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31 mars 2016 4 31 /03 /mars /2016 10:54
Ils vocifèrent et récupèrent chacune de miettes des corps en charpie, des âmes meurtries et des émois en fusion, pour nous le remâcher et le cracher à leur sauce, en diffusion massive et constante sur nos gueules. 
 

Suite aux attentas récents, les médias se jettent  à corps perdu sur l'évènement, comme à leur habitude, pour l'instrumentaliser selon les bons vœux de leurs propriétaires, de Bernard Arnaud à Lagardère, en passant par Bolloré, Tapis, Dassault et nombres de leurs congénères.

http://tempsreel.nouvelobs.com/infographies/20151015.OBS7723/le-figaro-libe-l-obs-qui-possede-la-presse-francaise.html

 

Qui est-il ce terroriste qui se fait exploser si près de nos chaumières ?

 

Il n'a pas toujours eu vocation d'être un kamikaze pourtant. Il n'est pas un sombre combattant barbare, venu de lointaines steppes étrangères. Il fut un temps, notre voisin, notre camarade de classe. Il a grandit avec nous, dans le même pays, dans les mêmes écoles. Le terroriste en France ou en Belgique, est donc un produit local, nourrit au grain des terres occidentales.

 

Qu'est-ce qui a fait la différence entre lui et nous ? Qu'est ce qui a provoqué le fait que lui soit terroriste, kamikaze et nous non ?

 

Le terroriste d'en ce moment, a pour particularité d'être arabe et musulman. Pourtant tous les arabes et les musulmans de la république française ou de la monarchie constitutionnelle belge, ne sont pas devenus terroristes pour autant. Quelles particularités peuvent bien avoir ces gens d'origine arabo-musulmane, pour que les terroristes actuels soient issus de ce groupe de personnes ?

 

On pourrait évoquer le fait que la fameuse "intégration" de ces population au consortium "français", ou "belge" a été loin d'être une franche réussite. Encore aujourd’hui, il s'avère plus compliqué de trouver un travail, un logement en France, ou en Belgique, lorsqu'on a un nom ou une gueule d'arabe (ça marche aussi avec les noirs, ou en général, pour tout ce qui vient d’Afrique ou du moyen-orient). Avec le temps, ce phénomène tend à s’atténuer, mais il est cependant encore bien réel actuellement.

 

Alors, c'est sûre que ça fait un bon vivier de gens qui ne sont pas forcément heureux de cette situation, qui la subissent au quotidien et qui du coup, ne sentent pas très "français", exclu par les français, alors pourtant qu'ils sont sensé l'être de même (pareil concernant la Belgique, cela va de soi...). De là à se faire récupérer par une autre mafia que l'état français, ou l'état Belge, afin de se faire utiliser dans leur lutte de pouvoir, il y a bien plus qu'un pas, ça ne marche pas pour tout le monde, mais à priori, ça marche avec assez pour qu'un petit nombre aille se faire exploser à Paris, à Bruxelles et certainement bientôt ailleurs.

 

Ceci n’explique pas tout, bien évidemment, il y a des gens qui sont tarés de base, arabes, musulmans ou pas. Il y a des gens qui vivent des situations familiales, ou sociales difficiles, arabes, musulmans ou pas. Ils seront des viviers de violence, parfois de terrorisme et cela n'aura rien à voir avec le fait qu'ils soient arabes ou musulmans. Mais nier que le problème peut en partie s'expliquer par une exclusion des populations françaises ou belges, d'origine arabo-musulmanes, dont sont issus la plupart des types qui se font exploser près de chez nous en ce moment, est une manière de se voiler la face. 

 

L'autre grosse partie de l'explication peut provenir de la politique étrangère des pays occidentaux, dont celles de la France, de la Belgique ou de l’Europe, qui s'en vont allègrement foutre la merde dans le monde entier, provoquer guerres et conflits, souvent au nom de la préservation de leur influence, ou de profits commerciaux convoités. Ici, on parle de Daesh, de la Syrie et évidemment, la France, l'Europe, la "coalition transatlantique", à fourré son nez dedans. Fourré son nez, ça veut dire, fournir des armes, ou participer à des bombardements. Forcément, la guerre étant provoqué de toutes parts, Daesh se défend avec ses armes et vient foutre la merde chez nous, plutôt logique...

 

Là dessus, les médias nous racontent, la Syrie, Daesh, les attentas...Et nous écoutons, souvent sans autre son de cloche que ceux des diffusions des journaux propriétés de grands industriels français, très proche du pouvoir des pays occidentaux, dont la France et la Belgique. De la a dire que les messages qui y sont diffusés peuvent s'apparenter à une certaine propagande occidentale, peut être interprété comme un raccourci pour le moins. De l'autre côté, Daesh diffusera sa propagande sur d'autres canaux.

 

Là dessus, au sein de ce conflit, ceux qui s'en ramassent sur la gueule, se sont les gens lambdas, innocents de tout ceci à priori, sinon coupables de suivre passivement et massivement des groupes semant la terreur. Ces victimes sont les syriens, les irakiens pour la plus grande part et aujourd'hui, les français et les belges à une bien moins grande mesure. Le terroriste est lui même une victime de cet aveuglement à suivre un groupe semant la terreur, sauf que lui le fait de façon active et de ce fait, se trouve personnellement et directement responsable de la cruauté qu'il diffuse. (Alors que les autres ne le sont qu'impersonnellement et indirectement...)

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25 mars 2016 5 25 /03 /mars /2016 12:10
Spécial artiste à la con : consommation et servitude

2-Consommation

 

« Le meilleur des mondes » : aimer sa servitude

 

Dans la préface de l'ouvrage, "le meilleur des mondes" datant de 1946, (publié 15 ans après la parution de l'ouvrage original en1931), Aldous Huxley nous fait observer qu’il y a 70 ans, certains présageaient déjà de quelques fonctionnements de notre monde actuel...

Les dirigeants d'aujourd'hui n'ont pas la tâche facile...Comment faire admettre à des esclaves, bien plus nombreux que la caste de privilégiés qu'ils représentent, que seule leur condition d'esclave est possible pour leurs existences...Il faut donc convaincre la masse de la population que la condition d'esclave est la seule échappatoire à une mort certaine, en semant la peur du vide ou d’autre chose. Mais semer la peur ne suffit pas, c'est dans l'amour qu'on obtient les meilleurs résultats en terme de manipulation, tous les gens qui ont été en couple un jour le savent bien, l'amour rend aveugle.

Plutôt que de contraindre une population d'esclave, il vaut mieux leur donner l'amour de leur servitude et c'est un peu ce qu'il se passe actuellement. Combien vous en voyez aujourd'hui, des gens précaires, à des abysses d’une condition de privilégiés au sein de notre société, qui plutôt étonnement, défendent le système qui les exploitent corps et âmes ? Combien d’ouvriers, d'employés se font berner par nos politiciens démagogues, dans la chaleur d'une campagne élective et vont jusqu'à voter à l'inverse de tout intérêt logique pour eux.

Mais ce n'est pas pour rien que les représentants politiques des intérêts d'une minorité de privilégiés, arrivent à se faire élire à la tête des états, grâce aux votes d'une majorité d'esclaves consentants…

"Faire aimer la servitude, voilà la tâche des états totalitaires d'aujourd'hui, aux ministères de la propagande, aux rédacteurs en chef de journaux, aux maîtres d'école..."

Et les plus grands triomphes en matière de propagande sont accomplis, non pas en faisant quelque chose, mais en s'abstenant de le faire. "Grande est la vérité, mais plus grand est le silence au sujet de la vérité ! ".
Il suffit parfois de s'abstenir de faire mention de certains sujets, pour que personne n'y pense. Regardez récemment, on a bien voulu parler des révolutions contre ses méchants dictateurs tunisiens, libyens, égyptiens, ou syriens, mais pas d'écho sur la révolution pacifique d'Islande, faite dans un pays ou la démocratie représentative ressemble à la nôtre. Et ce n'est qu'un sujet parmi tant d'autres...La sous couverture médiatique de certains mouvements sociaux remettant en cause trop profondément la bonne marche des choses, a largement œuvrée à leur estompement, voir à leur extinction. On peut citer dans ce cas le mouvement des indignés, qui une fois qu’il fut trop revendicatif vis-à-vis du pouvoir en place, ne fut plus couvert du tout, éloignant ainsi militants et sympathisants potentiels.

 Mais le silence ne suffit pas, l'exacerbation des peurs non plus...Il faut faire aimer aux esclaves leur servitude. C'est pour cela qu'on les rassurent par des politiques soit disant sécuritaires, en vérité liberticides..La consommation, la sur consommation, la création de besoins absurdes est aussi là pour ça...Pour rendre dépendant et détourner l'attention.

On nous conditionne dès l'enfance, on nous assigne une place dans la hiérarchie sociale et économique. On nous fait oublier, nous détendre en nous faisant nous droguer aux anxiolytiques, aux drogues illicites, au tabac, à l'alcool...On nous fait bouffer un système eugéniste, qui consiste à standardiser le produit humain. On nous vendra des permis de mariage, des permis de chiens, valables un an et si on a été sages, on nous les renouvellera...C'est un peu le principe de la précarisation du travail, de la généralisation de Contrats à Durée Déterminée (CDD) adapté à l’ensemble de la vie d’un « citoyen ». On peut à chaque fin de contrat, nous faire perdre notre emploi, du coup, ça limite les marges de manœuvre et évite aux salariés de revendiquer plus de droits...C'est très bon pour les abus en tout genre au sein des entreprises et de la fonction publique (et oui, quand tous les fonctionnaires seront partis à la retraite, il n'y en aura plus, il n'y aura plus qu'un service public fait des gens en CDD, harcelés dans leur travail et effectuant leur tâche trop peu de temps, en étant trop peu nombreux, pour être efficace dans les services publics qu'ils rendent..Le service public se transformera alors dans les faits, en service privé et les gens qui n’y auront pas accès faute de thune, ou de droit, n’auront qu’à aller se faire foutre…)

Mais comme dit, pour mieux réconcilier les sujets avec la servitude qui est leur sort, on leur permettra de rêver en plein jour, sous l'influence des drogues, du cinéma, de la télé...

Alors aimez votre servitude les amis, puisqu'on vous le demande ! Aimez là et si vous ne l'aimez pas assez, on vous fera peur, tellement que vous ne bougerez plus ! On ne vous dira rien sur la façon dont on vous manipule, si on vous le disait, ça ne serait plus de la manipulation, c’est comme révéler le cadeau de Noël avant l'heure, ça ne se fait pas !

 

« Papa noël » : la chanson :

http://www.youtube.com/watch?v=-K_K3GEzZcQ

Petit papa noël, grand père rassurant et bienfaiteur, remplissant de son amour partageur, nos fins d'années opulentes en cholestérol.

Et ça bouffe et ça picole et ça achète et ça compare ses cadeaux, ça sent le sapin, ça gigote, ça radote, c'est noël, on oublie tout, c'est noël...

Fêtons ensemble l'anniversaire de Jésus, fêtons ! Quel rapport alors avec ce vieux barbu et l'anniversaire d'une icône religieuse morte sur une croix après quelques années de célébrité ? Que fout-il la dedans papa noël, dans nos hivers froids avec ses rennes, ses lutins, ses cheminées, ses cadeaux ?

Père noël : Commercial nous incitant à l'achat et à l’échange de cadeaux en période propice, afin d'arrondir le budget annuel de la Christian World Compagny, dont l'actionnaire majoritaire se cacherait sous le pseudo de "Jésus"...Alléluia, il a ressuscité !!!

Il sert donc à ça le vieux bougre ! En fin d'année, plutôt que de faire un bilan rationnel sur nos vies, le monde, tout ça...On picole, on bouffe, on achète, on s'endette, c'est la fête ! Le père noël sert de caution magique à tout ça, pour que nos enfants s’habituent à nos traditions d'endormissement collectif dès leur plus jeune âge. Noël est une rivière enchantée consommatrice, dont papa noël est la petite fée du courant...

Alors petit papa noël, quand tu descendras du ciel avec tes joujoux par milliers, n’oublie pas de faire un tour dans ma cheminée, histoire que j'allume un feu et qu'on fasse un bon repas de ta bedaine !

 

Publicité :

 

La publicité, les publicitaires...

La sur consommation et ses sur consommateurs qui végètent, privés de leur volonté propre, qu'ils réussiront même à louer avec leur force de travail, afin d'avoir le pouvoir d'acheter enfin, de posséder le convoité...

 

Mais qui décide ?

 

Certainement pas eux ! C'est le vendeur qui décide !

 Il communique, publicise, impose son image à vos yeux de poissons morts, dont les bans bien regroupés, sont dirigés par les filets des chalutiers capitalistes.

 

Il vend ?

 

Non, car vous n'avez plus le choix...Il manipule à son profit, il rend esclave les hommes soumis, il agit et vous faites, jusqu'à plus soif, jusqu'à plus vie, jusqu'à devenir des merlans frits...

 

 Vendre n'impose que la surconsommation, la création de besoins nouveaux, qui ne devraient pas en être, mais puisque les normateurs l'on décidé comme tel, ils le deviennent et vous en devenez dépendants, drogués...Le reste n'a plus de valeurs, les valeurs morales n'ont plus de valeurs et les nouvelles valeurs sont devenu l'argent, l'ambition d'être mieux en possédant plus, plus vite, très vite, assez pour que les troupeaux de bœufs errant dans les supermarchés, n'aient pas le temps de réfléchir. Il faut se dépêcher, les autres partent, ils vont par là, ils suivent leur guide et si vous ne les suivez pas vite, vous allez vous retrouver seuls, exclus, marginalisés, mis au ban du bon sens commun et vous crèverez seul, dans ce purgatoire culpabilisant celui qui voudrait prendre le temps de réfléchir un peu, de prendre du recul sur lui même et sur sa condition d'esclave.

 

 On vous fabrique un monde parfait, qui est surtout parfait pour eux, pour ceux qui vous dirigent, qui sauront toujours parfaitement ou vous allez, puisque c'est eux qui vous y envoi, sans même que vous en soyez au courant...Mais si on vous le dit, la surprise ne sera plus la surprise ??? Alors on glorifie le flou, flou opaque à la base d'interprétations multiples, que l'on fera pour vous, à votre place.

 

 On vous fabrique un monde parfait, ou tout est beau et l'on vous donne envie de correspondre à cette norme impossible à atteindre, puisqu'irréelle, inventée de toutes pièces, pièces que l'on vous fournira avec une promotion, si vous achetez le lot entier, avant la date limite de péremption de votre salaire mensuel non indexé sur l'inflation...

 

 Economisez, saignez-vous aux quatre veines, pour vous offrir du démodé, afin d'économiser à nouveau, pour vous offrir le démodé de l'année suivante. Tout est jetable, jeté, emballages sautant des yeux à la poubelle en un instant et s'amoncellent nos déjections insédimentables, qui viendront nous faire un joli sol en plastique et qu'importe si l'on finit par ne plus pouvoir respirer. On nous vendra alors de l'air parfumé à la rose et l'on créera de nouveaux arômes pour que les gens économisent pour se les payer.

 

 Vous serez toujours frustrés et n'irez jamais plus vite que la musique, parce que la musique, ça n'est pas vous qui la faites...Ici, personne ne souhaite  votre bonheur, vous devez être frustré pour épancher vos manques et vos névroses dans une sur consommation boulimique, afin que vous rapportiez plus, pour mériter votre vie dans ce monde qu'on vous prête.

 

Commerçant : La chanson : https://www.youtube.com/watch?v=fh2RAP2UCO4

On achète, on vend et on s'encule...

Achat, vente et crédits...Réseaux, intérêts et ordre établit par les lois commerciales...
C'est le marché des marges à se faire sur les moins au fait du marché, chacun marchant sur ceux qui s'adapteront moins vite à la cadence des tiroirs caisse.

On encaisse sa vie, on marchande ses envies et l'on prend comme étalon de valeurs, celles là même de ceux qui nous prennent pour des produits. Nous enchantons alors les rouages d'un système bien huilé, en prenant ses valeurs pour les nôtres, ses normes pour apôtres et ses lois bénies de nos votes qui valideront notre contrat de confiance.

Tout ce petit commerce fait sur nous, s'insère en nous jusqu'à notre moindre envie de pisser. Nous sommes les arbres qui soutiennent ce lierre, la base de sa croissance, jusqu'à ce que nous ne soyons plus que son socle, ne tenant plus debout que par lui.

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25 mars 2016 5 25 /03 /mars /2016 11:28
On achète, on vend et on s'encule...
 
Achat, vente et crédits...Réseaux, intérêts et ordre établit par les lois commerciales...
C'est le marché des marges à se faire sur les moins au fait du marché, chacun marchant sur ceux qui s'adapteront moins vite à la cadence des tiroirs caisse.
 
On encaisse sa vie, on marchande ses envies et l'on prend comme étalon de valeurs, celles là même de ceux qui nous prennent pour des produits. Nous enchantons alors les rouages d'un système bien huilé, en prenant ses valeurs pour les nôtres, ses normes pour apôtres et ses lois bénies de nos votes qui valideront notre contrat de confiance.
 

Tout ce petit commerce fait sur nous, s'insère en nous jusqu'à notre moindre envie de pisser. Nous sommes les arbres qui soutiennent ce lierre, la base de sa croissance, jusqu'à ce que nous ne soyons plus que son socle, ne tenant plus debout que par lui.  

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20 mars 2016 7 20 /03 /mars /2016 09:36
#OnVautMieuxQueCa

#OnVautMieuxQueCa

Suite à la loi du travail proposée par le gouvernement en cette année 2016, un mouvement de protestation national s'est élevé en France. Bon, c'est pas la révolution non-plus, les gens font des pétitions et des manifs, le train train habituel lorsque les gens ne sont pas contents. Et il faut dire qu'il y a de quoi pour ces gens, ne pas être content avec cette réforme nouvelle. Sans entrer dans les détails, on modifie le code du travail pour apporter plus de simplicité administratives aux patrons et plus de flexibilité aux salariés. En gros, le MEDEF applaudi et les masses de travailleurs se font entuber. Là encore, rien de nouveau, on reste dans la tendance néolibérale actuelle, des politiques qui s'adaptent au marché.
 
En contestation de cette loi, en plus des manifs et pétitions habituelle, un mouvement nommé #OnVautMieuxQueCa a atteint les réseaux sociaux. Il s'agit ici de mettre en commun et à la visibilité de tous, les témoignages de travailleurs en galère, subissant la vindicte patronale, les contrats précaires, le manque de considération de la société à leur égard, la menace d'exclusion, ou l'exclusion économique, sociale et professionnelle effective...Tous ceci afin d'illustrer intelligemment la manière dont on traite déjà les salariés aujourd'hui, alors qu'il ont à priori plus de droits les protégeant qu'après le passage de cette loi El Khomri. (en fait, c'est la loi Valls-Macron, mais comme les deux ont des prétentions aux présidentielles de 2017, on a préféré parachuter au ministère, une femme que personne ne connait, pour représenter une loi impopulaire, histoire que cela n’ébrèche pas la pseudo popularité sondagesque de nos grands pontes).
 
Un de ces témoignage a attiré mon attention, évidemment de manière négative, ne traitant que peu des choses qui se passent bien sur ce blog. Voici la vidéo :
 

Cette femme se trouve dans une situation bien galère, comme beaucoup d'autres mères célibataires hélas. Il est bien évident que dans de nombreux cas, comme dans celui-ci, la distribution d'aides sociales se fait de manière absurde et gravement inefficace. Les témoignages de personnes en situation de précarité me paraissent bien opportun pour tenter, autant que faire se peut, de solidariser les précaires entre eux, face à un pouvoir qui n'a de cesse de les diviser (pour mieux régner...). Une chose cependant me gêne dans ce témoignage, une chose qui tend à insidieusement "diviser' .

 
Ici, cette femme insiste beaucoup, au début et à la fin du témoignage, sur sa situation de titulaire de hautes études et de hautes fonctions, pour justifier l'injustice du traitement dont elle fait l'objet. Qu'elle ai fait de hautes études, ou ai eu de hautes fonctions et qu'aujourd'hui, elle se trouve dans la précarité est un fait digne d'un témoignage intéressant. Mais justifier l'injustice de sa précarité par ses études ou ses anciennes hautes fonctions me parait injuste vis-à vis des précaires, vivant peut-être le même genre de situation, mais n'ayant pas fait de hautes études, ou n'ayant pas eu de hautes fonctions professionnelles. 
 
Témoigner du fait que même des hauts diplômés peuvent subir la précarité me parait intéressant. Dire qu'on vaut mieux que la précarité au nom du fait qu'on ai fait de hautes études, peut fallacieusement impliquer que ceux qui n'ont pas fait de hautes études sont plus en droit d'être précaires. 
 
Mais on peut mitiger ceci en se mettant à la place de cette personne, qui est en galère, qui visiblement n'en a pas l'habitude et qui certainement, comme beaucoup d'étudiants ou ex étudiants, à été baignée dans des idéologies de classe affirmant que toute personne ayant fait de hautes études, impliquant une plus haute place dans la hiérarchie professionnelle, mérite de ce fait une meilleures situation financière et sociale que les autres. 
 
En quoi justifier ceci ? Pourquoi quelqu’un qui a fait plus d'études qu'un autre, devrait gagner plus d'argent, ou avoir une meilleure situation sociale ? 
 
Je dirais qu'une personne faisant des études, se retrouvant a effectuer un travail de conception, de cadre dans le milieu professionnel, évolue simplement dans une autre branche que celui qui n'a pas fait de hautes études, qui se retrouve à effectuer un travail d'exécution, d'employé au sein du milieu professionnel. Chacun de ces deux types de situations a des avantages et des inconvénients et pour moi, rien ne justifie qu'ils soient traités socialement, ou économiquement de manière différente par la société, ou les agents de pouvoir au sein de cette société. 
 

Les partisans d'une différence de traitement (qui sont évidemment la plupart du temps, les étudiants et les cadres à qui cela profite) pourront dire que le non-diplômé travaille plus tôt et peut de ce fait, amasser son salaire plus d'années, que le cadre, qui ne commencera à travailler qu bien plus tard, suite à des études plus longues qui ne seront pas rémunérées. Je comprends ce type d'argument et le sentiment de compensation qui en découle. Il me semble que cependant, à la vue de la différence énorme de traitement, tant au niveau financier que social, entre l'employé et le cadre, cette "compensation" soit pour le moins abusive.

On peut également noter que la plupart des étudiants et des cadres ne s’embarrassent pas de telles justifications, trouvant que le fait d'être mieux considéré à tous niveaux, au sein de la société, va tout à fait de soi. On ne peut pas leur jeter la pierre, puisque la plupart sont issus des classes de cadres et sont mieux considérés à tous niveaux, depuis leur naissance, au sein de la société que les personnes issues des classes d'employés. Tout ceci coule donc de source pour les cadres, mais aussi pour les employés, ayants également la plupart du temps, hérité de leur condition à la naissance. Pour la plupart des gens, la question ne se pose donc pas.  
 
Peut-être est-il temps que la question se pose ? Peut-être qu'il est temps de mettre sur la table les différences de traitement hiérarchique au sein de la société ? Peut-être est-il temps de considérer les différentes catégories de travailleurs de manière horizontale, au moins dans le traitement qui leur est fait par la société ?  

 

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17 mars 2016 4 17 /03 /mars /2016 14:39

IV : La classe laborieuse : 

 

 

 

1 La religion du travail :

 

Je constate que finalement, la religion berce nos quotidiens, le quotidien des croyants et même de ceux qui pensent être athées, laïques...

La religion, finalement qu'est-ce que c'est exactement ? Allons voire dans Wikypédia ce qu'ils nous en disent :

La religion a été définie pour la première fois par Cicéron comme « le fait de s'occuper d'une nature supérieure que l'on appelle divine et de lui rendre un culte »1. Dans les langues où le terme est issu du latin religio, la religion est le plus souvent envisagée comme ce qui concerne la relation entre l'humanité et Dieu. Dans le Coran, le terme dîn, qui peut être considéré comme équivalent de celui de religion, désigne avant tous les prescriptions de Dieu2. En chinois, le terme zōng jiào (宗教), inventé au début du XXe siècle pour traduire celui de religion, est connoté de l'idée d'un enseignement pour une communauté3. Enfin, le bouddhisme est considéré comme une religion alors qu'il semble n'y être question ni de Dieu, ni de nature divine4.

Il n'existe pas aujourd'hui de définition qui convienne à tout ce que l'usage permet d'appeler religion5. La religion peut être comprise comme une manière de vivre et une recherche de réponses aux questions les plus profondes de l’humanité, en ce sens elle se rapporte à la philosophie6. Mais elle peut aussi être vue comme ce qu’il y a de plus contraire à la raison et jugée synonyme de superstition. Elle peut être personnelle ou communautaire, privée ou publique, liée à la politique ou vouloir s’en affranchir. Elle peut aussi se reconnaître dans la définition et la pratique d’un culte, d’un enseignement, d’exercices spirituels et de comportements en société.

  C'est intéressant non ? 

On nous dit que la religion est le fait de s'occuper d'une nature supérieure et de lui rendre un culte...Hmm, mais à quoi peut-on rendre un culte ? A un dieu, bien-sûre...Un dieu multiplicateur de poissons, créateur de la terre en 7 jours, tout ça... Mais on peut tout aussi bien remplacer dieu par autre chose...Par quoi par exemple ? Hmm, un système économico-politico-médiatique fondateur d'un seul modèle de vie en société possible...Fondé sur des valeurs qu'il parait hérétique de remettre en cause...La société néolibérale, fondée sur la valeur du travail pour que les ouailles soient bien gardées, pourraient-elle alors être considérée comme une sorte de religion pour ses adeptes forcés...Possible...Probable...

  La religion est envisagée comme une relation entre l'humanité et dieu...Ou entre l'humanité et la société néolibérale dominée par une petite minorité d'oligarques, qui disséminent les valeurs et normes bénites des dieux, donc d'eux mêmes...Préceptes qu'il convient de suivre, évidemment, pour ne pas voir son discours, ses pensées, ses actions contraires à cet ordre religieux, bannit de l'orthodoxe société des hommes...

  Les prescriptions de dieu !

Voilà nos lois, écrites ou coutumières...Une société réglementée par la sainte inquisition du capital...Voilà ou l'on vit, mais ici, dieu est multiple. Les dieux sont la société de marché, les agences de notations, les gouvernements de l'OCDE, les institutions internationales, les lobbys, les multinationales et quelques autres...En résumé, la minorité bourgeoise opulente. Les 1% qui sont les dieux des 99 % d'autres, qui sont croyants en la nécessite, l’irremplaçabilité, l'irréfutabilité d'un système irrationnel, qu'on leur à fait voire comme des voies du seigneur impénétrables...Preuve en est que ces fameux 99%, ne comprennent fichtrement rien au fonctionnement de ce système dominant, aux valeurs sur lesquelles il se fonde et se légitime, au fonctionnement de son économie ou de ses institutions politiques... Ils ne comprennent rien et ils suivent, parce que c'est comme ça, parce que c'était comme ça pour leurs parents et que ce sont leurs parents qui les ont éduqués, en plus de l'école et du travail ensuite. La religion est effectivement, un enseignement pour une communauté...

 

Dans cette définition de Wikipédia, on constate que la religion peut-être jugée synonyme à superstition, donc contraire à la raison, à la rationalité... Elle peut être à la fois « publique et privée, personnelle ou communautaire et liée à la politique... ». Un culte, un enseignement, une définition des comportements en société...Alors la société néolibérale pourrait-elle être définit selon les critères de définitions d'une religion, sachant cela ?

Je dis que oui. 

J'en suis fort désolé et j'aimerais que cela soit autrement, mais j’ai une forte tendance à estimer notre système, notre mode de vie, tout sauf rationnel. Les croyances en cette religion prônant le fait que seul notre type de société est possible, sont tellement profondément ancrées, que la plupart pensent que notre civilisation fonctionne de manière rationnelle...

Oui, il est très rationnel de répartir 90 % des richesses du monde, dans les mains de 5% des personnes y vivant, à tel points que des famines, absurdes aux vues des ressources de notre planète additionnée à nos capacités d’exportations, ont lieues dans l'indifférence générale. Il est rationnel que les 99 % de gens que ce système spolie, trouvent tout cela fatalement normal et coulant de sens. Il est rationnel que l'esclavagisme, qui se comprend aujourd'hui plus communément sous le terme d'exploitation par le travail, soit défendu des esclaves eux mêmes...Tout ça est très rationnel et pas du tout absurde, voyons ! 

  Ah, le travail ! Peut de gens conçoivent aujourd'hui une vie sans et encore moins une société sans. Cet état de fait découlerait éventuellement du fait que le travail constituerait l'un des outils principal de l'exploitation des esclaves, par la société néolibérale...

Pour se faire, cette dernière à inventé la religion néolibérale, ou le travail est un sacrifice rituel pour son dieu ultime, afin qu'il lui accorde la miséricorde de quelques nourritures, chauffage, four à micro-onde et non exclusion de la société de consommation...Et encore, ça dépend d’où on se trouve sur notre belle planète...Pour certain, le travail ne permet qu'une survie miséreuse...

  Là encore, cherchons la définition du travail sur Wikipédia : Mais rien sur wikipédia...Étonnant ! Alors j'ai cherché ailleurs

 

Etymologie : du bas latin tripalium, appareil formé de trois pieux, utilisé pour ferrer ou soigner les animaux, ou comme instrument de torture pour punir les esclaves.

Cette définition est intéressante ! Le mot travail était au départ utilisé pour définir un outil, qui servait à ferrer les animaux, ou comme instrument de torture pour punir les esclaves...Le hasard des étymologies est des plus opportuns...

Le travail désigne l'effort physique ou intellectuel qui doit être accompli pour faire quelque chose ou obtenir un résultat recherché.

Oui, parce que dans l'absolu, on peut aussi travailler pour soi, travailler dans un but commun, mais dans notre société actuelle, on travaille plus souvent pour d'autres et surtout au profit d'autres. Mais évidemment, dans un climat ou le matraquage religieux a fait son œuvre, peu seront à considérer le travail sous cet angle.

 

Quelques uns des différents sens du mot travail :

  • En tant qu'occupation rémunérée, le travail est synonyme d'emploi. Le terme travail peut aussi s'appliquer à des activités non rémunérées (Ex : Travail domestique, dans le cadre de la famille)
  • En économie, le travail est l'un des facteurs de production, avec le capital et la terre. Fourni par des employés en échange d'un salaire, il est organisé et dirigé vers la réalisation de biens ou de services.
    Le travail est l'un des éléments d'appartenance d'un individu à la société. Mais, selon les points de vue, il est perçu comme un devoir moral et social ou, à l'inverse, comme une exploitation et une aliénation
  • En sociologie, le travail est l'ensemble des activités humaines répétitives, pénibles, non gratifiantes et réalisées dans la contrainte. Ex: le travail en usine, les travaux agricoles...

 

Le travail est perçu par moi, comme une exploitation et une aliénation. Mais pour la majorité des croyants à la religion néolibérale, il est perçu comme un devoir moral et social...C'est donc une question de point de vue...Disons que je n'ai pas la même religion qu'une majorité de gens que j'appellerais, "les esclaves consentants"...La définition sociologique du travail me conviens aussi tout à fait..."ensemble des activités humaines répétitives, pénibles, non gratifiantes et réalisées dans la contrainte"

Comme quoi, le travail n’est pas toujours perçu comme une chose obligatoire, comme une sainte vertu, comme un passage nécessaire, obligatoire, à la vie en société, par tout le monde... 

 Nôtre société, son mode de fonctionnement cruel et injuste, se sont imposé comme une religion, dictant ses commandements absurde à ses ouailles zélées. Le travail est tout comme la messe l'a été en son temps, un outil de régulation et d’insubordination des masses, aux préceptes des hauts dignitaires de la sainte parole. Alors amis croyants, croyez, travaillez et prenez la défense de vos bourreaux. La religion néolibérale dictera vos journées par le travail et vous serez confortés à votre place dans la bonne société, lorsque vous verrez aux infos, les autres faire comme vous. La voie des plus nombreux est toujours la meilleure pour tout bon mouton..Beeeh !


2-l’exclusion par le travail

 

Le travail est vu de nos jours, comme l’un des principaux facteurs d’exclusion sociale au nom de l’utilité du travailleur que l’on oppose à la non utilité de celui qui ne travaille pas…Mais comme souvent, nos amis manichéens oublient que la vie regorge de multiples subtilités au sein des catégories et sous-catégories dans lesquelles on tente de ranger les situations sociales, afin de se rassurer quant-à la précarité de la sienne. Un bel exemple illustrant ceci, le mien :

 

La sacralisation du travail :

 

Le travail, on a beau le sacraliser, trouver que ceux qui n'en on pas sont de gros faits néants, il se trouve que contrairement à ce qu'on nous amène à croire, les gros faits néants ne sont pas ou les attends...

Prenons mon cas personnel. Franchement, je vous l'avoue sans honte, je suis 10 000 fois plus actif au chômage, que quand je travaillais. Au travail, j'étais une sorte de glandeur professionnel, obligé de se lever chaque matin à des heures pas possibles, pour trouver tous les stratagèmes possibles, pour ne rien foutre pendant 8h. Alors c'était des heures et des heures sur le net, d'ailleurs, énormément de mes articles du Gustavson's Blog furent rédigés pendant mes heures de boulot...C'était la multiplication des pauses café, avec chaque service, de façon alternée...Ah ça, en cohésion sociale, j'avais ma petite efficacité, par contre niveau taf, ma moyenne devait se situer autour de 20mn par jour sur 8h d'activité...Par contre, je faisais très bien semblant...Du coup en rentrant, j'étais pas moins fatigué que les autres parce que j'avais du me lever à la même heure qu’eux...Je suis un glandeur à l'heure, moi ! En conséquence, je glandais aussi chez moi, crevé que j'étais. Bref, je passais ma vie à glander, pas de quoi assouvir un quelconque épanouissement personnel...

Au contraire, en étant au chômage, je n'ai jamais été aussi actif et aussi occupé. J'ai l'impression d'être chef de mon entreprise, l'entreprise étant moi même...Hélas dans cette activité, point de salaire faramineux, ni de golden parachute...Seulement une petite rente de 800 euros, payée grâce à mes cotisations sociales accumulées durant mes emplois précédents.

Je me sens bien plus à l'aise à faire des choses que j'ai envie de faire, que j'ai décidé de faire, plutôt que d'exécuter des tâches insignifiantes, données par des petits chefs insignifiants, qui par les ordres qu'ils donnent, trouvent toute leur joie d'être les supérieurs hiérarchiques de quelqu'un, ce qui compense toutes les frustrations qu'ils ont d'être les sous fifres de quelqu'un d'autre...

Quand je pense qu'on sacralise le travail, qu'on stigmatise les "faits néants de chômeurs", alors qu'au travail, on fout parfois des gens à des postes qui ne servent à rien. Il y en a qui ne servent qu'à déléguer et qui ne foutent rien d'autre eux même, que de servir à des sortes de fonction d'apparat...Celui qu'on voit, celui qui est le boss, mais celui qui ne sait rien faire de ses dits doigts...Il utilise alors sa langue pour bien communiquer sur les bienfaits et l'utilité du rôle qu'il joue, alors qu'en réalité, son activité consiste essentiellement à faire chier le monde, en jouant le rôle d'un dictateur totalitaire au travail (des milliers de petits Sarkozy en entreprise...)...L'autre partie étant de lécher le cul de ses supérieurs hiérarchiques et de ses partenaires éventuels...Rien de plus que des sortes de VRP cherchant à se faire bien voire...

 
En postes qui ne servent à rien, il y a aussi les planqués à qui l'on dit, "tu as deux ans pour trouver un nouveau nom à un service de l'administration", service souvent crée pour un temps réduit, afin d'être la vitrine d'une réforme publicitaire du gouvernement, qui a décidé de lutter contre ça ou ça, en vue d'élections éventuelles. Et puis changer le nom d'un service, ça permet de ne pas le trouver, afin que ses ayants droit éventuels n'y ai pas accès, pour que ça coute moins d'argent et qu'on légitime le fait de fermer ses dits services, pour créer d'autres services fantoches, peuplés de buveurs de café frénétiques. C'est comme ça qu'en deux ans, on change une couleur de brochure, on trouve un nouveau nom à un service, tout en se persuadant que l'on a trouvé sa place, sa fonction en société...C'est beau le travail !

Plus on est chef, plus il est facile de glander, mais il existe tout de même de nombreux postes inutiles, occupés par des branleurs notoire au sein de l’ensemble de la pyramide socioprofessionnelle et dans la plupart des sociétés et des administrations. L’important ici n’est pas autant ce que l’on fait, qu’ou on se situe socialement. Glandeur ou chômeur passe alors d’activité (ou plutôt non-activité), à une sorte de statut social nous définissant en dehors de nos actes.


Voilà, la sacralisation du travail, c'est comme la sacralisation de toute chose...C'est de la religion, de l’irréel, du fantasque, de l'imaginaire...Une croyance, un espoir qui correspond à des valeurs...Ici la valeur "travail", valeur de droite...De la grosse daube à mon avis. De la grosse daube qui a pour fonction de bien ranger les gens dans des cases, pour qu'ils n'emmerdent pas le système.

 

Entrons plus en détail sur le quotidien subit par les titulaires de ce statut social bannit du bien séant, les chômeurs :

 

Chomeurs et prejugés

 

Le chômage, ça fait maintenant quelques mois que j'y suis. J'en profite alors pour découvrir ce système de l'intérieur, en le vivant moi même et vous fait part de mes quelques humbles expériences personnelles sur le sujet.

En ce moment, l'image véhiculée dans les médias sur les chômeurs, tend à montrer que ce sont "de gros faits néants, parasites des charges sociales payés par les salariés", "des gens exclus du travail, subissant une sorte de maladie sociale, que l'on craint parfois être contagieuse", "des cons qui ne sont de toute façon pas capable de faire autre chose", "des sortes handicapés sociaux"..Et j'en passe !

Aidé par ces quelques visions sociales bien communes, le chômeur se doit de se maintenir frais et dispo, dans la mesure des possibilités qu'on lui prête, pour rendre service aux gens qui travaillent et qui lui paient sa rente. Ceci est bien normal, puisqu'il est bien connu que le chômeur dispose de tout sont temps, ne se lève pas le matin et que de toute façon, s'il ne rend pas service aux travailleurs sur son temps libre, il ne sert à rien.

La plupart des chômeurs ont connus ce phénomène. Aussitôt  leur dernière journée de travail passée, leur entourage, famille, amis, estiment que c'est porte ouverte ! Ils vont alors leur demander une multitude de petits ou gros services qu'ils ne leur demanderaient pas s'ils travaillaient. C'est une sorte de mise à l'épreuve sociale, consistant à ce que le chômeur prouve à son entourage, qu'il mérite encore leur sainte compagnie. Cet entourage est déjà bien sympa de se montrer solidaire avec le chômeur, en ne l'excluant pas de suite de ses relations. Le chômeur doit alors prouver qu'il mérite cet adoubement social, qui lui permettra, si dieu le veut, de retrouver un jour du travail et de redevenir une personne digne.

Il faut savoir que ces petits inconvénients que font subir aux chômeurs, leur entourage, ne sont rien comparés à ceux que ces bénéficiaires de prestations sociales, (pour lesquelles ils ont longtemps cotisés, donc auxquelles ils ont droit puisqu'ils ont payés pour..), subissent de la part du système social lui même. Quand on est au chômage, on ne touche pas ses droits tout de suite. Deux semaines de carence séparent la période travaillée, de la période chômée. Le premier versement mensuel de son chômage se trouve donc diminué de moitié. Du coup, il devient difficile durant cette période, lorsqu'on a le chômage d'un Smicard, de payer son loyer et de bouffer. Mais pour avoir ce demi-traitement, il faut avoir su s'inscrire à pôle emploi, ce qui est loin d'être une mince affaire. Petit conseil, n'attendez pas pour appeler le 39 49, ou pour vous inscrire sur Pôleemploi.fr. Si vous le faite dès votre premier jour sans travail, vous aurez droit à un rendez vous trois semaines plus tard. Là, vous rencontrerez un conseiller, souvent mal formé, qui dispose de 20 mn pour répondre à vos questions et surtout, vous faire entrer dans certaines cases auxquelles son travail est de vous assigner. Ce conseiller est stressé, parce qu'il croule sous les dossiers, parce qu'il ne connait pas grand chose au marché du travail et qu'il passe la journée à se prendre la tête avec des chômeurs, énervés par son incompétence ajoutée aux  soucis qu’ils se font concernant  leur vie future, ainsi que sur la manière dont ils boucleront le mois. Pour illustrer un peu cela, personnellement, j'ai du expliquer à ma conseillère, dans quel sens il fallait mettre le papier dans la photocopieuse, pour imprimer mon attestation de chômage, c'est dire !

Ensuite, il faut attendre 3 mois de chômage consécutifs pour toucher des aides au logement de la CAF. Après un premier mois à 600 Euros, on passe deux autres mois à 800, avant enfin de pouvoir vivre a peu près convenablement. Vous allez me dire, c'est presque le SMIC, alors ça n'est pas juste. Et bien le problème, ça n'est pas de baisser le chômage, mais plutôt d’augmenter le SMIC, qui est loin d'avoir suivit le rythme de l'inflation galopante de ces dernières années...Évidemment, le but ici est de monter les travailleurs pauvres et les classes moyennes contre les bénéficiaires d'aides sociales...Et on entend, "ces gens ne foutent rien et gagnent presque autant d'argent que nous, c'est trop injuste...". Diviser pour mieux régner, ça évite que les dindons de la farce s'en fassent trop et ne s'inquiètent trop du fait que quelqu'un est en train de leur fourrer un truc dans le cul...Et ce ne sont pas les chômeurs qui le font…

Après ce n’est pas fini, du moins, si vous n'avez pas retrouvé de travail...Et vu le marché de l'emploi actuel, il y a de grandes chances que ça soit le cas ! Vous avez alors droit à un rendez-vous tous les mois avec vôtre conseiller incompétent, qui vous traite d'incapable parce que vous n'avez toujours pas trouvé d'emploi, parce que vous n'avez pas répondu aux offres que pôle emploi vous à proposé... (Bien que ça soit des offres de dessinateur alors que vous n'êtes en rien compétent pour faire ça !?). Votre conseiller vous menacera aussi de radiation chaque mois, bien qu'il ne puisse en rien mettre sa menace à exécution, puisque vous ne ratez pas vos rendez-vous et que le chômage est un droit pour lequel vous avez cotisé. (Alors surtout, ne vous avisez pas à oublier un rendez-vous parce que là, ils ne vous rateront pas !).

 

Deux situations peuvent alors se présenter :

  • Soit on ne veux se maintenir au chômage, parce qu'on préfère faire quelque chose de plus concret de son temps que de s'aliéner au sein d'une activité aussi peu enrichissante que répétitive. On doit alors chaque semaine justifier faussement de sa recherche d'emploi en envoyant des CV à des employeurs dont on sait qu'ils ne voudrons pas de nous, perdant ce temps pour fournir la preuve que l'on cherche du travail à notre conseillé Pôle Emploi. Ce conseillé pourra alors justifier de cela à sa hierarchie et sera peut-être avec un peu de chance, un peu moins sur le dos du chomeur dont il s'occupe.

  • Soit on veux absolument soritr de son exclusion sociale par le travail en retrouvant une activité activité professionnelle aliénante, mais on se confronte alors à un echec permanent du au fait qu'il est très compliqué de trouver un travail par les temps qui courent. Son image de soi se dégrade alors d'autant que le temps au chômage perdure.

 

Tout ceci s'avère être pénible autant poyur les gens n'aimant pas particulièrement perdre leur temps dans des justifications absurdes, que pour les personnes se sentant de plus en plus programmés à l'echec personnele et social.

Disons que le chômage est un travail comme un autre, la reconnaissance sociale en moins. Je souhaite donc aux gens qui ont de gros préjugés sur les chômeurs, de le devenir un jour...Oui, ceux qui parlent des chômeurs comme des gens qui ont le temps, parce qu'ils ne foutent rien, sont évidemment tous des gens qui n'ont pas connu cette situation...Du coup, ils s'imaginent que c'est la belle vie...

 

« Ascétique des ASSEDIC « : la chanson : http://www.youtube.com/watch?v=HrWl7O2fAUA

Bénéficiaire du RSA : une situation enviée des bourgeois :


"Il y a les gens qui travaillent dur, pour se payer le peu qu'ils ont et puis il y a les profiteurs, qui se font tout donner".

Ah, ces bénéficiaires d'aides sociales ! Les plus chanceux d'entre eux, ce sont bien les ex RMIstes, nouveaux RSAistes !
Rendez-vous compte ! Leurs aides, ils les touchent sans travailler aucunement et de se fait, sans aucunement cotiser pour le pot commun inhérent au système de redistribution des richesses français, modèle de gentillesse par delà les commentaires de nos médiatiques politiciens et de leurs médiatiques poseurs de questions indépendants et objectifs.

Il est bien connu que la plupart des bénéficiaires de ce Graal tant envié qu'est le RSA, ont choisi cette situation par fainéantise, fainéantise la plupart du temps inscrite dans leurs gênes, puisque beaucoup sont étrangers, africains, voir roumains...Le patrimoine génétique de ses gens là, habitués aux longues après midi de farniente au soleil, les amène bien souvent à privilégier une situation de profiteur, profit ce faisant au détriment des français et autres européens originaires du nord de Lampedusa, au patrimoine génétique bien plus noble.

Alors ce profiteur rsaiste, qu'il soit français ou étranger, vaque à ses occupations de fainéant avec sa paye mirobolante de près de 400 Euros par mois. Voyez ce luxe qu'il possède grâce à vous, chaque coquillette qu'il gobe, c'est comme un écran plat en moins pour d'autre, une x-box qu'on attendra noël prochain pour s'acheter, une piscine que l'on hésite à remplir, des séjours au ski ou l'on ira qu'une fois dans l'année, une femme de ménage dont on songe se passer !

Le RSAiste vole les bons français de la classe moyenne ! Sucrez lui ses aides pour que lui et ses semblables soient encore plus dans la merde et finissent par être contraint de se révolter contre un système qui les tueras à plus court terme encore qu'actuellement !

 

Néolibéralisme et aides sociales : la culpabilisation des bénéficiaires du RSA...

 

Le néolibéralisme est ici, dans les propositions de réforme du RSA actuelles : il prône au contraire de la théorie du wellfare de Keynes, le désengagement de l'état de la fonction publique et de le redistribution sociale, via le chômage, le RSA, la Sécu, la CAF...L'un des moyens pour y parvenir, est de culpabiliser les bénéficiaires d'aides sociales, comme les bénéficiaires du RSA, en les obligeant à faire des sortes de TIG (travaux d’intérêt général), c'est à dire les mettre au même niveau que les délinquants qui font des TIG pour payer la dette qu'ils ont envers la société. Mais les prestataires du RSA ne sont pas des délinquants, s'ils bénéficient du RSA, c'est que la société n'a pas été capable de leur donner du travail, parce que l'économie néolibérale et la globalisation économique mène un système basé sur le profit immédiat d'une minorité et non sur l'intérêt général et le bien être d'une majorité.

  Accabler les bénéficiaires d'aides sociales en laissant penser que s'ils touchent le RSA, c'est que ce sont de gros fait néants, qui ne veulent pas travailler, que le fait de les obliger à bosser dans des TIG peut les responsabiliser, comme si ils étaient des enfants qu'il fallait traiter comme tel, fait parti de ce processus. Les médias participent allègrement à cette culpabilisation en mettant en avant les fraudes à la Sécu, à la CAF, au Pôle emploi, par quelques exceptions qui abusent du système. Mais la vérité est que la grande majorité des bénéficiaires d'aides sociales subissent leur situation et ne demandent qu'à trouver un emploi, afin de vivre plus dignement dans un pays comme la France, ou la vie coute bien plus cher que ce qu'on peut payer avec 450 euros par mois de RSA, ou 800 euros par mois de chômage et même 1000 euros de SMIC, salaire majoritaire en France. On tente de monter ceux qui payent des impôts contre ceux qui en bénéficient, par l'intermédiaire de la redistribution sociale.

Des abus, des fraudes concernant les bénéficiaires d’aides sociales ? Oui, il y en a, mais ce qu’on sait moins, c’est qu’en la matière les aides dues non-versées, par oublis, ignorance de ses droits, mauvaise communication, visibilité, ou lisibilité, représentent une somme bien plus conséquente.

 

Prime d’activité et paix sociale achetée

 

En droite ligne des réformes gouvernementales actuelles, outre la loi du travail qui fait tant jaser, nos chers politiciens estampillés étonnement "socialistes", ont décidé d'arnaquer les travailleurs précaires d'une autre manière.
 

Jusqu'ici, chaque année, les titulaires de contrats de merde (Smicards, CDD, CUI, contractuels précaires en tout genre...) devaient, comme de bien entendu, déclarer leurs revenus sur leur feuille d’impôt. Cette déclaration était pour eux, prémisse de bonnes nouvelles puisque donnant droit à une prime à l'emploi. Cette prime à l'emploi était donc reçu, à condition d'y avoir droit grâce à une activité à faible revenu, de manière automatique, puisqu'il est obligatoire pour tous de déclarer ses revenus annuellement sur sa fiche d'impôt. 
 

Aujourd’hui, modernisation de l'administration en vue de la baisse de ses coûts de fonctionnement oblige, la prime d'activité remplace la prime à l'emploi. Ce qui change, c'est l'automaticité du versement de cette aide, contrairement à la prime à l'emploi qu'elle remplace. (Sur les changements possibles concernant les revenus versés, on pourra les constater qu'après de nombreux retour des personnes bénéficiant de ces aides. Ces retours seront rendu plus difficiles à percevoir par le fait que cette prime d'activité se versera mensuellement et non annuellement comme l'aide précédente).

On note que le Pôle Emploi transfère l’administration du calcul et du versement de cette aide à la CAF (Caisse d’Allocations Familiales). Pour percevoir cette prime d'activité, il faut donc faire sa demande en ligne sur le site de la CAF. La démarche est assez simple et rapide, mais tout le problème réside dans le fait qu'il faille être au courant de devoir faire cette démarche pour obtenir une aide qu'on perçoit depuis des années de manière automatique. 
 

Personnellement, touchant l'ancienne prime à l'emploi, je n'étais pas au courant qu'elle n'existerait plus cette année. J'ignorais devoir faire une démarche à la CAF pour éventuellement percevoir cette nouvelle prime d'activité. C'est en passant au centre des impôts pour un changement d'adresse que j'ai appris la nouvelle, voyant une affiche sur le sujet placardée au mur (et s'il ne fallait pas attendre trois plombes aux impôts, je ne l'aurais pas vu !). J'ai alors demandé à la dame de l'accueil des précisions et elle m'a confirmé que si je ne faisais pas cette démarche, je n'aurais rien, même si mes ressources me donnaient droit à cette prime. Je l'interpelle alors sur le fait que beaucoup de personnes, pas au fait de cette nouveauté tout comme moi, risquent de ne pas toucher d'aides auxquelles elles auraient normalement droit. 
 

Le gouvernement communique sur le sujet, j'ai vu cette affiche au centre des impôts, des connaissances on entendu ça à la télé, à la radio...Mais pas moi et si pas moi, qui ne vis pas forcément dans une grotte, certainement pas d'autres ! 

J'imagine bien que notre cher gouvernent contera bien faire des économies par la non-demande d'aides de personnes qui y auraient eu droit. Il faut savoir que 9.9 millions d'aides sociales dues ne seraient pas distribués chaque année. Ce chiffre risque bien d'être encore plus élevé pour les années à venir...
http://www.humanite.fr/protection-sociale-le-scandale-des-99-milliards-deuros-non-distribues-557688

On table donc sur l'ignorance de ses droits pour faire des économies. L'ignorance de ses droits par la population peut également être bien pratique dans d'autres domaines, les droits légitimant l'assise d'un pouvoir et son ignorance par la population permettant de ne pas les appliquer. Ainsi, l'exercice du pouvoir se fait sans nombres de contraintes inhérentes à son autorisation d'exercer, ce qui peut éventuellement accentuer l'esprit "totalitariste" de son régime de gouvernance.   
 

Tout le monde ne profite pas de la même manière de notre régime politique et économique. Il y a des privilégiés peu nombreux et une masse de personnes qui touchent des aides sociales. Ces aides perçues par les masses permettent aux plus privilégiés d'acheter une sorte de "paix sociale". Les aides sociales permettent aux populations les plus exclues, les plus pauvres, dont le nombre va en s'accroissant, de se maintenir tant bien que mal à flot. Sans ces aides, ces populations couleraient économiquement, socialement et en viendraient rapidement à faire des choses peu recommandables pour survivre dans une sorte de "loi de la jungle". En la matière, plus les privilégiés pousseront le curseur loin, en abaissant de fait les aides sociales distribuées à la population, moins cette paix sociale risque de se maintenir. Ce point de vue est évidemment peu traité, puisque ceux qui traitent de l'information (médias), en général, font eux-même partie des privilégiés. Ils auront donc plutôt tendance à donner un point de vue de privilégié sur la question, notant que les aides sociales sont un fardeau pour les privilégiés qui les financent de leurs impôts. Je dis ici que leurs impôts sont la valeur d'achat de cette "paix sociale". Moins elle sera payé cher, plus elle sera dépréciée et moins elle sera effective. Les aides sociales rendent les privilégiés libres et leurs bénéficiaires liés par les miettes que l'on met à leur disposition. L'élite sociale au pouvoir, pour maintenir ce dernier, doit acheter sa paix sociale au juste prix, pas trop cher pour ne pas encourager la populace à l'oisiveté, pas trop peu cher pour ne pas voir cette paix sociale dépréciée. 

 

Alors on peut s'amuser à faire le calcul pour eux, leur donner le juste prix de nos soumissions à leur pouvoir...Ou on peut les regarder se planter, voir leur paix sociale se barrer, se diriger vers une société encore plus violente, jalonnée d'exclusions encore plus brutales. Le problème, c'est que ce seront toujours les mêmes qui subiront plus que les autres. 

 

A force de gérer les choses comme des couillons, nos chers dirigeants politiques (il en va de même des dirigeants économiques d'ailleurs) risquent de voir s'envoler la paix oligarchique faisant parti des fondations de leur pouvoir sur nous. Si on ne veut pas se diriger vers une société de ghettos de riches entourés de royaumes à la Mad Max, on a tout intérêt penser quelques nouveaux modèles de société avant que les choses s'enveniment. Sinon, soit j'ai tort et tant mieux pour les oligarques et les élites sociales, soit c'est tanpis pour nos gueules, on aura d'autres problèmes à gérer que ceux du non-versement de la prime d'activité...


 

« Le meilleur salarié du mois » : la chanson : http://www.youtube.com/watch?v=fwVEyXb0nAY

La précarité, c’est l’avenir !

Quel bonheur de vivre dans une société de labeur ou chacun mérite la place qui est la sienne ! Oui, la société évolue et les modèles sociaux du 20e siècle ont bien fait leur temps. Plus de CDI à papa, de droits syndicaux d'une autre époque, de 35 heures et de RTT périmés, tout ça sera bientôt finit ! Maintenant arrive le temps de la crise et des profits financiers, maintenant arrive le temps des cultures latifundiaires de salariés esclaves, qui travaillent pour la croissance menant à la richesse de ceux qui les font travailler !

Oui les amis, un ordre nouveau arrive, en temps de climat de peur déployé, les acquis sociaux du passé se doivent d'être mis entre parenthèses, parenthèses qui devraient bel et bien être définitives, selon les bons vœux de ceux qui veulent tourner la page du temps ou les salariés s'étaient battus pour obtenir quelques marges de manœuvres et donc, un peu plus de pouvoir et de contrôle sur la production des biens et de services qu'ils produisent.

Aujourd'hui et encore plus demain, vous serez les conscrits de la croissance perdue, vous tenant prêt pour toute mission que l'on pourrait éventuellement vous confier, même si les horaires sont contraignants, le travail pénible, les normes d'hygiène inexistantes, la durée de la mission prolongée, ou pas, à la guise de votre employeur… Le tout sans prime de fin de contrat, en cotisant pour des assurances chômage ou des retraites que vous finirez par ne pas toucher, une sécurité sociale qui ne vous remboursera plus vos frais de santé... Vous serez là, frais et dispo, déjà tout content que l'on fasse appel à vous et tellement habitué à cette condition de misère, que vous ne trouverez même plus la force de contester cet ordre établit. Ce dernier, ne manquera pas de venir confisquer votre maigre salaire, pour vous donner des tickets de rationnement à la place, histoire que vous ne tergiversiez pas à perdre de temps avec vos loisirs, loisirs qui pourraient prendre un peu trop de votre énergie, énergie que vous vous devrez de garder disponible pour votre mission économique.

Vous serez les meilleurs salariés du mois, les Stakhanovistes des lendemains qui chantent pour les élites esclavagistes, les petites fourmis qui serviront de base aux tours d'ivoire et le monde sera enfin merveilleux ! 

 

3 Diviser pour mieux régner ou les petits qui se bouffent entre eux :
 

"Si elle ne veut pas travailler, qu'elle laisse la place aux autres, il y en a tellement qui attendent..."


"Si elle ne veut pas travailler, qu'elle laisse la place aux autres, il y en a tellement qui attendent..."
Voilà le genre de phrase que je n'aime pas entendre, reflet du petit peuple qui répète inlassablement le chantage néolibéral de la société, qui exploite de plus en plus en donnant de moins en moins. Les sous fifres ont peu et le peu qu'il leur reste, ils veulent le garder pour eux, s'approprier éternellement cette place qu'ils ont du bon côté de la barrière stigmatisante, entre ceux qui travaillent et ceux qui ne travaillent pas. Ils ont une vie médiocre de sous fifres et plutôt que de vouloir l'améliorer, ils tentent de rendre celle des autres sous fifres, ou du moins l'image qu'ils en ont, plus médiocre que la leur…Tout ceci, histoire de remonter dans leur propre estime personnelle, qui ne se fait pas en valeur absolue, mais en comparaison d'images...Ils attribuent le mérite d'être parmi cette caste des travailleurs et font la publicité de leurs critères personnels de jugement, qui ne sont en fait pas si personnels, puisqu'ils ne font que répéter les critères stigmatisant déclamés par les dirigeants de ce système esclavagiste, stigmatisant ceux qui ont le malheur de ne pas faire comme ce que le sens commun leur indique.

Dans une telle société, avec une telle idéologie néolibérale, les arrêts maladies ne sont pas permis. Tous ce font juges et médecins pour attribuer ces absences à la fait néantise et au manque de reconnaissance envers le système économique dont tous profitent et leur employeur qui leur a donné cette chance d'être du bon côté de la barrière. Alors on scande pensant à ses foules qui attendraient leur place au soleil, "regardez les ces chômeurs, ses RMIstes, ces SDF, ils donneraient tout, père et mère, pour être à votre place, ils seraient certainement plus méritants que vous, et vous, ingrats que vous êtes, vous n'êtes pas fidèle au poste que le système à eu la générosité de vous confiez, vous manquez, vous vous mettez en arrêt... "

Alors, lorsque ces gens là parlent des travailleurs manquant à leur poste, ils parlent des pauvres chômeurs, travailleurs, mais privés de travail par manque de place, qui mériteraient, de part ce mérite attribué, de prendre la place de ceux qui osent cumuler les arrêts maladies et prendre l'argent des travailleurs méritant, par l'intermédiaire de la sécurité sociale...Mais lorsqu'ils parlent des chômeurs, ils parlent de ces fait néants qui pompent le fric des honnêtes travailleurs en leur faisant payer des impôts pour les entretenir dans ce système scandaleux de la redistribution sociale
En résumé, pour ces gens là, tout le monde est fait néant, tout le monde ne mérite pas sa situation et c'est bien normal. Ces gens là vivent et cautionnent, souvent inconsciemment, un système de domination des masses fonctionnant sur le principe du "diviser pour mieux régner". Ce dernier apporte l'esprit de concurrence et comme dans toute bonne compétition, il faut dézinguer l'adversaire pour gagner plus facilement. L'habileté du système est de faire que les sous fifres se battent entre eux, sans avoir grand chose à gagner, si ça n'est une reconnaissance virtuelle, souvent limitée aux frontières de leur cerveaux malades, d'avoir été de bon délateurs et lèches culs de la hiérarchie, de bons kapos, esclaves eux même, mais ayant quelques infimes avantages en se mettant du côté de leur bourreaux...

Le système esclavagiste à de nombreux pions qui le défendront toujours corps et âmes, pourvu qu'ils se sentent reconnus et plus important que les autres sous fifres. Evidemment, ils sont frustrés de l'être, sous-fifres, ils ne veulent pas le reconnaitre et sont près à marcher sur les autres, pourvus qu'ils ne voient pas la vérité en face, pourvu qu'ils ne prennent pas conscience de l'absurdité du monde dans lequel ils vivent et de l'absurdité de leur comportement. Ces sous fifres là défendent le système néolibéral, ne voyant pas plus loin que le bout de leur nez. Ils ne feront pas l'effort de se projeter vers un autre ordre des choses possibles. Ils se jettent à corps perdu dans la conquête d'une meilleur place dans cette société là et comme, en général, ils n'ont pas inventé le fil à couper le beurre, ils ne pourront qu'essayer de rendre les autres plus médiocres qu'eux, n'ayant que peu de possibilités de s'améliorer aux même...

Le système néolibéral a pour but de dominer les masses en abaissant leurs marges de manœuvre, en réduisant les aides sociales et les possibilités aux masses de prendre conscience de leurs intérêts communs….En divisant les sous-fifres entre eux afin d’exacerber leur esprit individualiste de concurrence. ..En créant de nouveaux besoins, encore et encore pour les rendre dépendant à la surconsommation.

Ces gens là, ces Kapos, sont la meilleur publicité pro esclavagiste du système puisqu'à force de se faire exploiter, les sous fifres ont finis par aimer ça et à ne plus être en capacité d'imaginer un autre système, ou ils contrôleraient un peu plus leur destin.


Collègue de travail mon ami, "branleur song" : la chanson

https://www.youtube.com/watch?v=r34cKEiWjyE

 

Il arrive parfois que le quotidien nous rattrape et que l'on se trouve confronté a se comporter soi-même comme tout ce que l'on critique en théorie. Diviser pour mieux régner est un adage bien usité des chefs en tout genre, qu'ils soient politiciens ou patrons, pour ne pas voir remis en cause leur légitimité de direction au sein d'un groupe donné.

 
Voilà pour la théorie. Concernant la pratique, bien que pensant qu'il faille mieux être solidaire en tant que sous-fifres du système, il arrive que la personne que l'on a en face de soi, à ses côté au quotidien, au travail, le plus clair de sont temps, soit plus insupportable encore, que tout ce que l'on peut se dire de l'alliance des masses de petits face aux quelques puissants privilégiés. 
 

Nous sommes hélas tous humains, ce qui je le concède, n'est de loin pas notre plus grande qualité, alors parfois, on craque et l'on jette un peu se principes aux orties. 

 
Lorsqu'on est précaire, on est sous contrat quand même. La société qui nous emploi nous propose un statut de merde, une paye de merde, pour un travail de merde, que l'on accepte en échange d'un salaire de merde, consécutif à une mission nous conférant peu de responsabilités. Il est vrai que nos chers employeurs on tendance à allègrement déléguer leur travail, leurs responsabilités, mais hélas pas la paye et le statut social allant avec, aux précaires sous eux hiérarchiquement. Ainsi, les précaires on tendance à se retrouver à faire plus de travail que ce pour quoi ils sont rétribués. Cette surcharge de travail peu facilement générer des conflits entre précaires, ce qui arrange bien la hiérarchie qui, non contente de ne pas faire son boulot, ne sera pas remis en cause pour cela. 
 
Se confronter à son collègue de travail, aussi précaire que soi, ne parait donc de ce fait, pas très constructif. Mais il arrive parfois, que dans le même temps, son collègue précaire n'ait de cesse de vouloir décharger l'ensemble de son travail à lui, en plus de ce qui est déchargé par la hiérarchie sur les précaires, sur vous. Affaibli par cette charge supplémentaire additionnée à toute la déconsidération dont vous êtes l'objet de toute part, votre énervement aura tendance à se diriger prioritairement sur la personne la plus proche, qui se fout sciemment de votre gueule. 
 
Voilà comment on peut en arriver à suivre en acte, la vindicte de ce que l'on a toujours combattu. Voilà comment on peu en arriver, à faire un rapport sur un collègue de travail mettant en danger notre propre responsabilité juridique, aussi petite soit-elle en tant que précaire. Voilà comment, on peu finir par pondre une chanson de droite, prenant pour cible le mouton avant le berger, la bergerie, l'usine d'abattage et l'industrie agro-alimentaire. 
 

On est tous humain, je le concède, la moindre des choses serait d'en avoir honte, alors j'ai honte car je suis fable, car je suis ça, désolé.

 

4- Le retour de la lutte des classes : les positions des partis en présence : 

 

Du point de vue de la bourgeoisie ordinaire...

 

DE LA DROITE AU FASCISME : chronique de la pensée commune de la culture dominante

 

Qu'est-ce donc que cette chose là, la pensée de droite, peut-on déjà mettre ces deux mots dans un même concept ? La pensée qui implique une réflexion et l'idéologie de droite qui implique qu'il faille être sacrément irréfléchi pour l'adopter comme sienne, dans un même concept sans rien avec ?

  Soit, je m'emporte mais tout être sensé, ayant un peu étudié la question d'une manière objective à travers l'histoire et l'analyse politique, fera la même conclusion que moi, l'idéologie de droite n'amène pas à une philosophie de vie, elle représenterai plutôt une sorte de pragmatisme de la caste dominante pour faire accepter sa domination, soit par la manipulation économique, sociale et culturelle, soit par la force, ce qui a toujours été le cas dans les régimes totalitaires, qu’ils s’affichent comme tels, ou pas.. Mais finalement, le pragmatisme ne serait-il pas une sorte de philosophie qui peut, de ce fait se décliner en idéologie ? Je pense que la plupart des personnes bien intentionnées affirmant un discours de droite sont tout, sauf des idéologues. Pour moi les vrais idéologues de droite sont mal intentionnés (hormis envers eux-mêmes, ou, au mieux, leurs semblables). Ils représentent des sortes d’oligarques dans l’âme et la plupart du temps, sont issus d’une caste dominante, le savent, veulent y rester et idéologisent en ce sens. Citons aussi ceux qui ne sont pas issus de cette caste mais veulent y entrer, adoptant cette idéologie « de droite » et de ce fait acceptent de renier les intérêts de leur classe sociale d’origine allant la plupart du temps, jusqu’à la dénigrer… C'est un peu « réussir en marchant sur les copains », bref ce n’est pas très sympa...

 Les autres, les bien intentionnés selon moi, ne sont pas de mauvais bougres, mais adoptent un discours de droite sur des sujets économiques, sociaux ou culturels, par mimétisme social. La première chose qui apparaît, ici, est la propension de ces personnes à se présenter comme les défenseurs du bien commun, du vivre ensemble. Ce qui me semble le plus néfaste est leur façon de procéder, c'est à dire, la façon dont chemine leur esprit autour de ces valeurs, leur réflexion sur les moyens de les mettre en pratique en société, bref, la façon pragmatique qu’ils ont de transposer ces valeurs morales et sociétales en propositions concrètes. Ils se posent en juges de paix, en contrôleurs des normes et des comportements. Ils scrutent ce que font, ceux qui ne sont pas comme eux, qui touchent des aides sociales, aides sociales issues des impôts qu'ils payent. Ils estiment donc avoir un droit de regard sur là ou va leur argent, en ne réfléchissant pas plus loin que le bout de son nez, ça paraît logique, c'est du pragmatisme...Le tout est qu'ils n'ont pas fait l'effort de comprendre ce qu'est réellement la démarche d'une société qui décide de verser des aides sociales, de redistribuer un peu l'argent inégalement réparti à la base, afin que la masse des plus pauvres ne gisent pas dans les rues à la recherche des miettes qu'ont voudrait bien leur donner. Dans ce cas, pour parler des pus nécessiteux, ces personnes « de droite » pourraient adopter un discours du genre, "s'ils n'avaient pas d'argent, ils se bougeraient le cul pour trouver du boulot !"

J'ai envie de dire d'accord mais si du taf, il n'y en a pas, les demandeurs d’emplois pourront bien se bouger le cul autant qu’ils peuvent, ça ne changera rien...Peut-être devraient-ils se flageller et se complaire en esclaves pour dettes, pour contenter l’esprit de petits bourgeois ayant la bonté de les accepter sur la même planète qu’eux ?

Combien y aurait-il de SDF en plus si l'on supprimait le chômage, le RSA ou la CAF ? De combien augmenterait le taux de mortalité si l'on supprimait la Sécurité Sociale ? Quelle éducation auraient les enfants des classes populaires si l'école n'était pas gratuite pour tous ? Ça pourrait être assez drôle de s'imaginer notre beau pays dans cette situation que prônent ces gens sans s'en rendre compte. Voyant rarement plus loin que le bout de leur nez, ils ne projettent pas leur discours plus loin que celui-ci. Le paradoxe réside dans le fait que c'est justement là qu'il faudrait être pragmatique, en tentant de projeter jusqu’au bout ses idéologies voulues pour la société du futur, mais je dois me résoudre à avoir un pragmatisme décalé avec le leur et à devoir souvent m'énerver pour ça...

  Tout ça pour dire que les aides sociales que les plus riches financent via leurs impôts, leur servent à eux aussi ! C'est plus sympa de vivre dans un monde ou l'on peut se balader sans forcément se faire harceler par un mendiant au mètre carré, ou la peste et le choléra ne sont pas de retour à la suite de conditions sanitaires désastreuses pour la majorité et ou cette même majorité sache lire, écrire, compter et n'ai pas traîné dans la rue depuis gamin, en se faisant éduquer par la loi de la démerde qui est loin de correspondre avec celle des normateurs sociaux s'identifiant comme de droite. Et oui, les aides sociales que vous versez sont avant tout utiles pour vous, utiles aux gens aisés. Ça se saurait si on vivait comme un prince de nos jours avec 800 euros par mois de chômage ou avec 400 euros de RSA. C'est déjà mieux que rien, mais pour la réinsertion (ou plutôt l’insertion pour la plupart) dans la société des bourgeois, c'est vraiment loin d'être évident. Et la plupart de ces gens ne rêvent que de retrouver un travail, ils peuvent tout à fait être « méritant », ont souvent une famille à nourrir et ne sont la plupart du temps, pas au chômage de leur fait, mais du fait de gens riches qui voulaient se faire encore plus de marge en allant esclavagiser des chinois de 8 ans, qui demandent moins de salaire et font payer moins de charges à leurs employeurs. C'est pratique, comme ça ceux qui délocalisent vivent là ou c'est bien et leur argent vient de là ou l'on paye très peu d'impôts et ou les conditions de vie ressemblent plus à un monde moyenâgeux que j'ai décris au dessus.

 Pour revenir à la définition d'une aide sociale, c'est de l'argent versé sous condition de ressource et non par un jugement subjectif, style les assises des aides sociales. Les aides sociales ne se touchent pas au mérite ou à la tête du client, on les obtient selon ses ressources, donc selon des données, des situations objectives. Ça veut dire que si l'on est un connard qui en abuse, qui ne veut pas travailler et qui fait tout pour ne vivre que de ça, on peut le faire dans les limites de ce que la loi permet, évidemment. Par exemple, quand on a un contrat précaire comme le mien, lorsque ce dernier arrive à expiration, on peut décider, de chercher autre chose, ou de ne pas chercher et de se mettre au chômage pour tenter un concours par exemple, ou même pour ne rien tenter et attendre de se faire harceler par son conseiller pôle emploi, jusqu'à ce qu'il menace d'une radiation. Bref, si on à droit au chômage, on y à droit, on a cotisé pour ça, on s’est fait exploiter pour ça, quoi qu'en pensent qui que ce soit. C'est ce qui s'appelle un droit, un droit qui permet à tout le monde, même aux gens de la classe moyenne qui travaillent, de vivre mieux que si le chômage, ou les aides sociales de toutes sortes, n'existaient pas.

 De manière plus simple, j'aurai envie de dire à ces gens « de droite » paraissant bien intentionné et déclarant vouloir un monde meilleur :« si tu arrêtais un peu de regarder ce que font les gens qui ne sont pas comme toi, qui ne font pas comme toi, qui n'ont pas eu la même chance que toi d'avoir une éducation de bourgeois à peu près équilibrée, de n'avoir manqué de rien financièrement...Arrête de les juger parce qu'ils n'ont pas réussi comme toi, à gagner assez de fric pour payer des impôts. Si tu es né dans la classe moyenne, ce n’est pas ta faute tu n'y es pour rien, c'est de la chance et je ne te juge pas la dessus....Ben tu as de la chance justement et tu en profiteras peut-être plus en arrêtant de vouloir contrôler ceux qui en ont eut moins, en tout cas pas assez pour payer des impôts mais assez pour toucher des aides sociales issues des tiens. Ai aussi conscience de la chance que tu as d'avoir eu assez de capital social (relations), de capital culturel (demander conseils à des proches pour monter une boite, savoir comment fonctionnent les marchés financiers, comment placer son argent en banque...ou même des parents qui ont pu t'aider à faire tes devoirs quand tu était môme), de capital économique (des parents qui ont pu te payer des études, un loyer...). Tout ça, c'est moins possible pour les gens issus des masses laborieuses qui peuplent les pôles emplois, les CAF...». Mais pour faire une conclusion plus concise de ce petit coup de gueule, je dirais plus simplement, « fermez vos grandes gueules, on n’a pas forcément besoin que vous l’ouvriez pour qu’on vous subisse ! »

 Il faut aussi dire que ces gens « bien pensant de droite », pensent souvent s'être fait tout seul, être issu de la méritocratie et ne se rendent sincèrement pas compte du fait que le milieu dans lequel ils ont vécu les prédestinait à avoir une bonne situation sociale. Hélas, ça n'est même pas vraiment de leur faute, si on faisait un petit sondage, ces gens s'autoproclamant de la classe moyenne (qui est en fait les 20 % des plus riches, donc pour la moyenne vous repasserez...) ont à 95% un entourage issu de la même classe (famille, amis, relations...). Ils ne font pas exprès, ils sont tout simplement, culturellement, plus facilement amené à s'entendre avec des gens ayant les mêmes valeurs qu'eux, ou, simplement, les gens qu'ils rencontrent (ben, ils ne rencontrent pas souvent de prolétaires anarcho-communistes, parce qu'ils fréquentent rarement les mêmes endroits…Société cloisonné quand tu nous tiens...).

  Pour le côté, droite fascisante et remise en cause des acquis sociaux, j'ai entendu il y a peu de temps, une chose qui m'a fait bondir et quand j'ai vu que j'étais le seul que ça fasse bondir, ça m'a atterré. A ce moment là, j'ai fait un long voyage vertical, qui m'a amené de la stupeur, à la consternation. En visitant un ancien cirque romain style Colysée à Rome, on à commencé à discuter avec mes collègues, à propos des spectacles qui y étaient représentés et donc, fatalement des gladiateurs. La transposition avec le statut des criminels d'aujourd'hui arriva rapidement. Mes collègues ont trouvés tout naturel l'idée que, au moins, les criminels qui se produisaient au cirque devenaient utiles à la société puisqu'ils fournissaient un spectacle et aidaient à la croissance économique puisqu’il fallait payer le billet d'entrée. Ils ont donc plus d'utilité que les prisonniers purgeant actuellement leur peine en France puisque ces derniers coutent à la société, font payer des impôts (obsession éternelle...) et ne servent à rien. Alors vint la conversation sur la réinsertion par le travail. Avec la meilleure volonté du monde, ils se sont mis à discourir sur le fait qu'il faudrait obliger les prisonniers à travailler pour la société en purgeant leur peine. Alors de une, j'ai répondu que, tant pour le détenu que pour la société, il vaut mieux la réinsertion par le travail que de rester à croupir toute la journée dans une cellule en apprenant au mieux des petites magouilles, au pire à être un psychopathe. Cependant, je ne suis pas sûr que l'état soit disposé à adopter une réelle politique de réinsertion dans les prisons françaises, qui sont, soit dit en passant, les plus vétustes d'Europe. De deux, j'ai aussi ajouté qu'il conviendrait de laisser le choix au détenu et c'est de loin, le plus important. Si l'on ne laisse pas le choix au détenu de travailler ou pas,  il me semble que l'on revient à une idéologie proche de celle d'un bagne ou d'un camp de travail.

 Il me semble que la portée idéologique de ces propos est quelques peu fascisante. Mais eux, ces bons citoyens « de droite » issus de ghettos bourgeois, ne s'en rendent pas compte, parce qu'ils sont pragmatiques, ce ne sont pas des philosophes...Ils sont logiques, un détenu ne peut être utile à la société que si il se réinsère. Si en plus il se réinsère en travaillant pour la société durant sa peine, il aide également à la croissance économique, c'est d'une pierre deux coups. Moi je dis, très bien mais si le détenu donne sont approbation pour cela. Je pense que c'est mieux pour un détenu de travailler, le temps passe plus vite comme ça et on s'éloigne moins vite de la réalité de la vie de dehors. Mais, et c'est fondamental, si on ne lui demande pas son avis, c'est du travail forcé, donc même logique que Cayenne, Auschwitz...Même un détenu devrait avoir droit au libre arbitre, restant dans la catégorie des « humains », il reste assujetti au droits de l’homme qui vont avec ! Ou alors, on décide que les détenus sortent du genre humain pour faute. Après, on peut être en accord avec un type de société ouvertement esclavagiste envers certaines catégories de personnes (ici les détenus)...ça marchait chez les romains, au moyen-âge….Mais proclamer ce genre de discours et se vanter en même temps du fait que l’on soit en accord avec une société dont les valeurs fondamentales convergent autour des « droits de l’homme », c’est un tout petit peu contradictoire. Dans la constitution française, il est écrit que l’état doit garantir la sécurité, la salubrité et la tranquillité publique. Tout ceci n’est pas un commerce a but lucratif, ce sont des dépenses. Pour garantir la sécurité et la tranquillité de ses membres, une société enferme des gens qui y nuiraient s’ils étaient en liberté. Faire commerce des ces gens là, ou même créer une police, une armée à but lucratif, donnerait une société qui devrait se définir sur des valeurs nouvelles, plus libérales, que la plupart de ces gens au discours de droite ne cautionneraient pas à mon avis. Mais peut-être qu’à long terme, notre société va en ce sens ? Pour le moment, on a rien trouvé de mieux que le système des prisons pour empêcher des criminels de nuire à la société, mais il faut dire qu’on n’a pas vraiment cherché autre chose. Selon moi, un détenu est enfermé pour l’empêcher de nuire et non pour se faire de la thune sur son dos, pour l’exploiter en le faisant travailler sans son consentement, gratuitement ou pour une somme de misère. Soit dit en passant, la grande majorité des détenus en France purgent des peines de moins d’un an, pour des délits mineurs. Le surpeuplement des prisons est donc du en grande majorité à une population qui pourrait facilement exercer sa peine en milieu ouvert, sans nuire à la société qui lui fait exécuter sa peine…Mais c’est un autre débat.

Alors, ça arrive à tout le monde de sortir des conneries plus grosses que soi, surtout quand on à pour habitude de ne pas voire plus loin que le bout de son nez. Le problème, c'est que même quand j'ai spécifié mon point de vue à ces personnes, elles ont continué à vouloir me convaincre. J'ai du, à mon plus grand étonnement, couper cours à la discussion parce que ça devenait vraiment malsain. J'espère vraiment pour eux, que c'était de la fierté mal placée et qu'ils ont pu un peu réfléchir depuis. Je pense que c'est avant tout un manque de réflexion de leur part, ils ne sont pas mauvais au fond, tout comme la plupart des électeurs UMP et FN, ou des même des gens qui votent en général.  Ils ne réfléchissent juste pas assez, n'ont que trop peu de recul par rapport à leur propre situation et voudraient vivre dans un monde parfait ou tout le monde auraient les mêmes chances de départ qu'eux, feraient comme eux et penseraient comme eux...Ben heureusement que ce n’est pas le cas ici....Et même ailleurs !

 Pour résumer et à la lumière de ces exemples, la pensée de droite est représentée majoritairement par des individus issus de la classe aisé (qu'eux même appellent classe moyenne parce qu'ils ont du mal à s'assumer), réfléchissant et analysant leur environnement essentiellement par pragmatisme, tout en ayant très peu de recul par rapport à leur propre condition. Ils utilisent de ce fait, dans leurs diverses analyses politiques, sociologiques et économiques, des données erronées pour juger des faits réels. Ils ont tendance à imaginer que l'ensemble de la société bénéficie des mêmes postulats et avantages de base qu'eux même et c'est logique puisqu'ils s'estiment de la classe moyenne. Petit conseil pour tous, ayez du recul sur votre propre vie, vos avantages et vos inconvénients de départ, ceux des autres, tentez de vous mettre à leur place et vos analyses de café du commerce ne s'en porteront que mieux, du moins, elles approcheront peut-être plus de la réalité. Et si ce n'est pas le cas, elles énerveront moins vos interlocuteurs...Tout ceci vaut évidemment pour moi aussi !  

 

Du point de vue ordinaire d'esclave...

 

Quotidien, ô quotidien, c'est par la bourse que tu nous tien !

Mais qui les tiens, les cordons de ta bourse ?
Ces maîtres de la ficelle, qui ouvrent et qui ferment comme autant de lacérations de ton libre arbitre. 
Ils arbitrent et tu t’exécute, chaque jour un peu plus, dans une vie morne quand tout va bien, insoutenable quand tout va mal. Mais tout le monde n'a pas la même espérance de vie, les uns envient les autres et jalousent les suivants du peu de miettes en plus qu'ils auront récolté. 
Ils sont nombreux les esclaves au quotidien, agissant au bien commun de ceux qui on défini le terme. Il y a les bons et les mauvais esclaves, les petits chefs et les sous-fifres, les aseptisés sous vide, en sacs plastiques bien empaquetés, gelant l'hiver, fondant l'été. 
 
Et puis, une fois vidé de leur substance, les esclaves usés s'en iront et seront remplacés par les suivants, les descendants qui apprendront a sustenter leurs bons bourreaux. 
 
C'est la vie, non ?    
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14 mars 2016 1 14 /03 /mars /2016 11:12

Il arrive parfois que le quotidien nous rattrape et que l'on se trouve confronté a se comporter soi-même comme tout ce que l'on critique en théorie. Diviser pour mieux régner est un adage bien usité des chefs en tout genre, qu'ils soient politiciens ou patrons, pour ne pas voir remis en cause leur légitimité de direction au sein d'un groupe donné.

 
Voilà pour la théorie. Concernant la pratique, bien que pensant qu'il faille mieux être solidaire en tant que sous-fifres du système, il arrive que la personne que l'on a en face de soi, à ses côté au quotidien, au travail, le plus clair de sont temps, soit plus insupportable encore, que tout ce que l'on peut se dire de l'alliance des masses de petits face aux quelques puissants privilégiés. 
 
Nous sommes hélas tous humains, ce qui je le concède, n'est de loin pas notre plus grande qualité, alors parfois, on craque et l'on jette un peu se principes aux orties. 
 
Lorsqu'on est précaire, on est sous contrat quand même. La société qui nous emploi nous propose un statut de merde, une paye de merde, pour un travail de merde, que l'on accepte en échange d'un salaire de merde, consécutif à une mission nous conférant peu de responsabilités. Il est vrai que nos chers employeurs on tendance à allègrement déléguer leur travail, leurs responsabilités, mais hélas pas la paye et le statut social allant avec, aux précaires sous eux hiérarchiquement. Ainsi, les précaires on tendance à se retrouver à faire plus de travail que ce pour quoi ils sont rétribués. Cette surcharge de travail peu facilement générer des conflits entre précaires, ce qui arrange bien la hiérarchie qui, non contente de ne pas faire son boulot, ne sera pas remis en cause pour cela. 
 
Se confronter à son collègue de travail, aussi précaire que soi, ne parait donc de ce fait, pas très constructif. Mais il arrive parfois, que dans le même temps, son collègue précaire n'ait de cesse de vouloir décharger l'ensemble de son travail à lui, en plus de ce qui est déchargé par la hiérarchie sur les précaires, sur vous. Affaibli par cette charge supplémentaire additionnée à toute la déconsidération dont vous êtes l'objet de toute part, votre énervement aura tendance à se diriger prioritairement sur la personne la plus proche, qui se fout sciemment de votre gueule. 
 
Voilà comment on peut en arriver à suivre en acte, la vindicte de ce que l'on a toujours combattu. Voilà comment on peu en arriver, à faire un rapport sur un collègue de travail mettant en danger notre propre responsabilité juridique, aussi petite soit-elle en tant que précaire. Voilà comment, on peu finir par pondre une chanson de droite, prenant pour cible le mouton avant le berger, la bergerie, l'usine d'abattage et l'industrie agro-alimentaire. 
 
On est tous humain, je le concède, la moindre des choses serait d'en avoir honte, alors j'ai honte car je suis fable, car je suis ça, désolé.
 
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12 mars 2016 6 12 /03 /mars /2016 09:47

 

En droite ligne des réformes gouvernementales actuelles, outre la loi du travail qui fait tant jaser, nos chers politiciens estampillés étonnement "socialistes", ont décidé d'arnaquer les travailleurs précaires d'une autre manière.
 
Jusqu'ici, chaque année, les titulaires de contrats de merde (Smicards, CDD, CUI, contractuels précaires en tout genre...) devaient, comme de bien entendu, déclarer leurs revenus sur leur feuille d’impôt. Cette déclaration était pour eux, prémisse de bonnes nouvelles puisque donnant droit à une prime à l'emploi. Cette prime à l'emploi était donc reçu, à condition d'y avoir droit grâce à une activité à faible revenu, de manière automatique, puisqu'il est obligatoire pour tous de déclarer ses revenus annuellement sur sa fiche d'impôt. 
 
Aujourd’hui, modernisation de l'administration en vue de la baisse de ses coûts de fonctionnement oblige, la prime d'activité remplace la prime à l'emploi. Ce qui change, c'est l'automaticité du versement de cette aide, contrairement à la prime à l'emploi qu'elle remplace. (Sur les changement possibles concernant les revenus versés, on pourra les constater qu'après de nombreux retour des personnes bénéficiant de ces aides. Ces retours seront rendu plus difficiles à percevoir par le fait que cette prime d'activité se versera mensuellement et non annuellement comme l'aide précédente).
On note que le Pôle Emploi transfère l’administration du calcul et du versement de cette aide à la CAF (Caisse d’Allocations Familiales). Pour percevoir cette prime d'activité, il faut donc faire sa demande en ligne sur le site de la CAF. La démarche est assez simple et rapide, mais tout le problème réside dans le fait qu'il faille être au courant de devoir faire cette démarche pour obtenir une aide qu'on perçoit depuis des années de manière automatique. 
 
Personnellement, touchant l'ancienne prime à l'emploi, je n'étais pas au courant qu'elle n'existerait plus cette année. J'ignorais devoir faire une démarche à la CAF pour éventuellement percevoir cette nouvelle prime d'activité. C'est en passant au centre des impôts pour un changement d'adresse que j'ai appris la nouvelle, voyant une affiche sur le sujet placardée au mur (et s'il ne fallait pas attendre trois plombes aux impôts, je ne l'aurais pas vu !). J'ai alors demandé à la dame de l'accueil des précisions et elle m'a confirmé que si je ne faisais pas cette démarche, je n'aurais rien, même si mes ressources me donnaient droit à cette prime. Je l'interpelle alors sur le fait que beaucoup de personnes, pas au fait de cette nouveauté tout comme moi, risquent de ne pas toucher d'aides auxquelles elles auraient normalement droit. 
 
Le gouvernement communique sur le sujet, j'ai vu cette affiche au centre des impôts, des connaissances on entendu ça à la télé, à la radio...Mais pas moi et si pas moi, qui ne vis pas forcément dans une grotte, certainement pas d'autres ! 

J'imagine bien que notre cher gouvernent contera bien faire des économies par la non-demande d'aides de personnes qui y auraient eu droit. Il faut savoir que 9.9 millions d'aides sociales dues ne seraient pas distribués chaque année. Ce chiffre risque bien d'être encore plus élevé pour les années à venir...http://www.humanite.fr/protection-sociale-le-scandale-des-99-milliards-deuros-non-distribues-557688

On table donc sur l'ignorance de ses droits pour faire des économies. L'ignorance de ses droits par la population peut également être bien pratique dans d'autres domaines, les droits légitimant l'assise d'un pouvoir et son ignorance par la population permettant de ne pas les appliquer. Ainsi, l'exercice du pouvoir se fait sans nombres de contraintes inhérentes à son autorisation d'exercer, ce qui peut éventuellement accentuer l'esprit "totalitariste" de son régime de gouvernance.   
 
Tout le monde ne profite pas de la même manière de notre régime politique et économique. Il y a des privilégiés peu nombreux et une masse de personnes qui touchent des aides sociales. Ces aides perçues par les masses permettent aux plus privilégiés d'acheter une sorte de "paix sociale". Les aides sociales permettent aux populations les plus exclues, les plus pauvres, dont le nombre va en s'accroissant, de se maintenir tant bien que mal à flot. Sans ces aides, ces populations couleraient économiquement, socialement et en viendraient rapidement à faire des choses peu recommandables pour survivre dans une sorte de "loi de la jungle". En la matière, plus les privilégiés pousseront le curseur loin, en abaissant de fait les aides sociales distribuées à la population, moins cette paix sociale risque de se maintenir. Ce point de vue est évidemment peu traité, puisque ceux qui traitent de l'information (médias), en général, font eux-même partie des privilégiés. Ils auront donc plutôt tendance à donner un point de vue de privilégié sur la question, notant que les aides sociales sont un fardeau pour les privilégiés qui les financent de leurs impôts. Je dis ici que leurs impôts sont la valeur d'achat de cette "paix sociale". Moins elle sera payé cher, plus elle sera dépréciée et moins elle sera effective. Les aides sociales rendent les privilégiés libres et leurs bénéficiaires liés par les miettes que l'on met à leur disposition. L'élite sociale au pouvoir, pour maintenir ce dernier, doit acheter sa paix sociale au juste prix, pas trop cher pour ne pas encourager la populace à l'oisiveté, pas trop peu cher pour ne pas voir cette paix sociale dépréciée. 
 
Alors on peut s'amuser à faire le calcul pour eux, leur donner le juste prix de nos soumissions à leur pouvoir...Ou on peut les regarder se planter, voir leur paix sociale se barrer, se diriger vers une société encore plus violente, jalonnée d'exclusions encore plus brutales. Le problème, c'est que ce seront toujours les mêmes qui subiront plus que les autres. 
 
A force de gérer les choses comme des couillons, nos chers dirigeants politiques (il en va de même des dirigeants économiques d'ailleurs) risquent de voir s'envoler la paix oligarchique faisant parti des fondations de leur pouvoir sur nous. Si on ne veut pas se diriger vers une société de ghettos de riches entourés de royaumes à la Mad Max, on a tout intérêt penser quelques nouveaux modèles de société avant que les choses s'enveniment. Sinon, soit j'ai tort et tant mieux pour les oligarques et les élites sociales, soit c'est tanpis pour nos gueules, on aura d'autres problèmes à gérer que ceux du non-versement de la prime d'activité...
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10 mars 2016 4 10 /03 /mars /2016 10:19

III CASTE DOMINANTE

 

Riche, une aspiration ?

 

« Nouveau riche » : la chanson : http://www.youtube.com/watch?v=vPg4AOjy8P4

En notre bas monde, les fléaux sont légions...Il y a la peste, le Sida, le Parti Socialiste et le pire de tous, les nouveaux riches.

Un nouveau riche, c'est comme un riche, en pire. Un nouveau riche, c'est un riche qui doit prouver sa valeur, au pays merveilleux des voleurs de la part des autres. Un nouveau riche, c'est un riche encore plus imbuvable. Un nouveau riche, c'est presque un appel au meurtre...

Voyons ici l'exemple de ce cher Gustave, pouilleux précaire de son état, la conscience d'une huitre et l'intelligence d'une loutre (désolé pour les loutres...). Gustave est loin d'être privilégié par le système, c'est un précaire, il se nourri des OGM des supermarchés discount, regarde TF1 et ne voit pas plus loin que tout ceci. Son seul rêve est de devenir aussi abjecte que les modèles qu'on lui donne à gober, alors il se dit, pourquoi pas lui !

Si demain, c'était lui, si demain, il avait de quoi payer sa facture de chauffage, si demain il pouvait manger bio, si demain les fins de mois n'étaient pas synonyme de la faim qui vient, si demain, il était riche comme ceux qui font qu'il est pauvre...

Et pendant ce temps là…

 

Etre privilégié : une banalité pour ceux qui le sont.

 

« Petit bourgeois » : la chanson : http://www.youtube.com/watch?v=J9DoDDe0mcQ

Le petit bourgeois est un être à part de la société, contrairement à ce que lui même pourrait penser de lui même.

En effet, le petit bourgeois a cette capacité à jouir de multiples privilèges inhérents à sa condition de naissance, sans même soupçonner le fait qu'il jouisse d'une condition privilégiée. En effet, ne côtoyant que trop rarement de près, des personnes vivant dans d'autres conditions que lui, il lui est difficile de se projeter dans quelques comparaisons sociologiques.

Ainsi, le petit bourgeois estime souvent appartenir à une "classe moyenne", puisque la plupart des gens autour de lui font aussi des études, vont au ski, voyagent ou prennent l'avion régulièrement et ont la liberté d'accorder une partie de leur temps à quelques loisirs ou moments de détente bien mérités. L'informer que 95 % de la population mondiale n'a jamais pris l'avion, n'est pas connecté à Internet sur son I-Phone et que le ski est trop cher pour la plupart des gens, même en France, est de ce fait une chose qui l'étonne fort.

Dans des cas extrêmement rares, (au moins aussi rares que les cas où un enfant d'ouvrier réussit des études de commerce international en ayant trouvé le moyen de les financer) le petit bourgeois prend du recul sur son positionnement social et tente de se sortir de la condition à laquelle il a été assigné, comme tout le monde, depuis sa naissance. Celui-là, aura d'autant plus de chance d'échapper à un éventuel coup de tronçonneuse asséné par un peuple quelque peu irrité par une condition d'esclave que les petits bourgeois de la classe moyenne ont su si passivement cautionner et banaliser. (Ceci évidemment n’étant possible qu’en cas de révolte suite à une mauvaise gestion de cheptel humains de la part de quelques fermiers latifundiaires en culture intensivement extensive).

 

Elites « forever » :

 

Petits conseils pour nos élites qui veulent que le système se maintienne en place. 

Parce que vous ne saviez pas ? Le monde est fait pour maintenir les choses en état, pas pour que les choses évoluent, changent ou, folie, s'améliorent. Il se trouve que le hasard et surtout la mainmise d'une certaine caste sur le bon fonctionnement des choses dans leur globalité, n’ayant aucun intérêt à ce que les choses changent, font que socialement, le monde se maintien en bon ordre...Mettez vous un peu à leur place, ils sont déjà au max, leurs compteurs privilèges sont au top, pourquoi changer ? En plus ce sont eux qui décident alors si vous n'êtes pas content, vous n'avez qu'a décider vous même...Ah non, vous ne pouvez pas ? Toutes mes excuses... ! Vous ne pouvez pas puisqu'on a bien su vous placer en position de dépendance, on a bien su vous convaincre que vous seriez incapables de vous débrouiller seul, sans personne pour décider pour vous. Il faut quelqu'un pour décider, pour vous guider, un führer, un dieu, un président de la république, un marché économique mené par une économie rationnelle, qui est la seule qui puisse exister pour des siècles et des siècles, amen...

Elles sont quand même balaises ces élites sociales, on ne peut pas leur enlever ça, quelle performance !

Elles ont réussi à vous faire croire que des banques qui jouent au casino avec vos économies, les budgets des états…Que des marchés boursiers qui paniquent à la moindre rumeur en vendant des actions en masse de peur que tous les autres traders en ai eu l'idée avant, c'est rationnel. Mais les élites ne sont pas les seules à féliciter ! Rien n'aurait été possible sans une grande majorité de gros plouks pour croire à tout ça. Alors ou est la poule, ou est l'œuf, sont-ce les élites qui ont crée les plouks, ou les plouks les élites ? 

La machine est bien huilée dans tous les cas, bien huilée depuis longtemps et pourtant...Pourtant, il n'est pas certain que les choses restent en l'état. Pourquoi ?

Les symboles sont important, les hauts revenus en sont, les paradis fiscaux en sont d'autres et que dire des paradis sociaux. Toutes les élites sont issues des élites et il se trouve toujours quelques exceptions à la règle servant comme publicité de pseudo mobilité sociale pour les autres. Ca s'appelle les nouveaux riches qu’on a évoqués précédemment. Ils sont peu, mais il y en a et ils doivent faire leur preuve. Du coup, ont les entend beaucoup, leurs discours sont souvent odieux et c’est bien normal, puisqu’ ils doivent faire de la surenchère pour être accepté dans leur nouvelle famille. Leurs enfants naîtront le cul dans la soie, cette situation privilégiée sera alors banale pour eux, ils ne s'en rendront même pas compte, ils n'auront donc plus à devoir s'en justifier et ils trouveraient cela étrange qu'on leur demande de le faire...Qu'importe les morts de faim, la misère ambiante, ils ne la verront pas, ils ne verront que leur entourage, riche comme eux.  Outre les nouveaux riches ayant tendance à montrer leur situation nouvelle de façon ostensible et donc, énervante, le fait est que plus on s’habitue à sa situation, plus elle nous semble assise et inéluctable. Ceci marche tant pour les situations de privilégiés, que pour celles des miséreux, mais pas toujours aux mêmes moments, avec la même intensité, de façon parallèles ou symétriques. L’accroissement de ce sentiment d’inéluctabilité de sa situation peut donc avec le temps peut générer rancunes et incompréhensions entre personnes ne bénéficiant pas du même statut social.

Les symboles d’inégalité et d’injustices augmentent d’autant. Ces symboles sont hélas de plus en plus visibles, de plus en plus flagrants. La situation actuelle ressemble un peu aux années 1780 en France, avec des élites déconnectées des réalités et un fossé qui se creuse de plus en plus entre elles et une population dont la misère et la précarité augmente fortement. 

Souvent, l'homme, dont les élites font parti, se voit entrainé par son narcissisme, sa soif d'avoir plus, toujours plus, ses habitudes de privilégiés qu’il lui parait intolérable de rogner un temps soit peu. Par les temps qui courent, la caste privilégiée a tendance à aller de plus en plus loin en cela, car sans contre pouvoir réel. Il conviendrait qu’ils y aillent un peu plus molo pour ne pas mettre à mal la mainmise de cette classe bourgeoise sur le monde. Celle-ci s'est construite peu à peu depuis l'avènement de la corporation des marchands au bas moyen-âge (la chute du féodalisme, de la monarchie, la révolution industrielle, le taylorisme, les guerres mondiales, l'abandon de l'étalon or, les théories néolibérales admises comme règles de l'économie mondiale, la fin de la guerre froide, la globalisation économique...)...Ca fait si longtemps, ça serait dommage de tout gâcher ! 


A trop jouer avec leurs joujoux, les élites vont finir par les casser, car si leurs abus ne rencontrent pas encore de contre pouvoir, plus elles iront loin dans leurs abus, plus elles risquent d'en rencontrer...Le contre pouvoir ne sera pas forcément humain, la planète pourra aisément se charger de la vengeance...A force de polluer pour du profit, c'est sûr qu'il pourrait y avoir des conséquences fâcheuses rapidement, pour les élites, les autres, même les renards qui les pauvres, n'ont rien à voir avec ça...

La solution, le genre de solution à appliquer pour calmer un peu le jeu, que tout le monde se détende et que les moutons continuent à être bien gardés, c'est le genre de méthode François hollande, c'est à dire, faire genre que ça change, donner un peu de susucre à manger au peuple...Il faudrait que cela se passe comme ça en Europe ces prochains temps. Les cures d'austérités sont un peu passées de mode. A force, les dirigeants européens ont réussi à révolter les grecs, les portugais, les espagnols, les italiens ne vont peut-être pas tarder...Rassurez-vous, la planète entière pourra se révolter avant que ces cons de français le fassent, on est plus en 1789 !

En France, après « l’espoir » François Hollande (et oui, il y en a qui y ont cru…), le néolibéralisme reprend de plus belle et même avant les présidentielles suivantes, sous l’égide ceux qui ont osé se faire élire en se disant socialistes. Plus que jamais, ils ont rétablis les politiques d’austérité, on remit en cause le droit du travail, on donné la légion d’honneur à des criminels sous couvert de contrats commerciaux…La suite, quelques crises financières pour justifier la précarisation de la population, l'abaissement de ses marges de manœuvres des masses, la remise en cause de plus en plus de droits restant encore à la population ..Et ensuite il y aura des guerres, des gens qui crèvent de faim, des séries américaines sur TF1 et de nouveau réacteurs EPR..Enfin, tout comme avant quoi ! 

Voilà, amis élites et élitistes, c'est le moment de faire un petit peu gaffe. N’allez pas trop vite en besogne, une domination ça se ménage si on veut qu’elle perdure.  Stoppez les abus un moment, lâchez du leste, ne gâchez pas un modèle social à notre service, si lent et si dure à obtenir.  Il est temps de faire le dos rond, de calmer la populace ! Après avoir même réussi à faire se fâcher les européens, des annonces pour refaire de la croissance, du Keynes, de la sociale démocratie seraient de bon aloi. Apaisez les choses maintenant, pour mieux abuser plus tard ! 

 

Préservons notre élite sociale !

 

On peut se poser des questions sur le monde dans lequel on vit et sur la façon dont il fonctionne. Oui, on peut ! 
 

Le monde dans lequel on vit fonctionne de la façon dont il fonctionne, on peut l'apprécier ou pas, apprécier ce fonctionnement sur certains sujets et moins sur d'autres. On peut également interpréter sa façon de fonctionner de différentes manières. Selon qui l'on est, ses opinions, sa propre façon de fonctionner, ce qu'il est possible d'observer pour la personne se lançant dans ce genre d'interprétation, les avis sur le fonctionnement du monde divergeront. On peut aussi se tromper, mentir, s'arranger avec les faits. Ça en fait des choses finalement, des interprétations en tout genre à formuler. 

En admettant ceci, lorsque les avis et interprétations sur le fonctionnement du monde sont rares, voir absents, cela peut paraître étrange.  Lorsqu'on estime comme plutôt naturel à l'être humain,  l'observation et la tentative de compréhension de son environnement, voir des questionnements paraissant naturels se faisant de façon si rare, peut paraître moins naturel. De la même manière, lorsque les rares avis semblent correspondre quasiment en touts points tendant à une certaine unanimité, cela peut également laisser suspicieux. 

Peu d'avis, peu d'interprétations et des théories officielles sur le fonctionnement du monde peu variées et admises unanimement au sein d'une population subissant ce fonctionnement, cela ressemble à du dogme, de la croyance, de la foi et non à un raisonnement rationnel qui aurait amené à penser telle ou telle chose. C'est comme ça, le pouvoir le dit, il n'y a pas à y réfléchir, il n'y a pas à interpréter et on fera tout notre possible pour que vous passe cette envie de comprendre le monde dans lequel vous vivez. 

 

Pourquoi donc ?

 

Peut-être que le pouvoir admet que l'individu renseigné ne se satisfasse pas de la compréhension qu'il aurait de sa condition au sein du fonctionnement du monde dans lequel il vit. Peut-être que le pouvoir admet que si l'individu se rend compte qu'il est pris pour un couillon, un esclave, de la chair à canon, de la chair à produire, il ne serai pas très content et en se satisferai pas de cette situation donnée. Le pouvoir compte donc sur une certaine ignorance généralisée, pour fonctionner à sa guise sans évidemment informer de ce fonctionnement la plupart de ceux qui le subissent. 

Les ignorants ne se satisfaisant pas du simple fait d'ignorer, il s'agit alors pour le pouvoir de leur faire admettre qu'ils savent, sans qu'il ne sache grand chose. On donne alors des bribes d'information, on crée des formules vitrines, des avis faussement demandés, des contres-pouvoirs sans pouvoir d'action, des votes pseudos démocratiques. On fabrique des exceptions de réussites économiques, de mobilité sociale, d'ouverture culturelle et on focalise l'esprit des gens sur ses exceptions, comme sur ces formules vitrines. En cas de brebis qui aurait l'audace de s'égarer loin du troupeau, on pourra toujours agiter le spectre des peurs multiples, le chômage, l'insécurité, le terrorisme...Donnant à la populace une envie de ne pas trop bouger, de ne pas trop dévier de son sort, car autre part, on lui suggère bien que ça serait pire.

Dans quel but ? Pourquoi et pour qui ? 


En France, tout est organisé pour la préservation de l'élite sociale, par l'élite sociale. 

L'élite intellectuelle est par exemple bridée par cette élite sociale. Oui, il y a des gens qui sont plus doués que d'autres en science, littérature, logique....Cela peut être du à plusieurs choses, dons naturels, héritage familial, ou exceptionnellement du à d'autres facteurs.  L'élite sociale décide de qui existe dans son monde, qui on publie, qui à raison, en fonction de ses intérêt,  suivant la logique de leur ego de classe, souvent éloigné de toutes choses rationnelles inhérentes à la science. L’ego, la fierté, la passion de soi et des siens, sont ici guides de décision...Il parait peut évident que cela soit le chemin le plus cours vers le progrès. 
 
En vérité, en France, nous vivons dans une société conservatrice, guidée par une classe sociale qui oriente les décisions dans tous les domaines, en fonction de ce que cela pérennise son pouvoir. On constate donc ici une certaine objetisation de l'état au service d'un groupe. Tout ce qui est sous contrôle de l'état, a pour objet d'être utilisé, d’être au service de cette élite sociale dirigeante. 
 
Hélas, le monde bouge et cette élite sociale semble avoir de plus en plus de difficulté à s’adapter, à adapter son pouvoir, son contrôle par l'outil état, de la population vivant sur son territoire. Internet est un outil incontrôlé qui permet de diffuser un grand nombre de théories sur le fonctionnement du monde qui nous entoure, à la disposition de la masse ignorante. Ces théories recevables ou non, ont la faculté de permettre le questionnement. Les anciens médias comme la télé et les journaux, appartenant à l'élite sociale étaient facilement contrôlé et contrôlables. La fuite de l'information non-contrôlée est un des vecteur de l'augmentation du manque de prise de l'élite sociale sur son peuple outil. Le contrôle d'internet par les élites sociales parait donc être un enjeu essentiel de leur conservation du pouvoir, but du fonctionnement actuel du monde qui nous entoure. Toute révolution commence par la prise en main par les révolutionnaires, des moyens de communication. Ensuite arrivent les outils de coercition comme la police et l'armée et enfin les moyens de contrôle de la production et de la distribution alimentaire. Tout ceci peut commencer par Internet, mais le régime en place peut aussi réussir à contrôler le net par l'intermédiaire des moyens de coercition dont il dispose. 
 
Alors on verra bien ce qui se passe, sachant que neuf fois sur dix, ce sont ceux qui disposent des plus gros moyens qui gagnent. Vous poserez-vous des questions sur le fonctionnement du monde qui vous entoure d'ici là. Il y a peu de chance, mais rien n'est certain, alors on verra bien.  

 

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8 mars 2016 2 08 /03 /mars /2016 20:23

Quotidien, ô quotidien, c'est par la bourse que tu nous tien !

Mais qui les tiens, les cordons de ta bourse ?
Ces maîtres de la ficelle, qui ouvrent et qui ferment comme autant de lacérations de ton libre arbitre. 
Ils arbitrent et tu t’exécute, chaque jour un peu plus, dans une vie morne quand tout va bien, insoutenable quand tout va mal. Mais tout le monde n'a pas la même espérance de vie, les uns envient les autres et jalousent les suivants du peu de miettes en plus qu'ils auront récolté. 
Ils sont nombreux les esclaves au quotidien, agissant au bien commun de ceux qui on défini le terme. Il y a les bons et les mauvais esclaves, les petits chefs et les sous-fifres, les aseptisés sous vide, en sacs plastiques bien empaquetés, gelant l'hiver, fondant l'été. 
 
Et puis, une fois vidé de leur substance, les esclaves usés s'en iront et seront remplacés par les suivants, les descendants qui apprendront a sustenter leurs bons bourreaux. 
 
C'est la vie, non ?    
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4 mars 2016 5 04 /03 /mars /2016 16:51
Au moment ou l'on s’inquiète pour la jeunesse et sa tendance à être influencée par les théories complotistes, diffusées sans filtre sur le net... Au moment ou le gouvernement via son ministre de l'éducation nationale prend le sujet à bras le corps, en sensibilisant le corps enseignant sur le phénomène... Au moment ou beaucoup de jeunes ne se sentent plus Charlie, ne chantent plus la marseillaise et ne font plus silence quand il faut faire une minute de silence...Les médias ne pouvaient que suivre le mouvement en faisant un peu de "pédagogie" sur le sujet.
 
 
"Le complotisme, ce nouvel asile de l'ignorance", voici le titre évocateur d'un article de médiapart sur lequel je suis récemment tombé. A la vue de ce titre, je me suis dit au premier abord, que l'on risque de relire le fameux discours sur le complotisme, vu comme une manière de dire tout et n'importe quoi, dans une sorte de paranoïa collective voulant expliquer nos problèmes d’adaptation et nos frustrations inhérentes au changements du monde dans lequel on vit. Je vais donc m'atteler à décrypter cet article chapitres par chapitres, pour voir ce qu'il en est et si effectivement, le traitement du complotisme y est fait de la manière générale avec laquelle, les médias ayant pignon sur rue, traitent du sujet. 
 
Pour démarrer, signalons que Médiapart est un média que beaucoup considèrent comme dissident au pouvoir en place. Mon avis personnel étant que médapart serait un média aussi dissident que par exemple, le Petit Journal de Canal plus, c'est à dire, un média qui fait genre, qui amène des infos croustillantes sur le pouvoir en place, sans jamais trop se mouiller et toujours en diffusant insidieusement une propagande pro-système, sous couvert d'un discours contestataire. 
 
Passé ces à priori, voyons ce qu'il en est....
 
"La théorie du complot répond à l’intérêt que nous avons à connaître la vérité et, à la fois, à tout simplifier. Face à la complexité d'un monde qui nous échappe de plus en plus, il n’est pas étonnant qu’elle trouve tant d’amateurs bien qu’elle soit, malheureusement, le refuge de l’ignorance."
 
"Intérêt à connaître la vérité et, à la fois de tout simplifier". Oui, l'intérêt à connaître la vérité parait évident, cet intérêt à la connaître et à aller la chercher, évoquant implicitement qu'elle n'est pas dévoilé "naturellement", par les informations disponibles. Cet intérêt à chercher cette vérité se doublerait selon médiapart, d'une méthode de recherche, amenant à une sorte de simplification systématique de tout ce qu'on aurait trouvé, ou pensé trouver, de ces vérités recherchés. L'article explicite cela en évoquant la complexité du monde qui nous échappe de plus en plus. 
Nous avons donc ici le premier traitement classique du "complotisme", celui évoqué précédemment présentant un monde qui bouge vite et des personnes qui seraient de plus en plus à la ramasse face à cela, ce qui expliquerait la montée de la recherche de vérités plus simples à comprendre, au sein des théories complotistes. Pas étonnant donc pour le site d'infos, que des gens qui ne pigent rien au fonctionnement du monde, cherchent dans des théories simplistes, donc qu'ils comprennent, les explications de leurs frustrations, malheurs, voir misères quotidiennes. "Malheureusement", selon médiapart, ces théories complotistes sont de ce fait, le refuge de l'ignorance. 
 
A ce moment là, plusieurs questions se posent. Premièrement, est-ce qu'il est possible pour médiapart, de tenter une ébauche d'explication du pourquoi cette ignorance généralisée chez les adeptes du complotisme. Qu'est-ce qui fait qu'une masse de personnes, peut-être même la plupart, ne comprennent pas cette complexité affirmée du monde dans lequel on vit ? Est-il vraiment nécessaire que ce fonctionnement du monde soit si complexe ? Est-il nécessaire que la plupart de gens ignorent tout de la manière dont ce monde fonctionne, tout en vivant dedans, tout en le subissant au quotidien ? La simplification des choses en vue de leur compréhension est-elle toujours une mauvaise chose ? 
 
Un constat est alors proposé par Médiapart : les gens comprennent de moins en moins le monde et l'une des conséquences de cela, est qu'ils se tournent de plus en plus vers les simplifications des explications de son fonctionnement proposée par les théories complotistes. En ajoutant, "malheureusement", le site d'info expose son avis négatif sur ce phénomène qu'il déplore donc. 
 
Continuons : Un sondage qui date maintenant de quelques mois nous apprenait qu’un Français sur cinq croit dans l’existence des Illuminati (secte dissoute à la fin du XVIIIe siècle qui a été mise à l’honneur dans le roman Anges et démons de Dan Brown et dont le nom vient certainement des Lumières et se confond souvent avec la Franc-Maçonnerie qui représente, elle, un ensemble d’organisations réelles et plus ou moins discrètes). Les Illuminati sont, selon une croyance répandue, censés régir le monde à notre insu. Evidemment, rien ne le prouve, tout est toujours dans le décryptage – de multiples vidéos en témoignent sur internet. Mais ce qui réunit la plupart des multiples théories du complot (dont une des dernières porte sur les chemtrails) et qui flatte très souvent les déçus de tout (de la politique, des médias…), les méfiants, ceux qui ont le sentiment que le monde dans lequel ils vivent leur échappe, c’est qu’elles prétendent que LA vérité est ailleurs et que le discours officiel cache d’inavouables complots (un ou divers) qu’il faudrait décrypter.

La théorie du complot est, en réalité, une des manières de substituer à l’analyse des idées et des mécanismes socio-économiques, la dénonciation d’ennemis imaginaires (avec tout les dangers que cela comporte). C’est une manière de donner une mauvaise réponse à une bonne question. C’est une mystification autant qu’une erreur de catégorie. "

Médiapart base son information alarmante concernant l'ampleur supposée du complotisme sur un sondage. Personnellement, je crois autant en la véracité d'un sondage qu'en l'arrivée prochaine d'un messie qui sauvera les bébés baleines en leur apportant des malbars géants pour qu'ils fassent exploser les bateaux des pêcheurs japonnais en faisant des bulles de la mort parce que quand y en à marre...

On pourrait également ajouter à cela l'orientation possible des sondages pour telle ou telle cause, selon comment la question est posée et le panel des personnes interrogées. Quant'au sujet du sondage, celui ci- traite des inévitables "illuminatis". 

Au niveau simplification, médiapart se pose là, tout comme "ces ignorants de complotistes" simplificateurs compulsifs. Le complotisme se résumerait donc aux théories sur les illuminatis, ces penseurs farfelus, polémiquant sur des signes du doigt arborés par quelques célébrités, ou sur le nombre de signes mystiques sur les paquets de Lipton. On pourrait penser que résumer le complotisme à ça, servirait à discréditer le complotisme. On pourrait au contraire penser que simplifier le complotisme aux illuminatis, permettrait selon médiapart, à tout complotiste d'une autre engeance de ne pas être considéré comme complotiste. mais alors médiapart serait-il complotiste ?  

Heureusement, médiapart continue en spécifiant que les illuminatis ont disparus au 18e siècle et sont souvent confondus avec la franc maçonnerie, qui elle existe toujours. Mais médiapart ne précise pas si les francs maçon sont accusés de complot, ce qui est souvent le cas sur internet. Sans les spécifier, médiapart évoque d'autres théories du complot et observe ce qui les réunit les frustrés et déçu du système politico-médiatique au sein du fameux "complotisme", en affirmant que "LA vérité est ailleurs et que le discours officiel cache d’inavouables complots (un ou divers) qu’il faudrait décrypter."

Le complotisme consisterait donc à ne pas croire des discours officiels non-compris, ou considérés comme ne reflétant pas la réalité vécue et compréhensible, au profit d'autres réalités, plus faciles à comprendre. Cette réalité est représentée comme un complot établis par les dirigeants et gens de pouvoirs qui ont l'air de mieux comprendre la façon dont fonctionne le monde, tout en ne nous l'expliquant pas, ou mal, voir en mentant sciemment, se complaisant dans des mensonges cette fois, faciles à vérifier et prouver (promesses de campagnes non-tenues, affaires judiciaires, condamnations, non respect de règles, codes et lois qu'ils demandent et exigent  à la population de respecter...)

Médiapart explique donc sa vision du complotisme comme "une des manières de substituer à l’analyse des idées et des mécanismes socio-économiques, la dénonciation d’ennemis imaginaires (avec tout les dangers que cela comporte). C’est une manière de donner une mauvaise réponse à une bonne question. C’est une mystification autant qu’une erreur de catégorie. "

Les théories du complot ne se baseraient donc pas sur des faits et préféreraient "la dénonciation d’ennemis imaginaires", boucs émissaires semblant bien commode face à " l’analyse des idées et des mécanismes socio-économiques," semblant plus complexe. Le complotiste préférerait aller au plus simple et médiapart semble suggérer que cela viendrait, soit du fait que celui-ci semble incapable d'analyses trop complexes, soit qu'il n’émettrait pas la volonté d'aller trop loin dans son analyse, peut-être pour ne pas trop se fatiguer à réfléchir, Médiapart admet tout de même que les questions sont intéressantes, bien que les réponses soient mauvaises ou hors de propos. Le site d'info rappelle aussi à l'ordre quant-aux dénonciations imaginaires et les dangers que cela provoque...Dénonciation/seconde guerre mondiale/rafle des juifs....Juifs bien souvent cibles de théories du complot, le fameux complot juif...Après avoir quelque peu résumé le complotisme aux illuminatis (ses farfelus guetteurs de signes de la main des célébrités), voilà que médiapart exemplifie le complotisme dans ses théories les plus nausées abondes...A ce moment de l'article, on pourrait dire que les complotistes seraient de farfelus connards...Bien évidemment, en la matière, médiapart se base sur des faits réels. Il est effectivement bien facile de trouver sur internet des vidéos de complotistes, farfelues, ou nausées abondes, racistes, puantes..Mais résumé le complotisme à cela me parait être un raccourci grossier. Ici, médiapart semble faire preuve des mêmes simplifications dans cette analyse du complotisme, que celles reprochées aux complotistes eux-mêmes.  

Selon médiapart, ces compltotistes font preuve de mystification des choses. Ils travestiraient et expliqueraient donc des faits réels et rationnels en  sortes de théories religieuses. Concernant les illuminatis et les fana du complot juif mondial, cela semble être le cas...Quant-à ceux de ces complotistes qui évoquent rationnellement les théories religieuses disséminées par nos chers gouvernants, afin d'asseoir l'inéluctabilité de leur pouvoir sur les masses,  il ne semble pas en être question pour le moment. 

L'article se subdivise ensuite en trois parties : 

 -Le complotiste préfère le simple au complexe

Le complotisme est un refuge pour l’ignorance

Raviver le discours critique contre le discours complotiste

Commençons donc par le simple préféré au complexe...

Voici donc la simplification de l'argumentaire de ce chapitre (puisqu'il s'agit en tant que complotiste, de tout simplifier...). On a peur de ce que l'on ne connait pas, la société est vaste, on a pas de prise sur bien des choses...On en vient donc naturellement à tenter de s'approprier ces choses en les mettant à notre portée par une simplification généralisée usant des codes soumis à nos compréhensions. Passé cette petite explication psychologique de bas étages, on nous explique que "La question du complot renvoie aux difficultés de la coordination des intérêts dans une société vaste où les points de vue et les situations individuelles sont multiples et très souvent hétérogènes ou incompatibles, où la plupart du temps, les uns ignorent les autres et les réseaux de relation sont divers.". Les complotistes répondraient donc à la diversité des situations et des intérêts par "les autres sont contre nous, ils complotent pour nous dominer, il faut donc les combattre". Ceci représente bien selon moi, le genre d'orientation de raisonnement vers lequel le système au pouvoir tente de nous amener. Plutôt que de prendre pour sujet du complot le pouvoir, on bifurque ici vers les autres, les autres comme nous, les autres qui ont des intérêts divergents des nôtres...Ces autres pourraient être le complot juif mondial, les flux de migrants, d'autres groupes de populations comme en leur temps, les allemands, les anglais...Bref, on applique ici la stratégie favorite des régimes totalitaires occidentaux, le diviser pour mieux régner. En résumé, le complotistes visent le pouvoir comme originaire du complot, alors que médiapart nous explique plutôt que le complot du pouvoir, est une interprétation erronée des marqueurs des intérêts divergents entre groupe de population. De la cible du pouvoir, on nous orienterait donc vers les autres strates de la population. 

Par la simplification, la théorie du complot "satisfait l’intérêt de notre raison pour le sens. Mais elle relève du raccourci.". On admet tout de même ici l'intérêt de donner du sens à des choses qui devraient en avoir et qui n'en on pas, ou plus. Mais le complotisme ne semble pas être la bonne méthode pour médiapart, puis qu’issu d'une simplification relevant du raccourci. 

Et ça continue toujours dans le même sens. médiapart continue à expliquer que le complotisme s'explique par les différences et les différences d'intérêts des gens entre eux : "la société est, comme l'a bien montré E. Morin, complexe, plurielle, elle n’est pas une, ni même totalisable. De ce fait, elle ne saurait jamais être le résultat d’une planification intentionnelle". De par l'essence même d'une société dite multiple, elle ne pas être le résultat d'une "planification intentionnelle". En gros, on nous explique que puisque tous les gens ne sont pas les mêmes, qu'ils ne constituent pas un seul même groupe, qu'ils ne sont pas tous habillé pareil et n'ont pas le même style de vie, il serait impossible de planifier une société au profit d'une élite sociale dirigeante. Pour le coup, c'est à mon tour, moi le complotiste, de trouver ce raisonnement simpliste, malgré tous les mots compliqué que j'y ai lu et les références d'auteurs que la plupart ne connaîtront pas et ne liront jamais les écrits. De plus, il semblerait que médiapart prenne une position tyrès absolue sur le sujet, évoquant l'impossibilité d'une planification intentionnelle. Par conséquent, si jamais un certain pouvoir manipule une certaine masses de population qu'il domine, ça ne serait pas fait exprès !

Il est ensuite expliqué dans l'article qu'il est légitime de critiquer un discours dominant, mais que la théorie du complot "loin d’être un démontage du discours dominant, surfe sur l'angoisse d'un monde qui nous échappe. Elle prétend donner à voir l’envers des choses et montrer l’arrière-monde qui, telle l’arrière-boutique du commerçant, est le lieu où tout se décide selon d’inavouables intentions. Or, le complot élevé en théorie présuppose la capacité d’un petit nombre d’individus très souvent impossible à désigner autrement que par une étiquette vague (Illuminati, judéo-maçonnisme, sionisme…), de mener à bien un plan introuvable contre des personnes ou des institutions indéterminées."

Médiapart argumente ici, que les théories du complot désignent des boucs émissaires vagues, qu'elle ne savent pas désigner, menant un plan "introuvable" contre des personnes ou des institutions "indéterminées". Bref, que les complotistes ne comprennent rien à rien et qu'ils accusent sous prétexte qu'ils ont peur, ou que la marche du monde ne les satisfait pas. Donc si on a pas de preuve de ce qu'on avance, on ne peut pas être crédible lorsque l'on dénonce des choses qui ne vont pas et toujours le même genre de personnes qui en tirent bénéfices. Pourquoi pas, mais alors ne pourrait-on pas, selon les mêmes principes, douter de ce que nous racontent les médias et notamment médiapart, n'ayant pas accès au sources, ou aux preuves de ce que leurs informations diffusent. Le procès qui est fait aux complotistes en tout genre, ici, très représentée par les théories sur les illuminatis, pourrait tout aussi bien être fait à la presse ayant pignon sur rue. Ou est la vérité, franchement, on ne peut pas savoir. On pourra toujours trouver des preuves ça et là, mais on sera dans le vague pour la plupart des choses auxquelles on croit, ou non, que l'on soutien, ou pas. Cependant, lorsque l'on se sent couillonné au quotidien, dans les grandes largeurs, ce qui nous donne quelque peu l'impression que quelque chose de louche se passe à notre encontre, on peut tout de même se poser des questions sur ce qu'il se passe, sans forcément avoir des réponses efficaces, scientifiquement prouvées, chiffrées. Faudrait-il que l'on s'interdise d'évoquer le fait que l'on se sente floué par le pouvoir et l'influence qu'a sur nos vies une certaine élite sociale, possédant l'économie, les médias, les institutions politiques ? Faudrait-il attendre des médias dont les propriétaires et les membres sont cette même élite sociale, qu'ils nous donnent les réponses qui nous conviennent réellement face à un pouvoir oppresseur des masses, parce que eux seuls, nous donneront des arguments "prouvés", mais pour nous invérifiables ? 

Ici, il me semble que médiapart nous dis "contester un système est possible, mais pas sans notre approbation". Il est évident que dans le flot des informations complotistes d'internet, de grosses conneries circulent et j'admets bien volontier que je puisse en dire, ou en penser moi-même. Il en va de même concernant les médias. Par contre, dans ces médias, il existe un filtre qui fait que, malgré l'importance des théories complotistes dans la population, aucun d'entre eux ne s'en fait porte parole à moins de s'en inquiéter, ou de jeter sur elles un discrédit certain et affirmé. 

Deuxième partie : le complotisme, un refuge pour l'ignorance : 

"Ceux qui mobilisent le conspirationnisme n’ont souvent aucune connaissance réelle des fonctionnements sociaux, politiques et économiques dont ils parlent."

Si l'on en croit médiapart, la plupart des complotistes, qui se sont brusquement transformés en "conspirationnistes", ne comprennent pas réellement ce dont ils parlent. 

" ils projettent des croyances familières sur des mondes inconnus. Ils n’ont aucune preuve tangible à apporter. " On en revient ici à la même rengaine que précédemment, c'est à dire que le monde est multiple, que le lointain est inconnu et qu'on tente de l'expliquer à la lumière de nos faibles connaissances, qui n'expliquent pas, la plupart du temps, des choses dont on ne connait ni les implications, ,ni les causes, ni les explications. Ce qui je le pense,  met donc les thèses complotistes, comme dit précédemment, sur un pied d'égalité avec les thèses médiatiques et l’ethnocentrisme bourgeois, ou la caste sociale au pouvoir nous explique avec ses codes, de quelle manière fonctionne des choses loin d'elle. Elle nous l'explique et surtout, elle nous l'enseigne via l'éducation nationale et nous le martèle via les médias de masse dont on pourrait éventuellement préjuger que médiapart fait partie. 

Selon médiapart, pour le complotiste, "rien n'arrive par hasard". Personnellement, je dirais que des choses arrivent par hasard et d'autres choses non. Dire que tout arrive par hasard n'est pas très juste non plus. Q'une masse de personnes suivent une élite sociale aveuglément, en dépit de leurs intérêts propres, sans trop remettre en cause ce pouvoir serait le fruit du hasard, de la nature des choses, des tenants et des aboutissants naturels inhérent à notre histoire ? Rien ne serait orienté dans ce sens ? Rien ne serait suggéré ?  Rien ne serait conditionné volontairement ? N'y aurait-il aucune tentative de standardisation des personnes pour que cela perdure ? N'y aurait-il rien de caché, maintenu volontairement dans le flou ? N'y aurait-il aucune manipulation collective ? Alors, exagérer les choses en disant que les complotistes voient le complot en toute chose, n’effacera peut-être pas le fait qu'il puisse être étonnant que tant de choses se faisant au détriment des plus nombreux , souvent au bénéfice des mêmes, arrivent par hasard, sans rien pour les pousser à arriver. 

Mais non, médiapart dit au contraire que les complotistes vu par eux dans une certaine homogénéité," jouent à se faire peur en essayant de corroborer l’existence d’êtres pervers fantasmés, comme groupe homogène et animé d'un puissant désir de domination... Cette posture intellectuelle relève du délire d’interprétation.". Ils affirment donc qu'il n'existe pas de groupe homogène formant l'élite sociale au pouvoir et que ceux qui l'affirment "délirent". Le complotisme s'expliquerait donc par une folie paranoïaque, un délire de persécution. En plus de l'ignorance et des peurs dont sont victimes les complotistes face à un monde lointain, multiple et changeant, ils seraient donc également fous. Expliquer des thèses anti-productives pour le pouvoir en place, par la folie de ses auteurs est un vieux classique communiste dont je n'aurais pas soupçonné Médiapart...On peut également noter que là ou l'auteur de cet article ne voit pas d’homogénéité dans les groupes de pouvoir, il en voit dans "le complotisme. En effet, durant toute cette publication, il est peu fait état de la multiplicité des "complotistes".

On pourrait encore détailler la suite de ce chapitre, mais franchement, ça radote en citations, en références, en phrases complexes, pour en revenir inlassablement à des choses déjà dites. En résumé : La société est illisible, on cherche des explications pour se rassurer, on invente des complots en tous genre, des méchants qui tirent les ficelles, "On ne connaît ni l’objet du complot, ni ses parties-prenantes. Mais on sait qu’il y a une méchante conspiration responsable de tous les maux qui nous accablent.", "Les délires complotistes ne sont pas des explications mais des interprétations qui relèvent du raccourci : expliquer les causes par les fins, les mécanismes par des intentions, c’est facile.". Au final, le complotisme serait "très éloigné des exigences propres à l’enquête rigoureuse pourtant nécessaire à l’établissement de la connaissance". Il y a donc la connaissance et le complotisme en serait très éloigné, il n'émanerait que d'un sentiment de persécution. 

Enfin, une troisième partie qui servira d'ouverture sur comment lutter contre ce complotisme. La solution pour médiapart : raviver le discours critique. 

Nous sommes donc d'accord, complotisme ou pas, raviver le discours critique dans un monde qui a tendance à nous conditionner à recevoir les idées toutes cuites dans le bec, semble nécessaire. Voyons comment médiapart se propose de raviver un tel discours : 

"Si l'approche complotiste relève de la superstition, il ne faut pas renoncer à donner une réponse correcte aux questions qu'elle soulève." Très bien ! 

"Contre le complotisme, il faut donc réactiver l'intelligence critique des phénomènes de masse en s'intéressant à la manière dont s’intériorisent progressivement des croyances et des pratiques potentiellement néfastes (pratiques de concurrence et de prédation, esprit mercantile intéressé, vaine gloire, spéculation, ambition destructrice, réification, exclusion, domination, pensée unique…). " Mais tout à fait ! Mais pourquoi forcément contre le complotisme ? C'est dommage de vouloir prendre parti à tout prix, en enlevant les trois premiers mots de cette citation de médiapart, j'aurais été en accord avec eux....Pourtant, ces trois premiers mots orientent la pensée et le sens de toute la phrase...Dommage. 

"S’il y a certainement des ententes entre des personnes puissantes dotées de profonds intérêts communs,". Très bien, c'est exactement ce que je dis..." il est impossible, sans abus, de parler de complot, car promouvoir un discours et des pratiques dépend d’une multiplicité de facteurs immaîtrisables qui dépassent y compris une poignée de puissants. Aucun phénomène social de masse ne peut, en effet, relever d’une intention délibérée, ce sont des effets des mécanismes socio-économiques complexes et toujours ambigus." Et voilà, on revient vite dans l'absolu, "il est impossible", "aucun...ne peut". On nous explique que bon, il y a quand même un truc de domination de quelques puissants...mais attention aux abus complotistes, ce n'est que la naturalité des mécanismes socio-économiques complexes et ambigus qui l'a provoqué..Personne ne guide le navire, il vogue au gré des vagues et arrive par hasard ou certains l'on souhaité...

Alors on nous recommande quelques lectures qui sauront peut-être nous guider vers le droit chemin de l'analyse socio-économique : "Aussi est-il intéressant d’étudier les opérations par lesquelles une idéologie devient peu à peu dominante. Les philosophes de l'école de Franfort, la sociologie critique d'un Bourdieu ou d'un Boltanski, Marx ou Foucault, par exemple, nous en donnent des clefs. "

Pour finir, médiapart conclue comme ceci : "Tous ces phénomènes de contagion idéologiques massifs relèvent des structures socio-économiques, ils doivent être traités à ce niveau : celui de la critique des idéologies et des mécanismes sociaux." Et là encore, je suis d'accord...Mais "Rechercher derrière cela l’intention délibérée d’une bande de conspirateurs est évidemment une erreur de catégorie, une simplification et une mystification qui empêche le progrès de l’intelligence et la fait sombrer dans la barbarie du phénomène du bouc-émissaire."...Je me trompe donc de catégorie en accusant les choses de se passer grâce à la volonté de quelques-uns qui concentrent l'ensemble des pouvoirs. Pas de totalitarisme dans les pays occidentaux, que diable !  Liberté de la presse, mais pas de la presse complotiste à priori...Du moins, on ne pourra que la trouver là ou règne encore une certaine liberté de publication, sur internet. 

La fin est grandiose : "La pensée critique nous montre, par l’intelligence du réel plutôt que par l’invention d’un monde caché et d'ennemis invisibles," Le fameux pragmatisme..." que la machine à produire des discours tout faits est, en vérité, là sous nos yeux, qu’il n’y a que du visible (moyennant l’accès à l’information, l’effort pour s’informer et pour questionner)." Voilà, il n'y a que du visible moyennant "l’accès à l’information, l’effort pour s’informer et pour questionner", la parenthèse est importante...L'accès à l'information, mais la notre (celle de médiapart, par exemple), l'effort pour s'informer et pour se questionner, en dépassant donc le conditionnement que la plupart ont à se foutre de tout ceci. Pour ceux qui se questionnent quand même, ils auront alors le choix entre médiapart et leurs copains de l'info autorisée, ou la folie complotiste du net,  "C’est pourquoi il semble aujourd’hui salutaire de rappeler à la fois que le complotisme est un asile de l’ignorance et que, moyennant une presse libre et plurielle, l’on ne satisfait jamais l’exigence critique nécessaire à la résistance et à l’amélioration sociale en cédant à des facilités."

Nous finiront donc sur cette note rabâchée une énième fois, le complotisme, c'est l'ignorance et la facilité, abonnez-vous donc à médiapart et suivez les conseils de Mme Vallot Belkacem dans ses conférences sur le sujet. Vous verrez surement un flot d'articles sur le sujet prochainement, qui ne manqueront certainement pas de reprendre les mêmes arguments. Si j'en trouve de nouveaux, je ne manquerais pas d'en traité dans de prochains articles, mais je crains que ce relai médiatique du discours gouvernemental du moment ne se diversifie que très peu. 

Article de médiapart traité ici : https://blogs.mediapart.fr/pierre-cretois/blog/301214/le-complotisme-ce-nouvel-asile-de-l-ignorance?utm_source=facebook&utm_medium=social&utm_campaign=Sharing&xtor=CS3-66

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