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5 avril 2016 2 05 /04 /avril /2016 14:10
Spécial artiste à la con : La transition géographique de la déchéance humaine

5- La transition géographique de la déchéance humaine

 

Dans notre belle société capitaliste, ou nous sommes des produits jetables comme les autres, notre déchéance s’accompagne bien évidemment de tout un folklore qui tend à faire évoluer notre situation personnelle. Parmi ce cortège de bonnes nouvelles venant accabler l’homme en perte de vitesse, plus le temps avance et plus nos besoins primaires se voient touchés par le phénomène. Nous avons tous en premier lieu, prioritairement à tout autre besoin, la nécessité vitale de nous nourrir, ou de nous loger. Se loger s’avère de plus en plus compliqué pour l’homme socialement déprécié. 

 

« Logement » : la chanson :

http://www.youtube.com/watch?v=DMXCrDN1bKg

 

Le marché immobilier nous égaye de ses milles et une vicissitude un peu plus chaque jour. Suivant les mêmes principes que ceux issus de la spéculation sur les produits alimentaires, la spéculation sur le marché immobilier permet à de gros bourges aux multiples appartements, de se faire encore un peu plus de thune en maintenant vides les logements dont ils sont propriétaires, afin que la valeur de ces derniers augmente. En suivant ce merveilleux processus capitaliste, l'ensemble des loyers voient leur prix augmenter et les masses de gens peu aisés voulant se loger, doivent se couper un bras et dynamiter les trois quarts de leur budget mensuel, pour faire le bonheur des bourses de grands propriétaires qui nagent déjà dans le coffre fort de l'oncle Picsou...(et là, vous pouvez vous mettre la chanson du générique du dessin animé en tête pour le reste de l'article : ("c'est le plus riche de tout Canarville, Picsou, Picsou....")

 

Résultat, le travailleur va vivre en banlieue avec les pauvres et passera 3 heures par jour dans les transports (bouchons sur le périph entouré des autres travailleurs comme lui, RER surchargé voyageant entre quelques aisselles d'autres travailleurs comme lui..), pour aller travailler chez les riches, ou les loyers sont hors de prix. Tout ceci pour gagner le droit de se loger et de dormir au chaud en payant un loyer à d'autres riches propriétaires (dont l'état fait parti). Quand aux autres qui ne bénéficieraient pas des ressources suffisantes pour profiter de ce merveilleux système ? Hmm, c'est embêtant...Il reste leur voiture, les foyers d'hébergement, les halls d'immeuble, la rue...

 

Ou alors...Ou alors...Pourquoi ne pas se servir finalement. Après quelques siècles d'arnaque, il serait possible que le bas peuple ai plus ou moins payé sa part de loyer pour les siècles prochains...Si cela était le cas, cela voudrait dire que l'on pourrait allégrement se servir et aller occuper ces milliers de logement vides, utilisés comme porte monnaie par de riches possesseurs de patrimoine, rentiers à souhait, menaçant de quitter le pays à toute réforme du droit de succession, ou de l’impôt sur la fortune...

 

Le logement libre service serait-il l'avenir ? Puisqu'on nous invoque du libéralisme à souhait, des extases devant la main invisible qui régule le marché au profit des puissants, dans ce cas prenez le pouvoir et devenez la main invisible ! Allez défoncer les serrures des logements vides munis de vos mains invisibles et dépoussiérez un peu des endroits démunis en chaleur humaine ! Levez haut vos mains invisibles et faites un beau doigt d'honneur au système qui clame par son régime soi-disant représentatif, servir vos intérêts. Repeuplez les villes, enfoncez les portes closes et vivez ! Chacun a droit au logement, si on ne vous le donne pas, prenez-le !  

 

Evidemment au pays de la propriété reine, le squat est interdit. Quelques lois protègent le squateur, comme le droit opposable au logement, qui finalement n’a jamais été mis en service, ainsi que la fameuse trêve hivernale, empêchant toute expulsion d’octobre à mars. Ceci laisse donc six bons mois pour faire appliquer la justice propriétaire…

 

Expulsion de squatteurs :

 

Ils sont tout malheureux les pauvres électeurs qui ont cru aux sons de violon du parti socialiste, sensé nous sauver de Sarkozy. Ah, les électeurs, c'est quand même bien naÏf ces bêtes là ! 

Le parti socialiste à abandonné les classes ouvrières et peu aisées depuis bien longtemps, ils n'étaient pas au courant les pauvres, en mettant leur bulletin gentiment dans l'urne en mai dernier. Et quand bien même ça aurait été Mélenchon qui aurait été élu, que ça serait bien revenu au même...

A Strasbourg, en plus d'avoir un président socialiste, un gouvernement socialiste, une majorité parlementaire, tant à l'assemblée nationale, qu'au Sénat, socialiste, on a aussi un maire socialiste, de gauche on dit, c'est bien ça ? Oui, c'est bien ça, on dit de gauche pour socialiste...On dit encore ça, vu qu'il y a encore pas mal de veaux pour le croire. 

Comme à l'habitué, nos amis policiers ont été envoyés expulser les méchants squateurs, présents depuis 5 ans dans des locaux appartenant à la mairie de Strasbourg, que cette dernière avait laissé à l'abandon depuis bien des années. Les méchants squateurs, avaient fait de cet endroit qui ne servait à rien, un lieu d'échange culturels, de foisonnement artistique, même d'édition de bouquins et évidemment un lieu d'habitat pour quelques dizaines de personnes qui faisaient vivre le lieu. Peu d'habitations dans le coin, mais évidemment, ça faisait chier les quelques riverains du bout de la rue et le garage d'à côté, puisque de temps en tant, les méchants squateurs organisaient des concerts qui faisaient du bruit avec des jeunes qui jettent des canettes...J'imagine bien que ceux là ont du se plaindre pendant 5 ans et que si ils avaient été plus nombreux et qu'ils avaient eu plus de courage, ils seraient venu expulser les méchants squateurs eux même, manu militari, un peu comme ce qu'il s'est passé pour un camp de rom il y a peu de temps. En attendant, ils n'étaient pas assez nombreux pour former une milice fasciste, c'est tant mieux, mais ils furent les premiers à se féliciter de l'expulsion des méchants squateurs, après tant de lettres adressées à la Komandantur. (voir le passage avec le garagiste sur une des vidéo en lien)

Donc tôt le matin, tout le monde dort, ou part au travail, donc c'est plus facile d'expulser...Alors en avant ! La résistance à bien essayé de se former, mais vu l'armada de CRS présente (voir les vidéos), il n'y avait pas grand chose à faire. 

Alors on va me dire, ", oui, c'est facile pour toi, tu es de parti pris, tu les connais ces squateurs, ce sont tes potes...". Et ben non ! Je suis allé deux fois dans ce lieu, à deux soirées, assez sympa d'ailleurs et j'ai une fois assisté à une réunion là bas. Alors oui, rien n'est parfait, à des soirées, on peut toujours croiser des cons, le milieu "anar" recèle de quelques sexistes et homophobes que j'ai pu rencontrer là bas à la deuxième soirée que j'y ai passé. La réunion ou j'ai été ne m'a pas plu non plus (voir lien), mais dans la vie, rien n'est jamais parfait. Ces gens là ne sont pas mes potes, peut être que certains visages me reviennent vaguement, mais sans plus. Ce ne sont pas ces gens, spécifiquement que je défends, c'est le principe même du squat. Ces squateurs ou d'autres, puissent-ils tous être une bande de connards babos pseudo gauchiste anar associatif à sarouel, que je soutiendrais toujours le fait de monter des squats, puisque prendre un lieu qui est vide et ne sert à rien, même si c'est simplement pour loger des connards, c'est bien ! Attention toutefois, il me semble bien que les méchants squateurs du squat dont je parle ici, sont des gens très agréables et ouvert d'esprit, c'est juste pour dire que même s'ils avaient été des cons, ça ne m'aurais pas empêché de défendre le principe du "squat". 

L'annonce de l'expulsion s'est rapidement propagée sur les réseaux sociaux et évidemment, puisqu'on est en Alsace, terre propice aux réactionnaires de droite, on a pu entendre de ci de là, quelques commentaires signifiant que cette expulsion n'était que justice. 

Un exemple parmi tant d'autres : Un type écrit ceci : mais être artiste donne-t-il le droit d'occuper illégalement des locaux?   

Je réponds : Etre humain en donne le droit !  En donnant en lien une de mes chansons sur le sujet. http://soundcloud.com/olga-gustavson/logement

Il continue : Je voudrais bien me renseigner, mais les DNA indiquent

"L’association Papier Gâchette pensait pouvoir être hébergée dans l’ancien centre de tri de La Poste à Schiltigheim, mais le projet a été bloqué par Raphaël Nisand, le maire, qui déclare dans les DNA qu’il s’agit là d’un « problème strasbourgeois et que Strasbourg n’a qu’à les garder chez eux »… Ambiance, ambiance d’autant qu’en mai 2012, le même Raphaël Nisand se félicitait de les accueillir à Schiltigheim. Que s’est-il passé entre temps ? Mystère. Les occupants refusent systématiquement de répondre à nos questions."
Bref, je ne suis pas sûr que tout soit tout blanc ou tout noir.
Mais si on pas débattre, je me tais. Désolé, j'avais mal interprété le bouton "commenter"...

 

 

Je me dis, "Tien, je vais aller voir sur la page Facebook de ce type pour voir ce qu'il fait dans la vie, il m'a l'air bien de droite, ou au moins socialiste...ET là, magique, je trouve que ce cher monsieur à travaillé il y a peu à la CUS (Communauté Urbaine de Strasbourg), avant d'aller bosser à la commission européenne de Bruxelle...Ce qui laisse planer le doute quant-au fait que ça soit un gros bourge...

 

Alors je réponds : Ah commenter, 'j'adore ça ! Cliquer sur des "j'aime" aussi ! Les DNA, comme source d'information, c'est vrai que c'est un peu léger..Disons que ce journal est quelque peu "orienté" politiquement et certainement pas en faveur de n'importe quel "squateur". Je ne connais pas les gens de ce squat là, ce ne sont pas des amis à moi, mais la notion de squat comme solution pour occuper des locaux vides qui ne servent à rien, c'est essentiel et cela devrait se généraliser, surtout en ces temps de crise. Après c'est vrai que si j'avais bossé à la CUS ou la commission européenne (tout aussi orienté politiquement contre tout "squatage"), peut-être que j'aurais d'autres idées sur le sujet, ou bien que simplement je me dirais qu'il serait de bon ton de lécher le cul de mes anciens, futurs, ou potentiels employeurs...Il faut savoir rester "professionnel" en toute circonstance, les réseaux, ça s'entretien !). Le squat, c'est l'avenir et j'espère que si les "romains" (comme ça qu'on nomme communément les habitans de ce lieu se situant route des romains à Strasbourg) se font virer aujourd'hui, ils trouveront rapidement ailleurs et qu'ils donneront l'envie à plein d'autres de faire comme eux. Les riches propriétaires possèdent bien plus qu'il ne leur en faut pour vivre et s'accaparent les biens immobiliers, notamment, laissant parfois bien des logements volontairement vide afin d'aider à la spéculation sur le marché immobilier...Pendant ce temps, pleins d'autres se ruinent en loyer, vu la flambée des prix, grâce à nos amis propriétaires spéculatifs, d'autres n'ont même plus de quoi se loger...D'ou la nécessité d'aller se servir et j'invite tout le monde à le faire. La proprété vous vole les amis ! Reprenez ce qui vous est du ! En ajoutant un lien vers un article sur le sujet du droit de propriété. http://www.gustavson.fr/article-droit-de-propriete-71375949.html

 

Donc voilà, je vous mets tout le film de l'histoire en lien en haut de page et je vous invite tous à aller squater des lieux vides, ou même d'aller déloger les gros bourges de leurs résidences secondaires. Si vous ne le faites pas, parce que vous ne vous sentez pas l'esprit aventurier, je vous encourage à soutenir les squat, de tout genre, juste parce que ce sont des squats et que rien que par ce fait, ils mettent à mal le droit de propriété, divisant les peuple et provoquant, haine, violence et guerres en tout genre. 

 

Droit de propriété :

 

 

Le droit de propriété, quelle belle invention !

 

  Le droit de propriété est une notion inventée par les dominants, pour asseoir la légitimité de leur domination, par la possession de bien plus de choses que ce dont ils auraient besoin. Cette possession leur confère le pouvoir de contraindre ceux qui ont effectivement besoin de des choses que le dominant à en surplus. Eux ne possèdent rien d'autre, que la possibilité de quémander au possesseur, le droit de vivre au chaud, contre quelques rétributions souvent bien profitables, à celui pour qui le rapport de force hiérarchique dans la société est favorable.

 

  Notre système social manipulateur des masses, voit la propriété comme une notion fondamentale. Cependant, cette notion pourrait être remise en cause à la faveur de ce que l’on nomme communément comme quelques utopies.

 

  L'utopie est un terme définissant de belles idées, de doux rêves, irréalisables concrètement, dans la vraie vie...Pourtant l'utopie est parfois réelle, lorsque l'on prend conscience qu'elle est réalisable et qu'on la réalise. Les squats peuvent faire parti de cela, bien que dans la réalité, ils ne sont que tout au mieux, des repères à junky qui ont trouvé l’occasion d’assouvir leur passion pour la drogue et la bière à moindre cout...Malgré cela, ce sont aussi des gens qui ont remis en cause le droit de propriété absurde, d'une institution possédant un bâtiment, n'en faisant rien depuis des années, le laissant à l'abandon, pourrir sur place...Les squateurs investissent alors ce lieu et peuvent potentiellement en faire quelque chose d’utile à la communauté, bien que la plupart du temps ça ne soit pas le cas. (mais même si ce lieu s’avère n’être utile qu’à eux même, il sera toujours plus utile qu’a être abandonné et au pire utilisé dans le cadre de spéculations immobilières).

 

En général, lorsque le phénomène du squat touche un bâtiument, on laisse faire aux squateurs des travaux couteux, on attend que passent les élections et magie de la propriété, on les les expulse parce qu'on en à le droit, en tant que "propriétaire"... (C’est dôle comme quand on nous prend un bien que l’on n’utilisait pas, on se rappelle qu’il est à nous et qu’on veut le récupérer…)

Concernant certaines associations comme le DAL ou  « les enfants de Don Quichotte », leur mission ne relève même pas d'une utopie, mais juste d’essayer de protéger comme ils peuvent, les sans abris du froid, en leur proposant des recours vers une solution de logement, ou même de s'abriter dans des tentes..Du coup, ça fait un village de tente de SDF dans la ville, ça fait fuir le touriste, ça fait perdre de l'argent aux commerces, ça crée les fameuses "nuisances" pour les riverains…Alors, on vire tout ça et on fait des procès aux organisateurs..Classe ! La pauvreté existe, mais moins on la voit, mieux on se porte, demandé aux manifestants du seizième arrondissement ! Le pauvre doit avoir honte et se cacher dans les bois, pour ne pas emmerder le bourgeois...Qu'il se nourrisse de feuilles mortes et de glands, il ne vaut finalement guère mieux qu'un sanglier...

 

  Laissons aux bourgeois ce dont ils ont besoin pour vivre et prenons possession de tout le reste. J'appelle à une expropriation générale, des millions de logements sont vides, ne servent à rien et des millions de gens sont dans le besoin, des milliers dorment dans la rue et nous vivons cela normalement, sans même que ça nous provoque un battement de cil...Il est temps que notre passivité face au scandaleux cesse, dans bien des domaines et notamment dans celui là...La possession, c'est de la merde, on ne possède pas la vie des autres, leur logement, leur pays...Tout est à tout le monde et chacun pourrait prendre ce dont il a besoin, si les richesses étaient mieux réparties...Mais aujourd'hui, les grands possédants possèdent et la masse des possédés végètent dans les croyances qu'on leur inculque...Propriété, hiérarchie, concurrence, individualisme, voici les nouvelles religion du système néolibéral...Vivement qu'on en sorte, ça n'est pas mon utopie, c'est ce que je voudrait qu’il arrive...

 

Alors dans ce système merveilleux, se son souvent les pires connards qui tirent leur épingle du jeu. Les marchands de sommeil sont de ceux-là.

 

Une nuit à Paris :

 

Paris m'angoisse

je vois le temps qui passe

dans ma chambre d'hôtel dégueulasse

qui fleurait bon la moisissure

je suis pas seul sous les draps c'est sure

 

mais les insectes qui m'accompagnent

eux ne payent pas la note d'hotel

52 euros la nuitée

ça fait cher le prix du mètre carré

 

logeant chez des marchands de sommeil

écoutant les enfants brailler

s'entassent à dix dans la même pièce

je pense que moi aussi ça ferait râler

 

et des gars se battent dans les couloirs

et d'autres à la fenêtre aiment crier

là dans ma chambre tout seul j'angoisse

mais la nuit dehors à me saouler

 

pas sure que ça aurait été mieux

au moins dans ma chambre j'ai les clefs

à moins que les mecs me sortent du pieux

personne devrait venir me faire chier

 

Paris la nuit

hotel miteux

je suis pas la pour longtemps

 

pourri tanpis

j'aurais pas mieux

faut que je vive avec mon temps

 

marchands de sommeil

se font de la thune

sur le dos des sans papiers

 

vision soudaine

du provincial

qui voulait se coucher.

 

Marchand de sommeil ! Parce que s’il y a de la misère, pourquoi se priver d’en profiter ?

 

Et puis un jour, tout ceci se termine, la déchéance s'achève, la transition géographique arrive à sa fin et l'homme désintégré se pose au plus bas qu'il puisse se poser, à même le sol, dehors.

 

« Petit Homard » : la chanson : http://www.youtube.com/watch?v=IA4YK0-ybGo

 

 

Ah, les supermarchés ! Une petite représentation idéale de notre belle société, qui se regroupe au delà de ses divisions en castes sociales hiérarchiquement désignées, pour assouvir ses besoins de consommation les plus primaires. Mais ici, plus que l'achat de nourriture et de boisson, il s'agit de célébrer la réunion de tout ce petit monde dans l’allégresse de l'ignorance de son voisin de cadis...Et pourtant parfois, l'espace d'un instant, des regards se croisent, des émotions s'échangent et l'on se sent tout à coup quelque peu semblable à cet individu, nous observant d'un regard de veau, entre deux boites de raviolis industrielles.

Dans cet aquarium ou l'on a disposé pour nous tout l'exotisme des voyages lointains, des belles images publicitaires, des produits venus des confins du monde, parcourant la planète en soute, bien plus facilement que les êtres humains candidats au même voyage....Après tout, la mondialisation, c'est fait pour laisser la liberté au commerce, que les hommes restent bien au chaud derrière les frontières que l'on a érigé pour eux !

Dans cette apothéose, un smicard venu pour acheter sa bouteille de vin de table et son plat préparé du lendemain, pourra admirer ce homard en aquarium dans l'aquarium, qu'il ne pourra jamais se payer. Tous deux se regardent le temps d'un relan gastrique et comprennent inconsciemment que leur destinés sont quelque peu communes...

 

« Ta rue ma maison » : la chanson : http://www.youtube.com/watch?v=uoMZcZ1ng0M

Ils sont des êtres d'un autre monde, d'un autre temps et pourtant, chaque jour le civil urbain passe devant. Sans trop regarder, en évitant tout contact, l'air froid et impassible, le bado, le passant, renvoi une certaine fraicheur au clodo qui tente de le solliciter pour quelques pièces qui lui feraient la journée, qui la ferait passer, pour se nourrir encore un peu et survivre encore un jour, deux, ou plus...

  Si proche et pourtant si éloignées, les petites fourmis et les exclus de la société se côtoient, chacun semblant la justification de l'autre. L'exclu, le SDF, le clochard, le sans logis, vit. Il vit pauvre, avec une liberté que sa pauvreté amoindrit, soumis à des contraintes différentes, mais lui marquant le corps et l'esprit au fer rouge. Rouge il boit, rouge il devient et le vieux pape se charge de précipiter la transformation de l'habitant des rues, en être d'une planète différente à celle des autres gens qui passent, mais qui ne stagneront pas ici, sur le bitume, toute la journée, jusqu'à la nuit, pour y rester encore un peu plus, jusqu'à ce que la vie finisse par mettre un terme à cela.

  Aujourd'hui, c'est une belle journée, encore une, c'est le printemps, il fait moins froid, alors ça va. Les appels d'urgence, les chambres en foyer, les nouvelles aux infos sur le sujet, vont se tarir, comme si tout cela n’existait plus, un temps, le temps que le clodo revienne à la mode l'hiver prochain. En attendant, ça vit, sa meurt et la plupart s'en foutent.

  Chacun pour soi ! Les clodos sont la peur de ce que l'on ne voudrait pas devenir, en cela, il semble que la société les trouve utile et de ce fait, les laisse là, miséreux et visibles, exemples de sanction en cas de faute sociale.


 

Cette transition géographique continue encore, jusqu'à finir par tous nous joindre, riches, pauvres, intégrés, désintégrés ou jamais intégrés, dans le même état de mort cérébrale. Toute la saveur d'une vie terrestre résulte parfois dans le cheminement pour en arriver là...

 

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