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2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 10:18


  Je me baladais... Comme au Moyen âge.

 

Cet article n'a pas plus de prétention que d'être un avis parmis d'autres, sans études ou recherches précises mais à la lumière de quelques connaissances accumulées.

Le système économique que l'on subit actuellement ne s'est pas révélé ces dernières années...Pour ma part, je pense que cette économie était celle des marchands depuis des temps très anciens. L'ensemble des personnes subissaient ce système puisque tous, ou presque, étaient amenés à acheter ou à vendre plus ou moins quotidiennement, au cours de leur existence; on peut donc situer l'apparition d'un tel fonctionnement au moment de l'apparition de l'économie du troc.

 

Toutefois, ce système économique n'était pas théorisé et systématisé. Il n'était pas dominant sur la politique et ne dominait pas l'ensemble des prises de décisions comme c'est le cas aujourd'hui. L'avènement de ce mode de pensée au sein du pouvoir est à mettre en corrélation, comme beaucoup d'historiens médiévistes et modernistes ont tendu à le prouver, avec la montée en puissance de la corporation des marchands à la fin du moyen âge. Petit à petit, les valeures des commerçants, de plus en plus puissants (car les seigneurs de guerre dépensiers et peu épargnants ,dans tous les sens du terme, avaient besoin de leurs crédits), prirent le pas sur les valeurs féodales et ecclésiastiques dominantes jusqu'alors.

 

Sous Louis 14, se mis en place une systématisation de cette économie comme fondement du pouvoir royal. Au début, les théories mercantilistes de Colbert pronnaient un contrôle fort de l'état sur l'économie. Ensuite, vint l'avènement de l'économie libérale avec l'entrée de plus en plus massive des bourgeois dans les hautes sphères des états les plus puissants. Le premier théoricien du libéralisme fut Adam Smith, dans la première moitié du 18e siècle. Sa thèse de la main invisible qui régule le marché économique, donne pour conséquence que ce dernier (le marché) n'a plus besoin d'être régulé par une quelqconque instance, comme un état. Cette théorie est à la base du système économique actuel. Les révolutions politiques en Angleterre, en France ou au Etats Unis, mettant en place des systèmes se légitimant de plus en plus par la démocratie rimant avec démagogie, les bourgeois parvinrent au pouvoir politique et amenèrent les thèses libérales économiquement comme fondement de l'économie des états que leur classe sociale à conquit.

 

Naquit de ce fait; la révolution industrielle et les prémices du monde du travail que l'on connait aujourd'hui. De plus en plus, on tenta de tirer profit au maximum de l'employé humain jusqu'à ce que la technique permette de remplacer certains postes par des machines. Jusqu'où ? Les théories de Terminator sont-elle vrai ? l

 

On créa de nouvelles organisations de travail (OST), le taylorisme, le fordisme, le toyotisme. Côté théorie, arrivèrent les néoclassiques tel l'économiste Ricardo qui adapta la main invisible à son époque. En même temps que l'on augmenta la productivité des ouvriers, ces derniers s'organisèrent par la création des syndicats influençant la création d'un droit du travail. Toujours au 19e siècle, naquit la notion de lutte des classes et l'influence du communisme grandie. Marx supplanta Proudhon et les anarchistes comme première théorie contestatrice de l'économie capitalistico-libérale. Dans les pays industrialisés, des droits sociaux comme les congés payés, la semaine de 40 heures, le non travail des mineurs se mirent en place grâce notamment, grâce à cette influence grandissante et au fait qu'au 20e siècle, les communistes furent à la tête d'un vaste empire qu'était l'URSS. (après, la politque estampillée communiste n'a pas fait que des choses bien non-plus, soyons d'accord...)

 

D'un côté, il y avait ceux qui défendaient le libérallisme au sein de l'entreprise et l'exploitation sans limite des ouvriers et de l'autre les luttes syndicales qui tendaient à renforcer, à défendre les droits de ces derniers pour arriver au final à leur faire obtenir une certaine marge de manœuvre au sein de leur travail. Les luttes menées au cours de la révolution industrielle ont alors permis aux travailleurs d'avoir une certaine liberté pour accomplir leur tâche dans l'entreprise.

 

Après la crise de 29, il y eu un courant interventionniste théorisé par Keynes qui se mis en place notamment dans son exemple le plus parlant avec Roosvelt aux USA, dans les années 30 (politique de grands travaux pour relancer l'économie). Cette théorie prône que l'état doit intervenir dans la relance de l'économie notamment par des investissements soit massifs, soit ciblés de l'état. Après la deuxième guerre mondiale, le contexte de l'époque de la reconstruction à généralisé cela et à conduit à la période des 30 glorieuses.

 

Après la crise générée par les chocs pétroliers dans les années 70, la théorie économique néo libérale de Milton Friedmann tendit à supplanter celle de Keynes. C'est à partir de là qu'ont réellement et concrètement été mis en place les fonctionnements de l'économie actuelle. Friedmann, prix nobel d'économie en 1978, pense qu'il faut limiter les marges de manœuvres que le travailleur à au sein de son travail, en spécialisant au maximum ses tâches. Il faut limiter au maximum, voir supprimer les aides et prestations sociales qui avilissent la personne, ne l'incitent pas à se prendre en main et notamment à retrouver du travail lors d'une période de chômage.

 

Dernièrement, on m'a demandé quelle était la différence entre la gauche et la droite. J'ai répondu que cela se basait sur les théorie économiques auxquelles on croit. A droite, on pense, comme Friedman, qu'il faut laisser de la liberté aux entreprises pour qu'elles puissent créer de la croissance, donc des richesses et de l'emploi en étant contraintes aussi peu que possible par des charges souvent générés par un système de redistribution en aide sociale. A gauche on pense au contraire, que l'état doit intervenir au sein de l'économie pour arbitrer les desseins contradictoires des travailleurs et des employeurs. Il faut donc, selon eux, redistribuer les richesses en faisant payer plus de charges et plus d'impôts afin d'aider au mieux les personnes dans le besoin et également de les maintenir dans le flux économique (garder la tête hors de l'eau...). La croissance peut ici être générée par la consommation et la non exclusion des plus démuni provoquant un meilleur climat social, donc une confiance plus grande générant plus d'investissements. C'est la liberté de l'entreprise qui se confronte à l'égalité entre les personnes. La lutte contre les inégalités contre le droit de s'enrichir en toute liberté.

 

La plupart des pays développés, suivant le phénomène de mondialisation et globalisation économique, ont suivis ce système néolibéral, soit par conviction des gouvernements, soit par contrainte pour rester dans le jeu économique mondial. De ce fait, les acquis sociaux du 20e siècle ont tendus à fondre comme neige au soleil sous Tatcher en Angleterre, Reagan aux Etats Unis, Chirac en France puis Sarkozy...De plus en plus, les travailleurs se spécialisèrent et perdirent leur marge de manœuvre qui représentait leur pouvoir au sein de leur travail, que ce soit au dans les entreprises ou les administrations. Le service public diminua pour laisser plus de place au privé, des partis de gauche acceptèrent la théorie dominante de l'économie libérale de marché en l'appelant économie sociale de marché, la syndicalisation diminua puisque les nouvelles générations sont plus amenés par la culture des médias à consommer qu'à défendre leurs droits, que nul n'est censé ignorer au passage (code civil)...(Michel Foucault théorise dans ses travaux ce phénomène d'esclavage des masses par la consommation.) On crée des nouveaux besoin dont on ne peut plus se passer, ce qui empêche de sortir d'un système qui les crée, étant donné qu'on en est devenu dépendant. Jusqu'à pratiquement nos jours, la société évolua dans ce sens et le marché augmentait ses profits tout en épuisant les réserves environnementales.

 

Pendant ce temps, les masses laborieuses des pays riches se précarisent et les masses laborieuses des pays pauvres s'esclavagisent pour leur fabriquer des tshirt. Mais voilà, l'économie marche par cycle et une nouvelle crise arriva en 2008. Ces crises systémiques sont révélatrices des défaillances d'un modèle économique prônant la non régulation par le politique et le non contrôle de la population sur l'économie dans laquelle elle vie. Elles montrent également au grand jour, les énormes différences de traitement par l'économie entre les plus riches et les plus pauvres. L'exemplification de cela pour la crise actuelle est la mise en évidence des bonus faramineux que touchent régulièrement traders et grand patrons au même moment ou la crise des prêts immobiliers jetaient à la rue les plus modestes du pays le plus riche, porte étendard du capitalisme et du néo libéralisme. C'est un peu comme si les gens étaient la banque et que l'on avaient un peu piqué dans leur caisse des années sans qu'ils ne s'en aperçoivent puis que, d'un coup, ils se rendent compte à quel point ils se sont fait voler. Il s'agit de profiter de ce mécontentement qui empêche les masses des pays riches d'assouvir librement les besoins de consommation que l'on a créer pour qu'ils aient moins de place pour réfléchir sur leurs condition de vie.

 

Dans les pays pauvres, c'est encore plus intéressant puisque les masses ne tirent absolument aucun profit de cette économie. Ils n'ont donc pas cet intérêt de consommateur à se pavaner dans un système qui les exploite. Eux, ils sont occupé à survivre de différentes débrouilles et usent leur énergie à se trouver de quoi bouffer quotidiennement ce qui ne laisse pas plus de place à la reflexion que la consommation.

 

 On pourrait dire qu'il faut, pour faire réfléchir, passer par le niveau d'instruction mais celle ci est pervertie par le système qu'elle sert. Pourquoi par exemple, quand nul n'est censé ignorer la loi, celle ci n'est pas enseigner de façon obligatoire dans l'enseignement secondaire. Pourquoi l'instruction civique est elle reléguée à l'arrière plan de l'histoire et de la géographie et enseignée seulement si le programme de ces deux matières à été terminé. Nous avons donc ici deux axes sur lesquels travailler : casser l'avilissement à la consommation des masses des pays riche et sortir les masse des pays pauvres de leur condition plus que précaire.

 

Dans les deux cas, il faudra agir pour que l'éducation politique, l'instruction civique et l'enseignement du droit se fasse au mieux des possibilités que nous avons, pour l'instant par la diffusion d'information via internet, tract... Dans cette période ou la confiance dans le système est mise à mal, mon avis est qu'il faudrait créer des actions répétés qui auraient valeurs d'exemple pour la population qui, au bout d'un certain temps, pourraient y adhérer ou même y participer. Les actions, elles mêmes, doivent se concentrer sur la source du mal qui fait que les masses laborieuses sont exploités et mécontentes.

 

VIDER SON COMPTE EN BANQUE Dans un pays riche, il parait opportun de créer des actions exemplaires sur les supermarchés notamment. Sachant que pour la France, 10000 personnes sont membres du NPA et se sont donc engagés politiquement dans la lutte contre le capitalisme, nous avons un potentiel d'autant de personne pour agir de manière locale et ciblée parce qu'il faut bien commencer par quelque chose. Cela aurait une valeur ludique attirant la sympathie à condition que ces actions soient d'une utilité pragmatique pour les masses non politisées présentes à ce moment là. Si elles aiment, elles feront de la pub.. Cela aurait une valeur d'exemple pour tous ceux qui trouverait l'idée intéressante et qui auraient envie de la reproduire. Il faudrait, à ce moment là, donner la possibilité aux personne qui le désirent de rejoindre le mouvement. On pourra toujours envisager, avec un appui et des moyens plus important, de créer des économie alternatives de masse en trouvant des accords avec les producteurs locaux pour écouler leur production sans marge supplantant le marché des supermarchés. Cette action aurait alors une portée symbolique très forte puisque l'on prendrait dans tous les sens du terme, la place de ceux qui sont au centre de la consommation, donc d'un besoin au centre de l'économie actuelle. Les grèves paralysent le travail et c'est très bien mais lorsqu'elles s'accompagnent de la prise en main de la population de sa propre consommation, elles s'en épuisent d'autant moins que les personnes peuvent continuer à vivre décemment et ne sont pas amenées à retourner au travail et à refaire partir le système pour des raisons économique. Quand on a une famille à nourrir, les convictions, c'est bien beau, mais on a des impératifs plus important. En comblant du même coups ces impératifs, on peut essayer de rendre la défense de ses convictions plus accessible. On peut partir de ce principe pour les mouvements de réforme agraire et de redistribution des terres ayant eu lieu dans certains pays du sud comme le brésil ou le Venezuela. Cependant, ces dernières eurent lieu après un mouvement politique et mon postulat est que l'accentuation de sa liberté par l'action provoque un changement politique et non l'inverse. L'action provoque cette accentuation de liberté selon un modèle alternatif au système politique. Si l'on passe par le chemin politique plus ou moins institutionnel pour changer les choses, on prend le risque de retomber dans les travers de la domination et du pouvoir lorsque le changement sera acquit. Si l'on change le système politique en se soustrayant de cette contrainte, on augmente les chances que le nouveau modèle économique que l'on met en place n'assujettira pas la population selon les mêmes principes que l'ancien.

Voilà pour un petit bilan, vous devez vous douter qu'il y aura une suite...

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