart du temps moi aussi. En voilà une chose chiante, se situer, se définir dans une case que l'on situera par rapport à d'autres cases, dans un monde quadrillé de cases ou les gens frappent dans les murs, de haine d'y être enfermer et de frustration de croire que cet enfermement est une fatalité. Résumer Gustavson à la merde, c'est quelque peu insultant pour la merde, elle n'a rien demandé, certainement pas à ce qu'on la compare à un pauvre type qui n’a rien trouvé de mieux que d'écrire des textes pour lui faire oublier sa vie de merde...Finalement, Gustavson n'est-il pas le personnage exutoire d'une personne réelle qui serait moi même. Une excroissance d'une personnalité banale et isolée, déprimée et énervée par le monde qu'elle subit et avec lequel elle est trop rarement en accord. Le Gustavson n'est-il pas un réflexe de survie pour ne pas se laisser endormir par une vie morne que l'on a concocté pour nous ? J'ai un jour constaté que le Gustavson était chez moi, mais il est aussi chez vous. C'est bien, c'est mauvais, c'est juste ou faux, mais c'est là, cet esprit de révolte, cette propension au râlage, aux coup de gueule, à la mauvaise foi parfois, est en chacun de nous. A chacun d'exploiter son incapacité à rester passif, sa manière de tracer ses propres chemins à travers la lande, comme il le souhaite, pour l'instant, c'est GUSTAVSON qui le fait pour moi....

 

Papa, c'est quoi un GUSTAVSON ? :

 

Au début, je me suis dit, ma vie c'est vraiment de la merde. Je travaille la plupart du temps et je n'aime pas ça. Ça m'ennuie parce que c'est ennuyant de plier des feuilles en 3 pour foutre des lettres dans des enveloppes. C'est stressant de surveiller des gamins psychosés par leur vie de merde due à leurs parents psychosés qui ont eu une vie plus merdique encore. Le stress et l'ennui, ça fatigue. Alors, le peu de temps qu'il reste, on se repose dans un univers rassurant où l'on s'invente des habitudes pour oublier qu'on se fait chier. Je me suis crée un programme débile pour débrancher mon cerveau et oublier ma vie de merde. Avant, je me défonçais la gueule, après je regardais la télé, je ne sais pas ce qui est le plus malsain entre les deux. Je ne regardais pas les émissions intéressantes, mais le catch et les séries débiles, puis je dormais et je travaillais le lendemain.
Bref, je ne faisais rien, je travaillais et je me reposais du travail, je ne voyais personne mis à part mes collègues de travail, qui étaient comme moi, livides, insipides et frustrés. Une vie qui n'a pas de sens, la vie de tout le monde.

Alors je me suis dis, si je continue comme ça, je risque d'en mourir. Si je continue comme ça, en mourir est encore le mieux qu'il puisse m'arriver. Mais je suis encore presque jeune et je n'ai pas envie de mourir tout de suite, pas avant d'avoir donné à ma vie un sens, une raison d'être. Alors, il a fallu que je trouve ce sens.


J'ai cherché ce que j'aimais faire et je n'avais pas l'embarras du choix. J'aime me branler, manger, chier et faire de la musique. Alors je ne connais pas les bonnes adresses pour faire du X, je ne suis pas un grand cuisinier, la scatophile n'est pas encore appréciée à sa juste valeur par les masses...Donc, il ne me restait que la musique, alors j'ai fait ça.
Si j'étais bon en saucisson, j'aurais fais du saucisson, là ce fut la musique (et encore je suis loin d'être doué pour ça), ce n’est pas plus sacré ni plus noble que le saucisson, c'est juste autre chose.


Je fais de la musique et je n'en écoute pas. J'écris et je ne lis pas. C'est pas fait exprès, un résidu de ma culture beauf prolétarienne certainement...Chez nous, la culture bourgeoise, c'est pas forcément le truc super accessible. Tout ça me donne une originalité parmi des zicos super influencés par tel ou tel...


On m'a dit que le quotidien, les sujets de société que j'évoque, tout le monde connaît. A quoi ça sert de dire quelque chose qu'on sait déjà ?
L'intérêt selon moi, c'est que je donne mon avis sur ces choses, que je les raconte à ma façon. L'intérêt c'est mon avis, c'est moi. Je trouve que mon avis n'est pas assez mis en valeur et j'ai envie qu'il le soit plus, pour ceux qui ont le même ou pas, mais surtout pour moi. Le monde et son fonctionnement m'énerve et j'ai envie de le dire à ma façon, d'expliquer pourquoi il m'énerve et je pense que mes analyses peuvent être intéressantes, au moins pour moi, voilà l'intérêt de ce que je fais.

Alors je me suis lancé. On m'a dit qu'il fallait que je fasse des concerts. J'ai toujours pensé que, vu ce que je fais, que le plus efficace serait de balancer une vidéo pour faire un buzz sur le net, c'est la mode en ce moment...La diffusion de mes idées est un truc qui me botte. L'aboutissement de ce que je fais est visuel. J’écris d'une façon imagée, je vois ce que j'écris, ce que je raconte, j'ai un clip dans la tête sur toutes mes chansons, mais, hélas, je n’y connais rien en vidéo.


On m'a dit, fait des concerts pour te faire la main, voir comment les gens appréhendent tes chansons. Alors j'ai fait une vingtaine de concerts en un an, j'ai même crée un groupe, puis un autre, pour jouer sur mes chansons avec une musique plus élaborée. Tout ça, c'est de l'expérience, ça m'a appris à jouer devant des gens qui s'en foutent sans me démonter, devant des gens qui aiment en me faisant prendre plus de plaisir, créer une interaction avec eux, prendre cette énergie, l'apprivoiser et m'en servir. J'ai pu passer le cap de la timidité, acheter du matos de musique, orchestrer, chanter mieux, jouer mieux, interpréter mieux...Et puis ça m'a fait voir des gens, m'adapter à la vie de groupe, voir les mêmes têtes toutes les semaines...Avant ça m'arrivait jamais ça. Humainement c'est intéressant, j'ai l'impression d'être un peu moins ours.

Mais faire des petits concerts, ça m'aidera pas à faire ce que je veux vraiment. C'est un peu comme si j'étais dans un club de foot que j'avais entraînement (repet) la semaine et match (concert) le week-end. Quand on vient de la dernière division des bouseux du trou du cul du monde (D3 départementale pour ceux qui connaissent), on aura du mal à monter des échelons comme ça (ligue 1). Et imaginez le nombre de culs à lécher et les dents qui rayent le parquet qu'il faut pour ça !

C'est bien d'avoir fait des concerts mais je reviens à ce que je pensais au départ, il me faut un aboutissement visuel. J'ai fais un blog, un support. Il y a aussi la chaine Youtube "gustavsongs" avec de pauvres vidéos de chansons filmées avec un camescope pourri et une mise en scène aussi simpliste que honteuse. Pas grand chose au final.

 

C'est d'ailleurs pour faire autre chose que j'ai quelque peu ralenti ma rédaction d'articles (600 en 7 mois). Je commence à organiser les idées du blog en écrivant cet ouvrage. J'ai aussi des tas d'autres projets artistiques plus visuels, après quelques projets de clips avortés, j'espère avoir l'occasion de finaliser un jour. Pour ça hélas, il faudra que je collabore avec d'autres personnes, et j'ai vraiment du mal à supporter les gens, qui me le rendent bien, ayant bien conscience que je dois être encore plus insupportable qu'eux.

 

Après avoir commencé par la musique, j'ai vite trouvé un attrait grandissant pour l'écriture non musicale. J'écrivais déjà un peu, mais lorsque j'ai ouvert mon blog, ma production à littéralement explosé. Ce blog m'a beaucoup apporté, il m'a permis d'exploiter un maximum d'idées, qui me seraient simplement passée dans la tête sans. Les paroles passent, les écrits restent, les pensées sont frivoles. Le fait de les écrire, de les pérenniser, permet de mieux les organiser dans sa tête, de partir sur des bases solides et traçables, si l'on a besoin de les faire évoluer. Ce blog m'a bien servi, il a servi à d'autres et ne sert pas à la plus part des gens. Dans tous les cas, on m'a souvent posé la question de l'utilité de celui-ci...

 

Il sert à quoi ton blog ?

 

Voilà une question sincère que m'a posée un lecteur. Il m'a demandé quel était mon but, dans cette rédaction frénétique anti système...

 

Est-ce que je me fais ma petite psychanalyse publique perso ? Est-ce que je me défoule de toute la haine et la frustration que je peux accumuler dans une journée banale d'esclave, pas si différente de la vôtre ? A ce moment là, pourquoi ai-je l'insolence d'étaler ici mes états d'âmes en public, alors que tous les autres ont aussi leur propres états d'âmes, qui ne sont souvent pas les miens. Par pudeur, timidité ou simplement manque d'envie et d'intérêt, ils gardent leurs analyses et leurs sentiments pour eux et leurs proches...Ce qui est parfois dommage et parfois pas plus mal.

 Mon but dans ce blog, est d'étaler mon avis en public. J'ai vu et entendu beaucoup d'avis émis et j'aurais aimé y voire le mien plus souvent. J'aurais voulu voire mes opinions, mes idéologies, mieux représentées dans notre belle société, une volonté certainement "toute personnelle". Comme elles ne le sont pas assez à mon goût et que ça m'énerve, il a bien fallu que je me résolve à agir sur la question. Alors avec mes maigres moyens, je tente de disséminer mon avis, aussi souvent que possible, en place publique, en étalant mes idées en chanson lors de mes concerts et en écrivant sur mon blog.

 Alors oui, je ne suis pas un rassembleur, il y en aura qui seront d'accord avec moi sur la plupart des sujets et d'autres qui ne seront- pratiquement jamais d'accord. Ceux là, je ne les convaincrais pas du bien fondé de mes avis, je risque plutôt de les énerver ou de générer leur mépris à mon égard et à l'égard des idées que je défends. Évidemment, je m'y prends mal avec eux, je veux les faire réagir, mais je ne le fais pas d'une façon positive...Ceci parce que je suis certainement encore trop énervé moi même, par rapport à l'ordre des choses global que l'on subit, pour prendre plus de distance par rapport aux conditions de chacun et ainsi être plus concilient. En attaquant les gens de front comme je le fais, on obtient très rarement leur approbation, c'est logique. Alors oui, c'est dommage, mais pour l'instant, je n'arrive pas à faire autrement et c'est sûrement une faiblesse de ma part.

 On m'a dit que certains de mes sujets, faisaient tout un foin de choses qui n'étaient pas si grave...Là-dessus, je peux affirmer que tous les sujets que j'ai traité de façon grave comme le nucléaire, la cruauté envers les animaux dont l'homme fait parti, le fascisme, la passivité face à l'insoutenable ou autres..Sont réellement des sujets graves, qui méritent un tel traitement, selon moi. Je soutien que beaucoup sont bien frivoles face aux cruautés qu'ils cautionnent souvent passivement et dont ils ont, de ce fait, une certaine responsabilité. 

 On m'a même dit que je fonctionnais selon certains principes propres à Michael Vendetta...J'ai trouvé ça drôle, mais pas dénué d'intérêt. En effet, malgré toute la connerie de son discours de fond, Michael Vendetta à cette qualité qu'il tente avec culot, de remettre en cause un système établi, celui du show bizz. Évidemment, comme son fond est pourri, sa finalité, se faire une place au sein du système qu'il remet en cause par son attitude culottée et insolente, est tout aussi pourrie. Ce mec a donc pour but de s'octroyer un certain pouvoir personnel...Ce qui n'est pas mon cas. Je n'écris ni pour l'argent, ni pour la reconnaissance. Je me fous d'avoir de la thune ou que l'on sache qui je suis. J'écris pour la publication de mon avis, que je veux voir plus représenté, pour amener à d'autres types de réflexion sur certains sujets. Ceci, je le fais pour mon bien être personnel et également parce que je ne suis pas le seul à avoir ces avis et que j'imagine que d'autres en seraient friands. L'avis est plus important que le fait que ça soit le mien, bien que j'ai bien conscience que si ça n'était pas le mien, je n’aurais pas l'idée de le diffuser.

 Voilà Gustavson n'a pas de projet précis, pas de but précis, pas de plan de carrière. Gustavson est simplement un pauvre esclave de merde comme vous, qui donne son avis sur tout ce qui suscite son intérêt...Et parfois le vôtre.

Si ça vous révolte que j'écrive un blog, ne le lisez pas, c'est l'avantage ici...Le révoltant n'est pas imposé. Je ne suis pas la société, je ne donne pas d'ordres..

 

Ces gens là, les gens que ça révolte que je puisse exprimer mes idées en public, s'ils en avaient le pouvoir, m'interdirait de la faire. Leurs attaques furent nombreuses et régulières, comme je ne suis pas fais de bois, leur fréquence me fit parfois douter et c'est bien normal. Qui ne doute pas est con, c'est bien connu, mais n'oublions pas que qui doute, peut tout aussi bien être con quand même ! 

 Il m'arrive de l'être, il m'arrive de l'être moins certains jours. Parfois je suis à côté, parfois, j'ai l'impression d'être à côté globalement dans ma vie et dans ce que je fais. Je me remets alors en cause et tente de m'ouvrir à autre chose. Le blog existera toujours, des articles y seront toujours publiés, mais ceci n'est qu'une étape vers autre chose...

 

A côté de la plaque :

Alors comme ça, je suis à côté de la plaque ? C'était sympa de me prévenir !

Ô puissants esprits de la science infuse, vous m'avez laissé m'enfoncer d'un air moqueur dans mon égocentrisme patenté, issu d'une fausse rébellion, qui n'avait d'égal dans sa stupidité, que l'abrutissement exponentiel d''un égo aussi sur dimensionné qu'absurde. Oui, vous n'avez rien dit, mais vous avez regardé, tels des vautours qui attendaient de voir quel boyau de moi même j'allais engloutir à chaque nouvel article...Et vous avez fini par me voir croquer mes intestins plein de ma merde, qui giclait entre mes dents, protégé de tout dommage collatéraux que vous étiez, par la distance d'une page internet.

Oui, je suis à côté de la plaque et je vous le concède allègrement, je ne fais qu'étaler ici une frustration humaine banale, une frustration stupide qui ressemble parfois à la vôtre, mais que vous trouveriez inutile d'étaler aux yeux de tous. Je serai à côté de toutes les plaques, si vous voulez savoir, trouvez moi une plaque et je me mettrai à côté, s'il n'y a que ça pour faire parler les biens pensants. Moi j'aime vous entendre parler, c'est aussi pour cela que je me mets à côté des plaques, même si cela peut être involontaire ou inconscient parfois. J'aime entendre les voies du seigneur qui sont si souvent impénétrables et dont je fantasme d'y voir insérer quelques élans scatophiles, juste pour la couleur...

Je suis à côté de la plaque ! Je suis désolé, je m'excuses, je suis confus...Mais de quelles plaques ? Les miennes ? Les vôtres ? Vous vivez sur des plaques vous ? Des toutes petites plaques où vous vous entassez en ordre et ou le premier qui bouge un peu trop, qui est trop près du bord, se voit poussé dans le vide de l'exclusion, du bannissement, de l'infamie des plaques... Et qu'est-ce qu'il y a à côté, en dessous ? Y a t-il les rejets de tous ceux qui sont sur les plaques ? Ils y seraient déversés dans une sorte de tout à l'égout social, culturel, économique, artistique ou que sais-je encore ?

Si vous aimez les plaques, grand bien vous en fasse. Moi j'aime tout le monde, même ceux qui aiment les plaques..Sans déconner. J'aime ceux qui sont sur les plaques, parce qu'ils me donnent du grain à moudre et comme j'aime cuisiner, ça m'arrange bien...Ils aiment tellement leurs plaques, qu'ils s'en sont fait un monde, oubliant tout le reste, qu'ils polluent de leurs rejets. Du moins, c'est ce qu'ils pensent, parce que d'autres pourraient bien penser l'inverse, c'est à dire que la pollution serait plutôt représentée par leurs plaques, par eux mêmes et que leur rejet serait la chose la plus saine qui sorte d'eux même...Chacun pense bien ce qu'il veut, même les "à côté de la plaque"...

Je vais continuer mon petit chemin, croisant des îlots de plaques de temps en temps. J'écrirai un article ou deux dessus, puis je continuerai à nager dans ma merde, jusqu'à la prochaine plaque. C'est un peu comme un voyage initiatique, comme celui du petit prince qui va de planète en planète, tout ça pour croiser des renards qui chialent...Comme Candide, qui croit qu'il est arrivé dans un pays paradisiaque nommé Eldorado, alors que c'était juste Voltaire qui s'était fait ramener un peu de Marijuana des Antilles, grâce à son entreprise d'esclaves..

Enfin bon, il est bien beau ce Blog, ça fait un moment que je suis dessus et bout du 600ème article (plus de 1000 aujourd'hui), je suis en train de me dire que j'en ai fait un peu le tour et que je me répète. Je pense que je continuerai toujours à l'agrémenter de quelques acerbes articles, ou militantes chansons, mais je vais dans les prochains temps, consacrer mon travail à d'autres formats...

Dans tous les cas, ce personnage de Gustavson m'a bien pris dans ma vie personnelle, avec quelques déboires qui ont découlé de ce phénomène quelque peu schizophrénique. Et oui, Gustavson, c'est aussi moi et les personnes de mon entourage ont eu l'occasion de s'en rendre compte.

 

Ce GUSTAVSON :

Depuis le début de la rédaction du blog, je le confesse, je me suis servi de vous, pour le bien de mes élucubrations scabreuses, graveleuses et fécaloïdes, sur des sujets tant quotidiens et personnels, que généralistes, politiques, ou à la con...

Si j'avais voulu me faire des amis avec ces quelques publications, ça se saurait ! C'est bien tout l'inverse qui s'est passé. Personne n’est à l'abri, même les gens les plus proches de moi. Une phrase de travers, un mot mal sorti, une pensée à la con et hop, un article est pondu. Du coup vous vous sentez visés, vous vous insurgez de voire vos propos déformés et vous êtes fâchés..Quoi de plus normal, quoi de plus banal...

Alors ce Gustavson, le problème, c'est qu'il est capable de se fâcher avec la terre entière, pour ne serait-ce qu'un article pondu, c'est un compulsif, un impulsif, un psychosé, un gros con de frustré, qui se défoule en écrivant de la merde sur le net... Gustavson, il est derrière son ordi, sur scène en concert, parfois dans la rue. Gustavson, il se nourrit de yaourt géant dans lesquelles il trempe des frites de 3m, il porte un slip sale sur la tête et il se chie dessus en guise d'anti-moustiques. Gustavson est un personnage fictif, au service duquel je suis et même que parfois, c'est l'inverse. Vous ne le saviez pas, mais quand vous êtes avec moi, que je suis gentil, poli, agréable, tous vos mots sont disséqués, analysés, étudiés et dès que quelque chose d’intéressant sort de vos conversations, de vos gestes, de vos attitudes, ceci est directement répété à Gustavson, qui s'en va narrer ceci dans un article du blog, ou qui en fera une chanson. 

Chaque personne de mon entourage est donc une victime potentielle de mes avis et mes opinions, exacerbées par ce double que je me suis crée, un double qui ne concède rien, un double qui n'éprouve ni honte, ni gêne, un double défouloir de ma vie frustrée par les blocages civilisationnels qu'elle subit au quotidien. Ma vie, comme la vôtre, est soumise à des normes, des règles, des façons de se comporter en société. Comme vous, cela me frustre, m'énerve (consciemment ou inconsciemment), m'inhibe, me rend con, cloisonné, cloisonnant, angoissé, angoissant...Alors, pour lâcher un peu de lest, me détendre, me défouler, dire ce que je pense vraiment, d'une manière exagérée, compensant quelque peu l'exagération inverse à mes opinions, représentant la pensée commune admise, j'ai créé Gustavson.

Parfois, Gustavson apparaît même dans la vraie vie, une fois que mes politesses ne suffisent plus, que l’agression à mon égard se fait trop flagrante. Là, Gustavson arrive et vous vous en prenez plein la gueule (mais ce ne sont que des mots...)...Heureusement, ça n'arrive presque jamais. Gustavson est en moi et hors de moi et vous aussi, vous avez votre propre Gustavson, mais vous ne lui laissez pas de place, vous ne lui laissez pas la parole, la plupart du temps..

 

Il faut aussi savoir que le Gustavson n'a jamais eu la prétention d'avoir la science infuse. Tout ce qu'il déclame n'est que subjectivité. Il affirme compulsivement un avis du moment, cet avis peut parfois changer rapidement, l'important dans cette posture est l'impulsivité, l'écriture compulsive, instinctive, qui sort d'une certaine retenue. Certes, cela peut nuire à la réflexion, mais parfois trop de réflexion nuit aussi au naturel et à la sincérité. Un équilibre entre les deux paraît donc ici opportun..

 

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