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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 16:06

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« En vérité, le chemin importe peu, la volonté d'arriver suffit à tout. »

Sisyphe, héros de l'absurde.

 

De la géographie, de la lucidité, du pouvoir, de la hiérarchie et de l'absence d'utilitarisme.
Là ou sont les choses dépend d'où on les situe et d'où on les regarde, si l'on appelle la France, l'Espagne et l'Espagne, la France, ou se situerait réellement la France et l'Espagne. France, Espagne, ce ne sont que des noms et, dans un monde qui ne serait pas absurde, on s'en taperait bien de savoir comment les appeler, ces lieux existent, quand on y va, on le voit bien. Alors qu'importe ces endroits, qu'importe leur nom, si l'on prend conscience de l'absurdité du monde et des lieux que l'on nomme, au moins pour ça, il y règnera une petite partie de lucidité. Mais qu'est-ce que la lucidité ?

Être lucide ça n'est pas savoir car savoir est un leur. Être lucide est prendre conscience du fait que l'on ne sait pas les choses dans leur entier, d'une façon objective. On appréhende seulement ce qui nous arrive, les choses autour, en soit, de la manière dont notre vie nous à fait les appréhender, de façon subjective, selon notre savoir personnel, commun, qui évolue dans le temps. Donc la lucidité, c'est savoir que l'on ne sait pas, savoir que l'on ne sait que ce que l'on sait et que ce que l'on sait n'est pas une vérité immuable. Alors, est-ce que, même en ces lieux, la lucidité règne ?

Certainement pas, car rien ne règne jamais vraiment, ni la lucidité, ni quelconque pouvoir, ni autre chose. Le règne est absurde, en prendre conscience nous fait comprendre que tout pouvoir est vain, est illusoire, est une chimère. On ne peut pas tout contrôler et même quand on croit qu'on contrôle une partie de quelque chose, on ne la contrôle pas.

L'échelle des valeurs, un premier, un dernier, un plus grand, un plus petit, une hiérarchie...Comme le disait Jesus en son temps, "les premiers seront les derniers"  et comme le disait mon pote Gilles, "la hiérarchie, c'est comme les étagères, plus c'est haut et moins ça sert". Donc l'échelle des valeurs est un moyen de monter dans la hierarchie, notion de merde qui ne sert que dans un monde absurde, un monde du non sens ou les valeurs centrales sont l'argent, le travail, la concurrence, la soumission au pouvoir établit, bref, tout sauf des valeurs, donc un monde du non-sens, un monde absurde échelonné par des valeurs tout aussi absurdes.
Cet échelonnage des valeurs est obsolète partout ou il y a assez de lucidité, là ou l'on a un minimum de conscience de l'absurdité du monde dans lequel on vit. Il est utile, cet étalonnage, dans un monde absurde et compris comme irrémédiable, pour dominer les masses, donner de bons points, cloisonner les personnes, diviser pour mieux régner...Sinon, dans un monde conscient, peuplé de gens conscient, il ne sert à rien, il est périmé.

Inutile ? rien n'est inutile pas même ce que notre société nous fait croire inutile comme l'absurde. L'absurde, amuse, "ne sert à rien" et pourtant, il fait naître une confrontation entre le monde actuel et ses limites nous rendant conscient de l'absurdité du monde actuel lui même, du moins pour ceux qui ont pris assez de recul sur le monde qui les entoure et sur eux même. L'utilitarisme, c'est de la merde, rien n'est vraiment utile et rien n'est vraiment inutile, tout dépend de ce que l'on veut faire, de qui on est et de ou on est, c'est subjectif. L'utilitarisme n'est utile que dans un monde absurde ou il y aurait des choses qui conviennent d'être fait et d'autres pas, tout ça présenté de manière objective. C''est ce qu'on appelle le sens commun. Pour avoir l'illusion d'un choix entre le pire et le moins pire. Le même cheminement soigne cela, prendre du recul, prendre conscience de l'absurdité du chemin vers lequel on nous mène et prendre son propre chemin parmi le plus grand choix de chemins possibles, s'ouvrir l'esprit et arrêter de suivre comme des moutons le système absurde dominant.

En résumé, "là ou la lucidité règne, l'échelle des valeurs devient inutile. » est une phrase à prendre avec des pincettes. Je dirais plutôt, " Qu'importe l'endroit, la lucidité ne sera jamais entière et ne règnera pas plus que les choux fleurs, mais là ou il y'en a, au moins un minimum pour prendre conscience de l'absurdité de nôtre monde, l'échelle des valeurs sera obsolète mais pas inutile, puisque permettant d'étudier les anciennes hiérarchies afin de ne pas reproduire les erreurs passées." C'est vachement plus long comme phrase, mais ça me convient aussi vachement plus. Réfléchissez-y.

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Published by GUSTAVSON's BLOG - dans Philosophie
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commentaires

Michèle 18/02/2011 16:31


De prime abord j'ai bien aimé le truc de l'étagère, mais après réflexion…

Tout est question de taille ou de l’altitude de l’étagère par rapport à ta taille, si tu mesures 1,50m une étagère très haute n’est pas à la même hauteur que si tu fais 1,80m !, dans ce cas la ce
sera peut être l’étagère la plus basse qui sera moins pratique pour toi ? mais c’est une question de souplesse, (ben oui pour plier les genoux ou se mettre sur la pointe des pieds)! Et ça dépend de
ton équipement : disposes-tu d’un escabeau ?

Et puis il en va de la notion même de l’utilité, est ce qu’un truc dont on se sert plus souvent est plus utile ? (Il est vachement utile de mettre en haut par exemple tes affaires de camping en
hivers et tes Moon boots en été ! )
NON ! ??

Mais la je lis que tu « aime quand même » te « faire comprendre même d'un prolo qui n'ai jamais lu de bouquin de sa vie » et LA JE me vexe et te trouve un peu méprisant/très hautin / dans l’erreur,
bon, à ta décharge, je crois savoir que tu vis sur la planète Education Nationale ;
Alors que je suis une prolétaire à qui il arrive de lire ; des livres parfois ; et même tes délires dont il est vrai, je te l’avais déjà avoué, que je ne comprend pas tout.

Et toi bourgeois ? intellectuel ?

,car, définition du prolo :
1) Personne qui ne peut attendre de ressources que de la rémuération que lui alloue celui auquel il loue ou vend sa force de travail
2) Dans la Rome antique, citoyen très pauvre, qui ne payait pas d'impôts et dont la seule utilité était de fournir des enfants à la république.
3) Selon Marx le prolétariat est constitué de l'ensemble des salariés et des chômeurs (...)la classe sociale qui, pour avoir de quoi vivre, est obligée de vendre sa force de travail (...)

Et je cite : {merci GOOGLE}
1) Flaubert : « Tout le rêve de la démocratie est d'élever le prolétaire au niveau de bêtise du bourgeois. »
2) Sartre : « L'intellectuel est quelqu'un qui se mêle de ce qui ne le regarde pas. »
3) Audiard : « Un intellectuel assis va moins loin qu'un con qui marche. »
4) Eisenhower : « Un intellectuel est un homme qui utilise plus de mots que nécessaire pour raconter plus qu'il ne sait… »

Mais ne te vexe pas, petit chat,
je vais te confier deux citations que j'aime et parmi lesquelles j’ai faillis « ranger tes étagères »:

« La réalité, c’est ce qui continue à exister même quand tu as fini d’y croire » (P.K. Dick.)

« Que ceux qui détiennent la vérité, la relâche immédiatement » (ch'sais pas de qui mais p^tête qlqun va m'éclairer)


GUSTAVSON's BLOG 18/02/2011 20:56



Alors remettons de suite les pendules à l'heure. Quand je dis, "me faire comprendre d'un  prolo qui n'ai jamais lu un bouquin de sa vie", ça n'est pas une insulte envers les prolo mais
envers l'élitisme littéraire qui se masturbe intellectuelement à écrire des trucs que personne ne comprend et surtout pas les prolos qui n'ont jamais lu un bouquin de leur vie.


L'autre jour, j'ai essayer de lire du Jean Genet et je ne bitait pas un mot sur 5 à tel point que j'ai passé un temps fou en traduction, alors qu'avec des mots plus simple, j'aurais compris le
message de suite, message qui est, en plus interessant. Donc un prolo qui n'ai jamais lu un bouquin et qui ne comprendra pas tout à la littérature, de 1, j'en fait partie, de deux, je ne dis pas
que c'est un con, je dis juste qu'il a moins de capital culturel, dans la culture élitiste que je ne cautionne pas. Et de trois, je ne veux surtout pas être pris pour ce genre de con qui écrit
pour une minorité de snobinards de merde et je veux être compris, même d'un prolo qui n'ai jamais lu de bouquin de sa vie. Ca n'est pas une question de déconsidération envers les prolos, c'est
une question de déconsidération envers l'élitisme culturel bourgeois.


Bon, j'espère que je me suis fait comprendre du coups. Après, toute compréhension, comme je l'ai dit dans un autre commentaire, reste interessante. Ton commentaire l'est également puisqu'il me
permet de remettre les choses au clair à ce niveau. Quand l'accès à la culture sera équitable, tout le monde pourra lire les mêmes bouquins, pour l'instant, ça n'est pas le cas. Après il y a
d'autres choses auquelles ont accès les prolos et pas les bourges, de la contre culture, de la culture alternative, des arts de rue, il y a aussi une culture prolo, mais elle n'est pas reconnu
par le pouvoir culturel élitiste façonneur de normes et de valeurs culturelles, à sa juste valeur...


Au fait, merci pour les phrase, je vais certainement faire des articles dessus ;)



lizagrèce 17/02/2011 22:24


Marx est plus un sociologue qu'un révolutionnaire à mon sens. Bakounine lui refusait la société et surtout sa hiérarchie, en cela tu serais plus proche...
Je suis d'accord qu'il n'est pas important de tout comprendre d'un texte. on en retire ce que l'on en retire. L'important étant de s'y intéresser .


GUSTAVSON's BLOG 18/02/2011 07:54



Après j'aime quand même me faire comprendre même d'un prolo qui n'ai jamais lu de bouquin de sa vie, sinon mes messages useraient de l'élitisme culturel que je critique tant. Alors c'est vrai que
je suis un peu trop parti dans l'abstrait et je vais faire gaffe à ça. Ah la philosophie, ça me plais bien en fait, j'avais jamais fait, on prend une phrase et on réfléchi à son sens et au sens
que peut lui donner notre avis, c'est interessant mais ça peut vite faire partir dans des délires abstraits...Mais c'est sympa quand même ;)



lizagrèce 17/02/2011 22:06


Au moins il y aura un point sur lequel je suis complètement d'accord avec ton pote Gilles - le philosophe : c'est que la hiérarchie c'est comme les étagères .
Pour le reste, je ne sais pas si je t'ai bien suivi.
La fin on dirait du Karl Marx : "réfléchir aux erreurs passées " ...


17/02/2011 22:19



Ben j'aime bien Karl Marx d'après ce que j'en sais. Il faut que je lise "capital" aussi. D'après ce que j'ai pu aprendre, je crois que Bakounine serait plus ma tasse de thé mais j'en sais rien,
il me faudra le temps d'ingérer tout ça...


Pour me suivre ou pas, on comprend ce qu'on comprend et toute compréhension est interessante. La base de ça et de l'article précedent, c'est de casser les phrases toutes faites par la
présentation consciente de l'absurde qu'elles contiennent, parrallèle de l'absurdité du monde dans lequel nous vivons, conscience de cette absurdité qui mène à l'engagement et à la révolte contre
un système absurde établit et digéré comme normal alors qu'il nous troue les intestincts jusqu'au coinçage de cul récurrent...Après, c'est possible d'interpréter les choses autrement, je vais me
pencher sur la question...



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