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1 avril 2016 5 01 /04 /avril /2016 13:28
Spécial artiste à la con : l'homme intégré désintégré

4- l’homme intégré désintégré :

 

L’homme intégré vit parmi nous, à sa juste place, celle qu’on lui a assigné, celle ou il se sent conforme à un ensemble conforme. L’homme intégré vit parmi nous et tout comme nous, se traine son poids et celui de toute sa conformité.

 

Le stress : toutes les solutions ?

 

Il y a des moments comme ça, ou l'on ne sait pas bien ou l'on en est...

J'ai entendu parler du stress, mot à la mode depuis une vingtaine d'années.

Le stress est provoqué par l'écart entre ce que l'on attend, ce que l'on espère, ce que l'on voudrait voir être et la réalité. Le stress est un état d’adaptation, il peut-être du à la brutalité de cette nécessaire adaptation à quelques changements qui nous tombent dessus, vers lesquels on s'est dirigé. Il peut être peu gérable face à l'étendu de l'écart entre nos aspirations et ce qui se passe devant nous. Comment, dans ce cas, réduire son stress, ses angoisses d'être sorti volontairement, ou malgré nous, d'une certaine zone de confort, à laquelle nous étions habitué, ou nous avions nos habitudes, ou nous savions appréhender les choses sans ressentir la panique de la nouveauté, de la surprise, de l'étonnement ?...

Pour réduire son stress, conséquence de notre arrivée plus ou moins brutale dans quelques zones d'inconfort, on pourrait réduire cet écart entre ce que nous voudrions et la réalité du monde que nous vivons. On pourrait réduire cet écart de façon virtuelle, en se servant de quelques drogues qui nous désinhibe, nous font croire que cet écart est réduit un temps, alors qu'il est bel et bien là et qui lui, s’affranchit bien de nos états de défonce et des soucis de santé qui finissent toujours par venir avec lorsqu'on en abuse. On pourrait décider de combler cet écart en bossant pour changer nous même, pour atteindre l'autre côté de la rive, combler l'écart qui nous en sépare, par pragmatisme, par idéalisme (de croire qu'on puisse y arriver) ou par d'autres moyens. On pourrait aussi décider de revoir nos ambitions à la baisse pour que cet écart soit moins pénible à combler (en changeant de rivière à traverser, en en choisissant une plus petite, une moins large, une ou le courant est moins fort, ou même une flaque). On pourrait accepter de (ou se résigner à) ne pas combler cet écart, voyant bien qu'il est impossible à combler. On pourrait enfin décider de s'en aller, de se foutre des écarts, de nos projections et de vivre dans ce monde en se laissant flotter sur le courant comme une coquille de noix vide sur une rivière. On pourrait enfin faire tout un tas d'autres choses, surtout si notre stress, conséquence de nous mêmes, seuls responsables de nos émotions, est trop dure à vivre.

Imaginons que nous sommes coincé dans une montagne et que nous avons froid, notre but alors est d'avoir plus chaud, car sinon, nous allons mourir. On peut décider d'aller courir la forêt pour chercher du bois et de se trouver une grotte, afin de combler l'écart entre la température qu'il fait et celle dans laquelle on a besoin d'être pour vivre. On peut décider de picoler façon clodo, pour avoir l'impression d'avoir plus chaud. On peut décider d'accepter cette température, de ne plus espérer avoir plus chaud et que notre corps s'adapte à ce rude climat, en concentrant notre sang dans nos organes vitaux, en perdant d'abord, nos bras, nos jambes, nos extrémités, pour finir par s'en dormi lentement dans le froid et en rester là...On accepte alors les choses, la mort. Parfois, il est impossible de réduire des choses sur lesquelles nous n'avons aucun pouvoir. Nous n'avons pas de pouvoir sur la température extérieure, nous pouvons nous en abriter, si on en a la force, mais on ne peut pas la changer. On peut endurcir son corps, mais que jusqu'à un certain point. Un pote m'a dis que lorsqu'il a fait son service militaire, il ne faisait jamais de sport et qu'il a finit par faire des footing de 16 bornes chaque matin...Le corps est une machine, mais même les machines ont leurs limites...Parfois, il y a d'autres choses que nous pouvons changer et parfois, nous nous voyons dans l'incapacité de changer, de nous adapter, alors que d'autres y arrivent. Question d'histoire de vie, de besoins, de névroses, d'aspirations...

Le stress est une émotion que nous vivons, qui n'est qu'une conséquence des choses, de notre adaptation, du fait qu'on s'est dirigé vers un endroit dans lequel on a du s'adapter. Le stress vient de notre perception des choses, le stress c'est nous, s'il est trop difficile à vivre, seul nous avons le pouvoir de changer ça, d'être plus zen, de vivre les choses autrement ou de décider, si on le peut, de vivre autre chose.

Ça fait donneur de leçon ce que je dis, à vrai dire, j'y connais pas grand chose à toutes ces conneries, j'ai entendu quelqu'un en parler à la radio, ça m'a paru simple, clair et plein de bon sens, alors je retranscris ce que j'en ai retenu. D'ailleurs, ça fait partie d'une formation qui coute 1200 euros, du coup, c'est comme si vous gagniez de l'argent !

J'en conclurais que d'instaurer le stress comme une mode est bien utile pour notre société. Le stress n'est cependant pas toujours négatif, l'adaptation peut se faire dans bien des sens, vers bien des endroits et pas forcément vers les adaptations souhaitées par notre société néolibérale (travailler plus, être un bon soldat, respecter les valeurs de la république, manger équilibré tout en buvant l'eau du robinet riche en fluor pour calmer vos ardeur..). Celle-ci nous tend à stresser dans certains sens, pour certaines raisons, elle hiérarchise les bonnes adaptations à avoir, des mauvaises dont il faut s'éloigner. L'adaptation est naturelle chez l'homme, sinon nous serions toujours des australopithèques et les australopithèques en ne s'adaptant pas, auraient disparu de la surface du globe...Ce qui aurait été une bonne chose pour le dit globe, d'ailleurs...Mais l'homme est une salle bête, une machine comme dit tout à l'heure, il s'adapte comme tout bon virus. Mais même, les virus finissent par disparaître, alors gare à vous !

Le stress est là, il peut-être bon ou mauvais et comme on est humain (même les bouddhistes et les hippies..), on ne peut pas faire sans. Dans ce cas, mieux vaut stresser pour des choses utiles, vraiment utiles, plus utiles pour vous que pour une société qui vous exploite. Si vous ne trouvez pas vous même, je vous encourage à stresser pour les choses que j'estime utiles, pour les connaître, vous n'avez qu'a envoyer vos questions ou vos propositions en commentaire à cet article, je vous donnerais mes réponses valant parole d'évangile, mes approbations, ou mes recommandations aux anges des ténèbres...Et si vous vous en foutez et que vous avez eu l'impression de perdre un temps précieux de votre vie à lire cet article à la con, je vous encourage à me chercher par delà villes et forêts, afin de me pisser dessus comme je le mérite !

 

L’homme intégré se doit de se mêler aux autres, de participer à des projets en commun, à œuvrer au collectif pour les plus grands bienfaits du sacro-saint intérêt général.

 

« Réunion » : la chanson : http://www.youtube.com/watch?v=TMCXJMOZWk0

 

 

Publicité démocratique pour fonctionnement dictatorial...:

 

Lorsque l'univers de la sociabilisation se confronte à l'univers professionnel, ou pseudo professionnel, ou faussement non professionnel sous couvert de publicité associative, il arrive que l'on en obtienne une espèce de mélange post vomitif que l'on nomme communément, "Réunion", "CA", "AG", "Congrès", "Séminaire"...

Nous avons à faire ici, à un petit enchevêtrement d'esprit d'entreprise, tentant d''entreprendre un projet commun, dont la conception, la réalisation et la pérennisation se ferait en bonne collaboration constructive et collégiale.

Rien qu'à en lire un bref résumé, cela parait chiant, mais attendez d'y être !

Les réunions, du moins celles pour lesquelles j'ai eu l'occasion par ma présence d'y non participer, ont cette faculté sensationnelle de vanter un principe de fonctionnement participatif, qui dans les faits s'avère la plupart du temps, inexistant, ou existant de manière publicitaire, virtuelle, illusoire...Ceci étant bien évidemment censé ménager et conforter les égos d'assemblées soumises, afin que ces dernières ne soient pas confrontés de manière trop vive et humiliante à leur soumission. Être soumis, ça fait mal au cul et plus on le sait, plus la douleur est vive...Jusqu’à ce que l'on s'habitue et que l'on finisse par aimer sa position soumise, par aimer sa douleur, par se l'approprier comme quelque chose de normal, de cool, jusqu'à la revendiquer comme un état choisi, bien que pas choisi par soi.

Alors on se fout tous autour d'une table et on cause, selon des règles préétablies et pas par moi. Que le carnaval commence !

On prend la parole pour parfois ne rien dire d'autre que le fait que l'on prenne part aux "débat", afin que chacun puisse entendre le son de sa voix d'intervenant, concrétisant le fait que cet intervenant soit bien intervenu. Cela satisfera, intervenant et intervenés, respectant les statuts communément rédigés par les élites charismatiques de l'assemblée présente.

Comme dans la vrai vie, chacun saura bien garder sa place et comme dans la vraie démocratie occidentale, chacun gardera la croyance que la dite "réunion", se déroule de manière "démocratique", selon un fonctionnement "collégial". Il en résultera des prises de décisions aussi mutuellement consenties, que si elles avaient été prises individuellement par chacun des membres de cette mini société.

Oui, je suis présent, oui j'ai la possibilité d'écouter les propositions que l'on me fout devant la gueule, bien que je n'en comprenne pas grand chose. J'ai même la possibilité d'aller me renseigner pour mieux comprendre ces choses et devenir moi même un jour, l'orateur charismatique, qui expliquera à une assemblée d’ignares, des choses qu'ils ne comprennent pas. Ce jour là, j’assiérai ma domination locale ! Mon influence sera légitimé sous couvert de consentement mutuel, lors de votes concrétisant une prise de décision, agissant autant sur ceux qui y comprennent quelque chose, que sur ceux qui n'y comprennent rien ! Plutôt que de régner par la terreur, je m'insinuerai dans les esprits de chacun, par des techniques manipulatoires que j’aurai su maîtriser, que ça soit en autodidacte ou pas, que j'en sois conscient ou pas. 

Il est vrai que l'on peut faire bien plus de choses à plusieurs, en bonne concertation ou en bonne manipulation, que seul. Notre civilisation a été construite en collectivité, mais tous les membres de cette collectivité ne profitent pas de ses bienfaits de la même manière, à tel point qu'une bonne majorité serait bien mieux sans.

 

Réunis, assemblés dans des contenants, des bureaux, des entreprises, des boites conservant les produits que vous êtes plus longtemps consommables, à l’abri de toute infection extérieurs, vous vivez votre vie de légume desséché en toute tranquillité

 

Que pensez-vous des haricots ?

 

A travers des siècles de cultures diverses et variées amenant l'humanité vers le St équilibre alimentaire, de nombreux subterfuges ont permis à la civilisation de renouveler sa stupidité de génération en génération. De normes en cultures, de règles en raisons, de nombreux crétins des alpes furent nourris aux haricots. A la fois, vert, blanc, dures, mous ou encore mal cuits, ils envahirent nos jardins, les jardins de la vie. Mère nature qui nous nourrit, si elle pouvait nous l'aurait dit, le haricot plein de fibres et de vitamines est bénit. Hélas, il ne rassasie point, le haricot de ce débat, il entre et part en ne laissant que de l'eau derrière lui. Il est éphémère, conjoncturel, ne laisse que trop peu de trace pour que les suivants puissent se rendre compte de l'arnaque, refusent l'assiette qu'on leur tend....
Tout comme le chou, le haricot sait détendre notre fort intérieur pour qu'il évacue son trop plein d'animosité. Une fois vide, on ne pense plus ou l'on pense moins, du moins, pas assez pour stopper ce travail à la chaîne qui termine toujours sa course en nous. Notre estomac, chargé de végétaux et notre digestion active sont les seules activités qui nous occupent durant ce temps qui dure parfois une vie, une vie de végétarien, végétant devant un écran télé, saladier à la main...Bon appétit !!!

 

Même cette tranquillité prévisionnelle établie et contrôlée fini par avoir une fin.  Le produit se sent pourrir, la déchéance de l’homme intégré approche à petits pas.

 

Une tranche de fromage : La chanson : https://www.youtube.com/watch?v=Je2ugvkmgP8

Le quotidien rend fou !

Chaque jour, on reproduit les mêmes gestes, on dit les mêmes choses en faisant les mêmes fausses politesses, les mêmes phrases, les mêmes vannes pas drôles, aux mêmes gens ennuyeux que l’on n’a pas choisi de côtoyer, mais que l'on voit plus que les gens qu'on voudrait voire vraiment...On se lève tôt pour faire tout un tas de choses qui vont nous saouler jusqu'à tard. On rentre crevé, avec tout juste assez d'énergie pour choper la télécommande, se faire des plats cuisinés au micro-onde, puis s'écrouler de sommeil pour revivre la même journée palpitante le lendemain.

 Alors on pense à sa vie, à ce que l'on fait, à ce que l'on est...Parfois, ce que l'on est, justement, correspond presque parfaitement à ce que l'on aurait pas voulu devenir à l'époque où l'on avait encore le temps de penser, si toute fois, cette époque a existé un jour…Pour beaucoup de personnes, ça n'est hélas pas le cas et ça n'est pas de leur faute.

Alors on compare, on voudrait faire autre chose, être autre chose… Notre propre existence nous semble être similaire à celle d’une vielle tranche de fromage oublié dans le frigo. Rien que d’imaginer l’être, a la vertu de faire que pendant qu'on y pense, on s'évade de son quotidien monotone... 

On devient cette nourriture que nôtre corps transforme chaque jour. La nourriture c'est nous et le corps est nôtre quotidien dans lequel on entre appétissant et l'on sort comme une grosse merde. Le système nous digère puis nous évacue, un genre de tout à l'égout social, c'est ragoutant...Bon appétit !

 

 

« Vivement la retraite » : la chanson :

Il y en a qui y sont.

 Après 40 ans et plus, de dures et loyaux services envers la société du profit dont ils ne toucheront que quelques malheureuses miettes, ils ont enfin le droit de ne plus se faire exploiter 40 heures par semaine. Quelle chance !

Après avoir usé tout ce qu'ils avaient de leur jeunesse, de leur dos en pleine forme, de leurs muscles vigoureux, pour ne parler que des muscles, ils ont enfin le droit au repos. Le repos, oui, mais le repos comme il faut, trop usé pour aller trop loin, trop habitué aux conventions sociales pour trop déranger le bon ordre des choses. Bien sûr, il y a toujours des exceptions, des exceptions qui ne viendront que confirmer leur foutu règle. 

Alors on s'habitue, on passe sa vie à s'habituer à des absurdités systémiques, tout en s'habituant à ne jamais les nommer comme telles. Bébé, on va à la crèche, parce que ses parents bossent, puis enfant, on va à l'école, pour s'habituer au rythme contraignant du travail auquel on sera assigné étant adulte. Enfin adulte, c'est la consécration, un travail en bonne et due forme. Le droit de se lever tôt, de rentrer tard, de faire 1.8 enfant, de se crever à la tâche, à moins d'être un bourge qui fera crever les autres à sa propre tâche. 

Finalement, ça marche pour les troupeaux de bœufs, il n'y a pas de raison que ça ne marche pas pour nous ! Naissance, tétée, enclos et abattoir à la fin. Parfois, quelques meuh, beaucoup de bouses et surtout, des regards de veaux qui regarderont passer les trains...Je crois qu'il est temps d'aller dormir, ou bien ?

Vivement la retraite ! 

 

Il arrive que sa fin de mission ne soit pas aussi douce. Parfois, l’accumulation de frustration, d’énervement, de déconsidération nous submerge plus que de raison. Alors forcément, on déraisonne au-delà du prévisible et l’on devient soi-même, un dommage collatéral du système.

 

« MERCI PATRON » : la chanson :

 http://www.youtube.com/watch?v=LL_0xxElTYM

Quand on a trop tiré sur la corde, c’est sûr, elle cède ! Quand on a tiré dessus longtemps, en faisant bien semblant de ne pas tirer, de ne pas faire d’effort pour subir la pression, la cassure se fait plus durement ressentir et il ne fait pas bon être autour de la victime du burn out à ce moment là. Fatalement, on passe le plus clair de sa journée au travail, alors nos chers patrons se trouvent être souvent en première ligne. Patatra, fracture de la tête garantie et vla que l’ouvrier délocalise lui-même la tête de son supérieur hiérarchique et la recycle en sac à main en cuir véritable, quelle ingéniosité dans la cruauté !

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commentaires

MOI 14/04/2016 17:07

LA VIE POURRIT IDE TOUS LES JOURS MERCI LE GOUVERNEMENT

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