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17 mars 2016 4 17 /03 /mars /2016 14:39

IV : La classe laborieuse : 

 

 

 

1 La religion du travail :

 

Je constate que finalement, la religion berce nos quotidiens, le quotidien des croyants et même de ceux qui pensent être athées, laïques...

La religion, finalement qu'est-ce que c'est exactement ? Allons voire dans Wikypédia ce qu'ils nous en disent :

La religion a été définie pour la première fois par Cicéron comme « le fait de s'occuper d'une nature supérieure que l'on appelle divine et de lui rendre un culte »1. Dans les langues où le terme est issu du latin religio, la religion est le plus souvent envisagée comme ce qui concerne la relation entre l'humanité et Dieu. Dans le Coran, le terme dîn, qui peut être considéré comme équivalent de celui de religion, désigne avant tous les prescriptions de Dieu2. En chinois, le terme zōng jiào (宗教), inventé au début du XXe siècle pour traduire celui de religion, est connoté de l'idée d'un enseignement pour une communauté3. Enfin, le bouddhisme est considéré comme une religion alors qu'il semble n'y être question ni de Dieu, ni de nature divine4.

Il n'existe pas aujourd'hui de définition qui convienne à tout ce que l'usage permet d'appeler religion5. La religion peut être comprise comme une manière de vivre et une recherche de réponses aux questions les plus profondes de l’humanité, en ce sens elle se rapporte à la philosophie6. Mais elle peut aussi être vue comme ce qu’il y a de plus contraire à la raison et jugée synonyme de superstition. Elle peut être personnelle ou communautaire, privée ou publique, liée à la politique ou vouloir s’en affranchir. Elle peut aussi se reconnaître dans la définition et la pratique d’un culte, d’un enseignement, d’exercices spirituels et de comportements en société.

  C'est intéressant non ? 

On nous dit que la religion est le fait de s'occuper d'une nature supérieure et de lui rendre un culte...Hmm, mais à quoi peut-on rendre un culte ? A un dieu, bien-sûre...Un dieu multiplicateur de poissons, créateur de la terre en 7 jours, tout ça... Mais on peut tout aussi bien remplacer dieu par autre chose...Par quoi par exemple ? Hmm, un système économico-politico-médiatique fondateur d'un seul modèle de vie en société possible...Fondé sur des valeurs qu'il parait hérétique de remettre en cause...La société néolibérale, fondée sur la valeur du travail pour que les ouailles soient bien gardées, pourraient-elle alors être considérée comme une sorte de religion pour ses adeptes forcés...Possible...Probable...

  La religion est envisagée comme une relation entre l'humanité et dieu...Ou entre l'humanité et la société néolibérale dominée par une petite minorité d'oligarques, qui disséminent les valeurs et normes bénites des dieux, donc d'eux mêmes...Préceptes qu'il convient de suivre, évidemment, pour ne pas voir son discours, ses pensées, ses actions contraires à cet ordre religieux, bannit de l'orthodoxe société des hommes...

  Les prescriptions de dieu !

Voilà nos lois, écrites ou coutumières...Une société réglementée par la sainte inquisition du capital...Voilà ou l'on vit, mais ici, dieu est multiple. Les dieux sont la société de marché, les agences de notations, les gouvernements de l'OCDE, les institutions internationales, les lobbys, les multinationales et quelques autres...En résumé, la minorité bourgeoise opulente. Les 1% qui sont les dieux des 99 % d'autres, qui sont croyants en la nécessite, l’irremplaçabilité, l'irréfutabilité d'un système irrationnel, qu'on leur à fait voire comme des voies du seigneur impénétrables...Preuve en est que ces fameux 99%, ne comprennent fichtrement rien au fonctionnement de ce système dominant, aux valeurs sur lesquelles il se fonde et se légitime, au fonctionnement de son économie ou de ses institutions politiques... Ils ne comprennent rien et ils suivent, parce que c'est comme ça, parce que c'était comme ça pour leurs parents et que ce sont leurs parents qui les ont éduqués, en plus de l'école et du travail ensuite. La religion est effectivement, un enseignement pour une communauté...

 

Dans cette définition de Wikipédia, on constate que la religion peut-être jugée synonyme à superstition, donc contraire à la raison, à la rationalité... Elle peut être à la fois « publique et privée, personnelle ou communautaire et liée à la politique... ». Un culte, un enseignement, une définition des comportements en société...Alors la société néolibérale pourrait-elle être définit selon les critères de définitions d'une religion, sachant cela ?

Je dis que oui. 

J'en suis fort désolé et j'aimerais que cela soit autrement, mais j’ai une forte tendance à estimer notre système, notre mode de vie, tout sauf rationnel. Les croyances en cette religion prônant le fait que seul notre type de société est possible, sont tellement profondément ancrées, que la plupart pensent que notre civilisation fonctionne de manière rationnelle...

Oui, il est très rationnel de répartir 90 % des richesses du monde, dans les mains de 5% des personnes y vivant, à tel points que des famines, absurdes aux vues des ressources de notre planète additionnée à nos capacités d’exportations, ont lieues dans l'indifférence générale. Il est rationnel que les 99 % de gens que ce système spolie, trouvent tout cela fatalement normal et coulant de sens. Il est rationnel que l'esclavagisme, qui se comprend aujourd'hui plus communément sous le terme d'exploitation par le travail, soit défendu des esclaves eux mêmes...Tout ça est très rationnel et pas du tout absurde, voyons ! 

  Ah, le travail ! Peut de gens conçoivent aujourd'hui une vie sans et encore moins une société sans. Cet état de fait découlerait éventuellement du fait que le travail constituerait l'un des outils principal de l'exploitation des esclaves, par la société néolibérale...

Pour se faire, cette dernière à inventé la religion néolibérale, ou le travail est un sacrifice rituel pour son dieu ultime, afin qu'il lui accorde la miséricorde de quelques nourritures, chauffage, four à micro-onde et non exclusion de la société de consommation...Et encore, ça dépend d’où on se trouve sur notre belle planète...Pour certain, le travail ne permet qu'une survie miséreuse...

  Là encore, cherchons la définition du travail sur Wikipédia : Mais rien sur wikipédia...Étonnant ! Alors j'ai cherché ailleurs

 

Etymologie : du bas latin tripalium, appareil formé de trois pieux, utilisé pour ferrer ou soigner les animaux, ou comme instrument de torture pour punir les esclaves.

Cette définition est intéressante ! Le mot travail était au départ utilisé pour définir un outil, qui servait à ferrer les animaux, ou comme instrument de torture pour punir les esclaves...Le hasard des étymologies est des plus opportuns...

Le travail désigne l'effort physique ou intellectuel qui doit être accompli pour faire quelque chose ou obtenir un résultat recherché.

Oui, parce que dans l'absolu, on peut aussi travailler pour soi, travailler dans un but commun, mais dans notre société actuelle, on travaille plus souvent pour d'autres et surtout au profit d'autres. Mais évidemment, dans un climat ou le matraquage religieux a fait son œuvre, peu seront à considérer le travail sous cet angle.

 

Quelques uns des différents sens du mot travail :

  • En tant qu'occupation rémunérée, le travail est synonyme d'emploi. Le terme travail peut aussi s'appliquer à des activités non rémunérées (Ex : Travail domestique, dans le cadre de la famille)
  • En économie, le travail est l'un des facteurs de production, avec le capital et la terre. Fourni par des employés en échange d'un salaire, il est organisé et dirigé vers la réalisation de biens ou de services.
    Le travail est l'un des éléments d'appartenance d'un individu à la société. Mais, selon les points de vue, il est perçu comme un devoir moral et social ou, à l'inverse, comme une exploitation et une aliénation
  • En sociologie, le travail est l'ensemble des activités humaines répétitives, pénibles, non gratifiantes et réalisées dans la contrainte. Ex: le travail en usine, les travaux agricoles...

 

Le travail est perçu par moi, comme une exploitation et une aliénation. Mais pour la majorité des croyants à la religion néolibérale, il est perçu comme un devoir moral et social...C'est donc une question de point de vue...Disons que je n'ai pas la même religion qu'une majorité de gens que j'appellerais, "les esclaves consentants"...La définition sociologique du travail me conviens aussi tout à fait..."ensemble des activités humaines répétitives, pénibles, non gratifiantes et réalisées dans la contrainte"

Comme quoi, le travail n’est pas toujours perçu comme une chose obligatoire, comme une sainte vertu, comme un passage nécessaire, obligatoire, à la vie en société, par tout le monde... 

 Nôtre société, son mode de fonctionnement cruel et injuste, se sont imposé comme une religion, dictant ses commandements absurde à ses ouailles zélées. Le travail est tout comme la messe l'a été en son temps, un outil de régulation et d’insubordination des masses, aux préceptes des hauts dignitaires de la sainte parole. Alors amis croyants, croyez, travaillez et prenez la défense de vos bourreaux. La religion néolibérale dictera vos journées par le travail et vous serez confortés à votre place dans la bonne société, lorsque vous verrez aux infos, les autres faire comme vous. La voie des plus nombreux est toujours la meilleure pour tout bon mouton..Beeeh !


2-l’exclusion par le travail

 

Le travail est vu de nos jours, comme l’un des principaux facteurs d’exclusion sociale au nom de l’utilité du travailleur que l’on oppose à la non utilité de celui qui ne travaille pas…Mais comme souvent, nos amis manichéens oublient que la vie regorge de multiples subtilités au sein des catégories et sous-catégories dans lesquelles on tente de ranger les situations sociales, afin de se rassurer quant-à la précarité de la sienne. Un bel exemple illustrant ceci, le mien :

 

La sacralisation du travail :

 

Le travail, on a beau le sacraliser, trouver que ceux qui n'en on pas sont de gros faits néants, il se trouve que contrairement à ce qu'on nous amène à croire, les gros faits néants ne sont pas ou les attends...

Prenons mon cas personnel. Franchement, je vous l'avoue sans honte, je suis 10 000 fois plus actif au chômage, que quand je travaillais. Au travail, j'étais une sorte de glandeur professionnel, obligé de se lever chaque matin à des heures pas possibles, pour trouver tous les stratagèmes possibles, pour ne rien foutre pendant 8h. Alors c'était des heures et des heures sur le net, d'ailleurs, énormément de mes articles du Gustavson's Blog furent rédigés pendant mes heures de boulot...C'était la multiplication des pauses café, avec chaque service, de façon alternée...Ah ça, en cohésion sociale, j'avais ma petite efficacité, par contre niveau taf, ma moyenne devait se situer autour de 20mn par jour sur 8h d'activité...Par contre, je faisais très bien semblant...Du coup en rentrant, j'étais pas moins fatigué que les autres parce que j'avais du me lever à la même heure qu’eux...Je suis un glandeur à l'heure, moi ! En conséquence, je glandais aussi chez moi, crevé que j'étais. Bref, je passais ma vie à glander, pas de quoi assouvir un quelconque épanouissement personnel...

Au contraire, en étant au chômage, je n'ai jamais été aussi actif et aussi occupé. J'ai l'impression d'être chef de mon entreprise, l'entreprise étant moi même...Hélas dans cette activité, point de salaire faramineux, ni de golden parachute...Seulement une petite rente de 800 euros, payée grâce à mes cotisations sociales accumulées durant mes emplois précédents.

Je me sens bien plus à l'aise à faire des choses que j'ai envie de faire, que j'ai décidé de faire, plutôt que d'exécuter des tâches insignifiantes, données par des petits chefs insignifiants, qui par les ordres qu'ils donnent, trouvent toute leur joie d'être les supérieurs hiérarchiques de quelqu'un, ce qui compense toutes les frustrations qu'ils ont d'être les sous fifres de quelqu'un d'autre...

Quand je pense qu'on sacralise le travail, qu'on stigmatise les "faits néants de chômeurs", alors qu'au travail, on fout parfois des gens à des postes qui ne servent à rien. Il y en a qui ne servent qu'à déléguer et qui ne foutent rien d'autre eux même, que de servir à des sortes de fonction d'apparat...Celui qu'on voit, celui qui est le boss, mais celui qui ne sait rien faire de ses dits doigts...Il utilise alors sa langue pour bien communiquer sur les bienfaits et l'utilité du rôle qu'il joue, alors qu'en réalité, son activité consiste essentiellement à faire chier le monde, en jouant le rôle d'un dictateur totalitaire au travail (des milliers de petits Sarkozy en entreprise...)...L'autre partie étant de lécher le cul de ses supérieurs hiérarchiques et de ses partenaires éventuels...Rien de plus que des sortes de VRP cherchant à se faire bien voire...

 
En postes qui ne servent à rien, il y a aussi les planqués à qui l'on dit, "tu as deux ans pour trouver un nouveau nom à un service de l'administration", service souvent crée pour un temps réduit, afin d'être la vitrine d'une réforme publicitaire du gouvernement, qui a décidé de lutter contre ça ou ça, en vue d'élections éventuelles. Et puis changer le nom d'un service, ça permet de ne pas le trouver, afin que ses ayants droit éventuels n'y ai pas accès, pour que ça coute moins d'argent et qu'on légitime le fait de fermer ses dits services, pour créer d'autres services fantoches, peuplés de buveurs de café frénétiques. C'est comme ça qu'en deux ans, on change une couleur de brochure, on trouve un nouveau nom à un service, tout en se persuadant que l'on a trouvé sa place, sa fonction en société...C'est beau le travail !

Plus on est chef, plus il est facile de glander, mais il existe tout de même de nombreux postes inutiles, occupés par des branleurs notoire au sein de l’ensemble de la pyramide socioprofessionnelle et dans la plupart des sociétés et des administrations. L’important ici n’est pas autant ce que l’on fait, qu’ou on se situe socialement. Glandeur ou chômeur passe alors d’activité (ou plutôt non-activité), à une sorte de statut social nous définissant en dehors de nos actes.


Voilà, la sacralisation du travail, c'est comme la sacralisation de toute chose...C'est de la religion, de l’irréel, du fantasque, de l'imaginaire...Une croyance, un espoir qui correspond à des valeurs...Ici la valeur "travail", valeur de droite...De la grosse daube à mon avis. De la grosse daube qui a pour fonction de bien ranger les gens dans des cases, pour qu'ils n'emmerdent pas le système.

 

Entrons plus en détail sur le quotidien subit par les titulaires de ce statut social bannit du bien séant, les chômeurs :

 

Chomeurs et prejugés

 

Le chômage, ça fait maintenant quelques mois que j'y suis. J'en profite alors pour découvrir ce système de l'intérieur, en le vivant moi même et vous fait part de mes quelques humbles expériences personnelles sur le sujet.

En ce moment, l'image véhiculée dans les médias sur les chômeurs, tend à montrer que ce sont "de gros faits néants, parasites des charges sociales payés par les salariés", "des gens exclus du travail, subissant une sorte de maladie sociale, que l'on craint parfois être contagieuse", "des cons qui ne sont de toute façon pas capable de faire autre chose", "des sortes handicapés sociaux"..Et j'en passe !

Aidé par ces quelques visions sociales bien communes, le chômeur se doit de se maintenir frais et dispo, dans la mesure des possibilités qu'on lui prête, pour rendre service aux gens qui travaillent et qui lui paient sa rente. Ceci est bien normal, puisqu'il est bien connu que le chômeur dispose de tout sont temps, ne se lève pas le matin et que de toute façon, s'il ne rend pas service aux travailleurs sur son temps libre, il ne sert à rien.

La plupart des chômeurs ont connus ce phénomène. Aussitôt  leur dernière journée de travail passée, leur entourage, famille, amis, estiment que c'est porte ouverte ! Ils vont alors leur demander une multitude de petits ou gros services qu'ils ne leur demanderaient pas s'ils travaillaient. C'est une sorte de mise à l'épreuve sociale, consistant à ce que le chômeur prouve à son entourage, qu'il mérite encore leur sainte compagnie. Cet entourage est déjà bien sympa de se montrer solidaire avec le chômeur, en ne l'excluant pas de suite de ses relations. Le chômeur doit alors prouver qu'il mérite cet adoubement social, qui lui permettra, si dieu le veut, de retrouver un jour du travail et de redevenir une personne digne.

Il faut savoir que ces petits inconvénients que font subir aux chômeurs, leur entourage, ne sont rien comparés à ceux que ces bénéficiaires de prestations sociales, (pour lesquelles ils ont longtemps cotisés, donc auxquelles ils ont droit puisqu'ils ont payés pour..), subissent de la part du système social lui même. Quand on est au chômage, on ne touche pas ses droits tout de suite. Deux semaines de carence séparent la période travaillée, de la période chômée. Le premier versement mensuel de son chômage se trouve donc diminué de moitié. Du coup, il devient difficile durant cette période, lorsqu'on a le chômage d'un Smicard, de payer son loyer et de bouffer. Mais pour avoir ce demi-traitement, il faut avoir su s'inscrire à pôle emploi, ce qui est loin d'être une mince affaire. Petit conseil, n'attendez pas pour appeler le 39 49, ou pour vous inscrire sur Pôleemploi.fr. Si vous le faite dès votre premier jour sans travail, vous aurez droit à un rendez vous trois semaines plus tard. Là, vous rencontrerez un conseiller, souvent mal formé, qui dispose de 20 mn pour répondre à vos questions et surtout, vous faire entrer dans certaines cases auxquelles son travail est de vous assigner. Ce conseiller est stressé, parce qu'il croule sous les dossiers, parce qu'il ne connait pas grand chose au marché du travail et qu'il passe la journée à se prendre la tête avec des chômeurs, énervés par son incompétence ajoutée aux  soucis qu’ils se font concernant  leur vie future, ainsi que sur la manière dont ils boucleront le mois. Pour illustrer un peu cela, personnellement, j'ai du expliquer à ma conseillère, dans quel sens il fallait mettre le papier dans la photocopieuse, pour imprimer mon attestation de chômage, c'est dire !

Ensuite, il faut attendre 3 mois de chômage consécutifs pour toucher des aides au logement de la CAF. Après un premier mois à 600 Euros, on passe deux autres mois à 800, avant enfin de pouvoir vivre a peu près convenablement. Vous allez me dire, c'est presque le SMIC, alors ça n'est pas juste. Et bien le problème, ça n'est pas de baisser le chômage, mais plutôt d’augmenter le SMIC, qui est loin d'avoir suivit le rythme de l'inflation galopante de ces dernières années...Évidemment, le but ici est de monter les travailleurs pauvres et les classes moyennes contre les bénéficiaires d'aides sociales...Et on entend, "ces gens ne foutent rien et gagnent presque autant d'argent que nous, c'est trop injuste...". Diviser pour mieux régner, ça évite que les dindons de la farce s'en fassent trop et ne s'inquiètent trop du fait que quelqu'un est en train de leur fourrer un truc dans le cul...Et ce ne sont pas les chômeurs qui le font…

Après ce n’est pas fini, du moins, si vous n'avez pas retrouvé de travail...Et vu le marché de l'emploi actuel, il y a de grandes chances que ça soit le cas ! Vous avez alors droit à un rendez-vous tous les mois avec vôtre conseiller incompétent, qui vous traite d'incapable parce que vous n'avez toujours pas trouvé d'emploi, parce que vous n'avez pas répondu aux offres que pôle emploi vous à proposé... (Bien que ça soit des offres de dessinateur alors que vous n'êtes en rien compétent pour faire ça !?). Votre conseiller vous menacera aussi de radiation chaque mois, bien qu'il ne puisse en rien mettre sa menace à exécution, puisque vous ne ratez pas vos rendez-vous et que le chômage est un droit pour lequel vous avez cotisé. (Alors surtout, ne vous avisez pas à oublier un rendez-vous parce que là, ils ne vous rateront pas !).

 

Deux situations peuvent alors se présenter :

  • Soit on ne veux se maintenir au chômage, parce qu'on préfère faire quelque chose de plus concret de son temps que de s'aliéner au sein d'une activité aussi peu enrichissante que répétitive. On doit alors chaque semaine justifier faussement de sa recherche d'emploi en envoyant des CV à des employeurs dont on sait qu'ils ne voudrons pas de nous, perdant ce temps pour fournir la preuve que l'on cherche du travail à notre conseillé Pôle Emploi. Ce conseillé pourra alors justifier de cela à sa hierarchie et sera peut-être avec un peu de chance, un peu moins sur le dos du chomeur dont il s'occupe.

  • Soit on veux absolument soritr de son exclusion sociale par le travail en retrouvant une activité activité professionnelle aliénante, mais on se confronte alors à un echec permanent du au fait qu'il est très compliqué de trouver un travail par les temps qui courent. Son image de soi se dégrade alors d'autant que le temps au chômage perdure.

 

Tout ceci s'avère être pénible autant poyur les gens n'aimant pas particulièrement perdre leur temps dans des justifications absurdes, que pour les personnes se sentant de plus en plus programmés à l'echec personnele et social.

Disons que le chômage est un travail comme un autre, la reconnaissance sociale en moins. Je souhaite donc aux gens qui ont de gros préjugés sur les chômeurs, de le devenir un jour...Oui, ceux qui parlent des chômeurs comme des gens qui ont le temps, parce qu'ils ne foutent rien, sont évidemment tous des gens qui n'ont pas connu cette situation...Du coup, ils s'imaginent que c'est la belle vie...

 

« Ascétique des ASSEDIC « : la chanson : http://www.youtube.com/watch?v=HrWl7O2fAUA

Bénéficiaire du RSA : une situation enviée des bourgeois :


"Il y a les gens qui travaillent dur, pour se payer le peu qu'ils ont et puis il y a les profiteurs, qui se font tout donner".

Ah, ces bénéficiaires d'aides sociales ! Les plus chanceux d'entre eux, ce sont bien les ex RMIstes, nouveaux RSAistes !
Rendez-vous compte ! Leurs aides, ils les touchent sans travailler aucunement et de se fait, sans aucunement cotiser pour le pot commun inhérent au système de redistribution des richesses français, modèle de gentillesse par delà les commentaires de nos médiatiques politiciens et de leurs médiatiques poseurs de questions indépendants et objectifs.

Il est bien connu que la plupart des bénéficiaires de ce Graal tant envié qu'est le RSA, ont choisi cette situation par fainéantise, fainéantise la plupart du temps inscrite dans leurs gênes, puisque beaucoup sont étrangers, africains, voir roumains...Le patrimoine génétique de ses gens là, habitués aux longues après midi de farniente au soleil, les amène bien souvent à privilégier une situation de profiteur, profit ce faisant au détriment des français et autres européens originaires du nord de Lampedusa, au patrimoine génétique bien plus noble.

Alors ce profiteur rsaiste, qu'il soit français ou étranger, vaque à ses occupations de fainéant avec sa paye mirobolante de près de 400 Euros par mois. Voyez ce luxe qu'il possède grâce à vous, chaque coquillette qu'il gobe, c'est comme un écran plat en moins pour d'autre, une x-box qu'on attendra noël prochain pour s'acheter, une piscine que l'on hésite à remplir, des séjours au ski ou l'on ira qu'une fois dans l'année, une femme de ménage dont on songe se passer !

Le RSAiste vole les bons français de la classe moyenne ! Sucrez lui ses aides pour que lui et ses semblables soient encore plus dans la merde et finissent par être contraint de se révolter contre un système qui les tueras à plus court terme encore qu'actuellement !

 

Néolibéralisme et aides sociales : la culpabilisation des bénéficiaires du RSA...

 

Le néolibéralisme est ici, dans les propositions de réforme du RSA actuelles : il prône au contraire de la théorie du wellfare de Keynes, le désengagement de l'état de la fonction publique et de le redistribution sociale, via le chômage, le RSA, la Sécu, la CAF...L'un des moyens pour y parvenir, est de culpabiliser les bénéficiaires d'aides sociales, comme les bénéficiaires du RSA, en les obligeant à faire des sortes de TIG (travaux d’intérêt général), c'est à dire les mettre au même niveau que les délinquants qui font des TIG pour payer la dette qu'ils ont envers la société. Mais les prestataires du RSA ne sont pas des délinquants, s'ils bénéficient du RSA, c'est que la société n'a pas été capable de leur donner du travail, parce que l'économie néolibérale et la globalisation économique mène un système basé sur le profit immédiat d'une minorité et non sur l'intérêt général et le bien être d'une majorité.

  Accabler les bénéficiaires d'aides sociales en laissant penser que s'ils touchent le RSA, c'est que ce sont de gros fait néants, qui ne veulent pas travailler, que le fait de les obliger à bosser dans des TIG peut les responsabiliser, comme si ils étaient des enfants qu'il fallait traiter comme tel, fait parti de ce processus. Les médias participent allègrement à cette culpabilisation en mettant en avant les fraudes à la Sécu, à la CAF, au Pôle emploi, par quelques exceptions qui abusent du système. Mais la vérité est que la grande majorité des bénéficiaires d'aides sociales subissent leur situation et ne demandent qu'à trouver un emploi, afin de vivre plus dignement dans un pays comme la France, ou la vie coute bien plus cher que ce qu'on peut payer avec 450 euros par mois de RSA, ou 800 euros par mois de chômage et même 1000 euros de SMIC, salaire majoritaire en France. On tente de monter ceux qui payent des impôts contre ceux qui en bénéficient, par l'intermédiaire de la redistribution sociale.

Des abus, des fraudes concernant les bénéficiaires d’aides sociales ? Oui, il y en a, mais ce qu’on sait moins, c’est qu’en la matière les aides dues non-versées, par oublis, ignorance de ses droits, mauvaise communication, visibilité, ou lisibilité, représentent une somme bien plus conséquente.

 

Prime d’activité et paix sociale achetée

 

En droite ligne des réformes gouvernementales actuelles, outre la loi du travail qui fait tant jaser, nos chers politiciens estampillés étonnement "socialistes", ont décidé d'arnaquer les travailleurs précaires d'une autre manière.
 

Jusqu'ici, chaque année, les titulaires de contrats de merde (Smicards, CDD, CUI, contractuels précaires en tout genre...) devaient, comme de bien entendu, déclarer leurs revenus sur leur feuille d’impôt. Cette déclaration était pour eux, prémisse de bonnes nouvelles puisque donnant droit à une prime à l'emploi. Cette prime à l'emploi était donc reçu, à condition d'y avoir droit grâce à une activité à faible revenu, de manière automatique, puisqu'il est obligatoire pour tous de déclarer ses revenus annuellement sur sa fiche d'impôt. 
 

Aujourd’hui, modernisation de l'administration en vue de la baisse de ses coûts de fonctionnement oblige, la prime d'activité remplace la prime à l'emploi. Ce qui change, c'est l'automaticité du versement de cette aide, contrairement à la prime à l'emploi qu'elle remplace. (Sur les changements possibles concernant les revenus versés, on pourra les constater qu'après de nombreux retour des personnes bénéficiant de ces aides. Ces retours seront rendu plus difficiles à percevoir par le fait que cette prime d'activité se versera mensuellement et non annuellement comme l'aide précédente).

On note que le Pôle Emploi transfère l’administration du calcul et du versement de cette aide à la CAF (Caisse d’Allocations Familiales). Pour percevoir cette prime d'activité, il faut donc faire sa demande en ligne sur le site de la CAF. La démarche est assez simple et rapide, mais tout le problème réside dans le fait qu'il faille être au courant de devoir faire cette démarche pour obtenir une aide qu'on perçoit depuis des années de manière automatique. 
 

Personnellement, touchant l'ancienne prime à l'emploi, je n'étais pas au courant qu'elle n'existerait plus cette année. J'ignorais devoir faire une démarche à la CAF pour éventuellement percevoir cette nouvelle prime d'activité. C'est en passant au centre des impôts pour un changement d'adresse que j'ai appris la nouvelle, voyant une affiche sur le sujet placardée au mur (et s'il ne fallait pas attendre trois plombes aux impôts, je ne l'aurais pas vu !). J'ai alors demandé à la dame de l'accueil des précisions et elle m'a confirmé que si je ne faisais pas cette démarche, je n'aurais rien, même si mes ressources me donnaient droit à cette prime. Je l'interpelle alors sur le fait que beaucoup de personnes, pas au fait de cette nouveauté tout comme moi, risquent de ne pas toucher d'aides auxquelles elles auraient normalement droit. 
 

Le gouvernement communique sur le sujet, j'ai vu cette affiche au centre des impôts, des connaissances on entendu ça à la télé, à la radio...Mais pas moi et si pas moi, qui ne vis pas forcément dans une grotte, certainement pas d'autres ! 

J'imagine bien que notre cher gouvernent contera bien faire des économies par la non-demande d'aides de personnes qui y auraient eu droit. Il faut savoir que 9.9 millions d'aides sociales dues ne seraient pas distribués chaque année. Ce chiffre risque bien d'être encore plus élevé pour les années à venir...
http://www.humanite.fr/protection-sociale-le-scandale-des-99-milliards-deuros-non-distribues-557688

On table donc sur l'ignorance de ses droits pour faire des économies. L'ignorance de ses droits par la population peut également être bien pratique dans d'autres domaines, les droits légitimant l'assise d'un pouvoir et son ignorance par la population permettant de ne pas les appliquer. Ainsi, l'exercice du pouvoir se fait sans nombres de contraintes inhérentes à son autorisation d'exercer, ce qui peut éventuellement accentuer l'esprit "totalitariste" de son régime de gouvernance.   
 

Tout le monde ne profite pas de la même manière de notre régime politique et économique. Il y a des privilégiés peu nombreux et une masse de personnes qui touchent des aides sociales. Ces aides perçues par les masses permettent aux plus privilégiés d'acheter une sorte de "paix sociale". Les aides sociales permettent aux populations les plus exclues, les plus pauvres, dont le nombre va en s'accroissant, de se maintenir tant bien que mal à flot. Sans ces aides, ces populations couleraient économiquement, socialement et en viendraient rapidement à faire des choses peu recommandables pour survivre dans une sorte de "loi de la jungle". En la matière, plus les privilégiés pousseront le curseur loin, en abaissant de fait les aides sociales distribuées à la population, moins cette paix sociale risque de se maintenir. Ce point de vue est évidemment peu traité, puisque ceux qui traitent de l'information (médias), en général, font eux-même partie des privilégiés. Ils auront donc plutôt tendance à donner un point de vue de privilégié sur la question, notant que les aides sociales sont un fardeau pour les privilégiés qui les financent de leurs impôts. Je dis ici que leurs impôts sont la valeur d'achat de cette "paix sociale". Moins elle sera payé cher, plus elle sera dépréciée et moins elle sera effective. Les aides sociales rendent les privilégiés libres et leurs bénéficiaires liés par les miettes que l'on met à leur disposition. L'élite sociale au pouvoir, pour maintenir ce dernier, doit acheter sa paix sociale au juste prix, pas trop cher pour ne pas encourager la populace à l'oisiveté, pas trop peu cher pour ne pas voir cette paix sociale dépréciée. 

 

Alors on peut s'amuser à faire le calcul pour eux, leur donner le juste prix de nos soumissions à leur pouvoir...Ou on peut les regarder se planter, voir leur paix sociale se barrer, se diriger vers une société encore plus violente, jalonnée d'exclusions encore plus brutales. Le problème, c'est que ce seront toujours les mêmes qui subiront plus que les autres. 

 

A force de gérer les choses comme des couillons, nos chers dirigeants politiques (il en va de même des dirigeants économiques d'ailleurs) risquent de voir s'envoler la paix oligarchique faisant parti des fondations de leur pouvoir sur nous. Si on ne veut pas se diriger vers une société de ghettos de riches entourés de royaumes à la Mad Max, on a tout intérêt penser quelques nouveaux modèles de société avant que les choses s'enveniment. Sinon, soit j'ai tort et tant mieux pour les oligarques et les élites sociales, soit c'est tanpis pour nos gueules, on aura d'autres problèmes à gérer que ceux du non-versement de la prime d'activité...


 

« Le meilleur salarié du mois » : la chanson : http://www.youtube.com/watch?v=fwVEyXb0nAY

La précarité, c’est l’avenir !

Quel bonheur de vivre dans une société de labeur ou chacun mérite la place qui est la sienne ! Oui, la société évolue et les modèles sociaux du 20e siècle ont bien fait leur temps. Plus de CDI à papa, de droits syndicaux d'une autre époque, de 35 heures et de RTT périmés, tout ça sera bientôt finit ! Maintenant arrive le temps de la crise et des profits financiers, maintenant arrive le temps des cultures latifundiaires de salariés esclaves, qui travaillent pour la croissance menant à la richesse de ceux qui les font travailler !

Oui les amis, un ordre nouveau arrive, en temps de climat de peur déployé, les acquis sociaux du passé se doivent d'être mis entre parenthèses, parenthèses qui devraient bel et bien être définitives, selon les bons vœux de ceux qui veulent tourner la page du temps ou les salariés s'étaient battus pour obtenir quelques marges de manœuvres et donc, un peu plus de pouvoir et de contrôle sur la production des biens et de services qu'ils produisent.

Aujourd'hui et encore plus demain, vous serez les conscrits de la croissance perdue, vous tenant prêt pour toute mission que l'on pourrait éventuellement vous confier, même si les horaires sont contraignants, le travail pénible, les normes d'hygiène inexistantes, la durée de la mission prolongée, ou pas, à la guise de votre employeur… Le tout sans prime de fin de contrat, en cotisant pour des assurances chômage ou des retraites que vous finirez par ne pas toucher, une sécurité sociale qui ne vous remboursera plus vos frais de santé... Vous serez là, frais et dispo, déjà tout content que l'on fasse appel à vous et tellement habitué à cette condition de misère, que vous ne trouverez même plus la force de contester cet ordre établit. Ce dernier, ne manquera pas de venir confisquer votre maigre salaire, pour vous donner des tickets de rationnement à la place, histoire que vous ne tergiversiez pas à perdre de temps avec vos loisirs, loisirs qui pourraient prendre un peu trop de votre énergie, énergie que vous vous devrez de garder disponible pour votre mission économique.

Vous serez les meilleurs salariés du mois, les Stakhanovistes des lendemains qui chantent pour les élites esclavagistes, les petites fourmis qui serviront de base aux tours d'ivoire et le monde sera enfin merveilleux ! 

 

3 Diviser pour mieux régner ou les petits qui se bouffent entre eux :
 

"Si elle ne veut pas travailler, qu'elle laisse la place aux autres, il y en a tellement qui attendent..."


"Si elle ne veut pas travailler, qu'elle laisse la place aux autres, il y en a tellement qui attendent..."
Voilà le genre de phrase que je n'aime pas entendre, reflet du petit peuple qui répète inlassablement le chantage néolibéral de la société, qui exploite de plus en plus en donnant de moins en moins. Les sous fifres ont peu et le peu qu'il leur reste, ils veulent le garder pour eux, s'approprier éternellement cette place qu'ils ont du bon côté de la barrière stigmatisante, entre ceux qui travaillent et ceux qui ne travaillent pas. Ils ont une vie médiocre de sous fifres et plutôt que de vouloir l'améliorer, ils tentent de rendre celle des autres sous fifres, ou du moins l'image qu'ils en ont, plus médiocre que la leur…Tout ceci, histoire de remonter dans leur propre estime personnelle, qui ne se fait pas en valeur absolue, mais en comparaison d'images...Ils attribuent le mérite d'être parmi cette caste des travailleurs et font la publicité de leurs critères personnels de jugement, qui ne sont en fait pas si personnels, puisqu'ils ne font que répéter les critères stigmatisant déclamés par les dirigeants de ce système esclavagiste, stigmatisant ceux qui ont le malheur de ne pas faire comme ce que le sens commun leur indique.

Dans une telle société, avec une telle idéologie néolibérale, les arrêts maladies ne sont pas permis. Tous ce font juges et médecins pour attribuer ces absences à la fait néantise et au manque de reconnaissance envers le système économique dont tous profitent et leur employeur qui leur a donné cette chance d'être du bon côté de la barrière. Alors on scande pensant à ses foules qui attendraient leur place au soleil, "regardez les ces chômeurs, ses RMIstes, ces SDF, ils donneraient tout, père et mère, pour être à votre place, ils seraient certainement plus méritants que vous, et vous, ingrats que vous êtes, vous n'êtes pas fidèle au poste que le système à eu la générosité de vous confiez, vous manquez, vous vous mettez en arrêt... "

Alors, lorsque ces gens là parlent des travailleurs manquant à leur poste, ils parlent des pauvres chômeurs, travailleurs, mais privés de travail par manque de place, qui mériteraient, de part ce mérite attribué, de prendre la place de ceux qui osent cumuler les arrêts maladies et prendre l'argent des travailleurs méritant, par l'intermédiaire de la sécurité sociale...Mais lorsqu'ils parlent des chômeurs, ils parlent de ces fait néants qui pompent le fric des honnêtes travailleurs en leur faisant payer des impôts pour les entretenir dans ce système scandaleux de la redistribution sociale
En résumé, pour ces gens là, tout le monde est fait néant, tout le monde ne mérite pas sa situation et c'est bien normal. Ces gens là vivent et cautionnent, souvent inconsciemment, un système de domination des masses fonctionnant sur le principe du "diviser pour mieux régner". Ce dernier apporte l'esprit de concurrence et comme dans toute bonne compétition, il faut dézinguer l'adversaire pour gagner plus facilement. L'habileté du système est de faire que les sous fifres se battent entre eux, sans avoir grand chose à gagner, si ça n'est une reconnaissance virtuelle, souvent limitée aux frontières de leur cerveaux malades, d'avoir été de bon délateurs et lèches culs de la hiérarchie, de bons kapos, esclaves eux même, mais ayant quelques infimes avantages en se mettant du côté de leur bourreaux...

Le système esclavagiste à de nombreux pions qui le défendront toujours corps et âmes, pourvu qu'ils se sentent reconnus et plus important que les autres sous fifres. Evidemment, ils sont frustrés de l'être, sous-fifres, ils ne veulent pas le reconnaitre et sont près à marcher sur les autres, pourvus qu'ils ne voient pas la vérité en face, pourvu qu'ils ne prennent pas conscience de l'absurdité du monde dans lequel ils vivent et de l'absurdité de leur comportement. Ces sous fifres là défendent le système néolibéral, ne voyant pas plus loin que le bout de leur nez. Ils ne feront pas l'effort de se projeter vers un autre ordre des choses possibles. Ils se jettent à corps perdu dans la conquête d'une meilleur place dans cette société là et comme, en général, ils n'ont pas inventé le fil à couper le beurre, ils ne pourront qu'essayer de rendre les autres plus médiocres qu'eux, n'ayant que peu de possibilités de s'améliorer aux même...

Le système néolibéral a pour but de dominer les masses en abaissant leurs marges de manœuvre, en réduisant les aides sociales et les possibilités aux masses de prendre conscience de leurs intérêts communs….En divisant les sous-fifres entre eux afin d’exacerber leur esprit individualiste de concurrence. ..En créant de nouveaux besoins, encore et encore pour les rendre dépendant à la surconsommation.

Ces gens là, ces Kapos, sont la meilleur publicité pro esclavagiste du système puisqu'à force de se faire exploiter, les sous fifres ont finis par aimer ça et à ne plus être en capacité d'imaginer un autre système, ou ils contrôleraient un peu plus leur destin.


Collègue de travail mon ami, "branleur song" : la chanson

https://www.youtube.com/watch?v=r34cKEiWjyE

 

Il arrive parfois que le quotidien nous rattrape et que l'on se trouve confronté a se comporter soi-même comme tout ce que l'on critique en théorie. Diviser pour mieux régner est un adage bien usité des chefs en tout genre, qu'ils soient politiciens ou patrons, pour ne pas voir remis en cause leur légitimité de direction au sein d'un groupe donné.

 
Voilà pour la théorie. Concernant la pratique, bien que pensant qu'il faille mieux être solidaire en tant que sous-fifres du système, il arrive que la personne que l'on a en face de soi, à ses côté au quotidien, au travail, le plus clair de sont temps, soit plus insupportable encore, que tout ce que l'on peut se dire de l'alliance des masses de petits face aux quelques puissants privilégiés. 
 

Nous sommes hélas tous humains, ce qui je le concède, n'est de loin pas notre plus grande qualité, alors parfois, on craque et l'on jette un peu se principes aux orties. 

 
Lorsqu'on est précaire, on est sous contrat quand même. La société qui nous emploi nous propose un statut de merde, une paye de merde, pour un travail de merde, que l'on accepte en échange d'un salaire de merde, consécutif à une mission nous conférant peu de responsabilités. Il est vrai que nos chers employeurs on tendance à allègrement déléguer leur travail, leurs responsabilités, mais hélas pas la paye et le statut social allant avec, aux précaires sous eux hiérarchiquement. Ainsi, les précaires on tendance à se retrouver à faire plus de travail que ce pour quoi ils sont rétribués. Cette surcharge de travail peu facilement générer des conflits entre précaires, ce qui arrange bien la hiérarchie qui, non contente de ne pas faire son boulot, ne sera pas remis en cause pour cela. 
 
Se confronter à son collègue de travail, aussi précaire que soi, ne parait donc de ce fait, pas très constructif. Mais il arrive parfois, que dans le même temps, son collègue précaire n'ait de cesse de vouloir décharger l'ensemble de son travail à lui, en plus de ce qui est déchargé par la hiérarchie sur les précaires, sur vous. Affaibli par cette charge supplémentaire additionnée à toute la déconsidération dont vous êtes l'objet de toute part, votre énervement aura tendance à se diriger prioritairement sur la personne la plus proche, qui se fout sciemment de votre gueule. 
 
Voilà comment on peut en arriver à suivre en acte, la vindicte de ce que l'on a toujours combattu. Voilà comment on peu en arriver, à faire un rapport sur un collègue de travail mettant en danger notre propre responsabilité juridique, aussi petite soit-elle en tant que précaire. Voilà comment, on peu finir par pondre une chanson de droite, prenant pour cible le mouton avant le berger, la bergerie, l'usine d'abattage et l'industrie agro-alimentaire. 
 

On est tous humain, je le concède, la moindre des choses serait d'en avoir honte, alors j'ai honte car je suis fable, car je suis ça, désolé.

 

4- Le retour de la lutte des classes : les positions des partis en présence : 

 

Du point de vue de la bourgeoisie ordinaire...

 

DE LA DROITE AU FASCISME : chronique de la pensée commune de la culture dominante

 

Qu'est-ce donc que cette chose là, la pensée de droite, peut-on déjà mettre ces deux mots dans un même concept ? La pensée qui implique une réflexion et l'idéologie de droite qui implique qu'il faille être sacrément irréfléchi pour l'adopter comme sienne, dans un même concept sans rien avec ?

  Soit, je m'emporte mais tout être sensé, ayant un peu étudié la question d'une manière objective à travers l'histoire et l'analyse politique, fera la même conclusion que moi, l'idéologie de droite n'amène pas à une philosophie de vie, elle représenterai plutôt une sorte de pragmatisme de la caste dominante pour faire accepter sa domination, soit par la manipulation économique, sociale et culturelle, soit par la force, ce qui a toujours été le cas dans les régimes totalitaires, qu’ils s’affichent comme tels, ou pas.. Mais finalement, le pragmatisme ne serait-il pas une sorte de philosophie qui peut, de ce fait se décliner en idéologie ? Je pense que la plupart des personnes bien intentionnées affirmant un discours de droite sont tout, sauf des idéologues. Pour moi les vrais idéologues de droite sont mal intentionnés (hormis envers eux-mêmes, ou, au mieux, leurs semblables). Ils représentent des sortes d’oligarques dans l’âme et la plupart du temps, sont issus d’une caste dominante, le savent, veulent y rester et idéologisent en ce sens. Citons aussi ceux qui ne sont pas issus de cette caste mais veulent y entrer, adoptant cette idéologie « de droite » et de ce fait acceptent de renier les intérêts de leur classe sociale d’origine allant la plupart du temps, jusqu’à la dénigrer… C'est un peu « réussir en marchant sur les copains », bref ce n’est pas très sympa...

 Les autres, les bien intentionnés selon moi, ne sont pas de mauvais bougres, mais adoptent un discours de droite sur des sujets économiques, sociaux ou culturels, par mimétisme social. La première chose qui apparaît, ici, est la propension de ces personnes à se présenter comme les défenseurs du bien commun, du vivre ensemble. Ce qui me semble le plus néfaste est leur façon de procéder, c'est à dire, la façon dont chemine leur esprit autour de ces valeurs, leur réflexion sur les moyens de les mettre en pratique en société, bref, la façon pragmatique qu’ils ont de transposer ces valeurs morales et sociétales en propositions concrètes. Ils se posent en juges de paix, en contrôleurs des normes et des comportements. Ils scrutent ce que font, ceux qui ne sont pas comme eux, qui touchent des aides sociales, aides sociales issues des impôts qu'ils payent. Ils estiment donc avoir un droit de regard sur là ou va leur argent, en ne réfléchissant pas plus loin que le bout de son nez, ça paraît logique, c'est du pragmatisme...Le tout est qu'ils n'ont pas fait l'effort de comprendre ce qu'est réellement la démarche d'une société qui décide de verser des aides sociales, de redistribuer un peu l'argent inégalement réparti à la base, afin que la masse des plus pauvres ne gisent pas dans les rues à la recherche des miettes qu'ont voudrait bien leur donner. Dans ce cas, pour parler des pus nécessiteux, ces personnes « de droite » pourraient adopter un discours du genre, "s'ils n'avaient pas d'argent, ils se bougeraient le cul pour trouver du boulot !"

J'ai envie de dire d'accord mais si du taf, il n'y en a pas, les demandeurs d’emplois pourront bien se bouger le cul autant qu’ils peuvent, ça ne changera rien...Peut-être devraient-ils se flageller et se complaire en esclaves pour dettes, pour contenter l’esprit de petits bourgeois ayant la bonté de les accepter sur la même planète qu’eux ?

Combien y aurait-il de SDF en plus si l'on supprimait le chômage, le RSA ou la CAF ? De combien augmenterait le taux de mortalité si l'on supprimait la Sécurité Sociale ? Quelle éducation auraient les enfants des classes populaires si l'école n'était pas gratuite pour tous ? Ça pourrait être assez drôle de s'imaginer notre beau pays dans cette situation que prônent ces gens sans s'en rendre compte. Voyant rarement plus loin que le bout de leur nez, ils ne projettent pas leur discours plus loin que celui-ci. Le paradoxe réside dans le fait que c'est justement là qu'il faudrait être pragmatique, en tentant de projeter jusqu’au bout ses idéologies voulues pour la société du futur, mais je dois me résoudre à avoir un pragmatisme décalé avec le leur et à devoir souvent m'énerver pour ça...

  Tout ça pour dire que les aides sociales que les plus riches financent via leurs impôts, leur servent à eux aussi ! C'est plus sympa de vivre dans un monde ou l'on peut se balader sans forcément se faire harceler par un mendiant au mètre carré, ou la peste et le choléra ne sont pas de retour à la suite de conditions sanitaires désastreuses pour la majorité et ou cette même majorité sache lire, écrire, compter et n'ai pas traîné dans la rue depuis gamin, en se faisant éduquer par la loi de la démerde qui est loin de correspondre avec celle des normateurs sociaux s'identifiant comme de droite. Et oui, les aides sociales que vous versez sont avant tout utiles pour vous, utiles aux gens aisés. Ça se saurait si on vivait comme un prince de nos jours avec 800 euros par mois de chômage ou avec 400 euros de RSA. C'est déjà mieux que rien, mais pour la réinsertion (ou plutôt l’insertion pour la plupart) dans la société des bourgeois, c'est vraiment loin d'être évident. Et la plupart de ces gens ne rêvent que de retrouver un travail, ils peuvent tout à fait être « méritant », ont souvent une famille à nourrir et ne sont la plupart du temps, pas au chômage de leur fait, mais du fait de gens riches qui voulaient se faire encore plus de marge en allant esclavagiser des chinois de 8 ans, qui demandent moins de salaire et font payer moins de charges à leurs employeurs. C'est pratique, comme ça ceux qui délocalisent vivent là ou c'est bien et leur argent vient de là ou l'on paye très peu d'impôts et ou les conditions de vie ressemblent plus à un monde moyenâgeux que j'ai décris au dessus.

 Pour revenir à la définition d'une aide sociale, c'est de l'argent versé sous condition de ressource et non par un jugement subjectif, style les assises des aides sociales. Les aides sociales ne se touchent pas au mérite ou à la tête du client, on les obtient selon ses ressources, donc selon des données, des situations objectives. Ça veut dire que si l'on est un connard qui en abuse, qui ne veut pas travailler et qui fait tout pour ne vivre que de ça, on peut le faire dans les limites de ce que la loi permet, évidemment. Par exemple, quand on a un contrat précaire comme le mien, lorsque ce dernier arrive à expiration, on peut décider, de chercher autre chose, ou de ne pas chercher et de se mettre au chômage pour tenter un concours par exemple, ou même pour ne rien tenter et attendre de se faire harceler par son conseiller pôle emploi, jusqu'à ce qu'il menace d'une radiation. Bref, si on à droit au chômage, on y à droit, on a cotisé pour ça, on s’est fait exploiter pour ça, quoi qu'en pensent qui que ce soit. C'est ce qui s'appelle un droit, un droit qui permet à tout le monde, même aux gens de la classe moyenne qui travaillent, de vivre mieux que si le chômage, ou les aides sociales de toutes sortes, n'existaient pas.

 De manière plus simple, j'aurai envie de dire à ces gens « de droite » paraissant bien intentionné et déclarant vouloir un monde meilleur :« si tu arrêtais un peu de regarder ce que font les gens qui ne sont pas comme toi, qui ne font pas comme toi, qui n'ont pas eu la même chance que toi d'avoir une éducation de bourgeois à peu près équilibrée, de n'avoir manqué de rien financièrement...Arrête de les juger parce qu'ils n'ont pas réussi comme toi, à gagner assez de fric pour payer des impôts. Si tu es né dans la classe moyenne, ce n’est pas ta faute tu n'y es pour rien, c'est de la chance et je ne te juge pas la dessus....Ben tu as de la chance justement et tu en profiteras peut-être plus en arrêtant de vouloir contrôler ceux qui en ont eut moins, en tout cas pas assez pour payer des impôts mais assez pour toucher des aides sociales issues des tiens. Ai aussi conscience de la chance que tu as d'avoir eu assez de capital social (relations), de capital culturel (demander conseils à des proches pour monter une boite, savoir comment fonctionnent les marchés financiers, comment placer son argent en banque...ou même des parents qui ont pu t'aider à faire tes devoirs quand tu était môme), de capital économique (des parents qui ont pu te payer des études, un loyer...). Tout ça, c'est moins possible pour les gens issus des masses laborieuses qui peuplent les pôles emplois, les CAF...». Mais pour faire une conclusion plus concise de ce petit coup de gueule, je dirais plus simplement, « fermez vos grandes gueules, on n’a pas forcément besoin que vous l’ouvriez pour qu’on vous subisse ! »

 Il faut aussi dire que ces gens « bien pensant de droite », pensent souvent s'être fait tout seul, être issu de la méritocratie et ne se rendent sincèrement pas compte du fait que le milieu dans lequel ils ont vécu les prédestinait à avoir une bonne situation sociale. Hélas, ça n'est même pas vraiment de leur faute, si on faisait un petit sondage, ces gens s'autoproclamant de la classe moyenne (qui est en fait les 20 % des plus riches, donc pour la moyenne vous repasserez...) ont à 95% un entourage issu de la même classe (famille, amis, relations...). Ils ne font pas exprès, ils sont tout simplement, culturellement, plus facilement amené à s'entendre avec des gens ayant les mêmes valeurs qu'eux, ou, simplement, les gens qu'ils rencontrent (ben, ils ne rencontrent pas souvent de prolétaires anarcho-communistes, parce qu'ils fréquentent rarement les mêmes endroits…Société cloisonné quand tu nous tiens...).

  Pour le côté, droite fascisante et remise en cause des acquis sociaux, j'ai entendu il y a peu de temps, une chose qui m'a fait bondir et quand j'ai vu que j'étais le seul que ça fasse bondir, ça m'a atterré. A ce moment là, j'ai fait un long voyage vertical, qui m'a amené de la stupeur, à la consternation. En visitant un ancien cirque romain style Colysée à Rome, on à commencé à discuter avec mes collègues, à propos des spectacles qui y étaient représentés et donc, fatalement des gladiateurs. La transposition avec le statut des criminels d'aujourd'hui arriva rapidement. Mes collègues ont trouvés tout naturel l'idée que, au moins, les criminels qui se produisaient au cirque devenaient utiles à la société puisqu'ils fournissaient un spectacle et aidaient à la croissance économique puisqu’il fallait payer le billet d'entrée. Ils ont donc plus d'utilité que les prisonniers purgeant actuellement leur peine en France puisque ces derniers coutent à la société, font payer des impôts (obsession éternelle...) et ne servent à rien. Alors vint la conversation sur la réinsertion par le travail. Avec la meilleure volonté du monde, ils se sont mis à discourir sur le fait qu'il faudrait obliger les prisonniers à travailler pour la société en purgeant leur peine. Alors de une, j'ai répondu que, tant pour le détenu que pour la société, il vaut mieux la réinsertion par le travail que de rester à croupir toute la journée dans une cellule en apprenant au mieux des petites magouilles, au pire à être un psychopathe. Cependant, je ne suis pas sûr que l'état soit disposé à adopter une réelle politique de réinsertion dans les prisons françaises, qui sont, soit dit en passant, les plus vétustes d'Europe. De deux, j'ai aussi ajouté qu'il conviendrait de laisser le choix au détenu et c'est de loin, le plus important. Si l'on ne laisse pas le choix au détenu de travailler ou pas,  il me semble que l'on revient à une idéologie proche de celle d'un bagne ou d'un camp de travail.

 Il me semble que la portée idéologique de ces propos est quelques peu fascisante. Mais eux, ces bons citoyens « de droite » issus de ghettos bourgeois, ne s'en rendent pas compte, parce qu'ils sont pragmatiques, ce ne sont pas des philosophes...Ils sont logiques, un détenu ne peut être utile à la société que si il se réinsère. Si en plus il se réinsère en travaillant pour la société durant sa peine, il aide également à la croissance économique, c'est d'une pierre deux coups. Moi je dis, très bien mais si le détenu donne sont approbation pour cela. Je pense que c'est mieux pour un détenu de travailler, le temps passe plus vite comme ça et on s'éloigne moins vite de la réalité de la vie de dehors. Mais, et c'est fondamental, si on ne lui demande pas son avis, c'est du travail forcé, donc même logique que Cayenne, Auschwitz...Même un détenu devrait avoir droit au libre arbitre, restant dans la catégorie des « humains », il reste assujetti au droits de l’homme qui vont avec ! Ou alors, on décide que les détenus sortent du genre humain pour faute. Après, on peut être en accord avec un type de société ouvertement esclavagiste envers certaines catégories de personnes (ici les détenus)...ça marchait chez les romains, au moyen-âge….Mais proclamer ce genre de discours et se vanter en même temps du fait que l’on soit en accord avec une société dont les valeurs fondamentales convergent autour des « droits de l’homme », c’est un tout petit peu contradictoire. Dans la constitution française, il est écrit que l’état doit garantir la sécurité, la salubrité et la tranquillité publique. Tout ceci n’est pas un commerce a but lucratif, ce sont des dépenses. Pour garantir la sécurité et la tranquillité de ses membres, une société enferme des gens qui y nuiraient s’ils étaient en liberté. Faire commerce des ces gens là, ou même créer une police, une armée à but lucratif, donnerait une société qui devrait se définir sur des valeurs nouvelles, plus libérales, que la plupart de ces gens au discours de droite ne cautionneraient pas à mon avis. Mais peut-être qu’à long terme, notre société va en ce sens ? Pour le moment, on a rien trouvé de mieux que le système des prisons pour empêcher des criminels de nuire à la société, mais il faut dire qu’on n’a pas vraiment cherché autre chose. Selon moi, un détenu est enfermé pour l’empêcher de nuire et non pour se faire de la thune sur son dos, pour l’exploiter en le faisant travailler sans son consentement, gratuitement ou pour une somme de misère. Soit dit en passant, la grande majorité des détenus en France purgent des peines de moins d’un an, pour des délits mineurs. Le surpeuplement des prisons est donc du en grande majorité à une population qui pourrait facilement exercer sa peine en milieu ouvert, sans nuire à la société qui lui fait exécuter sa peine…Mais c’est un autre débat.

Alors, ça arrive à tout le monde de sortir des conneries plus grosses que soi, surtout quand on à pour habitude de ne pas voire plus loin que le bout de son nez. Le problème, c'est que même quand j'ai spécifié mon point de vue à ces personnes, elles ont continué à vouloir me convaincre. J'ai du, à mon plus grand étonnement, couper cours à la discussion parce que ça devenait vraiment malsain. J'espère vraiment pour eux, que c'était de la fierté mal placée et qu'ils ont pu un peu réfléchir depuis. Je pense que c'est avant tout un manque de réflexion de leur part, ils ne sont pas mauvais au fond, tout comme la plupart des électeurs UMP et FN, ou des même des gens qui votent en général.  Ils ne réfléchissent juste pas assez, n'ont que trop peu de recul par rapport à leur propre situation et voudraient vivre dans un monde parfait ou tout le monde auraient les mêmes chances de départ qu'eux, feraient comme eux et penseraient comme eux...Ben heureusement que ce n’est pas le cas ici....Et même ailleurs !

 Pour résumer et à la lumière de ces exemples, la pensée de droite est représentée majoritairement par des individus issus de la classe aisé (qu'eux même appellent classe moyenne parce qu'ils ont du mal à s'assumer), réfléchissant et analysant leur environnement essentiellement par pragmatisme, tout en ayant très peu de recul par rapport à leur propre condition. Ils utilisent de ce fait, dans leurs diverses analyses politiques, sociologiques et économiques, des données erronées pour juger des faits réels. Ils ont tendance à imaginer que l'ensemble de la société bénéficie des mêmes postulats et avantages de base qu'eux même et c'est logique puisqu'ils s'estiment de la classe moyenne. Petit conseil pour tous, ayez du recul sur votre propre vie, vos avantages et vos inconvénients de départ, ceux des autres, tentez de vous mettre à leur place et vos analyses de café du commerce ne s'en porteront que mieux, du moins, elles approcheront peut-être plus de la réalité. Et si ce n'est pas le cas, elles énerveront moins vos interlocuteurs...Tout ceci vaut évidemment pour moi aussi !  

 

Du point de vue ordinaire d'esclave...

 

Quotidien, ô quotidien, c'est par la bourse que tu nous tien !

Mais qui les tiens, les cordons de ta bourse ?
Ces maîtres de la ficelle, qui ouvrent et qui ferment comme autant de lacérations de ton libre arbitre. 
Ils arbitrent et tu t’exécute, chaque jour un peu plus, dans une vie morne quand tout va bien, insoutenable quand tout va mal. Mais tout le monde n'a pas la même espérance de vie, les uns envient les autres et jalousent les suivants du peu de miettes en plus qu'ils auront récolté. 
Ils sont nombreux les esclaves au quotidien, agissant au bien commun de ceux qui on défini le terme. Il y a les bons et les mauvais esclaves, les petits chefs et les sous-fifres, les aseptisés sous vide, en sacs plastiques bien empaquetés, gelant l'hiver, fondant l'été. 
 
Et puis, une fois vidé de leur substance, les esclaves usés s'en iront et seront remplacés par les suivants, les descendants qui apprendront a sustenter leurs bons bourreaux. 
 
C'est la vie, non ?    

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