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14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 12:29

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"La peur n'est pas une mauvaise chose, elle rend les électeurs un peu plus influençables", dixit Crassus, général romain sous la république romaine, en parlant de la révolte des esclaves menée par Spartacus. Ce cher Crassus, utilisa cette phrase pour commenter l'envoi de trop faibles troupes et d'un général incompétent, par le sénat romain, pour mettre fin à la révolte des esclaves ayant lieue alors. Crassus envisageait alors, que les sénateurs, à la vue de cette défaite inquiétante, votent lui la confiance, lui octroyant plus de compétences, donc plus de pouvoir. A cette époque (70 AVJC), la république romaine, qui en réalité est une oligarchie de citoyens de Rome, peu nombreux, menant des esclaves très nombreux, est en déclin. Des hommes forts, nommés aux postes de consuls (généraux), contrôlent des armées entières et rêvent de voir le pouvoir centralisé entre leurs mains, dans un empire romain. Des hommes comme Marius, Sylla, Pompée, César devinrent au fil du dernier siècle avant notre ère, de plus en plus prépondérants dans la république romaine. César amena sa chute et Octave fut le premier auguste (empereur) de l'empire.

Ce que dit Crassus ici, c'est qu'exacerber les peurs et s'imposer comme sauveur, peut permettre d'accroître son pouvoir. Lorsque les gens sont en panique, on peut plus facilement les influencer à prendre des mauvaises décision. D'autres hommes, plus tard dans le temps, eurent bien compris ce concept. Ce fut notamment le cas d'un certain Adolf Hitler et aujourd'hui, de Nicolas Sarkozy et de son parti l'UMP. Oui, le décor à changer, les choses ne sont plus les mêmes depuis le déclin de la république romaine, mais les principes de domination et de manipulation restent identiques.

Aujourd'hui, la république française est en fait une oligarchie de citoyens éclairés, comprenant le fonctionnement de nos institution et sachant les manier à leur avantage. Ils sont issus d'une caste bourgeoise, dont les codes de compréhension correspondent au modèle de société ou l'on vit. Rien de plus logique, puisque le modèle de société ou l'on vit est directement issu des républiques fondées par l'avènement de la classe bourgeoise, après l'effondrement de la monarchie et la fin de la révolution française, sous Napoléon 1er. Mais la cinquième et dernière de ces républiques, à n'en pas douter, est en déclin. Des hommes forts présidentialisent, personnalisent les institutions, tout comme les consuls l'ont fait à l'époque de la république romaine. Aujourd'hui, c'est Sarkozy et le parti à sa botte, qui tentent d'exacerber les peurs, de laisser avancer le Front National, pour que la populace soit encore plus en panique et prenne de mauvaises décisions,n'allant pas vers leur propre intérêt mais vers l'intérêt de ceux qui leur ont fait peur.... Ce processus peut prendre encore des années, mais le régime change, ce cycle prend fin...Il ne tient qu'à nous de créer une révolte des esclaves que nous sommes, de ne pas laisser les Napoléons et les Crassus en herbe être notre seule solution échappatoire d'un système, qu'ils ne feraient que perpétuer, que durcir dans son oppression envers les peuples.

Crassus avait finit par mourir de sa folie et de sa vanité, lors d'une bataille contre l'armée des esclaves, mais c'est un autre général, Pompée le grand, qui finit par mettre fin à la révolte. Des Sarkozy, il y en a plein les bancs de science po, de l'ENA, des écoles de commerce et de magistrature...Ce ne sont pas les hommes, mais tout un principe d’oppression du pouvoir et d'assouvissement de fantasme de domination de masses, contre lequel il faut lutter, contre lequel les esclaves que nous sommes doivent se révolter. Cela ne sert à rien de renverser un système, suite à une révolte et de fonder un système nouveau sur les mêmes bases de domination. Au 18e siècle, la bourgeoisie a gagné sa révolution face aux nobles, mais à installé un système de domination des masses dont les principes furent quasi identiques à ceux de la monarchie absolue qu'ils ont combattus.

Les esclaves doivent se révolter comme cela s'est passé à de nombreuses reprises au cour de l'histoire, révolte dont l'importance est trop souvent minimisée durant nos cours d'histoire, comme si on avait trop peur que l'histoire se répète...Des exemples, il y en a sous notre nez, en Tunisie, en Libye, en Syrie, au Yemen, en Espagne, pour les pays dont on en parle. Il y a aussi la révolution d'Islande dont on ne parle pas, car ce fut une révolution pacifique, dans un pays occidentalisé...Comme en Espagne, sauf qu'en Espagne, la révolte n'est pas encore allé très loin, elle n'a pas réussi et changer fondamentalement tout le système comme en Islande. Et puis, il est facile pour les médias de ne pas parler de l'Islande, c'est loin, peu de français y vont...Ça sera plus dure de cacher une révolte chez notre voisin espagnol, ou pourquoi pas grecque ou portugais, au cœur de l'Europe...

Je ne sais pas si notre avenir sera celui de suivre un Crassus, un Spartacus ou un pompée, mais on remarque tout de même dans ces exemples historiquement lointains, des implications bien actuelles...

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Published by GUSTAVSON's BLOG - dans Philosophie
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