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18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 07:17

La nature, la nature se régénère, la nature se perpétue et les petits mammifères que nous sommes s'en vont se reproduire à grand coup de coïts dégueulasses. Entre deux coups de langues dans le cul et autres objets contondants insérés ça et là, nos mignonnes petites bêtes, "number one" au niveau de toutes les saloperies qu'elles se font subir entre elles et surtout aux autres, sèment les petites graines de leur héritage génétique, éducatif, social, culturel, sans évidemment oublier, psychopathologique. Ces petites semences une fois germées, auront alors le choix, ou seront peu-être plutôt auto-déterminées, à devenir bourreau ou victime, de façon active ou passive, consciente ou pas, dans ce petit monde merveilleux qu'est celui des mammifères psychopathes que l'on appelle les humains. 

 
Parce qu'il n'y a pas de potager, sans jardinier pour le cultiver, Tonton Benoit perpétue le cycle de la vie. Muni de modestes pelles et pioches, dépourvu de machine à laver (qui pourtant par les temps qui courent s'avèrent être un outil éducatif des plus médiatiquement vantés), il continue vaille que vaille, son travail à l'ancienne, digne héritier d'une tradition de gros tarés ancestraux. 
 

Une autre composition musicale, mais la même jolie petite histoire d'un ami de la nature !

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7 septembre 2015 1 07 /09 /septembre /2015 12:39
Les enfants morts : on les préfère en photo qu'en pension !

Je suis Charlie, je suis Aylan et franchement, si j'étais un marteau, je vous claquerais bien les gencives, pour que vous puissiez bien fermer votre gueule et vous occuper de votre petite vie de merde comme d'habitude, en pensant à votre petite gueule, comme d'habitude, avec vos petits problèmes de merde qui prennent toute la place, votre place, la seule vrai place de votre petit monde, encadrant bien votre petit nombril, comme on vous l'a bien appris.

Rajouter un marteau qui vous claque les gencives dans cet habituel cheminement, c'est juste pour rendre votre petit décor un tout petit peu plus artistique et peut-être aussi pour que vous connaissiez enfin le vrai goût du sang, histoire de vous faire une petite expérience de la vrai vie que subissent la plus part des gens qui ne sont pas vous, et qui ne vivent pas dans ce pays de merde merveilleuse qui est la France.

La France, la belle France, qui contribue très fortement à ce que des gens se prennent quotidiennement des coups de marteaux dans les gencives, plus souvent des rafales issues d'armes en provenance de votre bon pays, armes au services de gros dictateurs décérébrés en contrat avec les grands magnats français de l'économie et de la finance, histoire de se faire du blé sur les matières premières extraites à un coût modique, sur le dos, le sang et les larmes de populations entières qui auront par pure égoïsme et esprit d'invasion colonisatrice, l'idée de venir voir si en France l'herbe est plus verte. 

 
Oui, d'habitude, vous vous foutez bien de tout ce petit mécanisme puisque l'important, c'est bien votre petite vie confortable. Votre petite vie confortable à l'abri du sang, des guerres, des cruautés et aux quatre vents des petites infos qu'on vous sert pour bien vous expliquer comment ça marche le monde.  Alors vous voterez, travaillerez, la fermerez, sauf quand on vous dira qu'il faut vous offusquer. Ainsi, vous n'aurez pas trop à réfléchir, sauf...Non, ne pas trop réfléchir ça ira, d'autres s'en chargent pour vous ! 
 
Après "je suis Charlie", les médias, donc les politiques, donc les directeurs généraux de ce petit système ont donc décidé que vous étiez "Aylan". On vous donnera certainement un autre prénom dans six mois, puisque c'est ainsi qu'en ce moment la mode va. 
 
L'histoire commence comme ceci : des flux d'immigrés pour raisons économiques, de conflits, de guerres, arrivent par centaines, par milliers vers la sainte Europe chrétienne qui n'a pas vocation à accueillir toute la misère du monde...Par contre la richesse et les matières première, accompagnés le cas échéant, des bons immigrés, ingénieurs, enfants de cadres dirigeants africains, qui pourront ensuite semer la bonne parole de la Françafrique une fois rentré au pays, peut-être un peu plus.... L'accueil des bons immigrés, oui, mais certainement pas, ou plus (ça passait mieux dans les années 1960/1970, lorsqu'il fallait remplir les zones de productions des usines), les petites gens qui arrivent par bateaux pourris, pour aller vivre une vie de misère en Europe. Le plus drôle, c'est qu'ils semblent préférer la vie de misère que leur proposera l'Europe, que celle qu'ils vivent déjà chez eux...Ça doit donc être très sympa chez eux et comme la richesse de l'Europe s'est beaucoup faite sur l’exploitation de l'Afrique, on pourrait penser que nous ne sommes pas totalement étranger au phénomène migratoire... 
 
Cela fait bien des années que de pauvres gens arrivent sur des embarcations pourries pour tenter leur chance en Europe, là ou se trouve la thune. Ceci se faisait sans que cela ne touche l'opinion publique plus que ça, mis à part certains techniciens et idéologues de la haine et des cloisonnements entre les populations, ainsi que de leurs quelques millions de suiveurs invétérés. 
Mais après un bon petit électrochoc bien relayé par les masses médias, tout le monde peut devenir, "Aylan" et se sent tout à coup, concerné par le sort de milliers de personnes dont ils se foutait avant de voir une photo d'enfant mort au JT. 
 
Donc, après avoir tué des journalistes, "mon dieu, mon dieu, en France, pays des droits de l'homme, près de chez nous ! ...Alors que dans le monde, jamais les journalistes ils meurent et que si ils mourraient assassinés, on s'indignerait à chaque fois et on irait manifester dans les rues pour dire comme on est colère ! "; on a retrouvé un enfant rejeté par la mer sur une plage européenne, près de chez nous, alors que "jamais un seul enfant n'est mort dans les bateaux pourris qui traversent la méditerranée depuis des années". 
 
Là encore, on peut dire merci aux masses médias, qui ont jugé que c'était le moment pour la populace de s'indigner, parce que là quand même, ils avaient trouvé une bonne photo qui ferait de l'audience et que leurs amis politiques profiterons certainement de l'occupation générale à s"indigner, pour faire passer de vieilles lois liberticides en douce. ( souvenons nous de la loi sur le renseignement qui a été votée à l'époque de "Charlie"). Et puis ça tombe pas mal au moment ou il y avait une petite crise des marchés boursiers, ça détourne l'attention, bon timing ! 
 
Bref, les gens s'en foutent, jusqu'à ce qu'on les sonnent et que d'un coup, ils se transforment en apologistes de la défense de la liberté d'expression, ou de la solidarité internationale. Ils deviennent tous "Charlie", "Aylan', font de la récupération d'images émotionnelles au profit du masque d'éveil, de conscience des choses et du monde qui les entoure, dont ils semblent être friands de se parer à toute occasion qui se présente. Et vla qu'on fera de la surenchère émotionnelle, qu'on rivalisera de statuts Facebook pour dire comme ce monde est injuste et comme un enfant mort sur la plage, c'est bien plus triste quand on l'a en photo devant soi. Ils se mettront peut-être même à clamer qu'ils sont près à accueillir des immigrés chez eux et blabla et blabla. Si ça se trouve, ils iront faire des manifs en se prenant en "Selfi" et ça leur fera la semaine...
 
Enfin, on leur trouvera une autre info croustillante et ils se remettront à s'en foutre comme avant, les enfants continueront à mourir par leur faute, mais sans photo intéressante, cela ne vaudra pas grand chose. 
 
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24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 23:49
Sources et analyses : toute la subjectivité d'un déguisement objectif.

Prenons des précautions avec les sources que nous citons et dont nous faisons référence à tout bout de champs. Prenons quelques distance sur les informations que l'ensemble médiatique nous dicte comme vrai, ainsi que sur les informations que nous dictent comme vrai leurs contradicteurs. 

 
Certains diront que rien ne vaut le voyage par soi même, pour se faire une opinion plus réelle de ce qu'on nous raconte sur un pays lointain, par exemple. 
C'est vrai, rien de tel pour parler à des gens qui sont sur place, qui vivent sur place, qui subissent les choses se passant sur place et qui auront leur point de vue subjectif sur place, point de vue issue de leurs opinions personnelles, souvent inhérentes au groupe social ou économique auquel les personnes qu'on aura interrogé sur place appartiennent.
 

 Bref, tant que l'on ne pourra pas interroger soi-même tous les membre d'une population subissant un événement dans un pays lointain, aller sur place n'améliorera pas forcément toute la subjectivité des informations que l'on aura ainsi obtenu. Mais même en finissant par admettre qu'une telle chose était possible, comment ne pas penser que certaines personnes nous présentent, consciemment ou inconsciemment, des informations erronées, incomplètes, fausses.  De plus, lorsque l'on pense que l'on arrive même pas à rester objectif envers soi même, comment demander une telle chose à notre analyse personnelle d'informations collectées auprès d'autres personnes, qui elles non-plus ne sont pas très objectives; l'humain étant loin d'être un robot, au grand désespoir de certain dont je fais évidemment parti, 

 
Alors on aura beau faire le tri le plus sincère qui soit, on finira fatalement par incorporer de belles grosses conneries et faussetés à nos discours, écrits, opinions, pensées. 
 
Que faire ? Se taire ? 
 
Et bien non, car bon nombre d'entre nous, moi compris, semblons prédestinés à l'étalage permanent de nos erreurs, manque de bon sens, médiocrité...Et paradoxalement, dans cet océan de merde, quelques petites écumes dignes d'un plus grand intérêt surnageront. 
 
Il s'agit donc pour les analystes en herbe de s'armer de leur passoire magique et d'écumer les millions de kilomètres carré d'océan de papier, d'internet, de paroles, afin de trouver les petites miettes qui feront avancer leur réflexion sur tel ou tel sujet. 
 
Ceci pourrait avoir l'air un tout petit peu chiant, frustrant et peu gratifiant. Il s'agit cependant d'accepter que les normes de frustration, ou de gratification ne sont pas les mêmes chez tout le monde. Chercher l'écume pourra donc en amuser certain, de la même façon que certains s'amusent à chercher des solutions à des équations semblant insolubles, durant des journées, des mois, voir une vie entière. Finalement, si la science à ses geeks, l'analyse politique devrait avoir les siens. 
 
L'analyse politique est un terme généraliste. Ce terme pourrait symboliser la confrontation d'un système de pouvoir et des événements qui nous sont, nous tombent, ou sembleront bientôt nous tomber sur la gueule,  à nos petites connaissances, littéraires, philosophiques, économiques, sociologiques, scientifiques et surtout en ce moment, psychologiques et théologiques. 
 
L'analyse politique, j'en fais mon affaire ! D'autres me diront que je fais autre chose, de la merde souvent...Là encore, il conviendra d'accepter que les limites de l'analyse politique, ou la définition de terme en général, divergent au sein d'une population de mammifères tendant vers une scientisation des matières humaines (littérature, histoire, philosophie...), sans jamais arriver vraiment à rendre tout ceci réellement logique. Tout ceci n'est pas si grave, tant qu'on accepte ceci, que l'on se rend compte de notre rationalité toute perfectible. Nier cela change l'étude en foi et la science en religion...Et là, j'en appelle à votre foi envers mes affirmations; "croyez-moi, de la religion qui ne dit pas son nom, on en bouffe et on en bouffe". 
 
Ce petit interlude se veut être une sorte de mise en garde préalable aux analyses qui suivront. Ces analyses sont toutes personnelles, mais se font à la lumière de sources qui me sont tombées dessus, ou que j'ai recherché. Ces sources, je ne les invente pas, ma créativité personnelle ressortira de ce que j'en fais. Le résultat de ceci sera alors interprété par vous et vous pourrez alors juger si tout ceci est digne de votre intérêt. Gardez dans un petit coin de votre tête que tout est subjectif, sauf peut-être la vérité, la seule, l'unique, l'invérifiable. 
 
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1 août 2015 6 01 /08 /août /2015 18:52
Spécial artiste à la con : Olga ou la théorie du genre revisitée.

1-Olga et la transsexualité :

 

Olga Gustavson..Petite présentation

 

C'est marrant comment une façon de s'habiller peut vous définir parmi les gens qui composent notre belle société archaïque. J'ai eu l'occasion de découvrir ce phénomène en créant le personnage de Olga Gustavson, la sœur transsexuelle de Olaf Gustavson. Cette Olga, est-ce un homme grimé en femme ? Une femme dans un corps d'homme ? Finalement on ne sait pas. Finalement, on devrait s'en taper.

Dans un monde ouvert d'esprit, chacun pourrait s'habiller comme il le souhaite, s'afficher en public avec les vêtements qu'il désire porter...Je n'ai pas crée le personnage de Olga Gustavson pour ça, mais force est de constater qu'il suscita des réactions hostiles, avant même qu'Olga n'ai donné son premier concert...Quelques photos publiées pour présenter cette jeune femme, mycose, mi-conséquences, auront suffit à faire jaser les plus réactionnaires des visiteurs de mes outils multimédias...

Alors, j'en suis venu à me poser des questions sur l'habillement en société. En revenant quelques années en arrière, il est vrai que certaines femmes avaient suscité la polémique en se vêtant en pantalon, puis en jupe, en bikini, en string...(Je pense ici respecter la chronologie des chocs culturels vestimentaires de la seconde moitié du 20e siècle...). Et puis les gens ont finit par s'habituer et aujourd'hui, plus aucun de ces vêtements sur une femme ne choque, ou cela ne choque qu'une minorité de coincés du cul, minorité qui ouvre sa gueule plus que tout le monde, hélas.


Et bien les petits amis, il est temps que l'évolution de la société humaine continue et que vous vous habituiez à voire des humains munis de pénis, porter des robes...Je suis si triste de constater que non ! Les modes changent, le décor évolue, mais les pensées archaïques et cloisonnantes sont loin d'avoir disparu du paysage...

Qu'est-ce qu'ils n'aiment pas, ces gens là, lorsque je porte des robes sexy ? En voilà une question à se poser ! Je pense que c'est avant tout le fait que dans un univers de beauf, ça ne soit pas habituel. Pour tout gros beauf, quelque chose d'inhabituel est quelque chose qu'il faut combattre, puisque l'inhabituel a tendance à leur rappeler qu'ils s'enterrent dans des habitudes qui rendent leur vie merdique...Oui parce qu'un gros beauf a souvent une vie merdique, en veut à la terre entière pour ça, mais comme c'est un gros beauf, il accusera toujours les autres, les différences, des inconvénients issus de son étroitesse d'esprit...Il est possible que jamais il ne prendra de recul sur lui même pour comprendre que s'il n'aime pas les hommes en robe, c'est qu'il réagit à un conditionnement machiste issu d'une société patriarcale.

Après, on pourrait ajouter à cela quelques homophobies mal placées...Mais ça ne serait que rajouter des préjugés aux préjugés. Un homme en robe peut tout aussi bien être homo, hétéro, scatophile ou tout à la fois...L'habillement n'est en aucun cas une preuve d'orientation sexuelle...Sauf pour les gros beaufs qui ont de gros préjugés à la con.

Il est même arrivé que me voyant accoutré de la sorte, certains esprits bien intentionnés s’inquiétèrent pour moi et mon intégrité physique, pensant que si j'osais défier les codes vestimentaires séculaires en vigueur, je risquais de me faire casser la gueule...Ce à quoi j'ai répondu :

« Alors comme ça on s’inquiète des risques d'agression à mon encontre, parce que j'ose m'habiller en femme durant un concert, ou même dans la rue en faisant mes courses ou en montrant mes cuisses dans l'autobus ? Ne vous inquiétez pas, je vous promet que le fait de m'habiller en femme ne me donnera pas plus envie d'agresser des gens qu'habituellement ! »

En résumé, je dirais et ça m'étonne encore de devoir le dire pensant que le moyen âge était passé, si mon bon plaisir est de me vêtir d'une robe et de faire des concerts avec, je le fais ! Si ça vous emmerde, en plus de m'étonner d'un léger soupçon d'archaïsme de votre part, ça me fait plaisir de vous sortir de vos habitudes sexistes.

Suis-je un homme ?

Suis-je une femme ?

Je ne sais pas trop ce que je suis, mais dès qu'on voudra me définir dans telle ou telle case, dans tel ou tel genre, tel ou tel thème, il me suffira de le savoir pour faire tout le contraire...

Pourquoi ?

Parce que je suis un salle gosse, je suis chiant, un vrai chieur et j'apprécie particulièrement énerver des gens qui ont des idées toutes faites, surtout lorsque ce ne sont pas les miennes. Et même si tout le monde a un jour les mêmes idées que moi, je soupçonnerais alors ces idées, me mettrais à les remettre en cause et à en chercher d'autres.

Je me méfie beaucoup des majorités, des pensées communes, des bien pensances. Plus les gens sont d'accord, plus je les soupçonnent d'être de gros moutons qui cherchent dans la chaleur des groupes, un moyen de se rassurer sur les peurs qu'ils ont. Et la peur est une bien mauvaise conseillère.


Alors, pourquoi Olga ?

Pourquoi ai-je décidé d'un coup de faire du transformisme et de me foutre le cul dans une putain de jupe à l’intérieur de laquelle je me pelle les miches ? Pourquoi ai-je décidé de me foutre un putain de soutif qui comprime le thorax, de me faire une petite épilation intégrale au bon rasoir Gilette, ce qui fait qu'aujourd'hui j'ai des putains de boutons rouges partout et que ça va me gratter sa mère pendant trois mois ?

Pourquoi ? Est-ce que je suis sado maso ? Est-ce que tout à coups j'ai pris conscience qu'en réalité j'étais une femme ? Est-ce que je suis tout simplement stupide et que je n'ai commis ici qu'un acte absurde de plus ?

Pour commencer, Olga, est une bonne immersion dans le monde merveilleux des femmes. Avant, je me demandais pourquoi souvent, certaines d'entre elles se tenaient toujours droites comme des piquets, en ayant l'aire de souffrir et d'avoir les nerfs à la foi...Non les amis, ça n'est pas un état naturel ! Pour ceux qui ne connaissent pas ça, genre les hommes ou les boucs décérébrés, essayez une fois de temps en temps de porter des fringues qui vous compriment, des talons qui niquent les genoux et qui vous empêchent de marcher normalement, de vous foutre du putain de mascara dans l'oeil chaque matin, de vous épiler tout le temps. Rajoutez à tout ça que vous vivez dans un monde sexiste de merde ou vous serez moins payé qu'un homme à travail égal, ou vous serez chaque jour déconsidéré et au mieux pris pour un bout de viande... Imaginez qu'au seul moment ou vous pensez pouvoir vous détendre, vous vous faites bourrer le mou par des gros cons à l'haleine alcoolisée à souhait, observant attentivement vos nibards avec leurs yeux de veaux apathiques...Faites ça et vous comprendrez mieux !

Par exemple, en ce qui me concerne le matin, une fois sur deux j'ai la flemme de me coiffer ou de me brosser les dents...C'est dire que ce fut un choc des cultures de devoir faire tant de truc à la con, pour que la société m'accepte en tant que femme...Bref, être une femme, c'est carrément relou et dans un monde sexiste baignant dans la domination masculine depuis des siècles et des siècles, c'est clair qu'il est bien plus confortable d'être un homme. Mais bon, j'ai décidé d'avoir le choix de mon genre sexuel. Je pense que si on se mettait tous d'accord pour décider d'avoir le choix et qu'on se mettait de temps en temps un tout petit peu à la place des autres, on vivrait dans un monde vachement moins pourri.

Si j'ai décidé de créer Olga, c'est aussi parce que je sais que ça fait chier des gens que des mecs s'habillent en femme. Ce que j'aimerais par dessus tout en faisant ça, c'est subir quelques discriminations que subissent les femmes ou les trans chaque jour. Je voudrais attirer les gros cons, les remarques sexistes et homophobes, les archaïsmes patriarcaux. Je voudrais provoquer tout ça, pour observer comment ça se passe de l'intérieur, en le vivant moi même. En plus du plaisir de faire chier des cons...C'est un petit peu de l'étude.

Si ce que je fais peu servir, tant mieux, mais je dois vous avouer que je ne suis en rien altruiste dans cette démarche. Je ne défendrais pas plus la cause des transsexuels que celle des êtres humains. Moi j'aime tout le monde, ou je hais tout le monde, bref, je ne fais pas vraiment de différence entre les connards...Les connards à bite, les connasses à chatte, les connards noirs, blonds, pd...Quelqu'un qui me fait chier, le fait selon des critères subjectifs, les miens. La merde peut prendre bien des couleurs...

Mais je concède toute fois, que ça n'est pas très sympa de comparer les gens à des merdes, puisque les merdes n'ont rien fait pour mériter ça...


 

Transsexuellement votre :

la chanson ; http://www.youtube.com/watch?v=KojC9ihEb2E&feature=plcp

 

 

« Bonjour c'est Olga ! 

Ca fait très longtemps, presque depuis que je suis né, que je me suis rendu compte que j'étais une fille. Pourtant, un petit membre placé entre mes cuisses indiqua à la société le contraire, comprenez mon désarroi ! 

On a tenté en vain, dans mon éducation, à l'école, partout ailleurs, de me faire reconsidérer ce que les autres pensaient être un choix et que je pensais être juste moi, fondamentalement. Devais-je nier que j'avais deux bras et deux jambes, devais-je nier ce que j'étais ?

Après tout, je ne nie pas avoir une bite, elle est bien là, pendante et pleine de veines vertes et violettes. Mais est-ce bien cela en exclusivité, qui aurait tout droit sur mon genre, une sorte de droit de cuissage de cet organe tout petit, qui me définirait dans mon entier ?

 

Je me pose la question, d'autres ne se la posent pas et ne perdent pas de temps à imaginer que je pourrais être autre chose que ce qui est définit par mes organes génitaux. 

Maintenant que je suis une femme, j'ai plus de recul pour préciser tout ça et je tiens à le faire en vous adressant ce message. Ma bite est là, mais ne sert à rien, alors pourquoi s'évertuer à me définir par un bout de chaire morte remplissant mes strings. Pour qu'on comprenne que je suis une femme, je suis obligé de m'habiller en pute, c'est absurde. Je voudrais ne pas avoir besoin de le faire, je voudrais pouvoir être une femme sans tout ce folklore, mais tant que cette société sera aussi sexiste, je serais aussi pute. »

 

 

Phallus manifesto :

 

La chanson : https://www.youtube.com/watch?v=HBGmQYXOAnM

 Il est vrai qu'Olga n'aime pas beaucoup ce petit bout de chair qui pendouille devant elle, et que l'on appelle communément "sa bite". 

Mais de la même manière qu'on se demande si les animaux pensent comme nous, ou si les plantes sont des êtres vivants à part entière, ressentant joie et tristesse, pourquoi ne pas se demander si certaines des parties de notre corps ne seraient pas pourvus des mêmes attributs. 

Vaste question que tout ceci, alors évidemment, Olga se la pose pour sa bite qu'elle ne cesse de vouloir rejeter, sans pour l'instant y parvenir ne possédant pas pas encore les 15 000 Euros nécessaires pour payer l'opération de changement de sexe. Oui, se faire enlever une bite, ça coûte un bras !

Et même la somme réunie, il faudra que votre prostitué préférée aille voir moultes psychiatres et ORL pour se faire enlever cette glotte, qui la gêne tout autant. Ah, si gober des hormones suffisait ! 

Puisque Olga est très réceptive, voire réceptacle parfois, lorsqu'elle pose la question à sa bite, sa bite lui répond. "Phallus manifesto", c'est la première chanson écrite par une bite, une bite en sursis, qui dans ses derniers soubresauts, à composé cette chanson pour rester dans l'histoire...  

 

 

 

L’opération, « Une pièce pour ma fente » :

 

Donc ça y est, Olga en a marre de sa bite !  Elle en a marre et elle tien à résoudre concrètement le problème !

 

Elle veut se faire opérer et changer de sexe, mais l'opération n'est pas remboursée...Cassant son petit cochon, cette chère Olga en a tiré les économies d'une vie, 7.50 Euros. Hélas, cette somme est loin de suffire puisque nos amis médecins à but lucratifs demandent 15 000 Euros pour l'acte. Plus que 14 992.5 Euros et enfin Olga n'aura plus son phallus ! Elle imagine bien que ceci ne manquera pas de luis donner une place plus importante dans notre belle société, enfin insérée comme il se doit dans l'univers féminin, qui pour elle représente l'avenir...

 

Voici un appel aux dons en chanson, qu'Olga a composé pour vous inciter à vous délester de vos deniers en trop. C'est la grande opération "Une pièce pour ma fente" : 

 

Depuis longtemps je sais
que je suis pas tombé sur le bon
gainé sur moi mais rien y fait 
il envahit mon pantalon
je suis une femme avec une bite
depuis que je m'en suis rendu compte
mais la société qui m'habite
en veut la preuve quand elle me sonde

Je touche les allocs d'handicapé
estampillés par le psychologue
me donnant des hormones à gober
pour le sein qui pousse et le poil qui tombe
mais mon engin est toujours là
je voudrais m'en débarrasser
y'a une opération pour ça
et 15 000 euros à payer

Je voudrais des pièces pour ma fente
au moins autant que l'horodateur
comme Bernadette je serais chiante
même sans son train, je ferais mon beurre

Je voudrais des pièces pour ma fente
il s'agit de s'y mettre à plusieurs
mon cochon ne fera pas ma rente
les vôtres feront mon bonheur   

Mes amis médecins charcutiers
ont bien pour moi la solution
en plus de mes seins au PIP
ils proposent d'attaquer le dindon

mais ça coute cher et j'ai pas de sous
ça me fout les nerfs, je suis à bout
je saoulerais tant que j'ai pas mon trou
ce message s'adresse bien à vous :

Là ou my major compagny
a sponsorisé son Grégoire
vous deviendrez je vous en prie
les mécènes de mon bel espoir

Faites donc taire toutes les mauvaises langues
qui disent qu'on a pas droit au trou
quand on a pas de thune pour le prendre
que les pauvres gardent leur petit bout

Je suis une trans qui n'a pas de thune
je peux pas me faire couper la trique
je ne vous demande pas la lune
juste quelques sous de votre boutique 

Et si ça ne vous suffit pas
je donne droit de cuissage aux producteurs
je suis un bon coup n'en doutez pas
devenez mes investisseurs

Je voudrais des pièces pour ma fente
au moins autant que l'horodateur
comme Bernadette je serais chiante
même sans son train, je ferais mon beurre

Je voudrais des pièces pour ma fente
il s'agit de s'y mettre à plusieurs
mon cochon ne fera pas ma rente
les votre feront mon bonheur  

 

2-Olga et la prostitution :

 

Olga, une pute : La chanson : http://www.youtube.com/watch?v=YNnFWGqsalQ&feature=youtu.be

 

Je m'appelle Olga, je suis une femme avec une bite ce qui fait que la société a fait de moi un transsexuel. Quand on est une femme avec une bite et que le monde estime que l'on a trop de testostérone pour se prétendre femme, ça met des bâtons dans les roues pour survivre, trouver un travail, un appartement et j'en passe. 

Il y a bien une profession ou le fait d'être estimé comme transsexuel est rentable, c'est la prostitution, alors c'est devenu mon boulot. Je suis Olga, je suis une pute, mes tarifs sont de 50 Euros les 20 minutes, pour ceux qui n'ont rien trouver d'autre. 

Entre miséreux, on se comprend parfois et d'autres fois, on se déteste comme les autres. Je suis une pute, je recueille la misère sexuelle du monde, je canalise la violence sexuelle des apprentis violeurs, je "vole" de l'argent à l'état en ne payant point mes cotisations pour un travail qui de toute façon, n'est pas reconnu comme tel. Cela dit, le même état me fait payer des impôts, à croire que l'absurde régit ce monde. 

Je suis Olga, je suis une pute d'appartement, je n'ai pas de Mac. Je me prostitue parce que le monde est pourri et je n'aime pas ça. (ni que le monde soit pourri, ni le fait que je doive m'y prostituer). Je suis Olga et quand vous serez vieux avec vos petits enfants, moi je serais morte d'une MST, 20 ans plus tôt. Je ne défends pas ma condition, je ne me défend pas non plus, je suis Olga la putain et je vous chierais dessus jusqu'à ce que j'en crève, parce que vous êtes le monde, vous faites le monde et le monde à fait ça, m'a fait moi. 

"On peut tous être maître de son destin, à condition de le vouloir." Voilà ce que disent ces gens et ces gens là parleront de méritocratie, de valeur du travail, de valeurs morales, d'être droit dans leurs bottes...A ceux là, je réserve mes plus grosses merdes, parce que s'il faut parler de mérite, je dis qu'ils ne mérite que ça et certainement pas d'ouvrir leur gueule à tout bout de champs, parce qu'une majorité de vieux coincés du cul, bénis de leurs maîtres, leur donne du crédit. 

Je suis Olga, je suis une pute et je vous emmerde ! 

 

 

 

Voilà pour une mise en abîme d'Olga, personnage fictif, prostituée virtuelle qui clame ses états d'âme en chanson.

 

Dans le monde réel, on entend que peu souvent les témoignages de celles qu'on appelle, « les travailleuses du sexe ». Une fois n'est pas coutume, celui qui va suivre provient d'une exposition artistique. (oui, exposition faite dans un centre d'accueil de prostitués, les musée ne sont pas fait pour ça quand même !)

 

 

Miroir, dis moi…Une exposition photo qui montre des putes.


Le thème : "Miroir, dis-moi..", le photographe, Thomas Simon http://t0ma.fr/ et le tout se passe au Mouvement du nid, à Strasbourg, une association qui s'occupe des prostituées et qui milite pour l'abolition du système prostitueur :


Ici sont mises en scène des femmes prostituées, prises en photo, exprimant pour chacune différentes émotions, images accompagnées de petits textes « témoignages » de ce que cette expérience à fait ressentir à ces modèles d'un jour.

L'exposition à été faite de telle manière, que quelques miroirs la jalonne et que l'on s'en retrouve malgré soi, sujet au même titre que les modèles. Deux photographies, deux images d'elles mêmes, deux images qu'elles nous renvoient, deux images hors des clichés, deux images du quotidien, des émotions qui nous ressemblent et nous dans un miroir au milieu de tout ça. Chaque femme, prise sous deux angles différents, nous renvoi à nous même, à nos points commun d'êtres humains, à leur tristesse et à leur joie qui ressemble à la notre, que l'on aperçoit soudain juste après dans un miroir.

Ces personnes sont "des putes", la société les vois comme ça, leur renvoi cette image dégradante. Cette fois-ci, c'est une image différente que l'on voit. La vie a amené ces personnes à se prostituer. Qui peut juger de la vie des autres et des décisions, chances et malchances qui les ont amené vers tel ou tel chemin ? Nous pourrions bien être elles, elles pourraient bien être nous. Mais nous sommes des êtres humains, alors nous jugeons, interprétons, pensons parfois sans savoir...Alors jugeons et jugeons ici de nos ressemblances à travers le miroir des images renvoyées, de nous même et de ces femmes. Profitons de l'occasion pour remettre les choses à leur place, elles sont des femmes avant d'être des prostitués, tout comme leurs clients sont des hommes avant d'être des cons.

"Je me sens normale", dit l'une d'entre elle. "Je me sens plus féminine". Cette expérience contribuera à lui "faire garder un bon souvenir de sa jeunesse". Il y a des personnes que l'on stigmatise, que l'on exclu du statut d'êtres "normaux". La société, nous, renvoyons à ces prostitués une image honteuse, une image de pestiféré, réceptacle des rebuts de la connerie humaine. Et puis parfois, certains les regardent pour ce qu'elles sont, des femmes et ça leur donne une plus belle image et ça leur donne un bon souvenir entre deux plus mauvais.

L'image de soi est intime. Cette exposition, ces miroirs, seront aussi un secret entre soi et soi. Cela vaut pour nous et vaut pour les modèles. Il arrive que l'on s'étonne et nous voir nous étonner nous donne une image nouvelle. Ici, les miroirs servent aussi à ça.

"Des personnes parmi d'autres et nous au milieu parmi elles. Les modèles sont qui elles sont et quand elles se regardent, elles voient ce qu'elles voient et nous voyons parfois autre chose. L'image de soi n'est qu'à soi, gardons là en souvenir de qui nous sommes.". Voilà la phrase que j'ai laissé dans le livre d'or de l'exposition, voilà un résumé de ce que l'on peut ressentir en la voyant, ça ou autre chose, mais il est difficile de rester indifférent.

Ici est évoqué le souvenir des poses, "la nature, un écureuil, les oiseaux qui chantent", des choses que l'on ne voyait plus, auxquelles on ne prêtait plus attention, comme parfois de sa féminité ou de tant d'autres choses face à la rudesse de la vie. Des sourires, de la tristesse...Ici, sur certaines photos, il est vrai que parfois, on ne voit plus bien la différence. Le visage de certains modèles semble s'être figé et leurs émotions semblent entrées profondément à l'intérieur, à tel point que l'on ne les voit plus, mais elles existent encore.

Il y a aussi celle qui vieilli et le montre. La parure cache bien des choses que montre le naturel et elle cache parfois plus beau qu'elle.

Une autre dis en parlant de cette expérience de modèle, "je me suis senti féminine, je devrais me dire que je devrais toujours me sentir comme ce jour.".

"J'étais parti loin, je n'étais plus là". "Se sentir aimé, même un instant, par un photographe". Voici quelques phrases évocatrices de cette exposition et des témoignages qu'en rapportent ses modèles.

Une fois la visite terminée, on se retourne et l'on se voit soi, dans un miroir, la tête changée de ces images que l'on a dans la tête. Je me suis fais avoir, j'ai été pris dans le truc, moi aussi j'étais ailleurs avec elles cet instant.

 

 

« Les putes », la chanson : http://www.youtube.com/watch?v=cy1410nTyo4

 

Il faut légaliser la prostitution !

Voilà le discours que l'on entend souvent sorti de la bouche de gauchistes bien pensant, confondant souvent slogans publicitaires et discours, phrases toutes faites et débats argumentés.

Il faut légaliser la prostitution ! Ce n'est pas un argument, c'est une affirmation, mais qu'à cela ne tienne, argumentons.

Aujourd’hui, comme hier, puisque nous aurions à faire au « plus vieux métier du monde », les prostitués se font exploiter par des réseaux mafieux, autrement dit, les travailleuses du sexe se font exploiter dans leur travail par des réseaux économiques organisés autour de leur exploitation et dont ils tirent profits et multiples avantages. Rien de différent par rapport à un travailleur d'un autre secteur d’activité, me direz-vous...

A croire que dans notre société, le sexe est plus tabou que la fabrication du pain, bien que dans certains cas exceptionnels, les deux puissent être liés. (laissez-vous aller à votre imagination...)

Pourquoi donc faire débat du fait que la prostitution soit légalisée ou pas ?
Elle devrait l'être depuis bien longtemps, puisque l'on a décidé tous en cœur, de vivre dans une civilisation ou l'exploitation du corps humain par le biais du travail, enrichissant une élite de privilégiés contrôlant les réseaux économiques, fais loi.

Pourquoi laisser les bénéfices issus du travail du sexe aller à des mafias concurrentes de la mafia officielle, cela représente un grand manque à gagner ! Légalisez la prostitution et pendant qu'on y est, légalisez tous les commerces illégaux qui rapportent, les trafics de drogue, d'armes, d'animaux, d'organes... C'est la crise, il est grand temps de faire repartir la croissance !

Il y a des gens qui ne sont pas très d'accord avec le fonctionnement de ce type de société, qui trouvent qu'elle n'est pas très gentille envers les corps d'une grosse majorité d'humains, qui se font exploiter le plus clair de leur vie par le travail, du sexe ou pas. Ils constatent que la banalisation de l'exploitation du corps humain (ainsi que de nombreux autres espèces animales) au profit d'esclavagistes privilégiés progresse et que la légalisation de la prostitution serait un pas supplémentaire vers la légitimation de cette progression. 

Ces gens là ne sont vraiment pas pragmatiques et oublient bien vite, cachés derrière des principes philosophiques périmés, que le fait que les prostitués travaillent pour des mafias légales, leur permettrait de travailler plus au propre, à l'abri de maisons closes ou leur métier deviendra enfin merveilleux, puis qu’accepté par l'état. Les clients poisseux pourront enfin aller déverser leur sperme en toute tranquillité et les culs des prostitués canaliseront la violence sexuelle en toute quiétude !

La prostitution deviendra alors un travail comme un autre, que rêveront de faire les enfants. Ainsi et dans une logique d'enrichissement éducatif en terme d'orientation scolaire, ils pourront apprendre le métier de leur rêve à l'école dans des sections "péripatéticiennes". Les bons pères de familles seront heureux d'avoir des putes dans leur progéniture et la société arrêtera enfin avec ses débats stériles, qui empêchent la société d'évoluer comme la main invisible libéralement contrôlée par les élites, lui recommande fortement d'évoluer.


 

Doit-on faire du corps humain, un produit ?


 

Doit-on faire du corps humain, un produit... ?

Il y en a qui pensent que oui, ce sont des capitalistes, il y a qui pensent que non, ce sont des moralisateurs....

Le corps humain est déjà un produit, nous sommes déjà dans une société capitaliste. La société capitaliste, ce n’est pas fait pour être gentil, c'est fait pour se faire du profit et pour cela, tous les prétextes sont bon, l'esclavage, les famines, les génocides. Quoi, cela vous choque ? Dans ce cas vous devriez être choqué par la société dans laquelle vous vivez et par votre façon de vivre. Un bon capitaliste ne doit pas avoir de morale, à moins que la morale serve d'investissement publicitaire vers un bénéfice futur.

Vous acceptez à la fois cette société capitaliste, esclavagiste, génocidaire au nom du profit et vous fermez les yeux sur la façon dont elle fonctionne, prétextant une morale que vous faites semblant d'avoir ? Et oui, cette société est bourrée de connards, qui ne veulent pas s'avouer qu'ils en sont. Ils profitent de leur privilèges durement acquis au nom de la misère des autres, en continuant à nous chanter la chanson que se sont de gentilles personnes.... (et là me vient en tête une chanson d'Alizée « c'est pas ma faute... »)

Le beurre, l'argent du beurre...Mais c'est souvent quand on croit qu'on a tout, qu'en fait on a pas grand chose...

En se situant comme un moralisateur, on pourrait alors dire que le corps humain ne doit pas être un objet. Il ne doit pas être vendu sous aucune forme, sous aucun prétexte. Dans ce cas, il devrait ni être vendu pour solutionner la misère sexuelle de certaines personnes, ni pour canaliser une violence sociétale due à la façon dont on fait fonctionner le monde, ni pour autre chose...Cela devrait également réprouver la morale de vendre un organe, un enfant...Si point de morale, on pourrait toujours faire comme nos amis nazis capitalistes, ayant trouvé dans l'enfermement de millions de personnes dans des camps de travail, un bon moyen d'avoir de la main d'œuvre gratuite, faisant dans le même temps un excellent élevage dans la culture de dents, de cheveux et la fabrication de savon. Bref, quand on a une morale, on ne trouve pas ça gentil, quand on n’en a pas, on trouve que tout peut être un bon moyen de se faire de la thune. 

Selon moi, l'exploitation par le travail est immorale. C'est une façon de se servir du corps humain pour se faire de la thune (et c’est rarement le corps humain dont on se sert qui obtient cette thune, il aura au mieux quelques miette, lui donnant assez d’énergie pour qu’on puisse continuer à s’en servir)...Alors oui, pour compenser on donne quelques miettes sous forme de salaire à l'esclave, qui passera le plus clair de son temps au travail et donnera la majorité de son énergie, à faire quelque chose qu'il ne comprend pas, au service de quelqu'un qu'il ne connaît pas..Ça va bien avec la morale religieuse pour le coup...Le désintéressement, la foi, croire sans savoir pourquoi, parce que c'est comme ça, parce qu'il faut, parce qu'il n'y a rien d'autre...La religion de l'esclavage en sorte. Paradoxalement, la société capitaliste sans morale (ou si peu...), a eu besoin de créer une morale pour que les gens ayant besoin de morale, suivent ses préceptes et acceptent la cruauté qui l'accompagne. 

Aujourd'hui, peu de gens diraient que l'exploitation par le travail est immorale, parce qu'il faut bien que les gens travaillent pour faire fonctionner notre économie, pour que le pays refasse de la croissance, pour être à nouveau compétitif, pour pouvoir maintenir notre niveau de vie, notre pouvoir d'achat, notre pouvoir de consommer et de faire comme les autres qui consomment, qu'importe sur le dos de qui se fait notre mode de vie, qu'importe les dégâts qu'il engendre sur notre environnement. 

Comme le travail est devenu quelque chose de banal, le capitalisme avance et tente de banaliser encore plus de chose, encore plus d'exploitation, une exploitation qui va encore plus loin à l'intérieur du corps humain, par exemple, la prostitution. Finalement, n'est-ce pas le plus vieux métier du monde ? Finalement, ne fait-on pas ce que l'on veut de son corps ? Finalement, si l'on a décidé soi-même de le vendre, n'en a t-on pas le droit ? 

A cela, en tant que moralisateur, je réponds, bien sûr que si ! La prostitution à certainement existé depuis bien longtemps, peut-être est-ce le plus vieux métier du monde ? (bien que je pense que « tueur », soit le plus vieux métier du monde). Moi, je ne voudrais pas que l'on m'empêche de faire ce que je veux de mon corps..Mais pourtant, on m'en empêche déjà. Si je veux sortir à poil pour aller faire l'hélicoptère avec ma bite en plein centre ville, je ne peux pas, parce qu'on va m'en empêcher, parce que peut-être cela choquera des enfants, des personnes sensibles, la pudeur publique...C'est moche, mais quand on ne vit pas tout seul sur cette planète, on ne peut pas toujours faire ce que l'on veut de son corps..C'est vrai que quand quelqu'un nous emmerde, on a souvent envie de lui chier dans la bouche, mais on ne peut pas et si on y arrive, on est susceptible de devoir en subir les conséquences judiciaires...Mais en matière de prostitution, finalement, on pourrait faire ce que l'on veut de son corps, parce que l'on fait de mal à personne, on est consentant pour vendre son corps et le client est consentant pour l'acheter le temps de la prestation...L'acheter, disons plutôt le louer du coup, puisque le prostitué reste propriétaire de son corps,...Comme on l'entend souvent, c'est une prestation de service. 

Alors au risque de vous surprendre, je n'ai rien contre le fait que des personnes se prostituent, si elles en on fait le choix. Le problème, c'est que ces personnes sont bien peu à en avoir fait le choix. Il y a  peut-être des personnes qui s'éclatent dans cette activité, ou qui l'on choisit parce qu'elle ne s'y font pas plus chier que dans une autre...Hélas, il faut avouer que dans la plupart des cas, les personnes n'ont pas fait le choix de cette activité et proviennent des mêmes réseaux mafieux qui s'occupent du trafic de drogue, d'arme, d'enfants...Bref, pas des enfants de cœur. 

Alors quand je vois des prostitués de nationalité française, à leur compte, qui manifestent pour que soit légalisé la prostitution, je me pose quelques questions. En voilà des gens qui défendent leur bifteck et c'est bien normal. Mais la légalisation de la prostitution, serait la banalisation d'une exploitation du corps humain allant encore plus loin qu'actuellement. Cela serait un pas de plus franchi par le capitalisme sans morale, vers la banalisation de l'objetisation du corps humain, qui pourra encore plus se vendre comme un produit. Selon moi, si quelqu'un veut se prostituer, qu'il se prostitue, mais qu'il n'aille pas réclamer un statut social légitimant ce qu'il accepte pour lui même, à tous les autres. Un type qui veut vendre de la drogue ou des armes, s'il décide de le faire, peut très bien le faire, mais il ne va pas pour autant aller réclamer un statut social de dealer ou de marchand d'armes (bon c'est vrai que le statut de marchand d'armes existe déjà pour les états et les grandes entreprises, que les états adoubent...mais pas pour les autres...). Sinon, ça serait légitimer la vente de drogue ou d'arme pour les particuliers...(mais oui, ça existe déjà dans pas mal d’endroits…)

Comparer la prostitution avec le trafic de drogue ou d'arme peut en choquer certains, mais quand on connaît un peu les pratiques du milieu du proxénétisme, on est tout de suite moins choqué, on arrête de penser que les putes vivent dans le monde de Mickey et que c'est super cool de vendre son corps pour de l'argent...On pourrait tout aussi bien dire dans ce cas, que c'est cool de se droguer, de vendre ou d'utiliser des armes...( ceci dit, il y en a qui le disent, pas moi). Un ou une prostitué ne tue personne, ne fait décliner la santé de personne (sauf en cas de MST sans protection, évidemment...). Disons que lorsque l'on vivra dans un monde meilleur ou la grande majorité des prostitués pratiqueront librement leur activité, on pourra reparler de tout ça.

En résumé, je dirais que le capitalisme a bien des défenseurs qui ignorent en être. 

Pour terminer, revenons sur la fameuse tirade, "si on légalisait la prostitution, cela permettrait aux prostitués de vivre mieux et de travailler dans des conditions plus décentes". Regardons en Allemagne, là bas les maisons closes sont légales...Mais est-ce que les réseaux mafieux ont disparus ? Est-ce que la traite des prostitués, venues de pays lointains, miroitant un boulot pour faire vivre leur famille resté au pays, violées allègrement pour que le métier rentre, puis foutu au boulot, ça n'arrive plus en Allemagne ?  (parce que les prostitués sont rarement au courant que quand on les emmène, c'est pour se prostituer et quand les personnes sont au courant, elles peuvent carrément avoir été vendu par leur famille..C'est gai ! ), 
Et bien non, il reste quelques maisons closes vitrines, qu'on nous montre dans les reportages télé, mais toutes les autres restent des endroits bien glauques, gérés par les mêmes réseaux mafieux... Vous pensez vraiment que se sont d'anciens boulangers en reconversion qui gèrent les maisons closes ? Et en plus, il y a toujours des prostituées dehors, moins sur les trottoirs à la vue des bons citoyens, mais toujours à la merci de leur mac et de quelques clients louches dans quelques sombres recoins.  *

Alors, doit-on faire du corps humain un produit ? Bon c'est déjà un peu le cas, alors, doit-on aller encore plus loin dans ce sens ? Doit-on trouver ça cool que le corps humain soit un produit ? Doit-on avoir un avis la dessus, ou est-ce juste un fait qu'il parait dénué d'intérêt de commenter ? 


Olga, c’est aussi une dénonciation de postures sexuées bien plus courantes, prises bien plus couramment que la posture de prostitué. Au sein du relationnel social que l’on pourrait croire dirigé par des raisons hormonales, la domination masculine se marque, tout aussi indigne qu’elle l’est dans les autres domaines ou elle est présente en société. Ainsi, jusque dans son intime, on se trouve téléguidé à être quelqu’un que l’on n’est pas forcément. On se prostitue d’une autre manière aux codes sociétaux et si j’en croix la morosité ambiante, la plupart le vivent mal.


 

3-Olga et l’image des femmes :


 

Squelette :

La chanson : https://www.youtube.com/watch?v=U8beEW6JGNg&feature=c4-overview&list=UULfD-KbrZYG2AKSBDRXpXmQ

La mode ça va, ça vient, elle change de saisons en saisons et les modèles qu'elle porte reflètent ce que la société nous fait penser comme beau, admirable...Ces derniers temps, on ne peut pas vraiment dire que ce que la société tend à nous donner comme exemple de réussite ou d'esthétisme me plaise vraiment. Aujourd'hui et depuis une bonne vingtaine d'années, la mode est au sac d'os. A force de matraquage médiatique, les marchands d'habits ainsi que d'autres attributs luxueux et sans intérêt, ont réussi à nous convaincre que le dépouillement de chaire humaine était une valeur ajoutée à la beauté féminine.

 

Ici gisent des filles jeunes et livides parcourant podiums et salles d'expositions perchées sur des talons de 30 cm favorisant une arthrose chronique dès l'âge de 30 ans. Leurs repas quotidien fait d'une tranche de jambon, de trois tomates cerises aussi tôt vomies et chiées, puis de quelques lignes de coke pour faire passer, ne leur apportent pas vraiment joie et bonne humeur, ce qui se voit sur leur gueule. Guidée par des sortes d'artistes qui font la couleur sans la couleur, le tissus sans le tissus et qui transforment une simple serpillière en œuvre d'art, elles gagnent autant d'argent qu'elles perdent d'années d'espérance de vie...Ajoutons un comportement adéquate bien décrit dans un épisode de South Park, "les stupides putes trop gâtées", un peu à la Paris Hilton et vous trouverez le modèle que l'on tente d'imposer aux jeunes filles d'aujourd'hui.

  Soit anorexique, futile, blasée et égoïste et tu feras l'admiration, quel beau message lancé à la jeunesse. Cette chanson « squelette » parle des modèles féminins, mais je pourrais tout à fait faire de même en déblatérant sur les modèles que l'on donne à bouffer à la gente masculine. Citons par exemple certains mouvement musicaux et culturels, affirmant les messages suivants ; « fait de la maille, encule les autres pour réussir, soit misogyne en traitant les filles comme du bétail, soit homophobe aussi, égoïste... ». « Bref, fond toi dans les modèles qui vont avec l'économie capitaliste et ta vie sera plus belle ! »

Pour les filles c'est le même principe mais comme dans ce système, c'est plutôt des mecs qui sont au commande, les modèles féminins imposés montrent plutôt la femme passive, livide et l'homme dans l'action, le self made man un peu genre Scarface...Il faut bien que les modèles imposés montrent qui commande et tâchent de perpétuer les dominations comme il se doit... !

  Les squelettes, ce sont les mannequins servant de modèle à la jeunesse féminine et ce sont aussi les jeunes filles qui tentent de les imiter. Les squelettes le seront à vie et sacrifieront leur énergie à correspondre à leurs modèles, quitte à perdre leur personnalité propre, leur santé, leur vie...Moi je n'ai rien contre les squelettes, mais d'habitude ils sont tous morts. Quand ils ne le sont pas c'est plus embêtant, ça fait un peu « walking dead ». Le problème est que l'anorexie est une maladie, que de nombreuse personnes luttent contre, pendant que d'autres l'érigent comme modèle. Je serais d'accord avec ça le jour ou la scatophilie sera également à la mode...Chiez vous dessus, c'est trop stylé ! Dans tous les cas, les scatophiles auront au moins cette vertu d'être moins dangereux pour la santé...


 

O image féminine quand tu nous tien ! Quand tu nous tien au quotidien jusqu'à nous dicter notre conduite hormonalement récréative ! Dans ses loisirs, comme dans ses relations sociales, la femme et l'homme se rencontre de manière cadrée. Il s'agit que rien ne dépasse, alors chacun, s'ils veut correspondre à l'image à laquelle on l'a convaincu de correspondre, ira ou il convient qu'ils aille. En ce bas monde, il convient de se ranger. Si l'on a pas eu la chance que cela arrive de manière « naturelle », il semble approprié de forcer la main du destin et de s'inscrire sur des sortes de catalogues humains. Les sites de rencontre, le lieu de l'aguichage social absolu. On s'affiche dans des critères, des postures, dans une rationalité vantée sur un sujet hormonal qui est loin de l'être. Une sorte de Fécondation In Vitro matrimonaile en quelques sortes.


 

Le monde merveilleux des sites de rencontre :

 

« Site de rencontre », la chanson : https://www.youtube.com/watch?v=TxNxZm0U4ac

Mon dieu, mon dieu, je suis une femme seule face à un monde sexiste, que faire ? Subir la honte d'un célibat de longue durée en prenant le risque de me faire bannir dans le monde des vieilles filles éternelles ?

Hors de question, si je suis tombé de cheval et même si je ne suis jamais monté dessus, je dois à tout prix trouver un moyen de raccrocher le wagon de l'adoubement socialo-matrimonial féminin !

Alors, je me lance, "Ô fabuleux monde de l’internet et des communications par milliers en un clique, me voilà !"

Tant de personnes seules qui se font la gueule dans la rue, devenant tout à coup si avides de relation, une fois postées derrière leur écran d’ordinateur. Il est si rassurant de commander sa pizza de chez soi, plutôt que d'aller affronter la méchante vendeuse du Pizza Hut...

"Courre à ta destinée femelle en mal de mâle ! Fait ce que la société attend de toi et trouve toi un protecteur masculin attitré, à qui tu devra obéissance jusqu'à ce que le droit de cuissage d'un autre suzerain vous sépare !"

"Courre à l'industrie de la rencontre sans effort, sans piment, sans hasard !".

Les sites de rencontres sont les bassins de poissons d'élevage, ou s'entassent des truites bien grasses attendant de se faire bouffer par des requins qui les exploitent à grand coup de prix promotionnels de supermarchés. Un seul avenir ici, devenir un Roll Mops enfermé dans un bocal avec un cornichon dans le cul !


 

Alors à vouloir correspondre à des modèles, à vouloir se conformer à un certain mode du « bien vivre ensemble », on finit forcément par se prendre dans la gueule quelques défauts systémiques au sein des relations conventionnelles…Parfois jusque dans ces loisirs ou moments de détentes.

 

Le cassage d'œuf, une solution à vos problèmes de

voisinage ?

 

La chanson : http://www.youtube.com/watch?v=FoqQFd8K8ks&feature=plcp

C'est vrai qu'on s'est souvent demandé comment s'en débarrasser...Vous savez, de ces êtres malfaisants qui peuplent les soirées pour se sortir d'une solitude quotidienne, peu surprenante au vu de certains de leurs comportements réguliers. Ils cherchent la foule, peut-être parce qu'ils ont une vie de merde, certes. S'ils se contentaient simplement de s'imprégner d'une ambiance festive, en participant à la fête sans emmerder les autres, ils ne dérangeraient personne…Mais cela semble être trop demandé….

Parce que cette foule, ça les obsède parfois quelque peu.

Par conséquent, il peut arriver qu'ils aient besoin de la toucher, cette foule, et souvent, les femmes qui s’y trouvent.

Avoir des fantasmes, c'est plutôt naturel, tout le monde en a, des fantasmes. Voir quelqu'un qui nous plaît, physiquement notamment, ça peut arriver, entamer une conversation avec, ça peut arriver également. Mais tout le monde ne maîtrise pas les subtiles règles d'une conversation, alors voici quelques petits conseils.

  Une conversation, même si elle a lieu dans un but intéressé (genre un mec qui vient parler à une fille parce que cette fille lui plaît...On aimerait que l'inverse arrive un peu, mais nous vivons hélas dans une société sexiste ou le rôle de la femme n'est certainement pas d'être entreprenante avec un homme...), doit se faire à plusieurs. Si l'une des deux personnes indique ne pas vouloir parler à l'autre et que cet autre continue encore, ça n'est plus une conversation, c'est un gavage.   Une conversation, ce sont aussi des êtres qui se parlent. Qui se parlent, ça veut dire qui alignent plus de quatre mots d'affilés, qui parlent de manière audible, sans grognement d'animal en chaleur et sans toucher les fesses ou les seins de son potentiel partenaire, dans la dite conversation. Faire des allusions vaseuses et répétées au détriment d'une personne qui ne le désire pas, c'est du harcèlement sexuel. Toucher l'autre avec des intentions sexuelles, c'est de l'agression sexuelle et aller encore plus loin, c'est du viol. Tout ceci est bien évidemment puni par la loi, mais à condition que les faits soient avérés. Subir sans dire mot ou manifester sa désapprobation, rend plus compliqué le fait d'évaluer la gravité des phénomènes cités précédemment, c'est sûr...  

Mais comme je ne suis pas procédurier pour un sous, je vous propose une solution toute simple qui fera fuir les gredins.

Le cassage d'œuf est une des solutions que je préconise. Cela empêchera le malfrat de nuire pour quelques heures et ainsi, durant ce laps de temps, de faire chier d'autres personnes. Imaginons que cet emmerdeur le soit de façon occasionnelle, (par exemple, en étant imbibé d'alcool, ce qui a tendance à rendre les cons, encore plus cons...), il aura le temps de cuver plus calmement sa cuite, sans commettre d'autres dommages aux personnes présentes dans son rayon d'action. Dans le cas des harceleurs réguliers, nous préconisons une ablation des œufs. Si cette opération se fait de manière artisanale, cela donnera évidemment un caractère plus authentique au forfait, mais si vous connaissez un ami médecin ou vétérinaire qui accepte, moyennant compensation financière (n'oublions pas que c'est d'un médecin dont nous parlons...), de procéder à une opération de stérilisation, cela est aussi possible. Si vous trouvez ça cruel, dites vous que si c'est bon pour les chats, ça ne peut qu'être bon pour eux, puisqu'ils ont ce point commun avec les chats, d'être eux aussi des connards de sales bêtes qui ne pensent qu'à leurs petits plaisirs...(Oui, les chats sont vraiment des sales bêtes, mieux vaut encore les manger...Il parait d’ailleurs que ça a le goût de lapin, animal par ailleurs bien plus sympa, quoique quelque peu saugrenu ! ).  

En plus d'être une solution utile à vos problèmes de gros relous en soirée, le cassage d’œuf peut se pratiquer de manière festive, entre amis, de quoi donner à vos soirées ce petit quelque chose de piquant, qui manque parfois !

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1 août 2015 6 01 /08 /août /2015 11:51

 

 

L'homophobie ambiante présente dans les milieux "Reggae, Ragga" à su être exacerbée, durant notre belle époque contemporaine, par le débat sur le mariage homosexuel en France. Evidemment, Gustavson, artiste à la con, n’a pu s’empêcher de prendre part au débat, y semant ses quelques vindictes très peu constructives et ses chansons d’une qualité des plus douteuses.


 

La question de l’homophobie, un débat sans importance

 

Il parait que la question de l'homophobie est un non-débat, qui servirait d'excuse pour que les gens ignorent les vraies questions. Les gens qui parleraient d'homophobie, qui traiteraient du sujet et qui du même coup, en révélerait la substance malsaine issue d'une société malade, frustrée, que l'on cantonne à quelques valeurs religieuses, parleraient soit de choses vaines, vides de sens, soit seraient des sortes de manipulateurs se servant de ce sujet pour qu'on ne parle pas d'autres choses plus importantes. L'homophobie ne serait pas un problème, puisque les homos n'auraient pas de problèmes en France.. (Aucune agression homophobe avérée ?) Et puis le débat sur le mariage homo, ça serait n'importe quoi, puisque les homos pour la plupart, ne voudraient pas se marier et ne voudraient pas avoir d'enfants.

Voici la réponse que j'ai entendu à un discours que j'ai fais sur l'homophobie et au fait que c'est une sorte de "racisme" plutôt admis dans la société française. Le fameux débat sur le mariage homo aura au moins ce mérite d'avoir, une fois de plus, révélé au grand jour l'homophobie latente de notre société.

Premièrement, dans un monde parfait, le mariage civil n'existerait pas, le terme de mariage n'aurait court que dans l'unique sphère religieuse, les unions civiles se nommeraient différemment. Cependant, dans un monde encore plus parfait, la sphère religieuse, les écrits auxquels elle se réfère, ne seraient pas hyper sexistes et homophobes...Ben quoi, on peut toujours rêver !

Hélas, nous sommes loin de vivre dans un monde parfait et les gentils citoyens ne sont pas prêt à renoncer au terme mariage de si tôt, pour signifier leur union civile, gage de droits fiscaux, sur la filiation, sur la succession, etc...Donc, en vertu de quoi, de quels arguments, les couples, au nom de leur homosexualité, n'auraient-ils pas les mêmes droits que les couples hétéros. Et quand bien même, la plupart des homos ne voudraient pas se marier, s'il n'y en avait que deux, pourquoi n’auraient-ils pas le droit de le faire ? Apparemment ceci fait débat, il serait légitime qu'il y ai débat sur ce sujet. Allons-y gaiement alors !

D'accord, imaginons que la société décide sciemment, de légitimer, d'acter, que les homos n'ont pas les mêmes droits que les hétéros, parce que, comme le disent les anti-mariages homo, "nous vivons dans un modèle de société hétéro normé..". Soyons clair, ça fait depuis bien longtemps que nous vivons dans une société hétéro normée, mais aujourd'hui, j'avais cru entendre légitimé de la plupart, que d'être homo n'était finalement pas une maladie, pas une tare, que les homos étaient des êtres comme tout le monde, qu'ils avaient juste d'autres orientations sexuelles que les hétéros et que ça n'était pas bien grave...Mais tout à coup, quand ces derniers, les homos, revendiquent d'avoir les mêmes droits que les hétéros sur le mariage, sur l'adoption, il ne faudrait pas leur accorder cela ?

A ce moment là, pour que la plupart soient honnêtes avec ce qu'ils pensent vraiment de l'homosexualité, il faudrait que les anti-mariages homo admettent qu'ils sont homophobes... Ces gens là sont contre le fait que les homos aient les mêmes droits qu'eux, mais en plus, il ne faudrait pas les taxer d'homophobie ? C'est un peu comme les gens qui disent, "moi je n'ai rien contre les étrangers, mais je ne voudrais pas en avoir à côté de chez moi...". Si on leur demande s’ils sont racistes, ils répondront que non, alors qu'ils le sont clairement, c'est juste qu'ils n'assument pas ! Selon le même principe, je voudrais qu'au moins, les anti-mariages homos assument leur homophobie. Je veux dire tous, puisqu'une minorité de religieux et identitaires fascistes assument déjà très bien. La plupart des antis mariage homo font tout pour sembler avoir "bonne conscience", être "tolérants", ne rien avoir contre les homos et pourtant, beau symbole de tout ça, lorsque les FEMEN se sont fait bastonner lors de leur apparition au rassemblement de CIVITAS, ce sont de "bons pères de famille", qui accompagnaient les Skin Heads pour porter les coups.

Ces gens là, les antis mariage homo, veulent défendre un modèle de société traditionnel, hétéro normé donc. C'est un modèle de société homophobe et ils ne veulent pas que celui-ci change. Pourtant, la société a changé et n'admet plus son homophobie comme avant. L'homophobie est moins généralisée qu'au début du 20e siècle, les homos ne sont plus obligé de se cacher aujourd'hui, même si certains le voudraient. Si la société change, les lois devraient aussi évoluer. Depuis les années 70, l'homosexualité n'est plus un délit en France, depuis les années 80, l'homosexualité n'est plus considérée comme une maladie, depuis mai 2012, les homos peuvent même donner leur sang, ce qui leur était interdit jusque là, s'ils déclaraient leur homosexualité (et oui, les vieilles légendes comme quoi les homos attraperaient plus facilement le Sida ont la vie dure...). Les évolutions sont lentes, mais elles sont là. La question que doit se poser la société est la suivante :"Veut-on que l'évolution continue, ou veut-on faire demi tour et revenir aux valeurs de la société du début du 20e siècle ?". Pourquoi alors, ne pas aller encore plus en arrière et revenir jusqu'au moyen-âge, bruler gouines et PD en place publique, pour le bon plaisir des inquisiteurs !

Alors oui, il y a d'autres problèmes dans ce monde que le mariage homo, des problèmes plus graves. Mais le débat sur le mariage homo relève de maux plus profonds, comme l'homophobie latente de notre société. Quel modèle de société voulons-nous ? Quelle société voulons-nous légitimer ? Une majorité de personnes en France sont contre le mariage homo. Faut-il alors se résigner à vivre dans un modèle de société homophobe ? Et si on revient en arrière sur l'évolution de la société en matière d'homophobie, ne pourrait-on pas imaginer revenir sur d'autres évolutions de la société ? On revient déjà sur beaucoup d'avancées en matière de droits sociaux il me semble...On pourrait peut-être envisager de relégitimer l'esclavagisme..? (Puisqu’il n'est point nécessaire de le rétablir, l'esclavage n'ayant jamais vraiment disparu...). Ou peut-être l'esclavagisme seulement pour les homos ? On peut imaginer plein de choses, soyez créatifs et si vous ne l’êtes pas, on le sera bien pour vous !


 

La vidéo de la chanson  « Mariage homo » : http://www.youtube.com/user/Gustavsongs


 

 

"Les PD, déjà qu'on a du mal à les supporter, qu'on les admet tout juste sans les molester parce qu'on est tolérant, vla qu'ils veulent se marier ! Du coup si le mariage homo passe, ils pourront adopter et à terme, toute la société risque de devenir PD ! Mais je fais parti de la société moi, ça veut dire que je vais aussi devoir devenir PD, mais je ne veux pas qu'on me foute des trucs dans le cul ! Aaaaaahhh !"

Voilà un exemple du genre de logique qui anime nos amis homophobes (vous allez me dire, "un peu simpliste", mais les homophobes ont su rester des gens simples...). La question du mariage homo fut un motif parmi tant d'autre, pour remettre en route ce mécanisme dans la tête de beaucoup. Comme cette question est des plus médiatique, les voix des homophobes s'expriment de plus belle, puisqu'elles sont heurtées de bien moins de retenue bienséante, que ne le sont les voix d'autres sortes de racismes ou d'intolérances. Chaque année, des tas d'homos ou de trans sont agressés, voir assassinés, en France, en raison de leur apparence ou de leur préférences sexuelles, sans que ça ne soit très médiatisé, ou sans que ça ne choque l'opinion plus que ça.

S'il y a un racisme très admis en société, c'est bien l'homophobie. Honnêtement, qui n'a jamais entendu autour de lui des personnes admettant, voir revendiquant leur homophobie, leur haine du PD, leur compassion devant ce qu'ils semblent prendre comme une déviance, une maladie. Voyez comme chez beaucoup, le passage du mariage homo, à la décadence des sociétés, à l'autorisation du mariage pour les pédophiles, ou les zoophiles, se fait tellement naturellement. On trouve ces raisonnement chez beaucoup de pratiquant de religion, bien que beaucoup de leur coreligionnaires ne soient pas forcément de dangereux fascistes et également partout ailleurs, dans la société.

Il faut ajouter à cela, que dans une société sexiste et patriarcale, la plus grande virulence dans l'homophobie concerne très souvent les hommes. Pourquoi ? Est-ce culturel, génétique, viscéral...Ce qui à l'évidence, est commun chez tous les homophobes, est qu'ils sont la plupart du temps de gros homos refoulés. Si vous alliez faire un tour sur les historiques de leurs ordinateurs, vous seriez surpris, CIVITAS aussi ! Il faut croire qu'il est plus difficile pour un homme que pour une femme d'assouvir ses désirs, lorsqu'ils sont homosexuels (ce qui ne veut pas dire que notre belle société rend cette orientation sexuelle évidente pour les femmes...). Peut-être pensent-ils qu'en luttant contre l'homosexualité, ils en seront d'autant moins PD. J’ajouterais, contrairement à ce que beaucoup pensent, que ça n'est pas l'acte sexuel qui définit l'homosexualité, mais bien ses désirs, même s'ils ne sortent pas de sa propre tête.

Pour ces raisons et tant d'autres, le mariage homo ne passe pas chez beaucoup. Si l'on faisait un référendum, la majorité des français voteraient contre, comme ils auraient voté à la majorité contre l'abolition de la peine de mort, l'abolition de l'esclavage, l'abandon des colonies... Oui, les français sont en majorité une belle bande de cons et on les aide bien à le rester, puisqu'un con se manipule bien plus aisément.

Au Gustavson's Blog, on pense que le mariage devrait rester dans le domaine religieux et que les unions dans la société civile, devraient avoir un autre nom. Donc, on priverait de mariages civils, homos et hétéros. Mais que voulez-vous, le plus urgent est la reconnaissance des mêmes droits pour tous et le mariage civil, on n’arrivera pas à le dégager dans les prochaines années sans provoquer la troisième guerre mondiale...Alors soyez pour le mariage homo, soyez pour la revendication des mêmes droits pour tous. Et si vous voulez vraiment nous faire plaisir et vous faire plaisir, emmerdez ceux qui militent contre le mariage homo (laissez faire votre imagination...), pour leur signifier que la revendication des mêmes droits pour tous ne donne pas matière à débat.

Et un petit « live » en prime : https://www.youtube.com/watch?v=AZaKLqKBe54

"Vous n'avez pas honte !" : message aux manifestants contre le mariage homo.


 

Prenant le train comme habituellement, j'ai fais une rencontre à laquelle je ne m'attendais pas et pourtant, vu le climat social de ces derniers temps, il est vrai que j'aurais pu m'y attendre. Comme un week-end sur 4 depuis quelques mois maintenant, nos amis réactionnaires et fascistes de la "manif pour tous" parcourent la France pour se réunir entre grenouilles de bénitiers et électeurs d'extrême droite, montrant à quel point ils représentent une force d'influence dans notre beau pays.

Je prends le train comme chaque semaine et là, patatra, je tombe dans un wagon se dirigeant vers l'une de ces nombreuses "manif pour tous". Je ne les reconnais pas de suite, ils ne sont pas déguisés pour la plupart...Mais la puce vint à mon oreille lorsque je vis passé un jeune homme arborant fièrement sa coupe au bol et son T Shirt "les veilleurs de Selestat"..."Les veilleurs", comme c'est mignon, ça fait un petit peu milice, un petit peu surveillance...C'est là que je me suis rappelé d'une interview de jeunes participants à la manif pour tous, diffusée sur France Inter. Ces jeunes là, lorsqu'on les interrogeait sur leurs idoles, répondaient fièrement le général Pétain, marquant à la fois leur manque de culture du à leur jeunesse, qui dégrada littéralement le "maréchal" Pétain, et un certain anachronisme entre la période de gloire du maréchal et la période de jeunesse des ces jeunes là. Ils se sont donc exprimer sur les ondes en disant "travail, famille, patrie, moi ça me parle"..Ouf, nous voilà préservé du "arbeit macht frei" auquel nous aurions peut-être eu droit en poussant un peu plus loin le micro trottoir...

Ironie du sort, assis dans mon train, un troupeau de manifestant homophobe est venu s'asseoir autour de moi et moi (étonnant hasard, je lisais Charlie hebdo avec frigide barjot en couverture). Curieux de nature, je tendis alors l'oreille pour décortiquer quelques conversations que j'espérais des plus croustillantes. Et c'est là que j'appris que le président de la SNCF était un homo affiché et que c'est la raison pour laquelle il refusait de réserver spécialement des trains pour mener les manifestants de la "manif pour tous" à leur cortège déluré. Futurs participants à la "gay pride", peut-être que cette information vous sera utile pour pourquoi pas, réserver des trains gratuits à une société tellement "gay friendly".

Mais hélas, bien qu’assis juste à côté de ces manifestants contre le mariage homo, dès que je sentais que leurs paroles étaient sur le point de déraper en mode raciste et homophobes, les courageux manifestants chuchotaient, à tel point que je ne pouvais distinguer les mots qu'ils prononçaient à quelques centimètres de moi. Oui parce que le facho, ça chuchote, ça dénonce en douce, ça ne se montre pas, à moins d'être sûr de sa force, sûr qu'il n'ait pas à assumer ses opinions haineuses seul.

Et elles sont là, dans les rues, ces hordes de personnes si peu habituées à manifester, car étant du côté du pouvoir inquisitorial sur la plupart des autres sujets de discorde. Les mœurs changent, le mariage s'accorde à d'autres personnes qu'eux, d'autres comportement que les leurs se voient institutionnalisés, alors ils aboient et parfois ils mordent, comme la recrudescence des agressions homophobes de ces derniers temps tend à le prouver.

Tous ces gens se sentent dans leur bon droit, dans une contestation légitime. Ils se sentent comme faisant parti d'une élite, alors si les autres se voient mit sur un pied d'égalité avec eux, cela remet tout leur modèle chrétien hétéro normé en cause. Ils ne veulent pas que l'on accorde une égalité de droit aux autres, dans ce cas, les personnes homosexuelles, au nom d'une morale religieuse. Le problème est qu'ici, ces gens manifestent par rapport à une loi sur le mariage civil, il ne devrait donc pas être question de religion, ou de morale issue d’une religion. Voilà le problème : le fait que l'on calque une institution censée être laïque, sur un nom et une pratique religieuse. Voilà pourquoi il faudrait supprimer du code civil, le mot de "mariage" et le remplacer par un autre...Je propose "union des coincés du cul qui veulent des allégements fiscaux et des facilités de rapprochement de conjoint..."Oui, je n'ai pas le sens de la formule..."

En vérité, les gens qui manifestent contre le mariage homosexuel, pour la plupart, n'ont pas honte d'être homophobes, n'ont pas honte d'être fascistes, n'ont pas honte d'être réactionnaires. Ils revendiquent des valeurs d'un autre temps, auxquelles ils voudraient que la force oblige tout le monde. C'était le cas autrefois, ça l'est encore pour beaucoup d'autres choses aujourd’hui.

 

Ce texte n’a pas manqué de susciter l’indignation dans certains commentaires comme dans ceux qui suivent : (dialogue entre Gustavson Olaf et Olga, AT et LA)

 

 A T : Doit on nécessairement être homophobe pour être contre le mariage homosexuel ?? La force oblige également tout le monde dans le sens inverse

9 mai, 12:34 

 

Gustavson Olaf Le mariage homo, ce n'est qu'une égalité de droit au sens civil. J'en déduis donc que si l'on est contre une égalité de droit devant des institutions sociales se basant sur la déclaration des droits de l'homme et du citoyen (dont le fondement réside dans le fait que "les hommes naissent libre et égaux en droit"), que la volonté de non attribution de ces droits concerne un groupe de personne en raison de critères de race, de croyances spirituelles, ou bien même de préférences sexuelles, on est pas trop d'accord avec l'égalité des personnes devant les institutions. En résumé, si l’on n’est pas d'accord pour que les personnes homosexuelles puissent bénéficier du droit de se marier, au nom du fait qu'elles soient homosexuelles, il y a de grande chance que l'on soit homophobe, même si la bonne morale à du mal à faire que l'on se l'admette. DE la même manière, si l'on refuserait aux personnes de couleur le droit de se marier en France, en raison du fait qu’elles ne soient pas blanches de peau, on aurait de fortes chances d'être raciste. A la fin, qu'est-ce qui dérangent tellement les personnes qui manifestent contre le fait que d'autres aient les mêmes droits qu'eux ? Je pense que les anti-mariage homo devraient se poser la question. Après, on peut assumer et être clairement pour une société qui n'accorde pas les mêmes droits aux personnes de couleurs, aux personnes homosexuelles, ou aux personnes qui ne pratiqueraient pas la religion d'état. Ce genre de société existe ou a existé. Par exemple, le régime nazi faisait ça très bien et c'est vrai que de nombreux sympathisants fascistes peuplent les manifestations contre le mariage homo...En ce qui concerne la force de loi, elle a également accordé le droit de vote aux femmes, le droit à l'avortement, l'abolition de la peine de mort, la journée de travail de 8h, le droit de grève, droits que là encore, de nombreux manifestants de la manif pour tous réprouvent.

9 mai, 13:02 ·

 

 

 A T : Les raccourcis sont trop simplistes et hors sujet pour inciter au débat. Est il si évident que TOUS les homos soient pour. Personnellement j'ai plusieurs contre exemples. De plus le mariage est une institution culturelle d'abord, et non pas juridique : on ne se marie pas pour avoir des droits mais parce qu'un homme et une femme s'aiment. La ou l'on revendique la préservation culturelle des différentes ethnies, on coupe également les liens culturels d'une frange de la population. Le remaniement du PACS oui, afin que les homos puissent bénéficier des mêmes droits, le mariage homo non. Par ailleurs la comparaison avec le régime nazi est on ne peut plus condamnable, et fait clairement état d'intolérance de la part de personnes qui la pointent justement du doigt... Et pour finir, les homos bénéficient des mêmes droits que les hétéros : ils peuvent tout a fait se marier avec quelqu'un du sexe opposé !

9 mai, 13:27 ·

 

 

L A : Même dans l'idée d'une institution culturelle, le droit n'est bien pas le même, puisque les homos n'ont aucun droit à se marier avec quelqu'un qu'ils aiment (pour reprendre ta définition). Par ailleurs, il s'agit de nombreuses personnes qui ont grandi dans la même culture que toi et moi. Qui entant qu'enfant ont nourri le même désir d'être intégrés et respectés socialement que toi et moi, et ont sûrement rêvé dans leur enfance de se marier plus tard EXACTEMENT comme leurs parents. Mais puisque c'est le mot qui dérange, je suis tout à fait d'accord pour qu'on le laisse dans les églises, temples, mosquées, et qu'on le supprime de la loi française.

9 mai, 15:06 ·

 

 

L A : Enfin, pour quelqu'un qui s'annonce pas homophobe, ta dernière remarque me semble franchement... bon je vais juste dire culottée.

9 mai, 15:06 ·

 

 

L A : Et encore, heureusement que tous les homos ne veulent pas se marier, ça permettraient à de nombreux cons de justifier d'une soit - disant différence entre homos et hétéros! (oui parce qu'il y a aussi des hétéros qui n'en veulent pas....°

9 mai, 15:07

 

 

Olga Gustavson En réponse à AT : Oui, les raccourcis sont simplistes, mais pas hors sujet selon moi. Tous les homos ne sont pas forcement pour le mariage et tous les hétéros non plus. En ce qui concerne les gens qui sont contre le mariage homo, je ne fais aucune différence selon qu'ils soient d'une orientation sexuelle ou d'une autre. Les hétéros n'ont pas le monopole de la stupidité, elle au moins, est universelle et ouverte à tous ! Le mariage est une institution culturelle issue des religions monothéistes, homophobes la plupart du temps, puisque voyant dans leur textes l'homosexualité comme une perversion (d'ou le fait que les homos ne puissent pas se marier à l'Elgise, à la mosquée ou à la synagogue). Mais à partir du moment où cette institution culturelle rentre dans le cadre de la loi dans un état laïque fondé sur l'égalité entre tous les citoyens, cet état laïque se doit de veiller à ce que chacun puisse jouir des mêmes droits, dont le mariage fait partie. LE petit passage sur les ethnies...Euhhh...Disons que ça va aussi très bien avec les discours ambiant entendu dans les manifs pour tous...Alors que chaque ethnie, dont l'ethnie Christiano-française à tendance extrême droite veuille préserver ses traditions, je n'ai rien contre. A partir du moment ou les choses entrent dans le cadre d'une loi, chaque "ethnie", chaque groupe, ou chaque communauté, devrait se voir garantie une certaine égalité devant les institutions qui les gouvernent. Les spécificités culturelles ne devraient pas concerner un état laïque dans les droits objectifs qu'il accorde...En ce qui concerne la comparaison avec le régime nazi faite tout à l'heure, c'est une exagération à l'extrême ayant pour but de mettre en exergue l'homophobie trop souvent non assumée des certaines gens se voulant bien propres sur eux et véhiculant sans s'en rendre compte, des idéologies nausées abondes et moyenâgeuse. En ce qui concerne la dernière boutade sur "les homos peuvent se marier avec des gens du sexe opposé", vieille rengaine entendus et ré-entendus, je répondrais, que maintenant ils peuvent se marier avec quelqu'un du même sexe et aussi avec quelqu'un du sexe opposé, comme tout le monde.

9 mai, 15:29

 

 A T : Je suis d'accord avec toi sur un certain nombre de points mais il y a toutefois des choses culturelles qu'on ne peut pas dissocier de choses légales. On ne verra jamais un boucher chrétien réciter une prière pour rendre la viande hallal, ou un curé juif (puisque c'est une profession en Alsace) !! Es ce raciste ? A mon sens non. Le mariage au sens culturel du terme est prévu pour célébrer l'union entre un homme et une femme. Pour la partie concernant la loi, il faut aménager le PACS pour ce qu'il était prévu à l’ origine : l'égalité des droits entre les homos et hétéros.

9 mai, 15:39

 

 

A T : L A quant a toi, si tu préfère dire que je suis homophobe pour décrédibiliser mon avis dans ce cas ce n'est pas une preuve d'intelligence ni d'ouverture d'esprit. Et je ne vois pas ce que coince dans ma dernière remarque : un hétéro ne peut pas se marier avec une personne du même sexe (enfin maintenant si) au même titre qu'un homo.

9 mai, 15:40

 

 

A T : Moi ce qui m'embête, c'est que tu dis que les anti mariage gay veulent que la force oblige tout le monde, alors qu'en l'occurrence, tout le monde est désormais obligé de l'accepter.... c'est plutôt ca le passage en force !

9 mai, 15:41

 

 

Gustavson Olaf Les droits de l'homme aussi sont censés être fait accepter en force lorsqu'une bande de skin décrète de faire un petit pogrom d'homos après une bonne manif pour tous. L'égalité de tous les citoyens est une chose qu'il me parait louable de faire respecter. Cela devrait être fait dans bien d'autres domaines, selon moi. En ce qui concerne la chose culturelle, mon idée est qu'il faut supprimer le mariage civil pour les hétéros et pour tout le monde, et laisser le mot de mariage à la sphère religieuse. LE mot de mariage semble poser problème, supprimons le alors de la sphère publique. Le vrai problème là dedans, c'est surtout l'homophobie latente que ce fameux débat a suscité. Je ne suis pas pratiquant de religion moi même et je pense que chacun est libre d'avoir les cultes qu'il veut, tout comme chacun à droit d'avoir la sexualité qu'il veut. Si des gens veulent défendre de traditions, respecter le vrai gout du saucisson, faire une prière 5 fois par jour, je ne vois pas en quoi cela me regarde. De la même manière, je ne vois pas en quoi cela regarde les antis mariage homo, que les homos puissent à présent se marier. C'est un mariage civil, cela ne change rien aux traditions des religions, religions sexistes et homophobes sur bien des aspects (mais cela ne rend pas obligatoirement ses pratiquants sexistes et homophobes, tant qu'ils ne suivent pas des textes écris il y a 2000 ans à la lettre). Si le problème est simplement le mot de mariage, mot et même pratique emprunté effectivement à la sphère religieuse, changeons le et privons les hétéros de ce mot qui a l'air d'en fâcher quelques-uns...UN peu comme pour les gosses "tu veux pas partager ton mariage, CONFISQUé ! tu avais qu'à être gentil !" POur le moment, le mariage existe, les unions existent, si on dit qu'on veux supprimer le mot de mariage, les cathos iront manifester encore plus fort. Donc mariage pour tous et ceux qui ne sont pas content finiront par s'y habituer, comme ils se sont habitué à la légalisation de l'avortement ou à l'abolition de la peine de mort, droit qui étaient loin de faire l'unanimité en leur temps.

9 mai, 17:59

 

 

L A : Ce qui coince avec ta remarque est que la question ne se pose justement pas! Si le mariage représente l'union de deux personnes qui s'aiment, un homo n'as bien aucune raison de vouloir épouser un hétéro, par simple définition. Je trouve donc très facile d'utiliser ce type d'argument, pour plaider une soi disant autre inégalité pour les hétéros, qui eux non plus n'auront pas le désir d'épouser un homo. Par ailleurs, ton exemple du boucher me pose question, j'avoue que je n'ai pas compris ton parallèle avec la notion légale. C'est sûrement mon étroitesse d'esprit qui me conduit à ne pas comprendre quelque chose que je ne veux pas comprendre.

9 mai, 18:51 ·

 

 

 A T : Tu as raison Gustavson, l'égalité des citoyens est quelque chose qui est louable. Donc dans ce cas pourquoi ne pas mettre en place un PACS aménagé permettant aux homos de bénéficier des mêmes droits que les hétéros mariés plutôt que de snober ceux qui ont un attachement culturel avec cette institution. L'égalité, ce n'est pas que voir midi devant sa porte mais aussi prendre en compte l'avis des autres. La manière dont sont qualifiés ceux qui essayent de protéger (un peu) leur patrimoine culturel, laisse croire que le terme homophobe est un passe droit universel qui permet d'obtenir un peu tout ce qu'on veut... Ce n'est pas servir la cause homosexuelle d'une part, et d'autre part pourquoi pénaliser les hétéros qui jouissaient du mariage (permettant l'union d'un homme et d'une femme) simplement parce que l'union de 2 hommes devrait (a mon sens) s'appeler le PACS (ou comme il leur plaira), bien qu'effectivement le terme "mariage civil" mérite réflexion.

9 mai, 20:52

 

 

 A T : L A il faut tout lire, une phrase sortie de son contexte n'est plus valable forcément. Comme je le dis juste au dessus, c'est trop simple de taxer l'opposition d'homophobe pour obtenir ce que tu veux. Et par ailleurs, j'espère que tu n'imagines pas que dans le mariage (au sens civil du terme) n'est QUE destiné aux gens qui s'aiment...
D'ailleurs tant qu'on y est mettons la nature en prison puisqu'elle empêche 2 homos de procréer c'est qu'elle doit être homophobe !!

9 mai, 20:53

 

 

 

Gustavson Olaf C'est vraiment super sympa que des gens aient un attachement culturel avec l'institution du mariage, vraiment ! Je pense que cet attachement culturel peut très bien être partagé avec des personnes homosexuelles qui souhaiteraient éventuellement se marier. Alors, si demander et exiger que les homos aient les mêmes droits que les hétéros par rapport à l'institution du mariage civil, signifie snober les gens qui croient en l'institution du mariage....Que dire...C'est peut-être que ces même gens qui décrient cela ont quand même un tout petit peu de mal avec l'homosexualité, sinon, pourquoi vouloir à tout prix les empêcher d'être associés à l'institution du mariage ??? Le patrimoine culturel, ça concerne tout le monde, homo compris, si une institution a fonctionné de manière archaïque et homophobe jusqu'à présent, ça n'est pas une raison pour ne pas l'adapter au monde d'aujourd'hui. Bien des choses ont changé depuis le moyen âge, je propose que l'on continue ce développement...D'autres pourront proposer que l'on revienne à la pureté du monde des australopithèques...ET pour finir, il n'y a pas de raison de supprimer le terme de mariage pour les hétéros, si le fait d'accorder cette institution civile aux homos ne pose pas de problème. Mais au vu de la situation récente de recrudescence de l'homophobie suscité par cette loi sur le mariage homo, je pense qu'il n'y a que ça à faire pour calmer ces chiens que j'entends aboyer aux manifs pour tous...Question de pragmatisme...Comme ça, il se sentiront victime de se voir supprimer le mot de mariage et peut-être qu'ils arrêteront d'emmerder les homos qui veulent bénéficier comme eux du mariage civil. A savoir que si j'étais croyant, ce qui pour moi relève de la sphère du privé, je militerais pour la reconnaissance du mariage homo dans les religions monothéistes. Dieu me préserve de croire en ces idioties !

10 mai, 00:39

 

 

Gustavson Olaf J'ai relevé cette phrase de AT : "D'ailleurs tant qu'on y est mettons la nature en prison puisqu'elle empêche 2 homos de procréer c'est qu'elle doit être homophobe !!" ET bien non, toutes les espèces animales connaissent l'homosexualité, la seule espèce à avoir connu l'homophobie, est l'espèce humaine. Oui, cette espèce humaine qui par sa civilisation à fait bien des choses contre nature et tend à détruire la planète sur laquelle elle vit...A croire que si l'espèce humaine était plus "naturelle", elle accepterait mieux la diversité des orientations sexuelles et serait moins soumise à une morale religieuse issue du moyen-âge...Non, le puritanisme n'est pas naturel, non, la ségrégation n'est pas naturelle !

10 mai, 00:47 ·

 

 

 A T : Je ne vois pas trop ce que vient faire la comparaison avec les animaux, personnellement je ne nous considère pas comme tel. Ensuite, je me demande bien par quel miracle un illuminé a bien pu sonder les espèces animales pour savoir leur avis sur l'homosexualité. Pour finir, animale ou humaine, je n’ai pas connaissance d'espèce à même de procréer en étant homosexuel (bien qu'il y ait quelques espèces surprenantes sur ce point de vue la). Ceci dit on s'éloigne un peu du débat originel. Bref pour résumer, je ne suis pas spécialement pour ce qu'on appelle mariage pour tous, mais bien pour une union pour tous sans pour autant me considérer comme étant homophobe. A vous entendre je dois être bien seul...

10 mai, 00:54

 

 

Gustavson Olaf : Comparaison : Lien nature-espèces qui se trouvent dans la nature-pratiques courante de ces espèces en terme de sexualité-pas avis animaux, juste pratique courante (je ne parle pas le chat, ni le koala...). Humain : mammifère, donc animal (animal évolué, mais l'éléphant ou le dauphin n'ont pas moins de réflexion à mon avis...et encore, qui sait ce que peut bien penser un insecte...Mais parfois homme imbus de lui même et pense que monde crée en 7 jours par une force cosmique et que homme faible avec péché de Sodome et Gomorrhe et que sodomite pas droit mariage, mais droit à enfer parce que a pas fait comme Église inquisitoriale a dit ). J'aurais voulu faire un schéma avec des flèches, mais en message c'est chaud...Ensuite...Droit faire l'amour sans procréer-droit de se marier sans procréer, même si pape pas content. Pour procréer, homo a droit à adoption aujourd'hui. TRES BIEN Comme ça, couple homo pourra congeler et maltraiter ses enfants, comme couple hétéro ! Droit garanti ! (ou peut-être élever ses enfants dans l'amour, mais c'est une exception chez les couples hétéros, alors je ne vois pas au nom de quoi les couples homos feraient mieux...). Voilà, mes phrases pas finies, c'est juste pour schématiser, les longues phrases bien construite ne sont pas nécessaires pour expliquer une chose simple et évidente. J'ai bien compris que comme de nombreux anti mariage homo, tu ne te considère pas comme homophobe et je n'ai pas de doute sur le fait que tu sois sincère quand tu le dis. Ce que je pense, c'est qu'effectivement, tu n'as rien contre les homos. Cependant, je pense aussi que tu défend des valeurs qui sont homophobes. A ta décharge, le christianisme, part de la culture dans laquelle tu es né et moi aussi, est une religion homophobe, tout comme le judaïsme ou l'Islam. Après la dedans, il y a des pratiquants qui tentent d'adapter des règles à la con écrites il y a 2000 ans eu gout du jour et de gros cons réactionnaires représentés par les mouvements religieux orthodoxes, grands idéologues et logisticiens des manifs pour tous. Comme je l'ai expliqué dans un précédent commentaire, le mot et l'institution du mariage a été empruntée à la sphère religieuse et tout comme les mariages religieux, les mariages civil ont été réservés aux couples hétéros. Mais le monde change et là ou l’homosexualité était pénalisée il y a un peu plus de trente ans, aujourd'hui, c'est l'homophobie qui l'est. La société évolue et l'homosexualité est vu par la plupart (hélas, vraiment pas tous...) comme une chose "naturelle". (J'estime que ceux qui ne voient pas cette orientation sexuelle comme allant de soi, sont homophobes, même si certains diront que non, car il n'est pas agréable d'être traité de racistes, qu'importe la forme du racisme, pour une question d'image de soi, le racisme (l'homophobie étant une sorte de racisme sexuel) étant vu de façon négatif par la société actuelle. Aujourd'hui, le mariage est devenu une coutume civile, dans un état laïque. C'était donc un réel anachronisme que les couples homosexuel n'y ai pas droit. L'erreur est aujourd'hui réparée, mais il en reste encore énormément à réparer et le mariage homo est loin de résoudre les problèmes de discrimination dont sont victimes les homosexuels dans notre société. J'en veux pour preuve le fait qu'encore aujourd'hui, si un couple homo a le malheur de marcher main dans la main ou de s'embrasser dans la rue, beaucoup prennent cela comme une agression, alors que ça devrait être tout à fait banal. Tout ces esprits inquisiteurs, empêchant les homos de vivre en totale liberté, se regroupent aujourd'hui dans les manifs pour tous et ça fout les jetons mode année 30. Pourquoi devoir tant polémiquer autour du mariage homo ? C'est ça la vraie question. Cette loi aurait du passer comme une lettre à la poste, mais il semble bien que beaucoup aient de gros problèmes d'acceptation de l'homosexualité, surtout quand elle s'approche d'eux, dans la rue en croisant un couple homo qui s'affiche comme un couple hétéro pourrait s'afficher, ou en octroyant le mariage, habitude hétérosexuelle, aux homos. Il n'est pas question de nature la dedans, pas question de qui peut mécaniquement faire des enfants ou pas, mais bien d'une réelle discrimination banalisée, comme le fait que les noirs s’assoient à l'arrière du bus était banal dans l’Amérique des années 50....Et puis ça a évoluer, le monde ne reste pas fixe comme la bible. Pourquoi perdre tout ce temps pour lutter contre le fait que des personnes différentes utilisent des coutumes sociétales dans lesquelles elles ont été baignées. Tout comme les hétéros, les homos ont baignés depuis petit dans les valeurs du mariage, certains y aspirent, pourquoi les en empêcher, qu'est-ce que ça change à la vie des hétéros si les homos peuvent se marier ?

10 mai, 08:50

 

 

 A T Je suis une fois de plus d'accord avec toi sur beaucoup de choses, mais quelques détails me turlupinent. Tout d'abord, le mariage au sens culturel du terme, n'est pas que religieux. Il est culturel tout simplement, et dans les esprits (mon esprit en tout cas) il permet de symboliser l'union entre un homme et une femme.
Je ne vois pas en quoi le fait de réserver un terme ou une coutume aux personnes hétéros fait d'elles des homophobes...
Vous avez bien une gay pride, pink TV, des boites gay (qui souvent refusent d'ailleurs l'entrée aux hétéros) qui vous sont réservés, et si on y touche on est homophobe. Mais toucher au mariage pour hétéros, ca pas de problèmes sinon on est aussi homophobes. Pourtant qu'es ce que ca change a votre vie si vous n'avez plus tout ca ??
C'est surprenant de voir a quelle vitesse on parvient à passer du stade anti homophobes à anti hétéros... Fait qui n'a pas pour qualité première d'apaiser les tensions...
Faites donc votre propre magouille vous permettant de symboliser l'union entre 2 homosexuels qui s'aiment, comme un PACS ou je ne sais quel nous vous voudrez bien leur donner.
En gros je trouve qu'il y a un réel manque d'objectivité (probablement dans les 2 sens, mais je me donne du mal ceci dit)
( je dis vous pour dire les homos bien que je ne connaisse pas vraiment tes dernières tendances sexuelles Gustavson )

11 mai, 17:51

 

 

 

Gustavson Olaf L'anti homophobie, c'est être contre le fait que l'on soit, ou que l'on cautionne l'homophobie. L'hétérophobie est un racisme envers les hétéros, ce qui est tout aussi stupide que l’homophobie, ou n'importe quel racisme. ON peut quand même constater que l’homophobie est bien plus répandue dans notre société actuelle, que l'hétérophobie, bien que celle ci existe. IL y a des homos qui sont de gros cons de fascistes, je ne vois pas au nom de quoi ils ne pourraient pas être stupides parce qu'ils sont homosexuels. Le mariage est culturel, un culte commun à toute la société, toute la société, ça comprend les personnes homosexuelles qui ont envie de se marier, à moins que l'on soutienne le fait qu'on vive dans une société ou certaines choses culturelles seraient interdites d'accès aux personnes homosexuelles. Après tout, la société nazi avait bien interdite certaines choses culturelles, ou certains lieu culturels aux chiens, aux juifs, voir aux homosexuels...Chacun peut avoir un idéal de société différent...Ensuite, qu'il y ai des discriminations dans des boites gay ou je ne sais quel autre lieu culturel se voulant "gay", ou "gay friendly", ça existe évidemment, de la même manière que certaines personnes se voient refuser un travail, un logement, ou une entrée en boite en raison d'une couleur de peau...La encore, c'est une stupidité fasciste asséné par de gros connards, qu'ils soient hétéros, homos, noirs, blancs...Mon anti homophobie n'est pas anti hétéro, le fait que des personnes soient hétéros ne me pose pas plus de soucis que le fait que des personnes soient homos. Le fait que des personnes homo aient accès au mariage civil ne m'embête pas plus que le fait que des hétéros aient accès au mariage civil. En fait, je ne fais aucune différence entre les homos et les hétéros, mon avis est que tu devrais faire pareil, cela te permettra de te concentrer sur de vrais problèmes qui font que nous vivons dans un monde très discriminant et cloisonné. Quant à mes tendances sexuelles, je n'en ai pas honte, mais je n'en parle pas de façon volontaire, parce qu’elles n’ont rien à voir avec la discussion.

11 mai, 18:13 ·

 

 

 L A : plus simplement pour ma part, je dirais que ce débat n'a qu'un seul bon argument, qui est qu'il n'y a aucune raison valable d'interdire une chose à une partie et l'autoriser à une autres, sur le critère de l'orientation sexuelle. Juridiquement, c'est une discrimination, et c'est tout ce qu'il y a à dire là dessus. Je suis sûre AT, que tu serais le premier à considérer discriminatoire le fait que l'on élabore un pacs ou union particuliers pour les gros, les noirs ou les handicapés. A cela, en règle générale, on m'oppose cet argument - là :" oui, mais le noir ou l'handicapé ou le gros, ils ne l'ont pas choisi, c'est comme ça." (Quoique d'ailleurs, pour le gros, c'est une bataille qu'on n'a pas fini de mener non plus...) Et bien là, il y a encore un bien gros problème, parce que non, l'homosexualité ne se choisit pas! D'ailleurs, les hétéros affirment bien qu’ils n’ont pas choisi d'être hétéros, et tu penses bien que si c'était possible, personne ne choisirait de devoir vivre à moitié planqué pour ne pas choquer mémère. Enfin, l'homosexualité ne s'est pas développé ces dernières années mais a existé de tous temps, et a été considéré parfaitement naturelle dans bien des sociétés. Malheureusement, je dois aussi constater qu'en effet, les sociétés dont je parle sont d'une époque ou d'un lieu étranger aux grandes religions monothéistes... Alors le voilà le lien. Mais aujourd’hui, ce n'est pas aux homos de s'adapter, comme s'ils devaient "assumer" un mode de vie, car ils ne l'ont pas choisi. Il s'agit d'être citoyen dans un pays dit "de droits", et de cesser cette forme de discrimination. IL est totalement aberrant de voir le soulèvement que cela provoque, quand dans des pays comme l'Espagne (un de ces fameux pays aux 3 églises par km carré...), c'est passé sans souci. Alors oui AT, tu as raison, il y a une grande question culturelle, mais ça ne me rassure pas sur la culture française alors, parce qu'elle plus ni chrétienne ni européenne sachant que les autres pays européens n'ont eu aucun problème à autoriser le mariage aux homos.

11 mai, 18:28 ·

 

 

 A T : Mes piètres notions en statistiques me poussent à croire le contraire concernant l'importance de l'homophobie vs hétéro phobie ... Et je fais tout a fait pareil que toi : je m'en cogne complètement qu'il y ait des boites gays, dans lesquelles il m'arrive par ailleurs de m'amuser comme un petit fou et j'en suis d'ailleurs même heureux, tout comme je suis heureux qu'il existe une gay pride avec son ambiance inimitable. Mais le propre de la tolérance ca serait aussi d'accepter que certains hétéros aient eux aussi le droit de s'approprier un certain nombre de coutumes auxquels ils sont attachés sans pour autant priver les homosexuels de leurs droits (puisque nous sommes sensés être libres et égaux). Je serais d'ailleurs très heureux que le mariage actuel reste destiné aux hétéros et qu'un autre type d'union permettant aux homos de bénéficier des mêmes droits voit le jour.
Je ne vois d'ailleurs pas en quoi cela peut gêner les homo que les hétéros émettent la volonté d'avoir un patrimoine culturel qui leur est propre, ce qui n'est pas synonyme d'homophobie, puisque la culture gay à bien un patrimoine culturel elle aussi.

Quant aux questions de discriminations vis à vis de l'emploi ou autre, bien sur que je les condamne et je pense que celles ci vont naturellement s'estomper en mettant en avant les compétences et non l'orientation sexuelle (dont il ne devrait a mon avis même pas être question dans ce type de contexte ).
Quant aux propos de
 LA, j'ai du mal a cerner ton raisonnement. Les gros noirs ou autres peuvent DEJA se marier, et l'impression que je perçois dans tes intervention est une espèce d'agressivité envers les personnes appartenant de norme ( les gens "normaux") que tu semble traiter de manière péjorative, ce qui par conséquent tend à t'en exclure alors que tu revendique y appartenir en tant qu'homo (si c'est le cas)
Si tu veux savoir, oui je suis blanc, pas gros, hétéro et je m'en tape que moi voisin se tape une vieille handicapée ou un gros noir...

11 mai, 18:57 ·

 

 

 A T : Et d'ailleurs pour LA, pour pousser le raisonnement un peu plus loin, si tu savais comment ca me gonfle quand on voit certaines personnes annoncer leur "coming out". Ils se disent normaux au même titre qu'un hétéro, mais pourtant je n'ai pas vu Ribéry ou Benzema faire une annonce publique pour dire qu'ils avaient consommé la chair avec Zahia ( si je peux me permettre une petite touche d'humour). Franchement, qu'es ce qu'on en à bien a foutre !!!

11 mai, 19:00 ·

 

 

 L A : ben... je ne suis pas contre les gens "normaux ou normés"! je suis contre le fait qu'on interdise à des gens de l'être! Les homos devraient tout autant avoir le droit d'être dans la norme, puisqu'ils y grandissent. De la même manière qu'un hétéro peut choisir d'y être ou non. En tous cas, je note que mes argumentations ne sont pas moins bien construites que celles de Fred, qu'on dit beaucoup de choses qui vont dans le bon sens, mais que j’apparais nettement plus agressive ....

12 mai, 11:20 ·

 

 

Olga Gustavson Alors...On n'a pas le droit d'interdire l'accès à une gay pride ou à un bar gay à une personne en raison de son hétérosexualité, c'est la loi. Aujourd'hui, on a plus le droit d'interdire le mariage à des couples en raison de leur homosexualité, c'est la loi. Cette loi est sympa selon moi, puisqu'elle lutte contre les discriminations en raison de l'orientation sexuelle. Effectivement, les boites gays et les gay pride sont des choses spécifiquement inhérentes à la "communauté" gay. Le mariage est une chose qui a été réservé jusqu'à très récemment à la "communauté" hétéro. La différence est qu'il est interdit d'empêcher l'entrée à un hétéro dans une boite gay en raison de son hétéro sexualité. L'interdiction de mariage envers les couples homos était institutionnalisée...Une discrimination institutionnalisée donc. Cette injustice concernant le mariage est aujourd'hui terminée et tant mieux, bien d'autres injustices et discriminations institutionnalisée existent encore. IL faut donc se réjouir que les homos subissent au moins une discrimination institutionnalisée de moins, alléluia ! Les hétéros pourront toujours se marier comme avant et ils ne seront jamais obligés de venir fêter les mariages de couples homosexuels, s'ils ne le désirent pas, ou s'ils n'y sont pas invités. La vrai question est toujours la même, qu'est-ce qui dérange les antis mariage homo, dans le fait que des personnes homosexuelles puissent se marier ? Je veux dire qu'est-ce qui dérange vraiment, pas cette vieille rengaine sur une institution qui devrait être spécifiquement hétéro...Non, le vrai pourquoi du comment ! La culture gay n'interdit pas son patrimoine culturel aux hétéros, c'est interdit par la loi et le patrimoine culturel hétéro ne devrait pas être interdit d'accès aux homos, ça n'est heureusement plus le cas aujourd'hui en ce qui concerne le mariage. Sur le passage sur les gros et les noirs, c'est vrai que ça ferait bizarre à tout le monde que les mariages les concernant portent un autre nom en raison du fait qu'ils sont gros et noirs. Ce que tu demande AT, c'est ni plus ni moins la même chose pour les hétéros, les mêmes droit, mais une différenciation de nom à tout prix. Pourquoi ? Ah oui, c'est une institution hétéro depuis des siècles et des siècles jusqu'à ce que la mort nous sépare, amen..Sur le reste, les coming out, ribery...Je crois qu'on s'écarte du sujet...Voilà, si je peux répondre à d'autres questions, je reste disponible.

12 mai, 12:30 

 

 

 L A : Ce que tu demande AT, c'est ni plus ni moins la même chose pour les hétéros, les mêmes droit, mais une différenciation de nom à tout prix. Pourquoi ? Ah oui, c'est une institution hétéro depuis des siècles et des siècles jusqu'à ce que la mort nous sépare, amen.. C'est tout a fait ca, et je pense que la communauté homosexuelle se manifesterait nettement plus énergiquement en pareille circonstance a son égard qu'a l'heure actuelle avec le mariage pour tous ( à raison et avec le soutien de la communauté hétéro j'en suis sur).
Dans tous les cas je retiens que c'est nettement plus constructif et intéressant de pouvoir discuter d'un sujet un peu sensible qui met les gens à fleur de peau, dans le calme et avec intelligence. T'es le meilleur

 

 

Voilà, voilà ! Force est de de constater qu'au sein de notre société actuelle, l'homophobie à encore de belles heures devant elle. Avec le peu d'audience dont je dispose, il y a tout de même tout un tas de personnes qui sont venu me chier des pendules sur les sujets de "l'homosexualité et le ragga", ainsi que sur le "mariage homo" et ma prise de position en la faveur de ce droit nouveau pour les personnes homosexuelles en France. 

Rien de très neuf puisque quiconque connaîtra quelque peu les milieux musicaux du "reggae, ragga", saura bien toute l’homophobie qu'on peu y trouver...Quiconque connaîtra les milieux chrétiens et religieux en général, membres actifs des fameuses "manifs pour tous", saura également toute l’homophobie qu'on peut y trouver. 

Disons qu'en bossant un peu sur le sujet, j'ai pu tâter toute l'importance de ce phénomène, présent un peu partout, même au sein des publications d'un pauvre type qui fait ses petites chansons de merde et qui écrit quatre pauvres articles sur ce thème.

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1 août 2015 6 01 /08 /août /2015 11:13
Spécial artiste à la con : Ragganal et homophobie musicale

Le ragganal ou l'étalage intempestif de l'homophobie ambiante au sein de certains mouvements musicaux.


 

Tout a commencé comme cela. Après avoir publié une de mes chansons sur le Gustavson’s Blog, le Ragga anti-homophobe, les commentaires haineux ont fusé. Voici le texte de la chanson ainsi que l’intégralité des diverses appréciations qui en ont été faite : (Mes réponses sont en rouge)

 

Chanson : http://soundcloud.com/gustavson-1/ragga-anti-homophobie

Je sens en moi une sensation qui monta
comme un troupeau de bisons qui passait sur moi
la nouveauté moi je l'amène dans le ragga
loin des paillettes et tous vos "égo tripa"

je ne viens pas de la belle caraïbe
j'aime pas le rhum, c'est le whisky qui m'enivre
ça fait longtemps que j'ai arrêté la ganja
mais je continue à lutter contre babylona

reggae, ragga j'aime les valeurs que ça porte
mais pas jusqu'à ce que l'argent ne les emporte
mais pas jusqu'à ce que ça devienne fasciste
macho, homophobe, ségrégationniste

moi j'aime les gens qui remuent leur cul
sur mes bits et sur ma bite
qu'importe d'où vienne ta rue
l'important c'est que tu soit dessus

à tout le monde moi je donne ma trique
ça c'est enfin un vrai service public
je la donne a tous avec allégresse
sans différence de poids de taille ou de sexe

Jeunes filles en fleur et veilles pétasses
homos refoulés et les folasses
les trans, les gros  les petits
seront bienvenus dans mon lit

Bite dans le cul, bite dans le cul
écarte mes fesses
bite dans le cul, bite dans le cul
je t'en fais la promesse
bati boy et lesbion
si t'aime le ragga
montre que t'emmerde les fachos
cette chanson est pou toi

je veux vous voir vous agiter sur mes rythmes
et tous à poil ne cédez pas à la panique
gang bang géant se fait sur place
je monte le son, baisse les rideaux et on y passe

si tu n'approuve pas tu n'as plus qu'à te tirer
si t'es virulent c'est que t'as quelque chose à prouver
laisse tes idées naz et vient ici
assied toi sur moi je sais que tu en as envie

spéciale dédicace à tous les homophobes
qui dans le ragga sont si nombreux que ça déborde
demandez à Krys et admiral T
de vous faire un petit mix et poser sur l'homophobie

Si t'es pas homophobe mais juste pas homophile
si tu casse pas tu pd mais t'as peur qu'ils t'enfilent
si tu supporte pas qu'ils se roulent une pelle dans la rue
vas'y détend toi ils ne vont pas te sauter dessus

A tous les homos et les homos friendly
envahissons le ragga comme une épidémie
et chassons en les conservateurs mal baisés
qui ne veulent pas des homos mais que ça fait fantasmer

bite dans le cul, bite dans le cul
écarte mes fesses
bite dans le cul, bite dans le cul
je t'en fait la promesse
bati boy et lesbion
si t'aime le ragga
montre que t'emmerde les fachos
cette chanson est pou toi

encore aujourd'hui c'est pas facile d'être PD
que tu vive ici, à la campagne, dans les cités
je ne sais pas pourquoi il y a des gens que ça révolte
quand on s'assume devant eux ils doivent jouer le rôle

du héros gentil dans l'expédition punitive
qui chassait du monde les méchants quand ils arrivent
il fait des remake de la st Barthelemy
il trouve ça normal mais ne vaut pas mieux que les nazis

il pense que le racisme ne vaut que pour les races
pas pour autre chose alors pour les homos ça passe
souvent dans les soirées j'entendais ces théories
je n'ai pas pu supporter mais je vois bien que d'autre si

cautionner dans le silence la violence et la haine
ne vaux pas mieux pour toi que si tu votais FN
tous ceux qui se complaisaient dans le régime de vichy
tu les vois si loin moi je les vois ici...

 

Commentaires

je partage pas du tout ton point de vue je dis même que beaucoup sont intolérants(voir berger) et ils savent que ces pratiques sont antinomiques avec la spiritualité, en outre on sait aussi qu'hélas le sida a trouvé son terrain dans cette communauté, dont acte,
salutations

Commentaire n°1 posté par slem le 23/12/2010 à 22h22

 

Waouh, donc ce que tu dis c'est que les homo c'est malsain et que s'il y a beaucoup de sida dans cette communauté, ça n'est pas un hasard...Je prends acte de ce que tu dis. C'est assez impressionnant qu'on puisse penser ça et surtout l'écrire ! Ta spiritualité, je ne sais pas bien laquelle c'est, mais de mon point de vue, qui vaut que comme mon point de vue, elle à l'aire sacrément intolérante et homophobe. Merci d'avoir écrit ce commentaire, Malgré toi, tu participe à l'œuvre artistique de ce texte en montrant ce qu'il décrit...En gros, tu t'es bien fait couillonner, ce texte est justement fait pour que les gens qui pensent comme toi, sont outrés et répondent. Bravo !! Je te souhaite quand même un joyeux noël au coin de la cheminée avec un  bel ami mâle qui te fera peut-être découvrir des plaisirs qui pour toi étaient inconnus jusqu'alors...

Réponse de GUSTAVSON's BLOG le 24/12/2010 à 02h21

 

Jean Paul 2 avait ses deux sœurs polonaises, mais il parait que le nouveau Pape a plutôt un faible pour les petits secrétaires... Mais après tout Dieu est amour n'est ce pas? Actuellement la communauté gay est plutôt la moins touchée par le SIDA, cela voudrait il dire que Dieu condamne les hétéros? Dieu a surement autre chose à foutre et si tous les homosexuels sont voués aux flammes de l'enfer, je connais pas mal des prêtres qui sont mal barrés. Au passage Slem, Leonardo Da vinci était homosexuel. Penses-tu sérieusement qu'il n'avait aucune spiritualité? Le délire qui consiste à croire que le SIDA était un fléau Divin commence à dater, tu as plus de 20 ans de retard Slem, il faut sortir de l'obscurantisme qui me semble plus antinomique avec la spiritualité que le fait d'être homosexuel. Bonne Année Gustavson!

Commentaire n°2 posté par Xolotl le 24/12/2010 à 10h22

 

TOUS DES ENCULES!!!!!!!
j avais un doute,mais apparemment il en existe encore...

Commentaire n°3 posté par RAPH le 24/12/2010 à 10h26

 

TE VOILA SOUS TA REELLE APPARENCE DE PD CEST DES GENS DE TON ESPECES QUI PROPAGENT CETTE MALADIE ET EN PLUS LA DONNENT AUX FEMMES TOUT A ETE CREE MEME LE POISON ON NOUS A PAS DIT DEN BOIRE RESTE DANS TON DOMAINE MALSAIN ET REPUGNANT

Commentaire n°4 posté par slem le 24/12/2010 à 14h13

 

Oui nous sommes tous des PD, malsains et répugnant !! On va te filer le Sida attention à tes petites fesses mon jeune ami !!!
Alors au départ ce texte, c'est juste un délire, de loin pas le truc le plus philosophique que j'ai été amené à écrire mais je vois qu'il y a des sujets qui font polémique. Les homophobes ouvrent trop leur gueule voilà le message, luttons ensemble pour qu'ils apprennent à la fermer, Slem n'a pas encore appris...dommage pour lui, tant mieux pour nous qui avons le privilège de le lire et de contempler ses vertus littéraires et surtout idéologique...

Commentaire n°5 posté par Olaf le 24/12/2010 à 15h40

 

VOUS TENTEZ DIABOLIQUEMENT DE FAIRE ADMETTRE QUE VOS ATTITUDES IGNOBLES SONT NORMALES OR IL RESTERA TOUJOURS DES ETRES TELS QUE MOI QUI AIMENT LES FEMMES POUR VOUS METTRE FACE A VOS POUBELLES ET LE SIDA MEME SI VOUS LE NIEZ CEST LE RESULTAT DE VOS COMPORTEMENT INFECTS

Commentaire n°6 posté par slem le 24/12/2010 à 21h22

 

Heureusement qu'il reste des héros comme toi jeune homme ! Héros du quotidien qui protège face aux vices que les homos véhiculent !!! Je sens mon âme qui reprend le droit chemin et j'ai à nouveau, grâce à toi, envie de reprendre une vie d'hétéro normal, de mal baiser ma femme et d'aller à la messe voir des curés pédophiles m'expliquant ce qu'est la droiture morale. Merci !

Pour quelqu’un qui se déclare de la religion, tu as quand même l'air bien enervé, aime ton prochain, tu verras c'est plus sympa, moi j'aime tout le monde et je pardonne à celui qui m'a offensé...Je tends l'autre joue et je baisse mon pantalon en te souhaitant la bienvenue, mon petit canaillou...Joyeux noël !

Réponse de GUSTAVSON's BLOG le 24/12/2010 à 23h40

 

slem, ce ne sont pas les homos qui ont propagé le virus. C'est une vieille croyance populaire pour faire passer les homosexuels pour des vilaines bêtes infects et faut croire que ça marche encore aujourd'hui.
Je soutiens Gustavson dans sa lutte pour la tolérance. Tu nedevrais pas propager ta haine aussi bêtement mais chercher la vérité. Ta critique ne se base que sur ce que tu as entendu. Tu me fais de la peine.
Tu auras quand même le mérite de représenter une partie de la population qui pense comme toi.
Tu me fais penser à ces pauvres ignorants du début du siècle qui croyaient que les noirs mangeaient leurs enfants.
Il y a un documentaire qui parle du début du SIDA et des théories possibles de sa création. Voilà le lein c'est cadeau : http://www.youtube.com/watch?v=CHYJkMfdNJI
J'suis sûr que curieux comme tu l'es tu le regarderas.
J'espère que t'as demandé au Père Noël de t'offrir un peu d'amour et de tolérance, t'en as besoin.
Allez bonnes fêtes.

Commentaire n°7 posté par stof le 27/12/2010 à 19h16

 

et au fait ta chanson elle déchire gustavson !!!
paix

Commentaire n°8 posté par stof le 27/12/2010 à 19h40

 

désolé stof les chiffres sont là ainsi que les faits mais l'homosexualité s'appuie POUR AVANCER SUR LE MENSONGE, L'INTOLERENCE ainsi donc l'on essaye de se servir du racisme et de toutes ces associations pour y integrer l'homosexualité comme tres naturelle en culpabilisant l'individu d'une maniere tres sournoise or qui est plus fourbe que berger qui finance toutes ces communautés; on sait qqu'il y a un fort lien entre les pratiques homosexuelles et le sida et on sait aussi que cette maladie a touché les femmes helas par les bisexuels(je parle pas des contaminations du sang); tout celà est prouvé et ce n'est pas quelques gesticulations d'homosexuels qui nous feront croire le contraire; je ne suis pas intolerent simplement que lles homosexuels restent dans l'ombre qu'ils ne viennent pas avec mille exigences comme le droit d'elever un enfant or l'on sait bien qu'un enfant élevé par des homos aura le sentiment que ceux sont là de véritables relations alors qu'elles sont non conformes sans oublier que souvent les homos sont remplis de perversités à changer tres souvent de partenaires(de là le sida galopant) et j'ajouterai meme que cette perversité malsaine les pousserait surement à la pedophilie; je ne les hais pas je leurs dit simplement restez dans l'ombre vous n'avez pas de quoi vous glorifier par ce que vous fetes; vous noterez stof que vos autres semblables ont tout de suite fait des allusions repugnantes comme eux à mon encontre(vous avez au moins ce respect) c'est surement qu'ils sont homos et porcs à la fois tres malsains representatifs de beaucoup qui rameenent celà au cul par là où ils perissent.

Commentaire n°9 posté par slem le 27/12/2010 à 22h31

 

Bon alors Slem, je pense que tu es vraiment un cas clinique, je sais pas quelle expérience tu as avec l'homosexualité, mais tu as un gros souci avec cette pratique sexuelle, ça parait évident. Parfois quand je lis tes commentaires, je me dis que c'est tellement abusé, qu'en fait tu es un anti homophobe comme moi et que tu cherche tous les arguments pour discréditer l'homophobie. Dans ce cas, je te dis bravo, après avoir lu de tels commentaires, les homophobes deviennent encore plus abjetces aux yeux des gens, même s'ils ne sont pas de grands militants de la cause anti homophobe. Après, le côté, « les homos doivent rester dans l'ombre... ». Tu n'as pas de chance, 40 ans plus tôt, l'homosexualité était considérée comme une maladie par la loi, il me semble, elle était même illégale...Aujourd'hui, l'homophobie, me semble t-il toujours, est punie par la loi. Tout ceci fait que tes propos tomberaient sous le coup de la loi, ce qui devrait t'inciter à "rester dans l'ombre" avec les idées que tu véhicules. Penses-tu ! Tu les publie sur un blog public ! Bah c'est pas très malin tout ça. Tout ceci pour t'expliquer, parce que c'est pas mon genre de dénnoncer, que les anti-homophobes ont la loi pour eux sur le sujet et les homophobes sont illégaux, ce qui fait que dans l'ombre tu devrais rester si plus malin tu étais. Moi j'écris ce genre de truc (ma chanson), pour que, en gros, les gens comme toi, si déja vous avez les idées fascistes que vous avez, vous en ayez, au moins, un peu honte et que vous n'osiez plus les véhiculer en public, comme c'est le cas pour les gens comme toi actuellement. Ça va te faire de la peine, mais vous allez finir, tôt ou tard, par ne plus pouvoir véhiculer vos idées qu'en comité restreint, entre gens comme vous...Un peu à la manière dont l'apartheid à cessé en Afrique du sud, ou la ségrégation des noirs aux états unis. Il y a encore des personnes, dans ces deux pays, qui regrettent ces périodes, mais, ils ne peuvent plus s'exprimer en place publique...Pour l'homophobie, je constate que ça n'est pas encore le cas mais on y viendra bientôt. Des commentaires aussi riches en oligo-excréments donnent le vertige. Je n'ai jamais assez de matière pour mon inspiration mais là, c'est presque un peu trop. Donc chapeau pour ton imagination, tu fais fort ! Mais que vas-tu encore nous inventer pour prouver ton homophobie ? Suspens haletant pour tous nos amis lecteurs....

Réponse de olaf le 28/12/2010 à 00h07

 

je te dis simplement l'on ne peut pas revendiquer la foi authentique avec de l'homosexualité pas un seul texte pas une seule religion sur terre n'approuve la pédérastie or je m'applique aux textes sacrés, je ne souhaite pas le mal ou la haine je dis simplement que je ne partage pas vos idées et vous savez bien tous en vous questionnant interieurement que vos pratiques sont non conforme il y a en vous ce sentiment que vous niez; je sais nous vivons cette époque où il est dit que c'est le renversement(kali yoga, djahl pour les religions) où tout ce qui est réprouvable s'affirme à chacun suivant son entendement et par mon coeur je sais que vous etes dans l'égarement même si l'on vous donne le pouvoir et que nous voyons des maires s'en réclamer de plus en plus cela n'est pas étonnant c'est un fait que vous allez accéder à tout un tas de reconnaissance, je le constate mais je n'applaudis pas; je ne vois pas pourquoi vous vous sentez obligez de légitimer vos actions d'expliquer et de corrompre et je ne vois pas pourquoi nous serions tous obligé de vous féliciter he bien non !

Commentaire n°10 posté par slem le 28/12/2010 à 12h48

 

Pourquoi est-ce qu'on se sent obligé de faire des textes et chansons anti homophobes? Parce qu'il y a des homophobes comme toi. Pourquoi des luttes contre le racisme ? Parce qu'il y a des racistes. Toutes les ségrégations, raciales, sexuelles ou autres sont des objets de lutte pour GUSTAVSON. Je n'ai rien contre la spiritualité en règle générale, mais toutes les religions institutionnelles véhiculent des messages haineux à l'encontre des homos. Et il y a toujours des moutons, ou "brebis égaré" pour suivre n'importe quelle connerie, pourvue que ça soit écrit dans un bouquin de merde et matraqué par papa, maman et la société traditionnelle intolérante dès son plus jeune âge. On te demande pas de féliciter les homos, on te demande juste d'accepter qu'il puisse y avoir des personnes différentes de toi. C'est simple, moi je ne viens pas sur ton blog t'expliquer que ton ésotérisme est aussi niait et sous documenté que le dernière capote que j'ai utilisée la veille au soir... (c'est une expression...). Alors, ce n’est pas de féliciter les homos qu'on te demande, c'est juste d'arrêter d'être un gros facho qui ouvre sa gueule pour expliquer au monde que l'homosexualité est une maladie, que l'homosexualité est la cause du Sida, que c'est prouvé statistiquement, scientifiquement (au fait, je voudrais des chiffres et les noms des grands scientifiques et statisticiens soutenant cette théorie si possible...). Ta religion, tu la pratique comme tu veux, c'est pas mon problème, j'en ai rien à secouer. De ton côté laisse les gens vivre leur vie même si c'est pas de la manière dont tu mène la tienne, c'est peut-être pas plus mal pour eux, enfin, c'est mon point de vue. Tu n'es donc pas obligé de féliciter les homos, tu n’es pas obligé d'en devenir un (même si, a mon avis, ta véhémence à leur encontre cache surement un fantasme inavouable...). Par contre tu es obligé de ne pas tenir de propos homophobes en public, on ne peut pas t'obliger à penser alors pense ce que tu veux, ai tes avis, peut-être même qu'ils changeront, l'espoir fait vivre...Mais arrêtez, toi et tes amis facho, de faire chier les gens qui n'y sont pour rien dans votre haine. Aimez-vous les uns les autres, tu connais ? Ben voilà, apprend à aimer tout le monde, même ceux qui ne pensent pas comme toi, ne vivent pas comme toi, si tu te réclame de telle ou telle religion ! Moi, j'ai rien contre toi, en tant qu'être humain qui aime bien les machins religieux ou d'ésotérisme. Je commence à avoir une dent contre toi, qu'à partir du moment où tu tiens des propos homophobes en public. Ce que tu dis est intolérable, inadmissible et surtout, complètement con ! C'est vrai, nous, on est chaque jour complètement halluciné de voir la stupidité sans nom de tes commentaires. Le pire, c'est que tu n’es pas le seul à oser dire et même, laisser des traces écrites, de ce genre d'absurdités. On vit dans un monde ou le non sens est roi et où, il suffit de laisser une chanson anti homophobe sur un blog, pour que des gens homophobes comme toi s'expriment. C'est de loin, pas mon meilleur texte, c'est juste qu'il touche un sujet qui aujourd'hui, dans notre société du non-sens est polémique, et c'est hallucinant qu'en 2010, ça le soit encore. Si il y a des gens qui veulent se foutre un pénis dans le cul, je vois pas en quoi ça te dérange Slem, ce n’est pas à toi qu'ils le foute nt dans le cul, ils viennent pas faire ça devant ta porte...Alors, c'est quoi qui te dérange, que le gentil monsieur il ai écrit dans son gentil bouquin que Sodome et Gomorrhe c'est pas bien ? Putain, vie ta vie et arrête de faire chier le monde !

Réponse de olaf le 28/12/2010 à 21h12

 

NON ASSISTANCE A PERSONNE EN DANGER TU CONNAIS ? FAUT IL RESTER LES BRAS CROISES TANDIS QUE VOUS VOUS VICTIMISEZ TOUT EN LEGITIMENT UN COMPORTEMENT JUSQU'A SOUS ENTENDRE NE SONT NORMALS QUE LES HOMOS EH BIEN NON JE SERAIS TOUJOURS LA POUR RAPPELER QUE CE PUTAIN DE SIDA EST NE DE VOS AGISSEMENTS ET C'EST FACILE DE TRAITER LES GENS DE FACHISTES AUSSITOT JE CONNAIS CE SYSTEME MACHIAVELIQUE ET JE NE SUIS PAS LE SEUL VIVEZ VOS PEDERASTIES BAISEZ VOUS MAIS NE NOUS EMMERDEZ PAS ET NE VEHICULEZ PAS VOS MALADIES AUX FEMMES CAR LA VOUS NOUS TOUCHEZ JE CONNAIS DES BISEXUELS QUI ONT HELAS CONTAMINES DE PAUVRES FILLES MERES EN LES HEBERGEANT POUR COUCHER ET BRISER LEURS VIES C'EST UN FAIT REEL LA

Commentaire n°11 posté par slem le 28/12/2010 à 23h33

 

Eh mec ! C'est toi qui vient sur mon blog, moi je t'ai rien demandé, c'est toi qui m'emmerde, je t'ai pas demandé d'écrire sur mon Blog. Je m'en fou de toi ou de ce que tu penses, par contre toi, tu as l'air de pas du tout te foutre de ce que j'écris. Je pense que ça t'emmerde qu'il y'en a qui osent vivre leur sexualité alors que toi tu te l'interdis. Tu as envie de te taper un bonhomme et tu es frustré que tes valeurs ésotériques erronées t'empêchent de sauter le pas. Essaye une fois, il ne faut jamais dire "fontaine je ne boirais pas de ton eau ». Il y a tout un tas d'endroits ou tu pourras faire ça discrètement sans que tes connaissances ne s'en aperçoivent. Je veux aider mon prochain, je sens que tu as besoin d'aide, une telle haine à forcément une raison...Les bi-sexuels, ça à l'air d'être ton truc, commence par là et puis tanpi pour le Sida, on va bien finir par mourir de quelque chose non ? Et puis la vie après la mort, je crois que c'est un truc sympa chez vous...

Réponse de GUSTAVSON's BLOG le 29/12/2010 à 00h17

 

C'est clair c'est fort de parler de tolérance et de venir poster sur ce blog avec des idées d'intolérance et de haine. Mais bon, quand on voit que ses arguments basés sur la religion, on comprend mieux. Et il faut essayer d'être tolérant envers les intolérants ... même si c'est pas toujours facile.
Petite remarque : l'homosexualité existe naturellement chez bcp d'animaux. Et n'est-ce pas Dieu s'il existe - je n'ai pas trouvé les "statistiques" qui pourrait aller dans ce sens non plus, mais admettons qu'il existe - qui a créé la nature ?
Par contre les religions, ce sont bien les hommes qui les ont créées et écrites, d'où le problème..
Les millions de morts dans les croisades, le déni des progrès de la science qui ont prouvé que Rome n'était pas au centre de l'univers sur une Terre bien plate et limitée - comme certaines idées - , et l'exclusion de ceux qui sont différents, que de bonne choses en somme !!
Je crois que tenir ces propos c'est la meilleure façon de discréditer la religion ...
Bref, tout cela est bien triste.
Il y a encore un gros travail d'éducation qui reste à faire...
Et en effet, étant juriste, je peux confirmer que les propos homophobes sur ce blog public sont totalement condamnables...

Commentaire n°12 posté par Yonel le 29/12/2010 à 21h16

 

Merci Yonel, quelques paroles censées ! J'ai cru que le Slem focaliserait tout le débat, ça fait du bien autre chose que du fascisme sur le sujet !

Réponse de GUSTAVSON's BLOG le 30/12/2010 à 10h32

 

he l'abruti c'est toi le vulgaire grossier va te faire voir et fais toi enfiler et chope toutes les maladies que tu veux tu n'as qu'a pas mettre sur ton blog que l'on peut débattre des que je touche à la vérité tu deviens vulgaire misérable obscène répugnant à vomir si j’étais comme toi j'irais me pendre heureusement que j'ai été manifesté à aimer les femmes et je t'emmerde ta pédérastie te concerne vous les pd vous voulez que tout le monde le soit comme Freud qui désirait sa mère et pensait que tout le monde recèle l'inceste he bien non même si vous en crevez il y a des purs qui aiment et désirent les femmes et qui ne sont pas maudits pour l’éternité va au diable si toi t'es un pd moi pas je te laisse à ton blog de merde puisque c'est là que tu aimes être dans la merde dans tous les sens enleve au moins la liberté de te dire la vérité qui te crève le cœur

Commentaire n°13 posté par slem le 29/12/2010 à 21h17

 

Ah ! Je croyais que c'était fini ! Bon, je suis en train de me tâter pour partager tes commentaires avec quelques associations qui sauront apprécier ta vigueur homophobe. C'est quand même un truc de dingue ! Va sur You Porn à la rubrique gay, soulage toi un bon coups, tu as l'air d'en avoir sacrément besoin !

Réponse de GUSTAVSON's BLOG le 30/12/2010 à 10h35

 

Ah, on l'a perdu là...
Ben c'est gagné, il est tout fâché maintenant ! ;)

Commentaire n°14 posté par Yonel le 30/12/2010 à 08h36

 

Je crois qu'il reviendra ! Son acharnement suscite ma curiosité...

Réponse de GUSTAVSON's BLOG le 30/12/2010 à 10h37

 

Hey Gustavson, bravo pour la chanson, ta créativité et ton combat contre l'intolérance !

Commentaire n°15 posté par Yonel le 30/12/2010 à 08h38

 

Et comme tu le vois, il y a du boulot ! Merci à toi également ;)

Réponse de GUSTAVSON's BLOG le 30/12/2010 à 10h38

 

mais je vois que tu t'es fait un superpote.....
Gustavson je te soutiens sur ce coup là ,faut ouvrir un peu_ les coquilles Slem,ta facon de penser est révolue ,le monde évolue et
je crois que tu as raté le train....hein hein
t'es resté en gare ne rate pas le prochain,hein hein
d’ailleurs ça me donne l'idée de ton nouvel article Gus.....la Gustavsonphobie......ho ptain ca va chier!!!!!
hasta pronto

Commentaire n°16 posté par jango le 30/12/2010 à 19h09

 

La Gustavophobie,...Il existe déja le syndrome Gustavson...A analyser...

Réponse de GUSTAVSON's BLOG le 30/12/2010 à 21h35

 

MOI AUSSI JECRIS DES CHANSONS ANTITAFIOLES
rien de tel pour se marrer
tsé tsé golène sur youtube

http://www.youtube.com/watch?v=RIzGzFkLk6c

Commentaire n°17 posté par slem le 01/01/2011 à 17h26

 

C'est génial, de la stupidité en musique, mais pas très original...N'oublis pas, you porn, rubrique gay. Mais tu y es certainement déja allé. Ben continue, ça dervait finir par te soulager !

Réponse de GUSTAVSON's BLOG le 02/01/2011 à 00h20

 

Slem tu doit être mal dans ta vie et surtout rien a faire car tu prends quand même le temps de poster tes commentaires lâches et haineux! puis je vais te dire un truc la bible c'est l'homme qui l'a écrit,pas dieu ! dieu n'a jamais dit l'homme doit être avec la femme ! Et mélanger religion et homosexualité est un peu ignorant de ta part car pas tout le monde crois aveuglément à tous ce que dit benoit XVI et à la bible ! je suis croyant mais pas participant de cette secte qui est l'église,je te rappel aussi;que les pédophile sont permis l'église ! les curés,les prêtre se disent homme de dieu ! mais c'est alors qu'ils vont violés des enfants ! et après on ose parlé de l'homosexualité comme contre-nature ! Les homosexuels n'ont rien demander à personne tu sais c'est les gens comme vous ! les ignorants les haineux qui viennent pointer et sortir du rang l'homosexualité !!! car oui là tu donne de l'importance à l''homosexualité car tu prends la peine d'en débattre alors on peut dire que c'est un sujet qui fâche !! (bizarre je dirais )ça doit être dure de vivre dans la haine ..! je suis désolé pour toi ! écoute un peu plus de bob marley çà te rendra un peu plus aimable et cool ! encore faut-il que tu supporte les renoi ! voilà moi je suis peace and love je vis dans la sérénité et l'amour et la tolérance ,noir ,blanc ,catholique ,musulman ,juifs,homo,hétéro,handicapé,pauvre, n'importe quelle "différence" je l'accepte et ça ?!! c'est ça le biien !! tous ceci ne sont que des étiquettes ! vivre dans l'harmonie c'est ça que Dieu veut ! dieu n'a jamais dit "tue ton prochain s'il est homosexuel" "tue ton prochain s'il est noir " " tue ton prochain s'il a une quelconque différence avec toi " !!!!!! Être BON ce n'est pas être intolérant et haineux ! Être BON c'est vivre en paix avec le monde qui nous entoure !!! Ne t'en fais pas slem je ne débattrais pas mieux avec toi car je suis en paix avec mes frères !! tes commentaires ne me donne même pas de haine car heureusement pour moi je n'en ai pas mais en revanche cela me donne de la peine .. alors je te souhaite bien du courage.. PEACE

Commentaire n°18 posté par abdel le 10/01/2011 à 23h28

 

J'ai pas de haine seulement comprends bien que mis à part toi les autres il faut toujours qu'ils fassent des allusions homosexuelles quand on leur met leurs poubelles sous le nez; en ce qui concerne la religion ce n'est pas parce que l'on dit que l'on est croyant que l'on est aussi c'est un peu facile de prendre en exemple tous ceux qui utilisent la religion pour leurs intérêts on peut faire cela pour tout mais vous les reconnaîtrez à leurs fruits et c'est bon pour tous dès lors je dis:
que les homos cessent leurs intolérances, leurs exigences certes qu'ils vivent mais sans mettre toujours leurs comportements en avant
en outre les cités de Sodome et Gomorrhe c'est pas moi qui l'est inventé c'est un intersigne pour rappeler que les hommes c'est avec les femmes et ceux qui ne veulent pas ok mais qu'ils arretent la victimisation et la cohorte d'associations prêtent à racketter
salutations

Commentaire n°19 posté par slem le 11/01/2011 à 13h41

 

C'est dommage Slem, tu as l'exemple de quelqun qui a l'air de savoir vivre sa religion dans l'amour, un bon exemple de ce que devrait être la pratique religieuse...dans la tolérance et l'amour. Et vla que tu ramène ton homophobie sur le tapis ! Incorrigible petit canailloux ! Le tapis doit être doux et tendre...Je nous y vois déja !

Alors c'est dommage que nous ne vivions pas dans ton monde parfait et que les homos font ce qu'ils veulent, s'ils ont envie de mettre leur "comportement" en avant et se rouler des pelles dans la rue je pense qu'ils n'attendront pas l'approbation des homophobes...Et s'ils veulent se foutre de toi en te conseillant (au fait je sais que tu y étais déja, c'était comment alors ?) la rubrique gay de you porn pour te soulager, ils le font, c'est comme ça ! La victime ici, c'est toi, tu es une victime restée au moyen âge ne se rendant pas compte que le monde à changé depuis...Tu es une sorte de jacouille en plus stupide en fait...

Les homos sont tout de même très heureux que dans ta grande tolérance, tu leur accorde le droit de vivre, c'est déja un début.

Réponse de GUSTAVSON's BLOG le 11/01/2011 à 21h46

 

je respecte totalement qu'il y ait des gens qui n'arrive pas à comprendre l'homosexualité mais qui respecte..,car il y a ceux qui accepte mais ne comprenne pas et il y a ceux qui ne comprenne pas et n'accepte ni ne tolère l'homosexualité. (Slem,merci pour avoir employé le mot "homos" et non "pd" ou "pédérastie") Déjà que tu ne comprenne pas les homos c'est un fait,voilà soit ! mais après si tu respecte et bien ils respecteront tes choix. Voilà PEACE ( PS : gustavson j'apprécie ton courage au débat. PEACE)

Commentaire n°20 posté par abdel le 12/01/2011 à 00h50

 

Je pense qu'il faut effectivement tenter en toute chose de ne pas se laisser corrompre par l'énervement qui est de mauvais conseil. Moins on a la haine en soit et plus on vit bien. Hélas, j'écris ce précepte que je ne respecte pas tout le temps. Dans ce débat, qui dans un monde sensé n'aurait pas lieu d'être, j'ai d'abord été outré par les mots de Slem, puis j'ai réfléchi et me suis dit que si cette chanson existe, c'est parce que les homophobes existe. Dans ce débat, la chanson à l'utilité du stimulus de l'homophobie et Slem l'utilité de l'homophobe qui réagit à cela. Après de nombreux commentaires, il a permit aux lecteurs de cerner un peu plus, les motivations, les angoisses et les frustrations des homophobes. Toute peur, toute angoisse, toute frustration amène à la stupidité. S'en libérer est devenir meilleur et permet même ensuite, s'étant libérer de ce poids, d'aider ou d'aimer les autres, les différents, les pas pareil...

Pour Slem, l'homosexualité est facteur déclenchant d'angoisse, de peur et donc de stupidité. Se libérer de ce poids lui permettrait de devenir meilleur, souhaitons lui cela...

Dans mon travail d'écriture, j'utilise l'exagération volontaire dans mes propos pour susciter la réaction. Des réactions comme celle de Slem, j'en ai eu des tas sur plein d'autres sujets. A chaque fois, elles ont révélés le même principe de haine généré par l'angoisse et la peur. La haine est la stupidité, la compréhension de son prochain l'intelligence. La créativité permet de mettre tout cela en exergue pour poser le débat sur notre société malade.

Merci pour tes réactions Abdel, elles apportent cette tournure au débat et c'est très bien. A bientôt !

Réponse de GUSTAVSON's BLOG le 12/01/2011 à 09h34

 

C'est fou comme vous pensez avoir l'intelligence de faire passer vos déviances au fond de vous vous savez parfaitement bien qu'il y a quelque chose qui cloche, refusant de l'admettre vous vous motivez à voir les autres comme des anormaux moi ça me dérange pas outre mesure chacun sa poubelle et dans l’éternité chacun son bagage c'est pas moi qui vais porter vos valises en carton le plus embêtant pour vous c'est qu'il y ai des êtres spirituels pour vous mettre face au miroir malgré l'hypocrisie; j'aime les femmes et ce qui m'emmerde le plus c'est que beaucoup de femmes sont sorties séropositives par la fréquentation des bisexuels vecteurs de sida hélas hélas hélas ça c'est une réalité je ne vis pas dans le rêve mais le palpable; je ne hais pas les homos je sais que certains sont nés ainsi mais il y a aussi les malsains qui vont de types en femmes et ces misérables sont un fléau pour nous.

Commentaire n°21 posté par slem le 12/01/2011 à 15h47

 

Tien ! Maintenant pour toi Slem, les homos ça va encore, ça serait les bisexuels la cause du sida chez les femmes séropositives. Je t'encourage à relire tes commentaires depuis le début, pour un être "pure", je trouve que tu adapte ton discours facilement selon les réponses que l'on te fait...Et puis, si notre "déviance" ne te choque pas outre mesure, pourquoi tant insister à mettre des dizaines de commentaires haineux alors que personne ne t'as rien demandé, c'est toi qui est venu nous voir, personne t'a cherché !

Alors je t'imagine tapant "homosexualité" sur google pour trouver tous les sites hébergeant des discours contre l'homophobie pour ensuite y mettre tes débilités...Si je suis le seul, j'en suis honoré, mais à mon avis tu est plutôt le genre de type qui s'emmerde toute la journée sur l'ordi en train de se taper des queues sur le sites gay et qui, pour expier ce pêché mortel, écris des commentaires homophobes ensuite...Peut-être que je me trompe, peut-être pas et d'ailleurs, je m'en fou. Ca me plais de t'imaginer en train de triper sur les homos et tu ne peux rien y faire...Là, je suis en train de t'imaginer mais je n'ose pas dire ce que tu es en train de faire dans mes pensées...mais c'est chaud chaud chaud ! Petit canaillou peut être gros cochon ! Ca, c'est aussi du concret, du palpable je t'assure !

Slem, nous les homos qui avons le sida et qui adorons le transmettre, on est maintenant tout un groupe à fantasmer sur toi..C'est quand que tu envoi une photo ? On voudrait bien rendre plus concret ces petits moments de plaisir ! En attendant, on se demande lequel d'entre nous te ressemble le plus, on en choisit à chaque fois un autre et je peux te dire que l'élu de nos hormones, il prend cher ! On s'est surnommé, la "fléaux squad" et notre but est de pervertir le monde avec notre pédérastie et principalement de transmettre le sida aux femmes innocentes par l'intermédiaire des Bisexuels et des curés...

Voilà, j'espère que cette petite histoire t'a plu ! Je n'imagine pas que ça te décourage à foutre tes commentaires homophobes et stupides, tu es devenu un lecteur fidèle maintenant !

 

Réponse de GUSTAVSON's BLOG le 12/01/2011 à 21h30

 

Slem,je suis un être spirituel ! en aucun cas je n'est dévoilé ma sexualité.. car spiritualité et homosexualité n'ont aucun rapport ! j'ai la foi et la joie de vivre,la sexualité n'est qu'un détail,alors pourquoi pointer du doigt l'homosexualité,car celle-ci a tjs existé ... l'amour n'a pas de sexe ! Parfois l'amour vous tombe dessus sans que vous l'ayez cherché .. Alors c'est pas parce qu'il y a marqué de partout l'homme doit être avec la femme que vous aller forcément tombé amoureux du sexe opposé .. Ma foi tu es libre de pensé ce que bon te semble Slem,tu partage ton avis et c'est très bien.

Et je remercie qu'il y ait des gens comme Gustavson pour défendre les droit à aimer qui ont veut ! Peace

Commentaire n°22 posté par abdel le 12/01/2011 à 17h59

 

Ouais Abdel, on aime qui on veut et comme on veut et ça me parait plus spirituel que de pester sur les homosexuel à tout bout de champs. Je souhaite à Slem de tomber amoureux...d'un homme si possible, ça lui ouvrirait peut-être l'esprit ! Merci de ton soutien !

Réponse de GUSTAVSON's BLOG le 12/01/2011 à 21h33

 

abdel tu m'as pas compris ceux qui sont tels que toi peuvent revendiquer la spiritualité ok ça me gène aucunement mais ce que je n’apprécie pas c'est quand on dit je suis pas homo et qu'un homo vienne me faire des allusions malsaines grossières qui me dégoûtent et c'est le cas de ce gustav je trouve ça déplacé apres chacun fais ce qui lui plaît et j'ai quand même le droit de dire que j'aime les femmes et que les femmes toujours les femmes

Commentaire n°23 posté par slem le 12/01/2011 à 19h17

 

J'y peux rien canaillou, je tombe facilement amoureux des homophobes...J'aime les mauvais garçons !

Réponse de GUSTAVSON's BLOG le 12/01/2011 à 21h34

 

tu as tout à fait le droit. Puis-je te demander si tu as des personnes de ton entourage homo ou bi ?

Commentaire n°24 posté par abdel le 12/01/2011 à 20h43

 

Vu le temps qu'il passe sur mon blog, il y a déjà tous les lecteurs homos du Gustavson's blog, je ne sais pas combien ça fait mais il doit y en avoir quelques-uns...Je parle de ceux qui ont déjà fait leur coming out. Sinon, en homo pas déclaré, il y a déjà Slem mais ça compte que s'il est schizophrène, ce qui est possible. Genre un homo et un homophobe...dure à gérer tout ça...

Plus sérieusement Abdel, je pense que tu essaye de l'aider et ça doit être en rapport avec ta spiritualité....Aider son prochain, ne pas le juger et c'est très bien. Moi je n'y arrive pas toujours, même rarement alors quand j'entends des discours aussi stupides, je me fou de sa gueule...Bon c'est vrai qu'on rigole bien et que ça me fait pas mal de pub mais c'est pas très constructif. Tu as l'air bien plus psychologue que moi, tout ce que je fais moi, c'est l'énerver encore plus, ça n'est pas très bien...Si tu arrive à le raisonner, tu fera très fort ! Mais l'amour n'a pas de frontières après tout alors pourquoi pas ? Je t'encourage dans cette initiative en tout cas !

Réponse de GUSTAVSON's BLOG le 12/01/2011 à 21h43

 

", mais à mon avis tu est plutôt le genre de type qui s'emmerde toute la journée sur l'ordi en train de se taper des queues sur le site gay" tes vraiment un sale pd de merde une pute un enculé à sida va te faire enculé creve pute puisque tu sais pas respecter creve du sida tallegeras la terre

Commentaire n°25 posté par slem le 12/01/2011 à 21h36

 

Woooouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu !!!

Il se lâche attention c'est un méchant !!!!!!!!!!!!!!!!

Mort De Rire !

Réponse de GUSTAVSON's BLOG le 12/01/2011 à 21h45

 

(mimie-)c'est comme un agent immobilier qui m'a dit "aujourd'hui il y a eu un
couple de lesbienne qui sont venu voir la maison ! "...un couple de lesbienne...
pourquoi pas "un couple" ? de lesbienne,gay hétéro mais on s'en fout srx ^^!!
ca va rien changer à ma vie d'le savoir ! pourquoi se préocupé de la
sexualité d'votre voisin ?! qu'est-ce que ca va vous apporter ds votre vie ?
préoccupez vous d abord de ce qu'il se passe chez vous et tout ira bien !

(abdel)La vulgarité et la haine ne servent à rien à part
à guider vers la violence,soyons respectueux et civilisé.
Mener un débat c'est échanger des paroles,des idées des avis et non s'insulter ... C'est bien d'avoir des échanges même si on est pas d'accord,pourquoi ne pas parler en tout
tranquillité ..? Serait-ce pas plus agréable ?

Commentaire n°26 posté par abdel et mimie le 12/01/2011 à 23h19

 

A mimie, je dirais que les agents immobiliers sont la pluspart du temps de gros cons donc le fait qu'ils soient homophobes en plus ne change pas grand chose au final. Les discriminations, ils les font subir à beaucoup, homosexuels, arabes, handicapés...enfin, tout ce qui ne ressemble pas à un couple de blancs hétéro coincés du cul à bonne situation inscrit à la salle de sport....Pourquoi discriminer ? Pour que la société du modèle dominant se rassure et empêche ceux qui ne correspondent pas aux critères communs de prendre trop confiance...

Abdel, effectivement, la haine et la violence ne servent à rien et je suis loin d'être un exemple puisque le Slem, je l'avoue, ça m'a bien fait marrer de l’énerver, ce qui n'est pas un comportement louable en soit...

Après, je ne suis pas sûr qu'il y a vraiment débat à mener avec ce genre d'individu. Disons qu'il est un peu timbré et qu'il ne donne pas vraiment d'argument, donc pour le débat, c'est plutôt moyen. Après, ça thèse n'est pas très facile à argumenter. Comment établir que l'homophobie est une chose saine et logique, c'est ce qu'il essaye de faire, il ne trouve pas d'arguments valables parce qu'il n'y a pas d'arguments valables. Il étale juste sa haine des homos en racontant des trucs grotesques... "Les homos sont la cause du sida, je ne laisserais pas les homos s'exprimer et normaliser leur pédérastie..."...Voilà, que faire face à ça, débattre? Franchement, il n'y a pas de débat à avoir, il a un problème avec l'homosexualité, un truc d'ordre psychologique qu'il doit régler avec lui même ou un psychologue ou un shaman compétent. Je ne peux rien faire pour lui et pire, je l'énerve encore plus...Voilà ce que j'en pense. J'essaye de ne pas être trop épicé mais c'est vrai que des fois, il me tend de telles perches que je ne peux pas résister...Désolé !

En tout cas merci pour vos commentaires et à bientôt !

Réponse de GUSTAVSON's BLOG le 13/01/2011 à 10h07

 

T'inquiète solidarité avant tout ! en tout cas Gustavson est un très bon blog.Merci à toi

Commentaire n°27 posté par abdel et mimie le 13/01/2011 à 17h49

 

Slem tu dis "j'ai quand même le droit de dire que j'aime les femmes"
Personne ne t'interdis de le dire, et on est content pour toi que tu aimes les femmes.
Tu dis aussi "(...) vous vous motivez à voir les autres comme des anormaux"
Perso je ne te vois pas comme anormal, car c'est malheureusement dans la nature humaine que de manifester de la peur (et donc de la haine) envers les personnes différentes. Ce n'est pas donné à tout le monde d'être entièrement tolérant. Ca se travaille.
Moi non plus, comme toi je ne suis pas homo, mais je les respecte au moins, je respecte leur choix, leur vie, leur sexualité, et d'ailleurs j'aimerais en voir plein, dans la rue, partout, en train de s'enlacer, de s'embrasser. Ca permettrai de faire accepter l'homosexualité comme une "normalité" et non de la rejeter parce qu'elle fait peur.
D'ailleurs je pense que la majorité des hétéros sont dérangés par l'homosexualité parce qu'ils se projettent dans la situation, en train d'avoir des rapports sexuels avec une personne du même sexe.
A ce moment-là, quand un gars hétéro voit un couple hétéro s'embrasser, est-ce qu'il va se projeter à la place de la fille en train de faire une fellation à son petit copain ?

Et les concernant la propagation du SIDA, les pratiques sexuelles non protégées sont aussi condamnables qu'elles proviennent de personnes bisexuelles, homo ou hétéro, tu fais un mauvais débat là, c'est assez facile, et c'est dangereux de généraliser. Ce n'est pas parce que certains membres d'une communauté agissent mal qu'il faut condamner toute la communauté. C'est trop facile ...
En espérant que ça peux te faire méditer un peu si tu n'est pas complètement fermé sur toi même et sur tes principes que la société t'a inculqués...

Commentaire n°28 posté par Yonel le 13/01/2011 à 23h04

 

Merci yonel ainsi qu'abdel, mimie, stof, alex et tous ceux qui ne m'ont pas laissé seul face aux propos homophobes de notre amis Slem. Cela me rassure de savoir que certains réagissent à la vue de telles thèses. Cette chanson à été écrite pour ça, faire réagir les homophobes et faire réagir ceux que l'homophobie révolte à la réaction attendue des homophobes. Je pratique pour cela l'exagération volontaire d'ou le refrain hautement philosophique (bite dans le cul, bite dans le cul...). Slem à été un cobaye intéressant et même un peu trop, car ses propos tombent sous le coup de la loi. Au final, cette chanson qui, pour moi, est loin d'être la mieux écrite, à fait réagir plus que ce que je pensais et notamment, grâce à Slem, il pourrait presque réclamer des droits d'auteurs, c'est comme s'il avait participé à écrire la chanson...Voilà, donc merci à tous, je vous invite à faire tourner l'article pour la chanson et également pour voir les commentaires très instructifs sur ce qu'est l'homophobie de nos jours...

Réponse de GUSTAVSON's BLOG le 14/01/2011 à 09h12

 

yonel,cela fait plaisir et chaud au cœur de voir des personnes comme toi s'impliquer pour la cause homosexuelle. C'est ce que j'expliquais dans mes commentaires,tu es l'exemple même de la tolérance.

Commentaire n°29 posté par abdel le 13/01/2011 à 23h21

 

Bonjour,

L'équipe du site everygay.fr aime votre chanson ! nous l'avons partagé sur notre site, pour étendre l'écoute car elle diffuse et dégage ce que l'on pense de l'homophobie et du racisme.

Nous espérons que vous êtes d'accord.

très cordialement,

Everygay.fr

Commentaire n°30 posté par everygay.fr le 21/03/2011 à 13h33

 

Tout à fait, partagez, partagez ;)

C'est un message fait pour être partagé alors allez -y allègrement. Luttons contre la passivité face aux ségrégations et discriminations ! L'homophobie est bien trop admise par notre société, il est tant que cela cesse. Je vous invite à aller voire la rubrique "Anti homophobe" sur le Gustavson's Blog. Il s'y trouve quelques articles sur la question.

http://gustavson.over-blog.com/categorie-11857349.html


 

On peut constater ici, que même dans notre époque de tolérance actuelle, il ne fait pas toujours bon s’exprimer sur l’homophobie, que cela soit fait sous le couvert artistique ou pas.

 

 

La vidéo du Ragga anti-homophobe : https://www.youtube.com/watch?v=Rn3vMN4Ua_c

 

La paix, l'amitié, l'unité ("Unity"), la lutte contre « Babylone », contre la pollution...Y a t-il un rapport entre toutes ces nobles notions et l'homophobie ?

Les gays n'auraient-ils pas les capacités pour aimer la paix, l'amitié, l'unité, adhérer à la lutte contre « Babylone » (représentation imagée d’un système totalitaire centralisant les pouvoirs au mépris du peuple qu’il gouverne), ou encore être de bons écolos ?

Il faut bien constater que pour certains adeptes de la musique reggae, les gays n'ont pas droit de citer au sein de leurs beaux discours mignons tout plein. Bien-sur, il n'y a pas que dans le reggae, que sévit l'homophobie, qu'elle soit proclamée ou latente. Tant dans la religion ou la philosophie rastafari, que dans d'autres religion ou philosophies prônant l'amour dans une certaine morale et selon une certaine façon de vivre et de voir la vie, l'homosexualité est souvent vue comme une sorte de pratique déviante, voire sataniste, comme on me l'a fait si brillamment remarquer.

Des coincés du cul, il y en a partout et le puritanisme est une notion bien connue de la plupart des mouvements religieux ou philosophiques...A croire, selon certaines de ces théories, que ce qui n'est pas jouit sexuellement, nous rendrait plus intelligent...Une intelligence et une foi qui pourrait donc parfois provenir d'une rétention de sperme ou de cyprine ??? J'attends les preuves de la véracité de ces théories !

Ce qui m'étonna fort par rapport aux réactions de haine suscitées par le "Ragga anti homophobe", c'est que le ragga est un mouvement musical ou l'on parle très souvent de cul, de baise...Mais "en mode hétéro". "En mode hétéro", ça veut dire que la star est un homme, qu'il est moche la plupart du temps et qu'il est entouré de belles jeunes filles qui remuent leur cul autour de lui, en ayant pour fonction d'être des objets sexuels..."En mode hétéro" donc, mais aussi quelque peu "en mode sexiste".  

Naïvement, j'ai voulu faire la même chose "en mode gay" et même un peu, "en mode SM"...Et là, scandale ! Pourquoi ce qui ne dérange pas "en mode hétéro et sexiste", dérange "en mode gay et SM "?

Une de mes hypothèses est donc que dans le milieu du ragga, certains sont de gros homophobes, doublés parfois de gros coincés du cul. En voulant me censurer et en me menaçant par dessus le marché, ils se sont aussi comportés comme de gros fachos, dignes des meilleurs spécimens de Skinheads.

Et puis, il y a les autres, ceux qui ne sont pas vraiment homophobes eux-mêmes, mais que l'homophobie n'a pas l'air de déranger plus que ça...Ils entendent des propos homophobes dans des soirées, mais ils n'y réagissent pas...Ils organisent ou diffusent des événements ou des groupes tiennent des propos homophobes et diffusent de la musique aux propos clairement homophobes, ils sponsorisent ou cautionnent des pages dont ils sont les détenteurs ou les utilisateurs...

Par ignorance, par passivité, par « menfoutisme », ils émettent la volonté de ne pas se mêler de choses "politiques", de "débats d'opinions", méprisant et cautionnant les agressions quotidiennes dont sont victimes des personnes parce qu'elles ont le malheur d'être homosexuelles et que cela s'est vu en société.

Toutes les raisons de ceci ne m’intéressent pas ici. Chacun pourra se sentir ou non, responsable à son niveau de sa non réaction à des propos homophobes, ou de la diffusion de ceux-ci. Soit dit en passant, il me semble même que ceci est potentiellement puni par la loi...Gare à la marée chaussée !

Je ne cherche pas, contrairement à mes détracteurs homophobes, à censurer les messages homophobes. Au contraire, qu'ils pullulent et que la violence des mots et des opinions puisse remplacer la violence des gestes et des agressions ! Que la société assume son homophobie, que les gens passifs face à l'homophobie assument le fait que l'homophobie ne les dérange pas, ou bien qu'ils réagissent et cessent de se planquer derrière une bienséance malsaine. L'homophobie n'est pas une opinion comme une autre, c'est un racisme. On n’est pas homophobe ou anti-homophobe, comme on est de droite ou de gauche. Dans les années 30, nombreux n'ont pas réagi face à la montée puis à la banalisation des idéologies nazis, il s'est ensuite passé ce qu'il s'est passé...Les non-racistes, en ne réagissant pas au racisme dont ils sont témoins, sont responsables de la banalisation du racisme au même titre que les racistes eux-mêmes, qu'importe le racisme en cause...

L'homophobie est équivalente au racisme, elle s'en prend à des gens parce qu'ils sont ce qu'ils sont, c'est injuste, infondé et ceux qui pratiquent l'homophobie de façon active ou passive, sont selon moi, des connards de fachos. Les connards de facho s'affichent dans tous les milieux, dans toutes les religions, dans tous les mouvements musicaux et ils sont racistes de multiples façon. Ça n'est pas parce qu'ils sont beaucoup et dans de multiples endroits, qu'il ne convient pas, en ce qui me concerne, de tenter de les emmerder comme je peu, avec ma petite affluence. La merde, j'aime ça, la remuer encore plus, car le Gustavson's Blog restera toujours "Scatophile all right" !

 

Le tournage avorté du clip du Ragga anti-homophobe :

 

A l'occasion du tournage du clip du "Ragga anti-homophobe", j'ai été victime de nombreuses menaces et insultes de la part de collectifs de reggae français. Gustavson étant peu ou pas connu du tout, c'est à la suite d'un appel à figurant que j'ai publié sur les supports d'une maison associative autogérée, que certains de ces musiciens fascistes et homophobes sont remontés jusqu'à moi. Leur argumentation : "La musique reggae ne doit pas être associée à l'homosexualité ou à des pratiques sexuelles perverses, c'est une insulte au mouvement philosophico religieux "rastafari"." (Bon, ce n’était pas tout à fait rédigé de cette manière, j'ai enlevé "sales PD", "méfie toi quand tu te balade dans la rue" et bien d'autres propos des plus fleuris...).

 

L'homophobie dans le reggae, c'est pas qu'en Jamaïque, c'est aussi près de chez vous, dans des concerts et soirées reggae, ragga, dance hall durant lesquelles vous allez vous éclater sans vous soucier de certains textes et de certaines idéologies scandées pendant que vous fumez vos pétards, ou gobez votre MDMA. L'homophobie, c'est aussi dans l'ensemble du reste de la société, mais il faut tout de même spécifier que dans le reggae, ragga, dancehall, elle est sacrément présente (de la même manière que dans certains sports comme le football, dans la plupart des milieux religieux et dans pas mal de catégories sociaux professionnelles).

  Le bilan de cette petite affaire : les menaces ont cessées une fois qu'un musicien d’un de ces collectifs, (qui tout comme d'autres musiciens reggae en a bien marre que la musique qu'il aime et une certaines philosophie de vie soient associées à de l'homophobie ou du racisme à cause de fachos qui se servent de ça comme caution à leur stupidité prédatrice), à calmé sa bande de petits copains et copines fascistes. J'ai même eu l'occasion de faire un concert avec lui en Olga Gustavson, il a pris position contre l'homophobie dans le reggae, il ne s'est pas débiné et ça, ça fait du bien ! Hélas, il convient de souligner que des soirées reggae avec un chanteur qui lance des slogans contre l'homophobie dans le reggae, qui suivent le spectacle d'une chanteuse transsexuelle interprétant entre autres, le ragga anti-homophobe, ça ne court pas les rues ! 

 La Maison associative dont les supports web furent les hôtes de certaines menaces et insultes homophobes, plutôt que de prendre position, a préférée fermer sa page Facebook et privilégier d'autres supports publicitaires, moins interactifs et plus contrôlables.

Pour ce qui est du clip, le réalisateur ne m'en a plus donné de nouvelles depuis au moins un an,  il est bien possible qu'il faille qu'on fasse une croix dessus, dommage ! Pour écouter la chanson, il n'y a que cette vidéo merdique en haut de page...

  Pour ma part, cette histoire m'a fait lancer le mouvement musical "Ragganal", dont le premier album est en cours de création avec notamment les titres, "Ragga sodomite", "Scatophile all right", "Belzebite" et bien d'autres !

 

Voici les meilleurs moments des propos haineux et homophobes qui ont pu être proférés sur la toile à ce sujet :

 

(en raison de soucis techniques, les captures d'écran sont visibles en fichiers en fin d'article)

 

 


 


 


 

Du reggae fasciste ? :

 

Le reggae, une musique de paix et de tolérance...Unity, unity, que l'on entend à tue tête dans les soirées roots ou le vert, jaune, rouge, les drapeaux jamaïquains et les rastamen babos se joignent en un balai enfumé de Tétra Hydro Cannabinol...Pour l'instant, tout va bien, du reggae, du ragga, des gens qui font la fête sur la musique qu'ils aiment...On entend même parfois des messages de tolérance, d'amour, c'est beau !

Je me suis alors dis naïvement, que je voulais entrer dans cette merveilleuse ronde et profiter à mon tour de cet amour qui jailli de la culture rastafari. Alors, souhaitant à mon tour prendre une part à ce bonheur, je me suis mis au ragga. Je suis allé à quelques concerts avec mon mec et inspiré par tout cet amour, nous nous sommes embrassé goulûment, ne pensant pas que cela poserait un problème. Et c'est avec stupeur et effroi, que nous sentîmes se poser sur nous, des regards qui tout à coup, ne retranscrivaient plus vraiment les messages d'amour ambiants. C'est à ce moment que je compris qu'en cet endroit, l'amour dans le reggae ne semblait pas convenir aux pédés...

Déçu et outré, j'ai imaginé que je ne devais pas être le seul homo à aimer cette musique. Peut-être étais-je simplement tombé sur une soirée riche en cons et que les gens que j'y avais vu n'étaient pas représentatif du mouvement reggae en général. Je décidais alors de composer une chanson intitulé, "ragga anti-homophobe", espérant une approbation générale d'un mouvement musical et philosophique, prônant la tolérance et l'amour de son prochain. J'ai pensé que le fait de prendre pour cible de façon musicale, avec des textes crus et des paroles engagées, des exceptions fascistes au sein d'un univers de paix, aiderait le mouvement rastafari en général, à se débarrasser des préjugés d'homophobie qui semblent lui coller à la peau. 

Évidemment, ce sont toujours les fachos qui se font entendre les premiers, puisque la fonction première d'un fasciste, est de clamer des pseudos arguments d'une stupidité sans nom, en les criant plus fort que les autres. Peut-être pensent-ils que le volume sonore et le matraquage écrit permettra de masquer le peu de contenance et la haine de leurs propos. J'entendis donc des réactions du style "le reggae c'est chasse gardée, c'est pas pour les pédés", "dieu à fait les hommes et les femmes, les pédés, c'est contre nature", "les pédés et les lesbiennes, il faut tous les brûler", "ce type nous fait une déclaration de guerre, on va appeler des mecs à Paris pour lui faire pan pan cul, cul" (parce qu'il semble que « des mecs à Paris », ça fait plus impressionnant...). 

Plein de bonne volonté et aimant mon prochain, j'ai à ce moment là décidé d'aller plus loin et de créer un nouveau mouvement musical au sein du reggae, "le ragga sodomite". Le ragga sodomite prône une purification des âmes par voie anale, dans un mouvement de stimulation prostatique, dont le but est d'atteindre un état de détente permettant d'extraire tout balai potentiel du sphincter de la personne purifiée. Cette nouvelle philosophie au sein du mouvement Rastafari, permet de guérir les homophobes en leur dévoilant au grand jour, les causes profondes de leur homophobie...Causes profondes s'expliquant la plupart du temps par une homosexualité refoulée, s'exprimant par une jalousie destructrice dirigée à l'encontre des personnes qui s'autorisent la liberté d'assumer leur homosexualité, liberté que beaucoup d'homophobes ne s'autorisent pas pour eux-mêmes. 

Malgré la désapprobation et la volonté de censure de quelques personnes voulant en empêcher sa création et sa diffusion, le clip du ragga anti homophobe a bien été tourné. Attention les cocos, ça sera mui caliente !!! (J’espère que les personnes hispaniques homophobes ne m'en voudront pas d'avoir utilisé leur langue pour parler de mon clip et ne m’enverront pas des messages pour me dire que la langue espagnole, c'est chasse gardée, que c'est pas pour moi, que c'est pas pour les pédés...).

Big up !!! 

 

Genèse du « Ragga sodomite » :

 

Vous n'avez pas su ?

Vous n'avez pas su que le moyen-âge était fini depuis belle lurette, que l'on avait fini par admettre que la planète n'était pas aussi plate que les idéologies fascistes de l'inquisition religieuse ? Vous n'avez pas su que l'on ne brûlait plus publiquement sorcières et pédérastes en place publique pour le bien fait du bon ordre moral ?

Et bien si vous êtes au courant de ce tournant qui date de quelques siècles déjà, pourquoi vouloir y revenir ? Vous êtes en manque de massacres étatiquement légitimés, de pogroms, de nuit des longs couteaux, d'étoiles jaunes sur les vestons ? C'est quoi qui vous manque tant dans le moyen-âge et dans les siècles passés ?

Vous n'aimez pas les pédés ? Non, ça n'est pas ça, excusez moi...En fait, vous n'avez rien contre les messages anti-homophobes, mais pas chez-vous, pas en utilisant vos codes "chasse gardés", pas en "polluant vos messages" issus d'une piété fasciste tellement pure...

De l'anti-homophobie dans le reggae, c'est sataniste, parce que le reggae est une musique issue du mouvement religieux et philosophique "Rastafari". Ici mes frères, point de place pour l'anti-homophobie et les messages obscènes...

Pourtant, du reggae, est issu le ragga, mouvance musicale dans laquelle s'inclue le "ragga anti-homophobe". Alors je m'interroge...Dans le ragga, ou dans le Dance all, on parle beaucoup de cul, de baise, comme dans mon ragga anti-homophobe...

Pourquoi diable se choquer et s'offusquer du fait que Gustavson utilise le ragga, pour parler de cul dans ce cas ? La réponse est pourtant évidente, Gustavson parle de cul entre homme sur du ragga et malgré tous les efforts de ses censeurs pour tenter de justifier par de multiples tergiversations, que ça n'est pas l'homophobie le problème, le problème se situe bien là.

Il ne faut pas se voiler la face, si j'ai choisi le ragga comme vecteur de message anti-homophobe, ça n'est pas un hasard...Le ragga, ou le reggae, sont des mouvements musicaux ou l'homophobie se trouve un peu trop acceptés à mon goût. Attention, je ne dis pas que tous sont homophobes, je dis que beaucoup de stars de ces mouvements musicaux, assènent des messages homophobes, que beaucoup de musiciens moins connus et de fans, les reprennent et que trop peu, y trouvent quelque chose à redire.

Alors suis-je "Rastaphobe" ? Non, car je ne pense pas que l'homophobie fasse partie des fondements de la philosophie rastafari. Je ne suis pas rasta moi même et je n'empêche personne de l'être, ou de le devenir, tout comme je n'empêche personne d'être ou de devenir catho, musulman, athée, juif...Chacun fait bien ce qu'il veut et moi aussi. L'un de mes rôle sur cette terre, est d'emmerder les homophobes, c'est comme ça, c'est une mission divine pour laquelle Dieu me paye 30 dollars à réception de chaque article et chanson pondue sur le sujet. Alors j'emmerde les homophobes de façon universelle, qu'ils soient cathos, juifs, musulmans, athées ou même rastafari...J'emmerde les homophobes sur de la musique rock, rap, sur des chants grégoriens et même sur du reggae ou du ragga. Vous allez me dire, "Et ben, ça en fait du monde à emmerder !". Certes, mais c'est un grand honneur et une bonne occupation pour moi !

Sous couvert de puritanisme religieux, quelques groupes de reggae homophobe, ont émis le souhait de me censurer, en y appelant formellement sur leurs pages et réseaux sociaux (j'ai une belle collection de captures d'écran qui le prouve). Ces appels à la censure, se doublent de menaces à peine déguisées et de messages dénonçant l'homosexualité comme une chose contre nature. Ces gens ont l'air de mal supporter le fait que l'on associe l'homosexualité et le monde du sado masochisme, avec l'univers rasta et la musique reggae. Si ça n'est qu'une question de look, ou de différence de gouts en matière de sexe, je comprends, on est pas tous obligé d'être homo et on n’est pas tous obligé non plus d'être sado masochiste. Mais si en tant que reggaeman, je suis homo et sadomasochiste et que je veux associer cela à mon image de rasta lors du clip du ragga anti-homophobe, je ne vois pas au nom de quoi, si ce n'est du fascisme, on voudrait m'en empêcher.

En conséquence, Gustavson sortira prochainement un nouvel album intitulé, "Ragga sodomite"? Album inspiré par Satan lui même et enregistré chez Sodome et Gomorrhe production !

Big Up !

Au final, une chanson est née de tout ceci. C’est le « ragganal », à écouter ici : https://soundcloud.com/gustavson-1/ragganal

 

 

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11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 14:16

Un peu d’art à la con !

 

 

Le gribouillisme !

 

L'art, qu'est-ce que l'art ? A quoi ça sert, l'art ? Est-ce que ça doit servir à quelque chose finalement ? 

L'art, ou l'art de la subjectivité, l'art d'en parler, l'art de savoir en parler, l'art d'être bien né, de connaître les bonnes personnes, de se forger un réseau, de lécher les culs, les bons culs, ceux qui sauront nous exposer dans le but nous orienter vers d'autres bons culs, qui aimeront à leur tour se faire lécher l'anus, pour qu'on finisse par lécher le notre...

On pourrait tous avoir une perception différente de ce qu'est cette notion vague et généraliste d'art..Et pourtant, certains, dans leurs domaines de prédilection, se sont appropriés les façons légitimes de définir ce qu'est une œuvre, ou ce qu'est un foutage de gueule intégral...

N'est-ce donc pas ça, le véritable foutage de gueule ?
On pourrait se poser la question, je me pose la question.

Quel est donc ce cursus honorum qui nous mène d'apprenti artiste, d'apprenti critique d'artiste, à véritable censeur de l'art ?

Comment devenir crédible au pays des créditeurs d'art, ceux qui possèdent les lieux d'art légaux, les moyens de subventionner l'art, les moyens de faire vivre les artistes et de diffuser leurs pseudos œuvres ? 

Et bien, il faut faire comme ils nous disent, il faut aller à l'école, il faut se faire éduquer, se faire dresser..

Il faut aller dans les écoles, s'y faire sélectionner par des gens qui sont allé aux mêmes écoles et se sont fait sélectionner en leur temps. Et l'on reproduit, on reproduit, on se conservatoirise, on s'art décore, on s'école de théâtrise, pour enfin reproduire le jeu de marionnette qu'on a regardé, aimé, pour avoir envie d'en faire partie plus intégrante...

Oui, parce que le spectacle, ce sont aussi les gens qui regardent, des marionnettes qui regardent des marionnettes, avec seul les privilégiés de la scène, étant au courant qu'il font parti d'un spectacle...Un spectacle pré-mâché, joué et rejoué.

Ces spectacles, la plupart du temps, ne reflètent en rien la personnalité ou les envoies créatrices de leurs auteurs, de leurs acteurs. Non, ils interprètent. Ils interprètent et reproduisent avec l'insolence de croire que si c'est eux, ça sera peut-être mieux...Mieux pour flatter leur ego, certainement.

Me voilà frustré ! J'aurais préféré en apprendre plus sur eux et je n'aurais finalement pu qu'entrevoir leur amour de la masturbation intellectuelle. Ça n'est pas plus mal, me direz vous, c'est peut-être dans la masturbation que ces gens sont le plus intéressants...

Alors pourquoi je m'y mets, moi, à vouloir exposer ? Pourquoi ?

Et bien pour les mêmes raisons. Je tente ici d'entrer en immersion dans le monde merveilleux des artistes, mais sans avoir été dans les bonnes écoles, sans avoir de réseaux, sans être bien né et sans lécher des culs, ou du moins en pratiquant mes anulingus pour des raisons purement pédagogiques...

Cela faisait longtemps qu'il n'y avait pas eu de renaissance de l'art. Souvenez-vous de ces mouvements révolutionnaires nés il y a seulement plus de cinq siècles. Souvenez-vous du génie de ces Léonardo, Donatello et des autres tortus ninjas...Depuis peu, une nouvelle renaissance de l'art est en court et il est temps pour moi de vous mettre au parfum. 

Là ou l'art a fait son bonhomme de chemin dans les plus grandes traditions de reproductions en tout genre...Là ou l'art virevolte dans ses créations, engendrant d'autres créations copies et moultes esprits in-avertis s'emmerdant comme des rats morts dans des vernissages à la con...Oui, là, dans ce monde chiant à mourir, une nouvelle aire sonne enfin !

L'école du gribouillisme est arrivée pour révolutionner l'art contemporain, le merveilleux monde de la performance artistique, pour redonner à ces notions leurs lettres de noblesse. Ici, l'art retrouve toute sa simplicité, se redéfini sur ses bases, pour mieux comprendre qui il est, afin de mieux pouvoir être vecteur de messages divers. Avec l'absurde en porte étendard, le gribouillisme permet de remettre l'art et les artistes à leur place. Le monde de l'art, snobinard, peigne cul, créateur de reflux gastriques multiples et le monde en général, soumis aux mêmes règles de castes et esprit de cour (les fameux réseaux..), sont une des sources d'inspiration du gribouillisme.

 

Oui ce monde est une grosse merde, le monde de l'art est une grosse merde et les pseudos artistes, qui le représentent si bien, sont de ce fait, de très grosses merdes. Je n'ai rien contre l'art, ni contre les artistes, bien que ces derniers que je décris n'hésiteront certainement pas à crier au loup en me taxant de fasciste ou autre blasphémateur, j'ai plutôt quelque chose contre les péteux. Le gribouillisme est une arme anti péteux, c'est sa vocation, sa raison d'être. Le gribouillisme n'aura de cesse de se foutre de la gueule de nombreux artistes contemporains ayant pignon sur rue, se voulant novateur, alors qu'ils ne sont que de pâles représentants de commerce, amuseurs de l'élite bourgeoise, bouffons des rois de pacotille, vivant aux crochets de l'esclavagisme humain. 

A la manière de mes homologues artistes contemporains, mes œuvres issues du gribouillisme pourraient être réalisées par des enfants de cinq ans. Selon le même principe, elles sont très chères (5000 euros pièce). Prochainement, vous pourrez les découvrir sur la toile ou dans quelques expositions et vernissages riches en peignes cul, qui ne manqueront pas de s'extasier devant mes merdes et vomis mis à leur disposition. 


 

L’école du Gribouillisme : Présentation des oeuvres fondatrices.


 

"La chaise et l'écran", œuvre picturale gribouilliste (5000 Euros TTC) 

 

J'avais le cul vissé sur ma chaise, depuis longtemps, tellement de temps que je ne sais plus bien depuis quand...

 

Je ne sentais plus mes fesses, je sentais quelque chose de dure en dessous. C’est dure de n'avoir plus de fesses, ça fait mal au cul, mais ça fait trop longtemps que je suis là, alors je ne trouve plus la force de me lever.

 

Cette chaise faisait partie intégrante de mon corps. A partir de là, j'avais une planche de bois et quatre barreaux qui me sortaient du cul, voilà ce que j'avais gagné dans l'affaire, était-ce-ce une affaire ? C'est bien ce qu'on m'en avait dit.

 

Je ne voudrais pas qu'on sache que je suis ici malgré moi, ma fierté en prendrait un coup de plus et j'ai envie qu'il m'en reste un peu, même si c'est imaginaire. Un égo imaginaire, mais si on l'imagine c'est bien qu'il existe encore, même s'il n'est qu'un poids de plus m'incitant à en rester là, posé sur ce bout de bois vissé à mon cul...

 

Alors je souris, pour donner le change, je fais semblant de m'intéresser. Je n'ai pas trop le choix en fait, je suis scotché ici, alors autant voir le bon de ce qui peut sortir de cet écran, histoire que le temps passe un peu. Alors je vois ces bons hommes virevolter pour moi, pour me distraire. C'est chiant, je n'ai pas choisi de voir ça, mais à force, on est bien obligé d'aimer. 

 

D'ailleurs cet écran aussi est vissé à mes yeux, je ne peux plus m'en défaire, jusqu'à ne plus me rendre compte de la distance qui m'en sépare et qui le sépare de ce lieu. Il vomit dans mon regard et vomi sur les murs jusqu'à prendre toute la place.

 

Je suis une chaise, je suis un écran, je me fond dans le décor et tout autour, des murs... 


 


Rose princesse : 5000 Euros TTC

 


 

Madame rêve, pense ressembler à quelque chose, quelque chose qu'on lui a dit, qu'elle envie et qu'elle espère. Madame est une princesse dans sa tête, la plus belle de toute, mais dans la tête de tous les autres, elle n'est qu'une princesse discount. Une princesse discount, autant dire une pute ! 

 

Mais les princesses ne sont-elles pas des putes et les putes des princesses ? On ne sait pas et on s'en fout, pour la plupart...pour la plupart de ceux qui n'ont rien à gagner à flatter l’ego de leur vis à vis. 

 

La princesse ira agiter ses petits bras et ses petites jambes pour tenter en vain toute sa vie, d'être reconnue à l'image du rôle qu'elle s'est construit, pour ne pas voir la sale image qu'on a d'elle en réalité. 

 

Oui, car la princesse pustule sur un fond rose vif de supermarché. La princesse hulule avec quelques fantôme passés dans la gueule. La princesse s'agite, pensant que ça changera peut-être quelque chose et la princesse sera bien déçue de mourir avant que rien n'est vraiment changé, mis à part sa perception d'elle même, dégradée au rythme des années. 


 

La boite à musique : 5000 Euros TTC

 

 

Elle apaise les mœurs il parait ! 

 

Elle sonne, virevolte, farandole et nous égaie de ses beaux airs, et ses disciples s'émerveillent de ce que nous la faisions notre.

 

Des yeux regardent sans réagir et les oreilles expertes ne savent que dire, face au volume...On s'enclume.

 

Les regardés, les regardant, ont bien su rester à leur place.

Les exposés, les exposants, assouvissent en cœur leurs fantasmes.

Tout est rangé, tout est régi, le petit village sous cloche en verre, nous donnera bien ce qu'on lui fourni, de l'air du temps dans l'atmosphère. 


 

La poésie de ton cul : 5000 Euros TTC

 


 

La poésie de ton cul fait jouir mes oreilles, mon amour

La tête dans les étoiles et mon étoile c'est toi, j'ai la tête dans ton cul, 

Coiffé de toi je m'évertue, à continuer à pondre mes merdes 

que tu avale comme moi les tiennes, on se dévore rejoignant ce qu'on sème

 

En se roulant par terre dans nos oligos excréments

on sent la matière plus légère, quand on sent le plaisir que l'on prend

on vocifère de nos tourments, les expiant là tout en péchés

ou coule la rivière des amants, que viennent remplir nos eaux usées

 

 

Dérangé ? : 5000 Euros TTC

 

 

 

Il arrive qu'avec le vent, on ne puisse plus distinguer les choses fixes des choses mobiles. On ne voit plus que la couleur et encore, c'est parce que ce jour là, il faisait beau...

 

Des centaines de traces sont laissées et la terre s'en imbibe jusqu'à ce qu'il ne reste plus que des sillons, une fois la tempête calme passée.  

 

Mais voilà, on s'est prit un bon coups dans la gueule et on ne sait plus très bien ou est le relief, ou est la pente et si ce que l'on voit est bien réel.

 

"En voilà une question bien bête", lui répondit la taupe cosmique qu'il sortait de son cul au même moment..."Les choses qui se passent dans la tête, sont bien réelles puisqu'elles existent, une tête suffit pour ça..."

 

Mais alors qui sont les fous, des gens qui n'ont pas dans la tête les mêmes choses que nous ?

 

La vrai substance de ce que l'on appelle handicap, n'est-elle pas la différence de cette notion avec la pseudo normalité d'une majorité d'autre ? Les fous ne valent ni plus ni moins que les autres, les fous c'est peut-être vous, nous, les autres, ou les végétariens...

 

Parfois, je me dis que les fous ont des araignées géantes dans la têtes, qui se transforment parfois en feux d'artifices sur un prairie fluo...Et alors ? 

 

 

 

"Il fait chaud dehors", œuvre gribouilliste, 5000 Euros TTC

 

Tien, il fait chaud dehors..

  Heureusement que je me suis bien planqué derrière mes murs. Il fait chaud dehors, je vois ça de derrière ma fenêtre, mais si ce feu la traverse, je ne laisserais que des cendres derrière moi...

Ne sommes nous pas que poussière, après tout ? Je m'enferme, parce que j'ai peur et quand on a peur, on se protège. Paradoxalement, c'est quand on se protège le plus, qu'on a les plus grandes chances de voir le sujet de ses peurs arriver. L'enfermement protège un temps, mais limite les issus, si son refuge n'en est plus un...

 

Il fait chaud dehors et bientôt, je vais me faire cramer la gueule chez moi...Du coup, il fera aussi chaud chez moi et dehors plus tard, il fera froid, mais je ne serais plus là...


 

Psycho, oeuvre gribouilliste, 5000Euros TTC

 

Il y en a des choses qui se posent devant nous comme inéluctables et impossibles à contourner. Mais ce ne sont que des images finalement et avant d'en avoir nous même tâté la dureté, nous ne pouvons faire que des suppositions sur elles. La religion n'est pas toujours là ou on nous fait croire qu'elle est et puisqu'il y a des croyances, celles en une science invérifiable, édictée par une sorte de gourou taré, ne pourrait-elle pas être une religion ? 

 


La poésie des caries : 5000 Euros TTC

 

On en a laissé pourrir, 

de la rage entre ses dents, 

jusqu'à nous les jaunir 

dans la noirceur du rang, 

l'ombre de nous même 

s'y était enfermée, 

et nos pensées malsaines

y sont resté cachées

 

Un jour, un croc de trop

un repos bien trop lent

une si douce sensation

nous ouvre aux quatre vents

ce qu'on a enfermé

est libre de sortir

mais à trop le garder

on ne le sent que trop vivre

 

Les douleurs sous l'émail

font bien mal à sortir

on ne sent rien qui vaille

on voudrait s'endormir

mais passé les tumultes

on se sent plus léger

les douleurs rendent adulte

qui s'en ai libéré. 


 

 

"Bi-digestion": 10 000 Euros TTC

 

Une œuvre plastique qui fut longtemps ruminée dans le giron de l'art bourgeois, entièrement faite à la main (si j'ose dire), en suivant un processus de Bi-digestion de 76 heures, dont seuls les intestins d'alcooliques ont le secret.


 


 


 


 


 


 

 

 

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12 mai 2015 2 12 /05 /mai /2015 12:38
Spécial artiste à la con : Conscience, révolte, certitudes et changements

2 Conscience, révolte, certitudes et changement

 

A/ Changer de vision

 

Mais tout n'est pas aussi figé qu'on veut bien nous le faire croire, il existe d'autres visions, d'autres horizons par delà les murs que l'on a dressé devant nous, que nous avons contribué à construire.

 

L'hologramme :

La lumière se reflète toujours, elle ne passe pas à travers. Un objet illuminé dirige la lumière qui illumine ailleurs.
Je vois un enfant qui boit de l'eau. Je me déplace et je vois un visage gonflé, je me déplace encore et je vois un chamallow fondu. Je pars et je ne vois plus rien qu'un cadre vide.
Quelle est la différence ?
C'est moi, je me suis déplacé, j'ai changé de point de vue, l'avis de mon œil, l'interprétation de mon cerveau ne sont plus les mêmes.
En 7 secondes d'enregistrement, on a transformé un enfant en chamallow, un cadre vide en visage gonflé...
Puis je vois un moteur qui flotte dans l'air et c'est impossible qu'il soit là. Mais il est là quand même. Je le vois parce que je veux bien l'y voir là, même s'il ne devrait pas s'y trouver dans la réalité. Dans ma réalité, il y est, puisque je l'y vois.


Mais où est la vérité ?
Le faux, la vraisemblance sont des notions autant subjectives qu'il y a d'être humain sur terre. Si l'on croit une chose vraie, c'est souvent qu'elle a été établie par une norme dominante. Cette norme a été, ensuite, admise par une masse, la prenant pour une vérité sans la remettre en question. Cela ne vaut pas mieux que le point de vue d'un ermite en retraite qui est le seul à penser comme lui.
Et même en soi, avec un seul œil, on n'évalue pas les distances, les dimensions réelles, on n'a pas de recul sur les choses.
Avec tout son regard, avec tous les regards, on voit mieux. Encore faut-il le vouloir...

 

On regarde alors..C'est bien, voyons, voyez, regardons nous et regardons autour. Interprétons le tout avec notre tête, nos pensées et non celles de quelqu'un d'autre...Celle d'une majorité silencieuse, dont le silence est si pesant, qu'il empêche tout autre bruit de s'exprimer. Une prison aux murs imaginaires, mais en même temps bien réelle puisque dans nos pensées.

 

Les évadés :

Je voudrais m'évader de moi même
exécuter de sang froid mes fantasmes de fuite
prison à vie de mon cerveau qui voudrait s'extirper de son crâne
perpétuité d'enfermement en construisant soi même ses murs
derrière les barreaux, mon espoir et moi qui les fixe au plancher.


j'aime à ne jamais trop savoir que c'est moi qui me suis enfermé
faites moi sortir que j'y retournerai, comme chacun retrouvera sa place
et voudra m'y foutre à la mienne, comme eux savent rester à la leur.

A critiquer la place des cellules de chacun, j'oubliais que j'écrivais de la mienne
et ça n'est qu'en en prenant conscience que l'on peut s'en sortir
que l'on prend conscience de quoi l'on veut s'extirper
car pour s'évader d'une prison, il faut d'abord savoir où l'on est
et pourquoi on a soi même contribué à y être, sans même s'en rendre compte
les évadés ne le deviennent que s'ils comprennent qu'ils doivent se connaître,
au moins, un peu mieux, pour savoir où ils veulent aller.
L'évasion ne sert que si elle va quelque part
la fuite en avant ne sert qu'à se construire une autre prison.

 

L'évasion d'un monde préconçu sans que l'on ai vraiment la possibilité d'en être acteur, n'est pas un but en soi. L'évasion n'est qu'une volonté de changement géographique, une aspiration vers le changement. Les évasions ne sont possibles que si l'on a un peu réfléchi avant à ce que l'on voulait, à qui ont était, à ce qu'on voudrait devenir... Sinon, si pas tout ça ou au moins un début de tout ça, elles ne restent que vaines tentatives d'évasion. L'évasion a un but, la libération.

 

Les libérés :

 

C'est parfois en essayant de nouvelles choses, en faisant de nouvelles expériences que l'on peut s'ouvrir l'esprit. Mais il faut avoir la force d'accepter la nouveauté et l'envie d'aller vers elle. Avoir la force de se sortir de son enfermement, ça vient toujours de soi et par la même, ça vient aussi des autres, de ce qu'il y a autour. Parfois, il arrive d'avoir la chance que ce qu'il y a autour de nous, nous inspire, nous donne envie de nous sortir de nous même, d'essayer autre chose...L'espoir peut rendre fou, mais l'enfermement peut rendre con. On peut choisir l'espoir quand on a la force de faire ce choix. Une fois les choses admises, ça peut ne plus être un choix mais une évidence. Si cela arrive, on se trouve libéré du poids de pas mal de frustrations, d'angoisses, de besoin de se complaire dans un monde insipide, croyant se protéger alors que l'on s'enterre. Alors on s'ouvre encore plus, on se libère encore plus et tout ce poids en moins, libère une multitude de possibilités. Celles-ci nous permettent de faire une multitude de nouvelles choses plus chouettes et de rendre notre vie vachement plus sympa à vivre.

 

Pour éviter que l'on s'évade, on nous crée des évasions de toute pièce, des évasions aussi imaginaires que les murs de la normalité dominante. Des illusions à nos yeux et nous les voyons comme vraies, rationnelles, alors qu'elles ne sont qu'absurdes manipulations mentales. A force d'habitude, elles nous rassurent et créent une angoisse de s'en séparer. Pourtant, la libération des esprits passe par là, sans cela, seule les évasions imaginaires subsistent. Alors il faut se préparer à être nu devant un monde nouveau, à grelotter et à se sentir vulnérables, loin de l'abri de nos prisons d'esclaves du système.

 

Dans un monde privé d'illusions et de lumières, l'homme se sent soudain un étranger :

Les illusions et la lumière, ça va bien ensemble...Des illusions qui nous font voire des choses qui ne devraient pas exister, mais qui existent au moins dans notre tête, puisqu'on les voit. Parle t-on ici des hallucinations que l'on provoque, des rêves que l'on prend pour des réalités, pensant qu'on puisse les vivre alors qu'il n'en est rien ?

Il en existe dans ce monde, des prestidigitateurs, des montreurs de rêves...On s'assoit, on regarde le spectacle, passif et cela peut être beau, agréable. Mais quand le spectacle est finit, on ne le sait pas et l'on reste assis dans une pièce noire, à ne plus savoir quoi foutre pour revoir ce spectacle, qui parfois ne revient plus. Dans les illusions du quotidien, éblouit pas une lumière qui nous empêche de voire au loin, il est aisé d'imaginer des murs construits pour que l’on n’aille pas au delà. Alors on s'y complaît.

Enlevons cette lumière, enlevons ces illusions et de fait les murs ne seront plus là, ils n'existeront plus. On aura alors retiré le voile qui nous faisait croire à leur existence irrémédiable. Mais que reste t-il alors ?

Un monde inconnu ou l'on ne reconnaît plus rien. On s'était tant habitué à ne voire que ce que l'on connaissait, à ne manger que ce qui arrivait tout seul à notre bouche et là, plus rien de tout ça. Quelle situation angoissante ! Nous ne sommes plus chez nous !...Mais l'étions nous vraiment avant ? Vivant dans une sorte de location d'illusions et de lumières ?

Et puis la conscience revient, plus d'illusion, plus de lumière, juste une étendue ou l'on voit l'horizon. Horizon ? Un décor dont on ne voit pas la fin, la finalité, dont on ne sait se servir...On ne connaît pas sa fonction...En a t-il une ?

On ne sait pas, on ne sait plus rien, on ne peut plus se cacher derrière des préjugés, on est plus à l'abri du vent. On veut s'enfuir mais on ne peut pas, tout est inconnu. Tout est mystère à découvrir, mais on ne saura jamais tout...Pas un mystère de pacotille qui ne sert qu'à la manipulation, comme dans l'autre monde, le monde normé d'illusions et de lumières...Un mystère qui n'en ai pas un, un mystère qui n'est mystère seulement parce que l'on vient de naître et que l'on ne connaît rien de ce monde là, le monde de la conscience, futur du monde absurde ou l'on vivait avant...L'homme est ici un étranger entouré de mystères. L'homme est ici un aventurier qui apprendra à le devenir parce qu'il n'aura pas le choix. Et il découvrira les alentours, se découvrira lui même, mais jamais complètement.

En réalité, malgré ce que l'on veut nous faire croire, être un étranger est la plus belle des situations, parce que l'on voit un peu plus ce que l'on est en réalité...Alors que la plus part des autres l'ignorent. Nous sommes tous des étrangers sans le savoir. Nous sommes étrangers à nous même et aux autres...Nous jouons la comédie en faisant les vieux de la vieille, mais nous ne nous connaissons pas, nous ne vous connaissons pas ! Si l'on se rencontrait, si l'on vous rencontrait, si l'on se rendait compte d'ou nous sommes en réalité, que ferions-nous ? Que feriez-vous ?

 

B/ Vers la révolte !

 

Changer sa vision des choses, changer d'état d'esprit est une étape de prise de conscience. Avoir conscience qu'un changement serait salutaire est le point de départ vers l'engagement de l'esclave contre sa situation, pour acquérir une situation plus digne, en meilleure conformité avec son être. De l'engagement naît la révolte, mais avant cela, il faut voir cette révolte comme une nécessité évidente. Ainsi, on ne peut plus se réduire à vivre sous un ancien statut, que notre esprit dépasse à partir du moment ou  il l'appréhende pour ce qu'il est, de l'exploitation pure et simple, de l'esclavagisme... Comme si on pouvait nous cultiver à la manière de fleurs dans un pot...

 

Vie de merde :  

Quand on a une vie de merde, on a toujours peur d'en sortir. On aime ses habitudes, ses frustrations, ses angoisses, ses ennuis quotidiens de merde et comme on a que ça, on ne veut surtout pas s'en séparer, de peur que le vide intersidéral en prenne la place...

Alors on s'attache à cela, puisqu'il n'y a rien d'autre auquel on puisse s'attacher, du moins, c'est ce que l'on croit...

On s'attache et l'on s'emprisonne, on se trouve pieds et poings liés à un espèce d'arbre pourri, rongé par les moisissures du passé. On pourrait s'en détacher nous même, si on en avait l'idée...Des petits lutins de la forêt, juste de passage, pourraient également nous y aider. Hélas, sans l'assentiment du prisonnier, tenter de le libérer de ses chaînes est illusoire, puisqu'il viendrait de lui même renouer ses liens. Il faut avant tout se libérer dans sa tête, pour ensuite se libérer autrement.

Alors, on vit peut-être toujours avec le poids du passé... Encore faut-il que celui-ci ne maintienne pas attaché indéfiniment à une position immobile. Peut-être vaut-il mieux s'attacher à quelques branches que l'on puisse transporter, qu'à un arbre dont on ne peut soulever le poids, qui nous enterre dans ses racines. Il s'agira alors de marcher avec le poids du passé, tantôt se le traînant, tantôt nous servant de point d'équilibre, mais marcher avec un poids qui nous permette d'avancer vers l'avenir.

Le passé est là, mais il doit être pris pour ce qu'il est, une chose passée, sinon c'est le présent, voire le futur. Faire de son passé un futur, c'est bien naz à mon avis, c'est un peu tourner en boucle...Reproduire indéfiniment le passé signifie tirer les leçons de rien, tout refaire sans jamais ne rien retenir. Le résultat de tout cela est qu'on reste toujours aussi con qu'on l'a été, sans jamais avoir l'espoir d'une moindre amélioration de sa connerie. Adieu donc l'enrichissement personnel grâce à l'expérience de vie que l'on se fait...Une vie de merde de poisson rouge dans un bocal...

 

Vie de merde guidée par les peurs qu'on nous octroient, afin que l'on ose pas trop sortir du monde merveilleux que notre belle société a construit pour nous. La prise de conscience d'un certain changement nécessaire à son épanouissement personnel pour le moins, a un épanouissement collectif pour le mieux, passe par une prise de conscience de la réalité de ce qu'on fait, de ce qu'on est. Tout est fait en ce monde pour que cette prise de conscience ne se fasse pas et c'est bien légitime de la part de ceux qui tirent les ficelles. La peur du changement est un outil fondamental pour cela.

La France à peur !

Vivons notre belle vie comme elle se doit ou comme d'autres voudraient qu'elle soit rangée, bien dans les clous, bien ordonnée, dans la froideur du surgelé bien entendu, bien attendu, bien emmerdant...Protégeons nous de belles cloisons, comme nous le dit la petite fée que tu suivi un jour pour ne jamais plus la quitter, guidé durant au moins 35h par semaines ajoutées de tout ce qui peut te rester en télé, facebook et autres subterfuges alzheimerisant l'insipide. Viens avec moi contempler la peur des autres, car l'autre est inconnu ou pas assez. Protégeons nous en comme de la peste, sait-on jamais qu'il nous donne une chance de sortir de la matrice.

  Tourne en rond lutin besogneux, dresse des barrières entre toi et ce monde inconnu que tu ne voudrais pas voir de loin, évitant les frustrations de l'envie que cela puisse provoquer. Peuple individualiste puisque cela en arrange certains et en rassure d'autres, ne voit pas plus loin que là ou l'on te mène, fuit l'original pour t'enfermer vers la peur de ce que l'on ne peut pas contrôler. L'improvisation ne sera pas tienne, les lignes droites sont déjà tracées et les chemins sombres fermés des défections que tu a bien voulu y mettre pour en boucher l'entrée. Peuple angoissé, continue à chercher tes boucs émissaires, accuse le monde des alentours et oublie ta propre connerie standardisée, cultivée comme on cultive les valeurs du travail, de la hiérarchie, du patriotisme, de la délation, de la jalousie maladive et de l'ambition destructrice du fou qui le sera moins que toi. Continue d'avoir peur encouragé que tu es dans ce chemin là et tu sera exonéré de tout ce qui donne à la vie la peine d'être vécu.

  Bien arrogant que je suis à me permettre de jouer dans le rôle du donneur de leçon, dépourvu de la légitimité sociale à en donner, dépourvu de l'envie de convaincre quiconque de quelque chose qui ne mérite certainement pas que l'on en soit convaincu. Cette peur de tout ce que l'on ne connais pas pour se protéger de quelque chose qui pourrait éventuellement être mauvais pour nous, nous enferme dans un monde ou l'on va à coups sure faire de la merde. Et l'on privilégie la certitude à la vie, le contrôle à l'envie. Mais ces certitudes ne sont qu'illusion et le contrôle que l'on croit avoir acquis sur son environnement est un mensonge que l'on s'évertue à croire. Rien n'est certain, tout est douteux mais ces deux sentiments existent alors pourquoi se priver de l'un de deux. Même pour choisir un chemin biscornu on a besoin de prendre une décision...Mais marcher droit sans douter, trop croire que l'on sait où l'on va, peut faire avancer plus vite mais également nous stopper tout aussi radicalement dans le gouffre de la stupidité.

  Un peu de modération que diable ! Une bonne tambouille est meilleure lorsque l'on sait doser ses ingrédients, un peu de si, un peu de ça... Un chili composé que de haricot n'est pas un chili bordel ! La peur rend con, mais si la peur existe, c'est bien qu'elle doit servir à quelque chose, il s'agit peut-être de ne pas trop en abuser..

 

L'esprit révolutionnaire :


D'un coup, je me suis retrouvé seul. Une belle journée que ce mercredi, de bonnes choses me sont arrivées et m'ont rendu de bonne humeur. Des détails du quotidien ne m'occupaient pas l'esprit à ce moment là, un silence de plomb, presque bizarre au début, régnait ici...

Et puis, la réflexion me vint naturellement, pas une réflexion en fait, un sentiment, une émotion, chose avec lesquelles je suis mal à la l'aise. Mais là, j'avais l'esprit ouvert et l'esprit ouvert, on devient plus facilement conscient, on prend du recul sur soi, sur ses inconsciences passées... J'avais laissé ma conscience en sommeil longtemps, ces sentiments au repos, enfermés dans un placard...

D'un coup, sans que je ne m'y attende vraiment, j'ai pris conscience que le cloisonnement représenté par la connerie du quotidien absurde, empêche de voire l'essentiel. Cette absurdité met ses murs et ses portes de placard, bien convenantes, bien faciles à fermer, entre l'essentiel et nous.

C'est sûr que de se prendre d'un coup dans la gueule nos portes illusoires, ça fait mal, un mal pour un bien peut-être, dans le plus pur esprit sado masochiste...Cette évidence m'a fait penser à ça, parce qu'en me voyant sans toutes ces portes, je l'ai vu. Il était là, même avec les portes, il étais là, mais je n'en avais pas conscience.

 Je pourrais lui balancer tous les pots de peinture que je veux, changer la couleur du ciel ou continuer à construire des prisons, il sera là quand même, en tout cas, c'est l'impression que j'ai eu à ce moment ou j'ai eu ce bref sentiment d'être sincère avec moi même. Ça n'est peut-être qu'une impression, peut-être que ça n'est pas une réalité, la réalité existe t-elle, d'ailleurs...? Cette impression est en tout cas ma réalité depuis que je l'ai appréhendée. Parfois, j'essaye de la cacher derrière l'absurdité de portes et de murs, mais ça revient toujours. L'impression est là, présente, je ne l'invente pas, ou bien je l'invente, dans tous les cas, elle est réelle.

C'était trop dur pour moi de quémander sans cesse son attention, comme si l'esprit révolutionnaire pouvait en avoir pour moi, comme si je pouvais espérer agir, par chance, tout en restant passif. Il n'est pas là pour combler des trous, compenser des névroses...J'ai donc pris de la distance, du recul, pour ne rien imposer, pour ne pas m'imposer et j'ai réfléchi au calme.
Aujourd'hui, je me suis rendu compte que même en comblant mes trous sans lui, même en allant bien, il reste là.

Il aura été une partie de ma vie, il le sera certainement toujours, la vie n'est pas un rêve mais le rêve fait partie de la vie et moi, j'aime rêver...Voilà peut-être comment l'esprit révolutionnaire m'est venu !

Du rêve à la réalité, il y a les personnes qui agissent, à commencer par agir sur elles, pour mieux agir ailleurs. Lorsque la révolte devient plus naturelle à ses yeux que le conformisme confortable des habitudes lascives et passives des dominés soumis, elle va de soi et ne peut plus ne pas être. Elle devient une fatalité, tout comme l'a été notre croyance en la seule fatalité d'une société qui nous exploitait, avant cette prise de conscience.


L'homme révolté :

Un homme révolté est un homme qui dit non, qui refuse, mais qui ne renonce pas. Un homme qui a reçu des ordres toute sa vie, juge soudain inacceptable un nouveau commandement. Il a su reconnaître la manipulation qui a fait qu'il ne s'est pas révolté plus tôt et veut s'en protéger en luttant contre elle. On s'affirme, on affirme que les choses ont trop duré, qu'elles sont allés trop loin. On affirme une limite à ne pas dépasser, on affirme qu'elle à été franchie, qu'il y a eu intrusion, effraction en nous. Nous ne le supportons plus, ne le voulons plus après cette goutte d'eau qui a fait débordé le vase des rancœurs passées.

L'autre, celui contre lequel on se révolte, a étendu son droit, franchissant une frontière au delà de laquelle, un autre droit lui fait face et le limite, d'où l'expression, "la liberté s'arrête là ou commence celle de l'autre". Il a utilisé le pouvoir, le rapport de force, tout le temps, avec tous, c'est un mode de fonctionnement systématique, qui rassure l'autre, le dominant contre qui on se révolte soudain. Cet autre a utilisé la séduction, un charisme lui conférant une certaine autorité, en développant des comportements servant à obtenir ce qu'il veut de nous. Mais il joue un rôle et il a été démasqué par l'homme révolté. Il a utilisé la domination, se sentait fort, humiliait, dévalorisait constamment, jusqu'à ce que cela devienne normal, banal pour lui, se sentant au dessus de manière évidente, avant que l'homme "du dessous" ne se révolte. Mais ceux qui provoquent la manipulation sont paradoxalement, eux même dominés par leurs propres désirs narcissiques.

Les armes pour dominer et exercer la manipulation sont la culpabilisation, s'appuyant sur les failles des manipulés, frappant où ça fait mal. La culpabilisation fait jouer tantôt peurs, remords, caractéristiques personnelles...La souffrance est un moyen de reconnaître cela, d'alerter la personne manipulée. Quand vous côtoyez quelqu'un ou une société, un système et que vous êtes constamment mal à l'aise, en position de souffrance, c'est que la personne ou le système vous manipule, se joue de vous. Prendre conscience de cette absurdité, qui fait que nous obéissons, est s'engager contre cet état de fait, est se révolter. 


Une autre arme de ceux qui manipulent consiste en le refus d'endosser leurs responsabilités. Ils sont flous dans leurs engagements pour reporter leurs responsabilités sur les autres. Par ailleurs, ils n'ont aucun mal à s'approprier les succès des autres. En résumé, ils mentent comme des arracheurs de dents, qu'ils soient individus ou système. Ils vous mentent et s'en rendre compte amène à la révolte, le savoir et ne rien faire est absurde ou lâche.
Les manipulateurs utilisent la communication pervertie, ils ne sont jamais clair dans celle-ci. Cet entretien de la confusion permet de toujours revenir sur ce que l'on a dit, sur ce que l'on a fait, quoi qu'il se passe.

Le résultat de tout ceci, est que les manipulateurs, système ou personnes, entretiennent en permanence, le doute dans leur entourage. On en finit par douter de ce que l'on fait, si on ne se rend pas compte de cette manipulation mentale. ("si, si, je te l'avais dit..." ou bien "je ne t'avais jamais dit ça"...Le discours flou facilite cela, ça marche très bien avec les politiciens...).
Autre résultat, la souffrance générée dans l'entourage des manipulateurs, système ou personnes, par l'utilisation d'un ensemble d'actes dévalorisants pour les manipulés.

Les manipulateurs, personnes ou système, lorsqu'ils agissent en permanence de cette manière, sont victime d'une pathologie. Ces personnes, celles qui correspondent à ces critères dans votre entourage, sont malades et le système dans lequel nous vivons, est tout autant malade. Le pire, c'est que si l'on vit dans un système manipulateur, il donne l'exemple et beaucoup de personnes seront amenées à se comporter comme le système l'indique, c'est à dire comme des connards.

L'homme révolté a le sentiment d'avoir raison, que cette raison vaut la peine qu'on se batte pour elle, face à l'autre qui opprime, s'oppose au droit de ne pas être opprimé. Aujourd'hui, l'oppression passe par la manipulation, pour lutter contre l'oppression, il faut se défaire de notre manipulation. Quand on se tait, on laisse croire que l'on ne juge rien, que l'on ne désire rien. Quand on se tait, on n’est plus soucieux de son intérêt immédiat que de son droit, issu des valeurs de l'homme révolté. Avec l'impatience commence un mouvement s'étendant à ce que la patience pouvait accepter et c'est là qu'on dit "ÇA SUFFIT !"

On rejette alors les actes humiliants, sa condition d'esclave. On passe d'une simple résistance à l'homme, dans son entier, qui s'identifie à la révolte. Il place alors son respect de façon préalable à tout, même à sa vie. C'est tout ou rien. On est capable de se sacrifier  au bénéfice d'un bien qui va au delà de sa propre destiné. La révolte déborde de l'individu, le tire de sa solitude et lui fournit une raison d'agir.

Mais la révolte n'est pas tout, ça n'est qu'un moyen de se détacher d'un système qui opprime. Placer de nouvelles certitudes à la place d'une ancienne n'est qu'une fuite en avant, une fausse évasion. La réflexion et la remise en cause de soi et de ce qui nous entoure, dans tous les domaines, fussent-ils les domaines artistiques et culturels, est essentielle.

 

 C/ Faut-il être si sûr de soi ?

 

Mais je ne vais pas faire une révolution à moi tout seul. Je peux faire ce que je peux, avec mes maigres moyens, pour proposer un peu de prise de conscience, mais chacun devra faire son cheminement personnel à sa manière, tout comme je fais le mien à la mienne. Peut-être ai-je tort de faire ce que je fais, peut-être ai-je raison, peut-être que je m'y prends mal, ou peut-être que la vérité en la matière n'existe pas et que je suis un gros con. Finalement on ne sait rien de rien, ou au mieux pas grand chose et moi pas plus qu'un autre. Disons que je partage, que je diffuse ce que je pense, ici de l'art, de la merde, ailleurs d'autres choses. Je ne suis pas sûr de moi, pas sûr de ce que je fais...Disons que je le fais parce que j'en ai envie, besoin...Les gens sûr d'eux, ceux qui croient tout savoir sur tout, m'emmerdent.

 

L'exactitude subjective :

 

  J'énerve certainement des gens à trop me montrer affirmatif sur des choses inexactes, dont personne ne connaît l'exactitude et s'il existe des gens qui la connaisse, c'est moi qui ne les connait pas, bref, c'est compliqué...D'autres peuvent m'énerver et paraître prétentieux à mes yeux, lorsqu'ils s'avèrent affirmatifs et sûrs d'eux, par rapport à quelque chose que j'appréhende comme leur étant étranger. La vie est faite d'énervement, de personnes qui s'affirment, qui affirment et souvent se trompent. Parfois, lorsque l'on soutien une opinion, il vaut mieux y mettre les formes, pour ne pas faire subir au fond de son discours, l'exaspération que l'on provoque à trop affirmer sa certitude...Personne ne sait jamais vraiment et croire que l'on sait, est se tromper (une affirmation ! ). Cependant on a le droit d'avoir des avis, des hypothèses, des expériences. On a le droit de défendre son opinion en fonction de ce que son histoire de vie, sa culture, son éducation, sa condition sociale, additionnés à tout un tas de petits facteurs tout personnel comme le fait d'avoir une gastro à ce moment là, nous ont amené à croire comme vrai.

  On peut défendre son opinion, en y mettant les formes, tout en étant clair, car le flou énerve aussi. Le flou est l’attribut des manipulateurs conscients ou inconscients, la fuite est l’attribut des lâches. La sincérité et la franchise sont donc de très bonnes armes pour lutter contre les manipulations diverses, mais elles doivent être utilisées avec tact pour ne pas être contre productives...Il convient alors de choisir et peser soigneusement ses sujets et ses théories, afin que si on les affirme, ils vaillent la peine que l'on s'y trompe. Tout ceci nous fait naviguer entre le doute et la certitude. Je crois en la véracité d'une de mes thèses, mais si ça se trouve, je me plante complètement, quelqu'un me le fera comprendre et je m'en sortirai alors moins con, mon but ultime...

  Il m'est souvent arrivé d'affirmer des choses sans y mettre les formes et que le message que je diffuse en soit pollué. Je tenterai de progresser en la matière, car mon but est avant tout de diffuser des messages alternatifs à la norme sociétale (et diffuser ne veut pas dire vouloir convaincre !). Bien qu'il soit parfois nécessaire d’énerver pour faire réagir et sortir les esprits d'une certaine passivité scandaleuse, il peut aussi être nécessaire de faire l'effort de comprendre les avis divergents et de déclamer les siens, de manière à montrer ses propres doutes et imperfections...Tout ça histoire de ne pas se discréditer tout seul en passant pour un gros péteux...

 

La certitude et le doute semblent comme deux courants contraires au milieu d'une rivière de connerie sur laquelle on voyage. Même si j'aime beaucoup la merde et que je lui voue une admiration sans pareil, j'espère quand même ne pas faire que ça.. Alors je me questionne, je questionne aussi, sachant que des tas de gens en savent bien plus que moi sur tels ou tels sujets. On chope sa matière première à droite, à gauche et on la met dans notre four qui nous sert de cervelle. Après on voit bien ce que ça donne, c'est parfois de la merde, parfois autre chose...Quoi qu'il en soit, c'est nous qui l'avons fait, on n’a pas été le piquer dans le four d'un autre, en passant par la fenêtre entrebâillée de sa cave, sauf éventuellement en cas de crise de somnambulisme, mais ça, c'est encore autre chose...

 

La certitude et le doute :

J'aime bien prendre la posture du mec qui n'y connait rien, qui est naïf, candide sur un sujet, pour me donner la possibilité de l'explorer avec des yeux nouveaux, en repartant du début, de ma rencontre avec lui, comme si je ne l'avais pas côtoyé au par avant. Évidemment, j'ai déjà eu écho de la plupart de ces sujets, au moins un peu et je m'en suis souvent fait une opinion, partielle, lointaine et même plus précise parfois. Mais lorsque j'aborde ces mêmes sujets avec de nouvelles personnes, des personnes avec qui je ne les ai jamais évoqué, ou bien même avec qui je les ai évoqué il y a fort longtemps, au point que je ne me souviens pas vraiment de la discussion que nous avions eu à ce moment là, je me sens plus à l'aise dans le rôle du mec pour qui ce sujet est nouveau. Pas que je veuille absolument faire le faux cul, même si je le fais un peu quand même...L'intérêt serait plutôt d'être un tout petit peu modeste avec mes pseudos connaissances, mes pseudos expériences.

Le doute est salutaire, l'incertitude amène au questionnement et le questionnement éloigne souvent de la stupidité. Tout dépend du questionnement et de l'ouverture d'esprit que l'on peut avoir, à un moment donné, sur tel ou tel sujet. C'est sûr que certains vont bondir en me voyant écrire ce genre de truc, puisque nombre de mes articles, paraissent au premier abord, comme des tentatives de donner des leçons aux autres, tentatives brouillonnes et peu documentées, qui plus est. Mais voilà, ces impressions relèvent en réalité, selon ma réalité personnelle, plus de la forme que du fond de mes écrits. A trop manier l'exagération volontaire, le remuage de merde pour que son odeur fasse réagir et sorte qui côtoie mes mots et mes maux, d'une certaine torpeur, il s'avère probable que je donne ce genre d'impression. Celles-ci relèvent plus d'un dommage collatéral à ma volonté de faire chier le monde, que d'une réelle volonté de m'afficher comme un mec sûr de lui.

Je n'aime pas les gens sûrs d'eux, sûrs de leur fait, sûrs d'avoir raison sur tout. Sur l'ensemble de mon blog, je peux affirmer être certain d'être sûr rien. La seule chose dont je sois certain est que cela représente mon avis du moment, je peux me tromper et changer d'avis, je peux aussi ne pas changer d'avis ou je peux changer d'avis sur certaines choses et garder une pensée similaire sur d'autres. Rien n'est interdit, toutes les perspectives sont possibles tant qu'on s'ouvre le champ des possibles, de plus vastes horizons que ceux inhérents aux cloisonnements dans lesquelles une certaine société normative tente de nous enfermer.

Alors quand je parle de quelque chose, que je me lance dans un débat oral, je préfère commencer par me mettre dans la posture de celui qui n'y connaît rien et qui découvre, pour ensuite émettre mon avis, mon opinion personnelle et la confronter à celle des autres. Pour cela, l'insertion dans des débats spécialisés sur une question non maîtrisée parait opportune. C'est la meilleure façon d'apprendre, dans des domaines qui nous sont lointains, dont on ignore beaucoup. On écoute, on analyse et ensuite, on donne son avis, avis qui n'est en rien pollué par les débats anciens, par les influences historiques sur le sujet. Cela permet d'avoir un certain recul et parfois d'évoquer avec simplicité, des choses qui paraissent évidentes à des personnes qui n'ont pas forcément tout le temps le nez dans le guidon, sur le sujet débattu. Ça me rappelle un peu la guitare, quand je joue sans arrêt, tous les jours à tenter d'améliorer ma technique (en fait je crois que je ne l’ai jamais trop fais...), je finis par me lasser et tout ce travail contraignant n'a plus de réelle efficacité. Mais si je m'éloigne de l'instrument quelques jours et que j'y reviens, je l'aborde avec une envie nouvelle, un enthousiasme requinqué. Je prend alors plus de plaisir, je joue avec plus de légèreté et je m'ouvre l'esprit à des pratiques, à des modes opératoires nouveaux...Donc je progresse..Mais bon, on progresse aussi en travaillant sa technique, disons que j'ai du mal à me contraindre..

Autre domaine où j'ai du mal à me contraindre, la lecture. Putain, j'écris mais je ne lis jamais, ou très rarement et quand je le fais, c'est que des trucs courts. Le dernier livre qui m'a plu est "l'homme révolté de Camus"...Ben ça fait quatre mois que je me suis arrêté à la page 44. On me reproche souvent le fait de ne pas lire et on a souvent raison, mais il y a au moins un avantage à cela., le fait de ne pas avoir de culture littéraire, m'évitant toute influence littéraire dans ce que j'écris. Du coup, on n’aime pas forcément, surtout ceux qui lisent plein de bouquins et qui sont fans de syntaxe, de belles lettres et de style soutenu. Au final, cela a une certaine originalité, même si originalité ne rime pas forcément avec chose digne d'intérêt. 

Il y en a un qui n’est pas trop con sur le sujet, il s’appelle Socrate, vivait dans la Grèce antique et est considéré comme le père de la philosophie.

L’objet du discours de Socrate est semblable à celui des Sophistes, c’est-à-dire l’existence et le bonheur. Mais, ce qui intéresse davantage Socrate est la conduite humaine. Socrate s'attaque aux lieux communs véhiculés par la tradition, par la religion; il s'attaque également aux pratiques rhétoriques en vigueur au sein de la démocratie athénienne et qu'incarnent les sophistes, qui enseignent aux citoyens à bien parler, mais ne se préoccupent ni de la vérité de leur propos ni de sa portée morale. Car, Socrate ne sépare pas sa "morale rationnelle »dans la recherche du bien et de la vertu qui sont au centre de sa philosophie. Tel est le sens, nous dit Socrate, de l'oracle de Delphes: "Connais-toi toi-même". Celui qui s'engage fermement sur le chemin de l'universel et de la connaissance de soi sera nécessairement bon...
Toutefois, chacun doit en dernière instance découvrir la vérité par lui-même. Parce que la vérité ne peut jamais être entièrement donnée de l'extérieur.

L'enseignement de Socrate est avant tout critique, il est basé sur l’argumentation...
Bref, Socrate se penche sur le champ de conduite humaine, la connaissance de soi, les apparences. Le but du questionnement socratique est "de révéler l’être véritable derrière le paraître, d’introduire la réflexion dans le monde des opinions."

Bref résumé tiré du site : http://www.momes.net/dictionnaire/s/socrate.html

 

Au final, en ce qui concerne ma situation personnelle et temporaire que le sujet du doute et de la certitude, mes écrits semblent affirmatifs et de ce fait énervent. A l'oral, je prends une posture d'ignare et malgré le fait que je prenne la posture opposée de celle que je prends à l'écrit, j'énerve aussi...J'en conclus donc que je suis énervant, sachant qu'en plus, malgré ce que ce chapitre peut amener à croire, ces postures me sont venu très naturellement, sans aucunement avoir été pensé préalablement. Que de contradiction et mon exemple n'en est qu'un parmi tant d'autres. Chacun devra trouver le bon équilibre entre ses doutes et ses certitudes, tout en sachant qu'un équilibre parfait ne se trouve que dans un esprit trompé par lui même.

 

Comme nous le montre ce cher Socrate, oublier un peu ses références et réfléchir par soi-même, peut avoir du bon. Écouter les autres et apprendre de ce et de ceux que nous côtoyons est également nécessaire. Mais pour ce faire, il faut douter et ne jamais croire que l'on a la science infuse. La plus grande connaissance est de savoir que l'on ne sait que peu, mais que ce peu peut nous aider à en savoir plus.

 

 

D/ Briser les certitudes

 

Il y a un bon moyen de mettre en avant le fait que le doute est nécessaire, que le questionnement est salutaire...Il s'agit de tenter de démontrer l'absurdité de ses certitudes affirmées. Nous vivons dans un monde surchargé de certitudes, elles paraissent tellement certaines qu'on les a ordonné, érigé en avant plan, jusqu'à ce qu'il soit très difficile de ne pas se les approprier comme étant irréfutables. Et pourtant, voyez ou ces certitudes nous ont mené, ont mené le monde. Tant que l'on borne sa vision à cet ordonnancement, il s'avère impossible de voir que ces certitudes nous mènent à notre perte. Il faut donc aller au delà et pour aller au delà, il faut déranger, foutre le bordel, gicler les tiroirs de la commode, pour en voire le fond.

 

Semer le désordre permet de réfléchir :

Lignes droites et oblitérations ont tracés les sillons du chemin que l'on suit. Alors suivons et marchons dans les tranchés, les pieds s'enfonçant dans la boue, pour que l'on ne saute pas, que l'on soit bien inséré dans nos appuis terre à terre...Il ne faudrait pas croire que nous puissions voler. L'oiseau nous regarde et nous chie dessus, il a toute l'occasion de le faire, de nous viser. On se presse, mais on avance lentement, pour que l'on ne puisse pas nous perdre. On reste collé, scotché ici, comme sur du papier tue mouche...

Et puis du vent, une brise, puis deux et enfin un ouragan vient nous décoller et l'on part ailleurs. C'est le bordel, tout en désordre. Des tranchées écroulées, écroulées sur des corps sans vie et d'autres s'en sont sortis, ceux qui furent assez léger pour se faire porter par le vent, sans s'accrocher aux habitudes géographiques rases mottes du passé.

C'est le bordel, plus de lignes droites et des oblitérations qui semblent maintenant être devenu des trous béant, laissant paraître le vide intersidéral qu'elles ne laissaient présager. Alors l'horizon s'éclaircit, s'élargit, plus rien ne nous presse, ne nous oppresse, le vent a tout emporté. Alors on réfléchi, parce qu'avant, on en avait pas le temps. On réfléchi parce qu'on le peut, parce qu'on a plus le choix. Il n'y a plus rien qui nous guide maintenant et il va falloir s'en sortir par nous même. On ne peut plus compter sur un système, qu'il était bien commode de suivre et qui s'accommodait bien des ressources qu'il puisait de notre ancienne condition d'esclaves.

Semer le désordre permet de réfléchir, parce que l'ordre n'est en rien source d'inspiration. L'ordre est un outil, comme une pioche ou un marteau. Trop d'ordre tue l'envie, l'énergie source de vie. Trop d'ordre n'est pas honnête, c'est de la manipulation, car on ne peut pas tout ordonner, au point de nous faire croire que nous sommes condamnés à marcher pressés, les semelles collées à la boue des tranchées... 

 

Il a fallu que je prenne cette décision, prendre le parti de foutre le bordel plutôt que de me tirer vers un monde meilleur. Je me suis dit qu'il n'y a pas de monde meilleur, que celui qu'on peut rendre meilleur. Mais peut-être que je me trompe et que la stricte application de mes préceptes à ce monde le rendrait encore pire. On en sait rien et on ne saura jamais avant d'avoir essayé et comme il fort possible que l'on essaye jamais, il est fort probable qu'on en saura jamais rien.... J'ai envie d'imaginer que j'essaye, même si cette tentative se bornera certainement toujours à mon imagination. Mais je fais ce que je veux avec ce que j'ai dans la tête, alors si j'ai envie de penser à des troupeaux de singes qui pètent ou à une façon de changer le monde, personne ne peut m'en empêcher, même pas moi.

 

Des stries dans la purée :

Parfois, j'ai envie de vivre en ermite, d'aller faire des retraites à la con en forêt, pour écouter le chant des oiseaux et voire pisser les renards sur les fraises des bois. Je voudrais fuir ou la société ne m'atteindra pas, pourtant ça serait dans la fuite, qu'elle m'atteindrait le plus, puisque sans elle, je ne serais pas là, à traîner dans les bois, sans raisons apparentes. Alors je crois qu'ermite, c'est pas mon truc, moine non plus. Je ne suis pas un ascète, je ne suis pas un saint homme. Je suis un connard, comme tout le monde, sauf que j'essaye de me soigner, ce qui me distingue quelque peu des autres connards.

Ma place n'est pas dans la fuite, ma place n'est pas en forêt, dans le désert ou au fin fond du cul d'une vache. Je vais rester ici et vivre dans cette purée bouillonnante de fourmis passives, qui se gavent de pommes de terres fades. Je resterais là, devant cette assiette morne, voyant les gens gavés de leurs rations quotidiennes, habituelles, banales, normées. Je les verrais célébrer la mousseline, comme s'ils ne pouvaient saliver que sur ce plat, puisqu'il n'en existerait pas d'autres. Des patates dans la boue, fixées, scotchées, elles ne tiendront plus jamais debout, du moins le pensent-elles, du moins les en a t-on persuadé. Disposées dans l'assiette en terre cuite séchée, on les recouvrira de la purée du reste de leurs collègues tuberculeux, qui n'auront pas eu autant de chance qu'eux.

Je suis là devant ce spectacle, tout comme vous, j'assiste à la scène du repas des humains qui se bouffent entre eux. Mais moi, je me suis fabriqué une fourchette subversive, une lame de conscience et voilà que je peux alors me mettre au travail. La purée est malléable et cela ne changera sûrement pas grand chose, mais tant pis, je me lance et je trace un chemin la dedans. J'en fais d'autres en ne respectant que les lignes droites issues de ma fourchette. Je fais des stries dans la purée, je fais des puits, des montagnes et des desseins imaginaires, parce que tel est mon plaisir, parce que ça me défoule et parce que j'ai l'espoir que d'autres fassent comme moi et foutent leur merde dans cette ennuyante assiette.

 

E/ Changer. Comment ?

   

J'aime à faire des stries dans la purée, ça se voit, c'est évident, mais ce qui peut paraître moins évident à certains, c'est que je n'aime pas forcément les faire que pour moi. Je décris un mécanisme qui s'est imposé à moi et qui s'est transcrit dans une sorte de démarche artistique à la con. Ce qui vaut pour moi, vaut pour les autres... Je ne suis pas doué d'un talent particulier ou d'un don surnaturel et quand bien même, je montre ce que je fais, au cas ou cela pourrait intéresser quelqu'un. Comme on dit, pour évoluer, changer, encore faut-il le vouloir et je comprends bien que l'on ai pas forcement envie de sortir d'une torpeur confortable, pour affirmer des idées et une posture mouvante, qui ne rendent pas forcément heureux et qui souvent font bien l'inverse.

 

Tout commence par une trop grande accumulation, la révélant au grand jour... Accumulation cachée au par avant derrière les parois d'un vase, jusqu'à ce qu'il déborde...

 

 

L'histoire d'une goutte d'eau :

 

C'est l'histoire d'une goutte d'eau, une goutte d'eau qui fit déborder le vase de nos inconsciences, une goutte d'eau révélatrice d'absurdité des dépendances imposées, une goutte d'eau qui se rajoutait à toutes les autres gouttes d'eau, que l'on a versé sur nous et qui nous ont empli de rancœurs.

  C'est l'histoire d'une goutte d'eau qui est venu apporter sa contribution pour remplir une flaque et d'autres gouttes d'eau arrivèrent pour que la flaque inonde les alentours et devienne un lac, qui génère des rivières et des fleuves, qui remplissent à leur tour les océans, qui débordent alors sur les terres, jusqu'à ce que tout soit enfin noyé et que notre Atlantide sinistre finisse sinistrement comme l'ancienne, dont on s'était fait une montagne de bons sentiments.

  Des gouttes d'eau tombent et c'est la pluie qui recouvre les gens qui se doraient au soleil. Maintenant ils sont trempés parce la nature leur pisse dessus, les vannes sont ouvertes et l'eau se déverse sur leur gueule pour les réveiller. C'est finit de dormir les amis, maintenant il faudra vous lever sinon vous allez attraper la mort !

  Les gouttes d'eau tombent au goutte à goutte, en devenant autre chose, elles s'accumulent, jusqu'à se voire plus que comme une petite goutte. Des gouttes ensemble, tombant au même endroit, pourraient faire l'effet d'un crachat à la gueule multiplié par cent, par mille, comme un tsunami de mollards qui viendraient s'abattre sur un système établit, l'ébranlant de nos viscosités accumulées, à trop garder nos glaires pour nous.

  Une goutte d'eau existe, elle n'arrive jamais seule...Ensemble, les gouttes font la pluie, les lacs et nous font vivre. Nous dépendons des gouttes d'eau et les gouttes d'eau peuvent tout changer, ne l'oublions pas...Mais une seule goutte d'eau qui change, ne change pas grand chose de plus qu'elle même...

 

Cette goutte d'eau n'est qu'un révélateur de ce qui était déjà là, en nous, mais dont nous n'avions pas conscience jusque là. Certains en ont conscience, j'ai pris le parti d'en avoir conscience pour moi même et de vouloir en faire prendre conscience ceux qui me liraient. Mission bien prétentieuse puisque je prend le risque de raconter des conneries aux gens lorsque je suis dans le faux. Mais que ce que je dise soit des conneries ou pas ,n'est pas la question, le but ici est de sortir et d'inciter à sortir d'une certaine passivité coupable. Pour faire quoi ? Pour faire ce que l'on pense bien, selon ses propres convictions et non les miennes. Je ne suis pas un guide spirituel, je suis juste un homme énervé par les gens qui se cachent. Alors je vous cherche...

 

  Je vous vois :

Alors ! On fait semblant de ne pas être là ?!
On voudrait se faire tout petit, se fondre dans la masse ?
Moi je vous vois, je vous ai vu !

ça fait un moment que j'observe votre petit manège
de soumis du système pensant former un tout avec vos semblables.

Vous ne trompez que vous, chers amis, vous ne trompez que vous !

Auriez vous cru qu'en mettant du lait dans vos céréales, on ne distinguerait plus les grains ?
Que se sont des grains uniques, qu'ils n'ont pas la même forme, la même proportion ?
Allez-y ! Rajoutez du miel, rendez le tout visqueux, on vous verra quand même
comme je vous vois, comme vous voyez que je vous voix. Ca vous énerve !
Moi aussi vous m'énervez comme la froideur de l'hiver, comme l'été déséché,
comme les choses évidentes, faciles d'accès, que l'on croit incontournables, irrémédiables...

Et si je disais que non ! Et si je disais que je vous donne le pouvoir, pour rien, comme ça
d'un coups, c'est vous qui décidez, que décidez-vous ?
J'attends. Vous décidez quoi bordel ! Décidez, Ou je décide pour vous !
Si vous ne prenez pas de décision, vous allez être dans la merde.
Vous voulez être dans la merde ? Vous aimez la merde ?
A force d'y être vous vous y êtes habitué, vous avez finis par aimer ça !

Vous êtes des scatophiles, des scatophiles uniformes.
Vous bouffez le même genre de merde, vous faites le même genre de merde,
vous êtes le même genre de grain de céréale, mais vous n'êtes pas les mêmes céréales !
Pourquoi faire la même merde alors ? Ça doit vous demander un effort !
Vous devez calculer pour calibrer vos merdes selon le modèle commun !
votre facilité en est-elle vraiment une ?...
Est-ce qu'on vous aurait pas couillonné ?

Quitte à vouloir vous agglutiner aux autres céréales à tout prix,
pourquoi ne pas essayer d'en faire quelque chose de bon.
Pas un gros truc informe et visqueux comme vous faites d'habitude,
quelque chose de bon, qui vous sublimerait, ou vous serez bien,
ou vous arrêterez de polluer votre bol,
quelque chose de bien, aussi bien que l'on puisse faire quand on est un  foutu grain de céréale...

 

Parfois, j'ai envie de remettre les choses dans un autre ordre que celui qui semble nous être imposé, un ordre qui serait le désordre. Un désordre ou l'absurde ne serait pas pris pour du rationnel et le rationnel pour de l'absurde. Un monde ou les utopies seraient des banalités et ou la confiance ne rimerait pas avec manipulation. Alors je fais ce que je fais, sans but précis, juste parce que ça me soulage, ça m'intéresse et ça me fait réfléchir...Là ou l'absurde est considéré comme un élément qui discrédite, j'en fais mon arme personnelle, après tout dépend de quel absurde on parle, le mien n'est peut-être pas le votre...

  L'absurde :

L'absurde ne mène nulle part
mais s'il existe, c'est bien qu'il sert à quelque chose
et s'il ne sert à rien, n'est-ce pas utile ? Une chose qui ne sert à rien ?
Une chose qui ne sert à rien n'aurait-elle pas droit de citer ? Mais elle servirait à qui, cette chose ?
A vous, à moi, est-ce que les mêmes choses servent aux mêmes gens ? Est-ce que les choses doivent être à notre service ?
Ne pourrait-elles pas se foutre de notre gueule ? Se moquer de nous ?

L'absurde dénonce l'utile, l'utilitarisme.
L'absurde ne sert à rien d'autre que ce qu'il est. Être différent de ce qui ne l'est pas,
créer un décalage, faire voire autre chose que ce que l'on propose habituellement, que l'on touche facilement, qui remplit les rayons.
Un vieux gâteau pourri coincé sous l'étalage, sa vénération, ça ne sert à rien, mais dans le fond, n'est-ce pas plus original de vénérer un vieux bout de gâteau pourri qu'on ne mangera pas, que la fée consommatrice qui nous fait nous gaver de choses insignifiantes, que l'on nous a fait croire comme utiles mais qui ne servent à rien au final ? Tout comme le vieux gâteau pourri...
Ce gâteau pourri se démarque et, de ce fait, parait plus intéressant que tout le reste, accessible, que l'on a pas besoin de chercher, que l'on mâche presque pour nous. L'absurde c'est le décalage entre notre connerie utilitariste concrète et une chose improbable qui au final à peut-être plus de sens.

 

Je suis GUSTAVSON artiste à la con, qui n'a pas la prétention de croire qu'il vaut mieux que les artistes à la con qu'il critique, artistes issus d'un monde à la con, véhiculant des valeurs à la con, dont ils se font les portes étendards culturels. Voilà ce que je fais et comment je travaille, cela changera sûrement avec le temps, pour l'instant, je fais ça, comme ça et ça me détend.

 

 

 

 

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12 mai 2015 2 12 /05 /mai /2015 12:29
Spécial artiste à la con : Gustavson en featuring avec sa merde

GUSTAVSON, Artiste à la con ! 

 

 

Alors je me présente, GUSTAVSON, artiste à la con, faisant partie du monde des artistes à la con, malgré lui. Ce que je fais, je le fais parce que ça me prend comme une envie de chier. C'est comme ça et je ne demande pas la permission, pour me foutre de la gueule du milieu artistique snobinard, ou les artistes se prennent pour je ne sais qui, alors qu'ils ne sont que de sombres merdes comme moi.

 

1 L'art de la défécation et ses raisons 

 

A/ GUSTAVSON et la merde 

 

Oui, nous sommes tous des merdes :


J'ai une très grande admiration pour le caca, il me ressemble, mais ne se déguise pas. Moi je suis obligé de m'inventer des GUSTAVSON et autres personnages scabreux, pour me présenter en public, pour me représenter en société, parce que j'ai trop peur de dire qu'en fait, c'est moi. Oui, je suis une merde, tout comme vous ! Je suis une merde qui se met du parfum, se couvre d'une autre image, fait semblant de ne pas être une merde, en se traînant, comme une merde, hors de la cuvette des chiottes... Mais une merde reste une merde, qu'importe qu'elle soit sur un trottoir, dans une litière, sur un fauteuil de ministre... Une merde ne change pas sa nature selon sa position géographique. Elle sera plus ou moins séchée, plus ou moins consistante, mais elle restera une merde, même en la broyant et en la mélangeant dans un pot de Nesquick...

Parfois, j'ai envie de me chier dessus, juste pour confirmer à la masse du monde que je suis une grosse merde. J'aimerais qu'eux aussi, se chient dessus à leur tour, pour que chacun prenne conscience de qui il est et de ce qu'il fait. Tout ça parce que finalement, nos agissements, notre mode de vie, ne valent pas mieux que le fait de se chier dessus. Oui, on le mérite, on mérite de se chier dessus, on mérite qu'on nous chie dessus, on mérite de vivre dans un monde scatophile parce que finalement, il l'est. Il ne se sent différent que parce qu'il fait semblant de ne pas l'être, parce qu'il se déguise en quelque chose de propre, alors qu'il n'est qu'un amoncellement de sédimentations fécales. Voyez la merde que nous faisons, voyez la merde que nous sommes et en assumant cette fonction, ce statut, peut-être que vous aurez envie d'en changer, de changer.

La prise de conscience de sa condition est la première étape qui mène à l'engagement contre l'absurdité d'une société, qui nous y a menés...à cette absurde condition.

 

Ma poésie : 

La poésie est autre chose qu'une mélodie de courbe sur des douceurs (phrase issue du livre de jean Genet, "la dame aux fleurs".)
la poésie peut aussi être la ligne droite vers la rancœur
des chemins escarpés vers là où on ne va plus
raclant chaire étoilé, élargissant notre cul

la poésie va partout même là où on en a pas envie
exprime les sentiments, les beaux, les pires qui nous maintiennent en vie
envie d'extraire notre intérieur sans forcément que ça fasse mal
mais à sortir ses tripes de soi, il arrive parfois qu'on s'emballe

cent balles que je peux vous faire du triste et même que je peux vous faire du beau
et si parfois mes mots m'irritent, j'en partage les démangeaisons
mangez ma folie et mon vice à vous en remplir un charter
ici seuls quelques mots se glissent, évoquant un monde de misère

ma poésie à moi t'emmerde, inquisiteur conventionnel
si j'ai pas honte de faire de la merde c'est que je la remets à sa place
tout sert la créativité et si j'en ai mis dans mes selles
c'est juste pour mieux vous faire chier, évoquer la source de vos angoisses

si vous en taisez tant le mot, c'est que vous savez ce que valent vos merdes
cachez sous vos beaux oripeaux (faux or), votre maîtrise du vocabulaire
ne donnent pas à vos texte un fond, même si on y met de la lumière
on ne fera que tourner en rond, reconnaissance, argent, cimetière.

 

J'ai donc développé dans mes théories et dans mon travail de soi-disant artiste, quelques théories prenant pour symbole, la merde...Quelle soit la mienne, la votre, la vie… Si les nations ont leur drapeau, les religions leurs reliques et les esclavagistes modernes leur néo libéralisme, mon symbole à moi, se résume d'une image, celle de la merde. La merde je l'aime, parce que vous ne l'aimez pas et plus vous ne l'aimez pas, plus je l'aime. Mais croire que vous ne l'aimez pas n'est en fait qu'une chimère, puisque, comme moi, vous l'aimez comme votre enfant quotidien, digne conclusion de votre grossesse digestive perpétuelle.

 

La théorie du seau de merde à la gueule :

Quelle peut-être l'utilité de chier dans un seau de merde pour le balancer à la gueule des gens qui font de la merde sans le savoir ? Moi même, je fais parfois de la merde et j'aimerais que quelqu'un me balance un seau de merde à la gueule pour me le rappeler. Pourquoi la merde, pourquoi pas autre chose, pourquoi j'axe souvent mes pensées sur des délires scatophiles ?

 J'aime la merde parce que la société ne l'aime pas, elle est moche, elle pue. La merde est un beau symbole, c'est ce qui est rejeté par nous, ce que notre corps n'a pas voulu. La merde est marginale, on veut l'évacuer, mais elle revient toujours parce qu'on l'appelle de notre bouche. On l'engouffre, on la digère et on l'évacue à nouveau, dans un cycle sans fin ou l'on transforme quelque chose que l'on voulait en quelque chose que l'on ne veut plus.

J'aimerais faire une performance, chier dans un seau et le balancer à la gueule des personnes qui nous font bouffer de la merde. Ils sont nombreux, ces gens qui nous font bouffer de la merde, il faudrait beaucoup de seaux et beaucoup de merde. Pourquoi, un seau, pourquoi ne pas leur chier à la gueule directement ? Simplement pour des raisons pratiques, avec un seau, on vise mieux, on n’est pas obligé de chier sur place, on peut se donner de la peine pour faire une belle crotte en relief, c'est plus sympa.

Il y a certaines personnes qui "se foutent de la gueule du monde avec une sorte de crédibilité...", ceux là, je leur réserve mes seaux... Ce sont de grosses merdes, je ne vois  pas ou  se trouve le problème d'y rajouter la mienne par dessus. Eux, ils chient bien sur les autres à longueur de journée, ils n'ont pas plus de légitimité que moi pour le faire.

Un récipient, le seau est vide, quand on chie dedans, il est rempli de merde, qu'est-ce qui vaut mieux ? Si vide vaut mieux que la merde, alors, mieux vaut que les gens qui fassent de la merde et surtout, nous la font subir, s'abstiennent. S'ils ne s'abstiennent pas, moi non plus et je ferai cette action symbolique de chier dans un seau et de leur balancer à la gueule. Voilà !

 

Alors tous le monde fait sa merde et j'ai donc décidé de m'en octroyer le droit, tout comme se l'accordent les portes étendards de la culture élitiste privilégiée. Je m'accorde le droit de partager ma merde. Ma légitimité à le faire ? Aucune, car je me fous de ma légitimité, je me fous de la légitimité, vous ne pouvez pas contrôler mon cul, car vous n'êtes pas des cancers colorectaux, sauf rares exceptions. Dans ce cas, c'est moi qui décide d'étaler ma merde en public et si la simple raison pour moi de le faire est que ça me fasse plaisir, alors je le fais. Mais hélas, ça n'est pas la seule raison, même si mon petit plaisir personnel de faire chier le monde en est une chose fondamentale...En réalité, la merde n'est qu'un symbole pour représenter autre chose, de bien plus global que la discophilie dans nos sociétés contemporaines. Bien des humains sont pris pour des merdes et bien des merdes pour des humains, à tel point qu'on a parfois du mal à faire la différence. Le message altruiste et philanthrope que j'aimerais semer, est que j'aime tout le monde, les merdes, les humains et les merdes humaines...

 

Normalisez le caca :

"Si j'existe sur cette terre, c'est pour normaliser le caca."
Le "caca", c'est une façon gentille de dire "la merde", parce que même en luttant, on peut rester gentil...Un car de CRS osera moins charger une manif de clowns.

La merde, c'est le rejet, la croûte du fromage, tout ce que le bon n'a pas voulu, a mis à l'écart, marginalisé. Normaliser la marginalisation ne serait pas aussi stupide que le reste, déjà normalisé ?

Non, parce que quand tout est normal, rien ne l'est. Le normal ne peut exister que par rapport a une comparaison avec un anormal. Si plus d'anormal, plus de normal, si plus d'enfer, le paradis perd son essence d'être, car plus de culpabilisation, de purgatoire nécessaire, de danger de ne plus y être... Le paradis serait partout ou nulle part...Si on normalisait la condition d'homosexuel, encore marginalisée dans notre belle société à bien des égards actuellement, il n'y aurait plus de norme entre hétéros et homos. Tout serait normal donc rien ne serait normal, puisque la normalité en la matière n'existerait plus. Et c'est pareil pour le reste...

Si j'existe sur cette terre, c'est pour normaliser le caca, quelque chose qui pue, que l'on rejette, qui est tabou, qui gêne et qui pourtant fera toujours partie de nous, de la vie, du moins, tant que l'on mangera. Alors, n'est-il pas absurde de contempler le début d'un repas et d'en omettre la fin ? On lève le rideau, on applaudit et l'on oublie la fin du spectacle ? Dans ce cas,  fallait rester chez vous têtes de nœuds, ne pas venir au spectacle...On s'est trompé, on a cru et puis non, rien. Voilà la vie sans goût.

Le caca, lui, a du goût, au moins ! Vous devriez goûter comme c'est fort, vous vous en souviendriez ! La vie, c'est comme le caca, quand on y goûte, on s'en souvient, sinon on reste chez soi, on ne fait rien et un jour, on se rend compte que notre vie n'a aucun sens, dans un monde ou les vies autour n'ont pas plus de sens, un monde du non sens... Et c'est trop tard. Avant qu'il ne soit trop tard, avant de faire comme d'autres qui meurent sans vivre, goûtez à votre vie !

Moi si j'existe sur cette terre, c'est pour normaliser le caca...Et vous ?

 

En résumé, le jour où l'on considérera tout le monde comme des merdes, on ne fera plus de différences, différences légitimées par un univers culturel cloisonné et absurde, fondamentalement injuste selon qui l'on est et ou on se trouve. Normalisez tout et il n'y aura plus de norme. Pour tuer la normalité, il faut que tout devienne normal, tout ou un maximum de choses...On peut être ouvert au niveau artistique, sans toute fois cautionner certains messages...Comme par exemples les messages élitistes déclamés par notre culture élitiste, composée de petits bourgeois ou de gros snobs les voyant comme modèles... Des gens dont le mépris pour les gens qui ne seraient pas inclus dans le réseau de leur caste, est aussi grand qu'est étroite leur vision du monde.

Les autres, ceux que l'on maintient souvent hors de tous ces codes culturels, parce qu'ils sont ce qu'ils sont, sont une de mes très bonne raison de diffuser des messages, de vulgariser cette culture élitiste, en tentant d'en montrer tout la vulgarité par le vulgaire vecteur que je suis en la matière. Il s'agit donc également de vulgariser cette culture élitiste et la remettre à sa place au milieu de tout un tas d'autres cultures auxquelles nos amis bourgeois n'ont pas eu l'idée de faire une place dans leur monde de richesse économique.Contre les détenteurs du capital culturel, il y a la culture vulgaire, la culture de merde, celle que je défends ici.

 

Marcher dans la rose : 

 

Les précaires, à côté de nous, tous les jours. Des compagnons de route, des collègues, parfois des copains, des amis : des sacrifiés, que personne ne veux plus voir, mais qui t'aident chaque jour à marcher dans la rose pour adoucir la merde dans laquelle tu t'accommodes...

Cette phrase n'est pas de moi, mais est criante de vérité et à cette utilité de semer un message universel : "marcher dans la rose pour adoucir la merde dans laquelle tu t'accommodes...". "Alors, toi l'homme, la femme de la classe moyenne, heureux(se) de ta situation confortable, te permettant d'assouvir tes besoins de consommation matériels, tout en consumant souvent ce qu'il te reste d'humanité, je te souhaite de côtoyer la précarité, l'exclusion, la ségrégation et l'injustice. Te croyant à l'abri dans ton monde normé parfait, je te souhaite de te faire déranger dans ton sommeil par la violence d'une société, qui par quelques escaliers d'offices, sera monter te rendre visite, faisant grincer le sol et les portes pour te sortir de ton doux sommeil. Vois cette masse anonyme, tantôt normalisée, tantôt cachée dans sa honte de ne pas être comme toi, confortable, tantôt mis au ban du monde "comme il faut", mais toujours présente, partout. Vois-la, côtoie-la et tu sauras que cette précarité te concerne, qu'elle concerne tout le monde car elle peut aussi venir chez vous, dans votre sommeil...Et un beau matin, vous serez comme eux sans l'avoir vu venir. "

C'est un message pour ceux qui sont du bon côté de la barrière, pour ceux qui sont du mauvais côté et qui voudraient la sauter...Ça ne sert à rien, il y a de la merde des deux côtés, de l'un, de la merde, de l'autre, de la rose de merde, bref, que de la merde. Cassons cette foutue barrière, ce foutu cloisonnement, libérons nous de cette connerie du "plus que" et de la propriété des "bonnes façons d'être". Si la précarité existe, soyons tous précaires et si la richesse est une vertu, alors soyons tous riches. Il suffit de le vouloir et d'oublier leur monde de merde, fait de barrières, cloisonnements et stupidités.

Ces gens là, les miséreux, les précaires, sont des gens en trop dans ce système, veut-on bien nous en faire éprouver le sentiment. Ils sont tout juste bon à consommer les soupes populaires de masse que l'on mitonne pour les incultes. Ils sont ceux que l'on aime à maintenir assez loin des codes bourgeois, loin de la culture noble..Ils sont la cinquième roue du carrosse, celle dont on ne parle pas, mais qui sera bien utile en cas de nid de poule trop prononcé. Une roue que l'on garde sous le coude au cas où l'on en aurait besoin. En attendant, on se fait du fric avec...

 

La cinquième roue du carrosse :  

 

Un homme me dit : 

"Quand je dors, j’entends toujours une phrase qui me dicte « la cinquième roue du carrosse », alors qu'il n'y a pas de cinquième roue du carrosse, à moins d'aller chez le forgeron pour la faire réparer...Mais on ne peut pas aller chez le forgeron car si la roue est cassée, on reste immobilisé".

 

Alors j'ai dis à cet homme qui parlait jusque là, qu'avec les quatre roues, on peut bouger, on a pas besoin de la cinquième pour cela...Il me répondit, "à ce moment, c'est une cavalerie", comme étonné par le fait qu'il pouvait se faire porter par les quatre roues conventionnelles, pour réparer cette cinquième roue du carrosse, brisée, qui l'empêche d'avancer.

 Cet homme est la cinquième roue du carrosse, mise de côté, brisée par sa marginalisation, ne voyant que le système commun des quatre roues, fondement de la norme sociétale, comme un facteur d'exclusion. Mais le carrosse est à tout le monde et tous devraient pouvoir s'en servir pour avancer ou bon leur semble. Les cinquièmes, sixièmes ou soixante quatorzièmes roues du carrosse pourraient se faire elles mêmes transporter par le carrosse, pour aller se faire réparer chez le forgeron, ou pour faire autre chose que de vouloir se normer aux formes des quatre roues dont on privilégie l'utilisation...Les cinquièmes roues du carrosses peuvent se foutre du carrosse et parcourir seules leur chemin, aidées d'une bonne âme les redressant pour leur faire parcourir les pentes jusqu'à ce que l'équilibre se perde et que quelqu'un d'autre vienne à redresser la roue, pour qu'elles parcourent un autre chemin. La roue peut aussi rester là et fleurir les jardins, l'âme sereine d'avoir trouver un endroit où elle est bien...

La société tend à exclure, marginaliser, voire nier l'existence des cinquièmes roues du carrosse, qui ne vont pas avec le système normé des carrosses ordonnés, allant dans les directions ennuyantes, dictées par le sens commun...Je dis que les cinquièmes roues du carrosses doivent se libérer de la vindicte du système qui les a culturellement banni et qui leur fait tout de même croire, que seul lui est une référence pour elles. 

 

J'ai moi même été confronté à ce choc culturel, ayant fait des études chez les bourgeois, tout en venant d'un monde de prolo. J'ai donc acquis une certaine maîtrise, très imparfaite certes, des codes de l'élite culturelle. J'ai été confronté à la manière dont cette caste agit, réagit et fonctionne. En plus de mes envies de gerber, cela m'a donné du grain à moudre, du grain plein de fibres facilitant le transit intestinal, qui me permit de digérer cela, plutôt que de le déglutir aussitôt ingéré.

 

La culture : la chanson : https://www.youtube.com/watch?v=KBrf7UAjz1k

 

Je me souviens quand on m'a dit que la culture c'était pas pour moi
je me souviens quand on m'a dit que les fautes d'orthographe je faisais que ça
fautes de syntaxe, de grammaire et surtout de balais dans le cul
je ne respectais pas la bonne norme du sens commun que l'on croit dû

Moi j'emmerde la langue française qui n'est maîtrisée que de certains
Moi je voudrais que l'on me comprenne et pas seulement que quelques-uns
je sème aussi des messages à ceux qui n'ont pas de capital culturel
qui font de la culture autrement que ce qui dans notre société paye

La culture je lui chie dessus
La culture je lui chie dessus
La culture je lui chie dessus
La culture

La grande famille du cinéma c'est une famille voilà le problème
je voudrais qu'elle s'agrandisse un peu pour qu'on ait le droit de faire pareil
à ceux qui font de la merde chaque jours qu'on nous impose à la télé
s'approprient les jugements de valeur des vernissages et des musées

institutions élitistes du capitalisme culturel
cloisonnement économique de ceux qui établissent les règles
on devait suivre comme des moutons mais je ne suis pas un ovidé
j'écris comme je pense en faisant le choix de ne pas vouloir vous respecter

La culture je lui chie dessus
La culture je lui chie dessus
La culture je lui chie dessus
La culture

Longtemps je me suis laissé juger par les gens de la science infuse
de la bonne rationalité qui massivement dans l'art se diffuse
et tous s'approprient ces notions quitte à se méprendre fortement
bouchent toute la créativité sortie de ces normes sans fondement

Écrire, dessiner ou jouer devrait se passer de ces inquisiteurs
qui croient aux règles à donner pour que l'art reste un bon payeur
vos lois je les refuse en bloc, mon esprit de contradiction
vous désappointe et je m'en moque, je vomis sur vous et votre prison.

 

il y a des gens qui trouvent normal d'avoir du mépris pour les autres
car c'est la vie qui est comme ça, c'est toute leur vie, c'est pas leur faute
à trop courir la différence, on finit par trop ressembler
à la culture de la révérence, au cloisonnement des possédés

et malgré eux, inconsciemment, ils se trouvent entre gens comme eux
à s'approprier leur science et la garder les rends heureux
conservateurs du patrimoine, ils sont les seuls gardiens du temple
aiment à savoir qu'il n'est qu'à eux, quand ils possèdent les autres contemplent

Déjà sympa qu'ils font l'effort ils s'outrent qu'on puisse en demander plus
en s'inventant de nouveaux codes que l'on maîtrise sans qu'ils valident
si l'art est une question de mot,  je vous le laisse et je dis que je fais de la merde
j'aurais pas besoin de votre permission pour pas vouloir suivre votre guide

 

A chaque fois que je viens à traiter le sujet de nos élites culturelles, la chose n'est pas des plus réfléchie, c'est un besoin de me décharger, une réaction anatomique de mon corps, qui bouffant cette merde au quotidien, ne peut l'empêcher de la faire ressortir, m'évitant par la même occasion, quelques occlusions nerveuses.

 

Le cigare au bord des lèvres :

J'ai le cigare au bord des lèvres
et je sens que je vais pondre ma saucisse puante,
qui connaîtra enfin le soleil d'elle même et pas seulement par ce que j'ai bien voulu lui en faire croire, à du soleil, en mon fort intérieur.

J'ai le cigare au bord des lèvres, je me retiens, mais je ne tiens plus et l'idée de me lâcher enfin m'aura prise comme une envie de chier, pour que cette histoire finisse sur une pâle cuvette, un trône anonyme, pour un roi inconnu.

J'ai le cigare au bord des lèvres et j'enfante ma digestion comme la fin d'un spectacle, où la vie fût activée en un ballet de cellules qui se sont agitées, pour que ce qui devait continuer sa course, la continue, pour que ce qui devait rester reste et pour que le reste circule de façon aléatoire dans les flux sanguins, prenant la forme de triglycérides, cholestérols et autres gamma GT...

J'ai le cigare au bord des lèvres et il serait bien commode que je le laisse ici, incommodant le monde de mes expirations anales. L'extirper dans des endroits qui conviennent, caché à la face du monde, pour qu'il ne voit pas mes propres créations. Il ne devra voire que mes imitations de gestes convenus, qui conviennent pour se conformer aux normes en vigueur, dans la masse des culs bouchés par des cigares trop longtemps retenus.

Les culs se coincent et à trop garder les choses en soi, la croûte se forme, l'occlusion se crée et les ampoules ne suffisent plus à empêcher la bifurcation des voies de sorties naturelles, aux voies d'entrée de substitution. C'est comme cela que l'on entend les discours fécaloïdes actuels. Si l'on allait vérifier, on constaterait que leurs auteurs ont tous la croûte au cul, l'orifice bouché et qu'ils ne peuvent plus faire autrement que de sortir leurs merdes par la bouche. Quand ils parlent, il défèquent, parfois, leurs discours se font trop proches de nous et on a l'impression qu'ils tentent de nous faire bouffer leurs merdes, de nous chier dessus.. Alors, mieux vaut ne pas rester là, à moins qu'on aime ça, qu'on finisse par aimer, par s'habituer...

J'ai le cigare au bord des lèvres et je l'évacue donc, je tire la chasse et donne ma chiasse à la nature. Libérée, elle viendra faire son office, en sédimentant le passé, pour qu'il devienne le présent et nombreux nous ferons pareil pour construire notre avenir, qui reposera sur nos merdes.


Et dans la même trempe, en conclusion de ce chapitre consacré à la merde que je mets en avant ici, je voulais expliquer, d'un point de vue plus personnel, ma démarche fécaloïde..

 

Le cycle de la digestion : 

 

Quand on a fait de la merde et qu'on arrête d'un coup, on se sent vide, plus occupé qu'on est à nos défécations, défections de raisons rationnelles, absurdes constantes d'inconsciences éternelles...Et parfois non, car l'infini n'existe pas plus que les limites absurdes. Seul nous subsistons et les choses subsistent telles qu'on les vit, selon nos vies, nos envies, nos mensonges, nos tromperies et nos vérités inconcevables... On ne les conçoit comme aliénantes de notre esprit manipulé, de nos frustrations digérées et dégluties, que lorsque l'on défèque cette merde, qui parfois nous soulage, parfois nous fait tourner la page, nous menant vers la fin du livre qui nous traverse... Bateau ivre qui vogue sur une rivière trop étroite, en eaux peu profondes...Coquille de noix qui y flotte, parfois s'arrête, parfois repart, lorsqu'elle se décoince de derrière le rocher qui a stoppé sa course jusqu’à la mer. Certains n'iront jamais, d'autres si... Que d'embûches pour arriver là bas, mais le courant y va fatalement. Faut-il se laisser flotter au gré de celui ci ? Fabriquerions-nous quelques philosophies qui nous aident à en être libres ?

 

On peut parfois digérer longtemps, ça peut durer 6 mois...Et fatalement, on voit la merde arriver, la fin du spectacle, d'un cycle et on remange et on rechie, c'est comme ça, c'est la vie...A nous de vouloir lui faire dire quelque chose, à nous de lui donner un sens plutôt qu'à un courant...

 

B/ GUSTAVSON n'est-il qu'une merde ?

 

A cette question, je serais tenté de répondre oui ! Mais analysons plus en profondeur ceci, avec la merde, ça vaut toujours le coup ! 

 

Alors ce Gustavson, à part de parler de caca à longueur d'articles et de chansons, qu'est-ce qu'il fait, à quoi il sert, qui est-ce ? Des questions auxquelles il convient de répondre ici, bien que j'ai conscience que la plus part des gens s'en foutent et je ne peux que leur donner raison, puisque la plupart du temps moi aussi. En voilà une chose chiante, se situer, se définir dans une case que l'on situera par rapport à d'autres cases, dans un monde quadrillé de cases ou les gens frappent dans les murs, de haine d'y être enfermer et de frustration de croire que cet enfermement est une fatalité. Résumer Gustavson à la merde, c'est quelque peu insultant pour la merde, elle n'a rien demandé, certainement pas à ce qu'on la compare à un pauvre type qui n’a rien trouvé de mieux que d'écrire des textes pour lui faire oublier sa vie de merde...Finalement, Gustavson n'est-il pas le personnage exutoire d'une personne réelle qui serait moi même. Une excroissance d'une personnalité banale et isolée, déprimée et énervée par le monde qu'elle subit et avec lequel elle est trop rarement en accord. Le Gustavson n'est-il pas un réflexe de survie pour ne pas se laisser endormir par une vie morne que l'on a concocté pour nous ? J'ai un jour constaté que le Gustavson était chez moi, mais il est aussi chez vous. C'est bien, c'est mauvais, c'est juste ou faux, mais c'est là, cet esprit de révolte, cette propension au râlage, aux coup de gueule, à la mauvaise foi parfois, est en chacun de nous. A chacun d'exploiter son incapacité à rester passif, sa manière de tracer ses propres chemins à travers la lande, comme il le souhaite, pour l'instant, c'est GUSTAVSON qui le fait pour moi....

 

Papa, c'est quoi un GUSTAVSON ? :

 

Au début, je me suis dit, ma vie c'est vraiment de la merde. Je travaille la plupart du temps et je n'aime pas ça. Ça m'ennuie parce que c'est ennuyant de plier des feuilles en 3 pour foutre des lettres dans des enveloppes. C'est stressant de surveiller des gamins psychosés par leur vie de merde due à leurs parents psychosés qui ont eu une vie plus merdique encore. Le stress et l'ennui, ça fatigue. Alors, le peu de temps qu'il reste, on se repose dans un univers rassurant où l'on s'invente des habitudes pour oublier qu'on se fait chier. Je me suis crée un programme débile pour débrancher mon cerveau et oublier ma vie de merde. Avant, je me défonçais la gueule, après je regardais la télé, je ne sais pas ce qui est le plus malsain entre les deux. Je ne regardais pas les émissions intéressantes, mais le catch et les séries débiles, puis je dormais et je travaillais le lendemain.
Bref, je ne faisais rien, je travaillais et je me reposais du travail, je ne voyais personne mis à part mes collègues de travail, qui étaient comme moi, livides, insipides et frustrés. Une vie qui n'a pas de sens, la vie de tout le monde.

Alors je me suis dis, si je continue comme ça, je risque d'en mourir. Si je continue comme ça, en mourir est encore le mieux qu'il puisse m'arriver. Mais je suis encore presque jeune et je n'ai pas envie de mourir tout de suite, pas avant d'avoir donné à ma vie un sens, une raison d'être. Alors, il a fallu que je trouve ce sens.


J'ai cherché ce que j'aimais faire et je n'avais pas l'embarras du choix. J'aime me branler, manger, chier et faire de la musique. Alors je ne connais pas les bonnes adresses pour faire du X, je ne suis pas un grand cuisinier, la scatophile n'est pas encore appréciée à sa juste valeur par les masses...Donc, il ne me restait que la musique, alors j'ai fait ça.
Si j'étais bon en saucisson, j'aurais fais du saucisson, là ce fut la musique (et encore je suis loin d'être doué pour ça), ce n’est pas plus sacré ni plus noble que le saucisson, c'est juste autre chose.


Je fais de la musique et je n'en écoute pas. J'écris et je ne lis pas. C'est pas fait exprès, un résidu de ma culture beauf prolétarienne certainement...Chez nous, la culture bourgeoise, c'est pas forcément le truc super accessible. Tout ça me donne une originalité parmi des zicos super influencés par tel ou tel...


On m'a dit que le quotidien, les sujets de société que j'évoque, tout le monde connaît. A quoi ça sert de dire quelque chose qu'on sait déjà ?
L'intérêt selon moi, c'est que je donne mon avis sur ces choses, que je les raconte à ma façon. L'intérêt c'est mon avis, c'est moi. Je trouve que mon avis n'est pas assez mis en valeur et j'ai envie qu'il le soit plus, pour ceux qui ont le même ou pas, mais surtout pour moi. Le monde et son fonctionnement m'énerve et j'ai envie de le dire à ma façon, d'expliquer pourquoi il m'énerve et je pense que mes analyses peuvent être intéressantes, au moins pour moi, voilà l'intérêt de ce que je fais.

Alors je me suis lancé. On m'a dit qu'il fallait que je fasse des concerts. J'ai toujours pensé que, vu ce que je fais, que le plus efficace serait de balancer une vidéo pour faire un buzz sur le net, c'est la mode en ce moment...La diffusion de mes idées est un truc qui me botte. L'aboutissement de ce que je fais est visuel. J’écris d'une façon imagée, je vois ce que j'écris, ce que je raconte, j'ai un clip dans la tête sur toutes mes chansons, mais, hélas, je n’y connais rien en vidéo.


On m'a dit, fait des concerts pour te faire la main, voir comment les gens appréhendent tes chansons. Alors j'ai fait une vingtaine de concerts en un an, j'ai même crée un groupe, puis un autre, pour jouer sur mes chansons avec une musique plus élaborée. Tout ça, c'est de l'expérience, ça m'a appris à jouer devant des gens qui s'en foutent sans me démonter, devant des gens qui aiment en me faisant prendre plus de plaisir, créer une interaction avec eux, prendre cette énergie, l'apprivoiser et m'en servir. J'ai pu passer le cap de la timidité, acheter du matos de musique, orchestrer, chanter mieux, jouer mieux, interpréter mieux...Et puis ça m'a fait voir des gens, m'adapter à la vie de groupe, voir les mêmes têtes toutes les semaines...Avant ça m'arrivait jamais ça. Humainement c'est intéressant, j'ai l'impression d'être un peu moins ours.

Mais faire des petits concerts, ça m'aidera pas à faire ce que je veux vraiment. C'est un peu comme si j'étais dans un club de foot que j'avais entraînement (repet) la semaine et match (concert) le week-end. Quand on vient de la dernière division des bouseux du trou du cul du monde (D3 départementale pour ceux qui connaissent), on aura du mal à monter des échelons comme ça (ligue 1). Et imaginez le nombre de culs à lécher et les dents qui rayent le parquet qu'il faut pour ça !

C'est bien d'avoir fait des concerts mais je reviens à ce que je pensais au départ, il me faut un aboutissement visuel. J'ai fais un blog, un support. Il y a aussi la chaine Youtube "gustavsongs" avec de pauvres vidéos de chansons filmées avec un camescope pourri et une mise en scène aussi simpliste que honteuse. Pas grand chose au final.

 

C'est d'ailleurs pour faire autre chose que j'ai quelque peu ralenti ma rédaction d'articles (600 en 7 mois). Je commence à organiser les idées du blog en écrivant cet ouvrage. J'ai aussi des tas d'autres projets artistiques plus visuels, après quelques projets de clips avortés, j'espère avoir l'occasion de finaliser un jour. Pour ça hélas, il faudra que je collabore avec d'autres personnes, et j'ai vraiment du mal à supporter les gens, qui me le rendent bien, ayant bien conscience que je dois être encore plus insupportable qu'eux.

 

Après avoir commencé par la musique, j'ai vite trouvé un attrait grandissant pour l'écriture non musicale. J'écrivais déjà un peu, mais lorsque j'ai ouvert mon blog, ma production à littéralement explosé. Ce blog m'a beaucoup apporté, il m'a permis d'exploiter un maximum d'idées, qui me seraient simplement passée dans la tête sans. Les paroles passent, les écrits restent, les pensées sont frivoles. Le fait de les écrire, de les pérenniser, permet de mieux les organiser dans sa tête, de partir sur des bases solides et traçables, si l'on a besoin de les faire évoluer. Ce blog m'a bien servi, il a servi à d'autres et ne sert pas à la plus part des gens. Dans tous les cas, on m'a souvent posé la question de l'utilité de celui-ci...

 

Il sert à quoi ton blog ?

 

Voilà une question sincère que m'a posée un lecteur. Il m'a demandé quel était mon but, dans cette rédaction frénétique anti système...

 

Est-ce que je me fais ma petite psychanalyse publique perso ? Est-ce que je me défoule de toute la haine et la frustration que je peux accumuler dans une journée banale d'esclave, pas si différente de la vôtre ? A ce moment là, pourquoi ai-je l'insolence d'étaler ici mes états d'âmes en public, alors que tous les autres ont aussi leur propres états d'âmes, qui ne sont souvent pas les miens. Par pudeur, timidité ou simplement manque d'envie et d'intérêt, ils gardent leurs analyses et leurs sentiments pour eux et leurs proches...Ce qui est parfois dommage et parfois pas plus mal.

 Mon but dans ce blog, est d'étaler mon avis en public. J'ai vu et entendu beaucoup d'avis émis et j'aurais aimé y voire le mien plus souvent. J'aurais voulu voire mes opinions, mes idéologies, mieux représentées dans notre belle société, une volonté certainement "toute personnelle". Comme elles ne le sont pas assez à mon goût et que ça m'énerve, il a bien fallu que je me résolve à agir sur la question. Alors avec mes maigres moyens, je tente de disséminer mon avis, aussi souvent que possible, en place publique, en étalant mes idées en chanson lors de mes concerts et en écrivant sur mon blog.

 Alors oui, je ne suis pas un rassembleur, il y en aura qui seront d'accord avec moi sur la plupart des sujets et d'autres qui ne seront- pratiquement jamais d'accord. Ceux là, je ne les convaincrais pas du bien fondé de mes avis, je risque plutôt de les énerver ou de générer leur mépris à mon égard et à l'égard des idées que je défends. Évidemment, je m'y prends mal avec eux, je veux les faire réagir, mais je ne le fais pas d'une façon positive...Ceci parce que je suis certainement encore trop énervé moi même, par rapport à l'ordre des choses global que l'on subit, pour prendre plus de distance par rapport aux conditions de chacun et ainsi être plus concilient. En attaquant les gens de front comme je le fais, on obtient très rarement leur approbation, c'est logique. Alors oui, c'est dommage, mais pour l'instant, je n'arrive pas à faire autrement et c'est sûrement une faiblesse de ma part.

 On m'a dit que certains de mes sujets, faisaient tout un foin de choses qui n'étaient pas si grave...Là-dessus, je peux affirmer que tous les sujets que j'ai traité de façon grave comme le nucléaire, la cruauté envers les animaux dont l'homme fait parti, le fascisme, la passivité face à l'insoutenable ou autres..Sont réellement des sujets graves, qui méritent un tel traitement, selon moi. Je soutien que beaucoup sont bien frivoles face aux cruautés qu'ils cautionnent souvent passivement et dont ils ont, de ce fait, une certaine responsabilité. 

 On m'a même dit que je fonctionnais selon certains principes propres à Michael Vendetta...J'ai trouvé ça drôle, mais pas dénué d'intérêt. En effet, malgré toute la connerie de son discours de fond, Michael Vendetta à cette qualité qu'il tente avec culot, de remettre en cause un système établi, celui du show bizz. Évidemment, comme son fond est pourri, sa finalité, se faire une place au sein du système qu'il remet en cause par son attitude culottée et insolente, est tout aussi pourrie. Ce mec a donc pour but de s'octroyer un certain pouvoir personnel...Ce qui n'est pas mon cas. Je n'écris ni pour l'argent, ni pour la reconnaissance. Je me fous d'avoir de la thune ou que l'on sache qui je suis. J'écris pour la publication de mon avis, que je veux voir plus représenté, pour amener à d'autres types de réflexion sur certains sujets. Ceci, je le fais pour mon bien être personnel et également parce que je ne suis pas le seul à avoir ces avis et que j'imagine que d'autres en seraient friands. L'avis est plus important que le fait que ça soit le mien, bien que j'ai bien conscience que si ça n'était pas le mien, je n’aurais pas l'idée de le diffuser.

 Voilà Gustavson n'a pas de projet précis, pas de but précis, pas de plan de carrière. Gustavson est simplement un pauvre esclave de merde comme vous, qui donne son avis sur tout ce qui suscite son intérêt...Et parfois le vôtre.

Si ça vous révolte que j'écrive un blog, ne le lisez pas, c'est l'avantage ici...Le révoltant n'est pas imposé. Je ne suis pas la société, je ne donne pas d'ordres..

 

Ces gens là, les gens que ça révolte que je puisse exprimer mes idées en public, s'ils en avaient le pouvoir, m'interdirait de la faire. Leurs attaques furent nombreuses et régulières, comme je ne suis pas fais de bois, leur fréquence me fit parfois douter et c'est bien normal. Qui ne doute pas est con, c'est bien connu, mais n'oublions pas que qui doute, peut tout aussi bien être con quand même ! 

 Il m'arrive de l'être, il m'arrive de l'être moins certains jours. Parfois je suis à côté, parfois, j'ai l'impression d'être à côté globalement dans ma vie et dans ce que je fais. Je me remets alors en cause et tente de m'ouvrir à autre chose. Le blog existera toujours, des articles y seront toujours publiés, mais ceci n'est qu'une étape vers autre chose...

 

A côté de la plaque :

Alors comme ça, je suis à côté de la plaque ? C'était sympa de me prévenir !

Ô puissants esprits de la science infuse, vous m'avez laissé m'enfoncer d'un air moqueur dans mon égocentrisme patenté, issu d'une fausse rébellion, qui n'avait d'égal dans sa stupidité, que l'abrutissement exponentiel d''un égo aussi sur dimensionné qu'absurde. Oui, vous n'avez rien dit, mais vous avez regardé, tels des vautours qui attendaient de voir quel boyau de moi même j'allais engloutir à chaque nouvel article...Et vous avez fini par me voir croquer mes intestins plein de ma merde, qui giclait entre mes dents, protégé de tout dommage collatéraux que vous étiez, par la distance d'une page internet.

Oui, je suis à côté de la plaque et je vous le concède allègrement, je ne fais qu'étaler ici une frustration humaine banale, une frustration stupide qui ressemble parfois à la vôtre, mais que vous trouveriez inutile d'étaler aux yeux de tous. Je serai à côté de toutes les plaques, si vous voulez savoir, trouvez moi une plaque et je me mettrai à côté, s'il n'y a que ça pour faire parler les biens pensants. Moi j'aime vous entendre parler, c'est aussi pour cela que je me mets à côté des plaques, même si cela peut être involontaire ou inconscient parfois. J'aime entendre les voies du seigneur qui sont si souvent impénétrables et dont je fantasme d'y voir insérer quelques élans scatophiles, juste pour la couleur...

Je suis à côté de la plaque ! Je suis désolé, je m'excuses, je suis confus...Mais de quelles plaques ? Les miennes ? Les vôtres ? Vous vivez sur des plaques vous ? Des toutes petites plaques où vous vous entassez en ordre et ou le premier qui bouge un peu trop, qui est trop près du bord, se voit poussé dans le vide de l'exclusion, du bannissement, de l'infamie des plaques... Et qu'est-ce qu'il y a à côté, en dessous ? Y a t-il les rejets de tous ceux qui sont sur les plaques ? Ils y seraient déversés dans une sorte de tout à l'égout social, culturel, économique, artistique ou que sais-je encore ?

Si vous aimez les plaques, grand bien vous en fasse. Moi j'aime tout le monde, même ceux qui aiment les plaques..Sans déconner. J'aime ceux qui sont sur les plaques, parce qu'ils me donnent du grain à moudre et comme j'aime cuisiner, ça m'arrange bien...Ils aiment tellement leurs plaques, qu'ils s'en sont fait un monde, oubliant tout le reste, qu'ils polluent de leurs rejets. Du moins, c'est ce qu'ils pensent, parce que d'autres pourraient bien penser l'inverse, c'est à dire que la pollution serait plutôt représentée par leurs plaques, par eux mêmes et que leur rejet serait la chose la plus saine qui sorte d'eux même...Chacun pense bien ce qu'il veut, même les "à côté de la plaque"...

Je vais continuer mon petit chemin, croisant des îlots de plaques de temps en temps. J'écrirai un article ou deux dessus, puis je continuerai à nager dans ma merde, jusqu'à la prochaine plaque. C'est un peu comme un voyage initiatique, comme celui du petit prince qui va de planète en planète, tout ça pour croiser des renards qui chialent...Comme Candide, qui croit qu'il est arrivé dans un pays paradisiaque nommé Eldorado, alors que c'était juste Voltaire qui s'était fait ramener un peu de Marijuana des Antilles, grâce à son entreprise d'esclaves..

Enfin bon, il est bien beau ce Blog, ça fait un moment que je suis dessus et bout du 600ème article (plus de 1000 aujourd'hui), je suis en train de me dire que j'en ai fait un peu le tour et que je me répète. Je pense que je continuerai toujours à l'agrémenter de quelques acerbes articles, ou militantes chansons, mais je vais dans les prochains temps, consacrer mon travail à d'autres formats...

Dans tous les cas, ce personnage de Gustavson m'a bien pris dans ma vie personnelle, avec quelques déboires qui ont découlé de ce phénomène quelque peu schizophrénique. Et oui, Gustavson, c'est aussi moi et les personnes de mon entourage ont eu l'occasion de s'en rendre compte.

 

Ce GUSTAVSON :

Depuis le début de la rédaction du blog, je le confesse, je me suis servi de vous, pour le bien de mes élucubrations scabreuses, graveleuses et fécaloïdes, sur des sujets tant quotidiens et personnels, que généralistes, politiques, ou à la con...

Si j'avais voulu me faire des amis avec ces quelques publications, ça se saurait ! C'est bien tout l'inverse qui s'est passé. Personne n’est à l'abri, même les gens les plus proches de moi. Une phrase de travers, un mot mal sorti, une pensée à la con et hop, un article est pondu. Du coup vous vous sentez visés, vous vous insurgez de voire vos propos déformés et vous êtes fâchés..Quoi de plus normal, quoi de plus banal...

Alors ce Gustavson, le problème, c'est qu'il est capable de se fâcher avec la terre entière, pour ne serait-ce qu'un article pondu, c'est un compulsif, un impulsif, un psychosé, un gros con de frustré, qui se défoule en écrivant de la merde sur le net... Gustavson, il est derrière son ordi, sur scène en concert, parfois dans la rue. Gustavson, il se nourrit de yaourt géant dans lesquelles il trempe des frites de 3m, il porte un slip sale sur la tête et il se chie dessus en guise d'anti-moustiques. Gustavson est un personnage fictif, au service duquel je suis et même que parfois, c'est l'inverse. Vous ne le saviez pas, mais quand vous êtes avec moi, que je suis gentil, poli, agréable, tous vos mots sont disséqués, analysés, étudiés et dès que quelque chose d’intéressant sort de vos conversations, de vos gestes, de vos attitudes, ceci est directement répété à Gustavson, qui s'en va narrer ceci dans un article du blog, ou qui en fera une chanson. 

Chaque personne de mon entourage est donc une victime potentielle de mes avis et mes opinions, exacerbées par ce double que je me suis crée, un double qui ne concède rien, un double qui n'éprouve ni honte, ni gêne, un double défouloir de ma vie frustrée par les blocages civilisationnels qu'elle subit au quotidien. Ma vie, comme la vôtre, est soumise à des normes, des règles, des façons de se comporter en société. Comme vous, cela me frustre, m'énerve (consciemment ou inconsciemment), m'inhibe, me rend con, cloisonné, cloisonnant, angoissé, angoissant...Alors, pour lâcher un peu de lest, me détendre, me défouler, dire ce que je pense vraiment, d'une manière exagérée, compensant quelque peu l'exagération inverse à mes opinions, représentant la pensée commune admise, j'ai créé Gustavson.

Parfois, Gustavson apparaît même dans la vraie vie, une fois que mes politesses ne suffisent plus, que l’agression à mon égard se fait trop flagrante. Là, Gustavson arrive et vous vous en prenez plein la gueule (mais ce ne sont que des mots...)...Heureusement, ça n'arrive presque jamais. Gustavson est en moi et hors de moi et vous aussi, vous avez votre propre Gustavson, mais vous ne lui laissez pas de place, vous ne lui laissez pas la parole, la plupart du temps..

 

Il faut aussi savoir que le Gustavson n'a jamais eu la prétention d'avoir la science infuse. Tout ce qu'il déclame n'est que subjectivité. Il affirme compulsivement un avis du moment, cet avis peut parfois changer rapidement, l'important dans cette posture est l'impulsivité, l'écriture compulsive, instinctive, qui sort d'une certaine retenue. Certes, cela peut nuire à la réflexion, mais parfois trop de réflexion nuit aussi au naturel et à la sincérité. Un équilibre entre les deux paraît donc ici opportun..

 

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7 mai 2015 4 07 /05 /mai /2015 21:43
Spécial artiste à la con : Art, argent et lèche cul du système

Suite de l'article précédent...

 

4 Économie, art et culture.

 

 

 

Toute cette culture, tout cet art, tout cet élitisme culturel, évolue dans une économie qu'il sert et non l'inverse. Ces artistes, ce milieu de l'art, sont avant tout régit par l'argent. Si ça n'était pas le cas, tout ceci fonctionnerait différemment. Argent et reconnaissance, propagande et domination, voilà les motivations principales qui font du milieu culturel et de la culture qu'il met en avant, ce qu'ils sont aujourd'hui. Rien qu'il soit impossible de changer, rien d'inévitable, juste une minorité de privilégiés qui ont trouvé dans l'univers culturel, un bon moyen d'asseoir une certaine domination.

 

 

 

A/ artistes et revenus

 

 

Revenu plafond :

Aujourd'hui, j'ai entendu parler d'un taux plafond de revenu, un peu comme un SMIC inversé. Au delà d'un certain seuil de revenu, un revenu plafond, le surplus irait à l'état, en impôts, en redistribution sociale... Le seuil de ce maximum serait évalué entre 40 000 et 50 000 euros par mois, rendez-vous compte !  Il me faut plus de cinq ans pour gagner une somme pareille et d'autres gagnent ça en un mois, soit, en 58 fois moins de temps. Ça veut aussi dire que les personnes gagnant 30 000 euros par mois ne seraient, elles, pas taxées à 100% sur leur revenus, ne gagnants pas assez...Non, 30 000 euros par mois, c'est trop peu pour être considéré comme un gros surplus issu d'une injuste répartition des richesses, aux terribles conséquences...

Si c'était moi qui décidais, j'établerais le revenu plafond à 4000 à 5000 euros par mois, c'est bien assez pour vivre dans l'opulence. Je réévaluerais le SMIC entre 1500 et 2000 euros par mois et le RSA à 1000 euros. Les tensions sociales seraient bien apaisées et il ne faudrait pas plus d'argent pour faire cela, c'est juste la même somme d'argent totale divisée autrement. Je vois tout de suite les jeunes étudiants, ne pensant qu'à étudier pour avoir un poste de cadre et gagner plus d'argent qu'un ouvrier au nom de leurs sacro-saintes études, se scandaliser. "Si on se fait chier à faire des études, c'est pour que ça serve à quelque chose, pour qu'on gagne plus qu'un ouvrier qui à rien foutu à l'école". Voilà tout le problème, l'argent est la valeur centrale de notre belle société, loin devant la solidarité par exemple... Alors je répondrais, "pendant que tu fais tes études intéressantes en te tapant  des bonasses sur le campus avec les thunes de papa maman (les étudiants salariés sont hélas rares à finir leurs études...), l'ouvrier, lui, se tue la santé à l'usine ce qui aura pour conséquence qu'il mourra 10 à 20 ans plus tôt que toi !" "Donc toi tu aura un travail plus intéressant, moins pénible et en plus, tu veux plus d'argent ?". Ah ! Vous avouerez que les valeurs bourgeoises c'est assez énervant quand on ne se les est pas approprié pour soi !

 

Et pourquoi rester à l'échelle de la France ! A l'heure de la globalisation économique, militons pour harmoniser les revenus, les niveaux de vie et les droits sociaux à l'échelle mondiale. Pas par le bas, comme le système néolibéral nous le propose. Lui agite la peur de la délocalisation pour baisser le niveau des salaires, attaquer les acquis sociaux en donnant pour modèle le travailleur chinois qui travaille pour presque rien, plus longtemps, vit sur son lieu de travail et ne peut pas ouvrir sa gueule... Bref, un travailleur plus compétitif mais aussi peut-être, plus psychosé. Quoique, on apprend qu'en France, nous avons le record du monde du pessimisme.. Alors, encore une fois, on nous culpabilise...."Vous n'avez pas honte de râler, d'être plus pessimistes qu'un Irakien ou qu'un Afghan ?"

Quand je vois comment on nous manipule, les couleuvres qu'on nous fait gober, le faitque la plupart les gobent, ces couleuvres, qu'on nous mène droit au mur et que ce système économique, court certainement à sa perte, ça me donne pas trop envie d'être joyeux. Évidemment, quand on passe la journée à éviter de se prendre des bombes dans la gueule tout en se creusant les méninges pour trouver de quoi bouffer le soir, on a moins le temps d'y penser, au système économique...
Il faut, bien sur, tendre à ce qu'un salarié chinois ait les mêmes droits, le même niveau de vie, qu'un salarié français et non l'inverse !

Alors le revenu plafond est une chose globale. En fait, ça marche pour tous, pour tous ceux qui ont des revenus. Pour cette idée, pas de niches fiscales, pas de métiers trop nobles pour se soustraire à ces quelques limitations de revenus. La richesse devrait se partager, elle devrait être partagée de tous et chacun devrait pouvoir avoir le bon sens de limiter sa volonté de richesse et donc de pouvoir. Après c’est une question de philosophie…Veut-on cautionner un monde de connards néolibéraux ou pas…Si on ne cautionne pas ce système, un militantisme pro revenu plafond paraitrait des plus opportuns…Après militer ne veut pas toujours dire réussir à imposer ses idées hélas pour certaines d'entre elles…C’est sure qu’avec les dirigeants qu’on se paye et l’idéologie globale dont ont tente de nous convaincre, le revenu plafond n’est pas près d’être imposer dans le monde, les richesses ne sont pas prêtes à être plus également répartie et des populations pauvres ne sont pas prêtes à ne plus mourir de faim parce que de gros bourges auraient eu peur de perdre de la thune en bourse.  


 

Mais revenons à nos moutons, ici nous parlons d’art et de culture. Justement, l’art et la culture regorgent d’argent, d’argent mal réparti, d’argent distribué pour pas grand-chose à des gens qui auraient su savoir se la pèter mieux que les autres…Oui, l’art et la culture ont également un grand besoin de revenu plafond.

 

Revenu plafond (seconde partie) : revenus et artistes

 

J'entends dire au sujet d'un potentiel revenu plafond, "oui, mais pour les artistes, les sportifs, les stars, c'est autre chose, c'est un autre monde, il ne faut pas de revenu plafond". A la télé, je vois Daroussin qui tente de s'expliquer sur le fait qu'il se soit fâché quand Fogiel lui à fait dire combien de thune il avait été payé pour un film dans lequel il a joué. Il explique que ça le gêne, parce que les gens ne peuvent pas comprendre, ils ne voient qu'un chiffre. Alors, j'ai envie de répondre, "espèce de gros snob, parce que t'es un acteur reconnu par les boites de prod friquées, le montant de ton salaire ne peut pas être comparé à un même montant  dont tu bénéficierais si tu ne bossais pas dans le cinéma ? Parce que t'es un artiste, que les gens "normaux", ils ne peuvent pas comprendre ? Tu comprends que les gens soient choqués quand on évoque ton salaire, mais tu trouve ça normal de le toucher pour jouer dans des films inintéressants, tranquille, pendant que les plus nombreux se tapent des boulots de merde pour un salaire au moins dix fois moindre, ou même qui crèvent la dalle?"


Et comment que si, il leur faut un revenu plafond aux "artistes" et encore plus à ces gens là ! Quoi ! Leurs croutes, leurs soupes, leurs ciseaux retournés vaudraient plus qu'une journée de travail d'un ouvrier à l'usine ? Certainement pas ! Il est tant que ces "pseudo artistes" arrêtent de péter plus haut que leur cul ! Ils polluent l'art, la notion d'artiste en voulant, à tout prix, même au prix de la créativité et de la véracité de leurs "oeuvres", se professionnaliser, amasser du pognon. Aujourd'hui, combien voit-on de grosses merdes reconnues comme art alors que ce sont de grosses merdes, sans toutefois admettre que "la grosse merde", c'est de l'art dans leur monde culturel pourri de l'intérieur. On peut dire que ce que je dis est très subjectif et relatif à mon avis personnel, ma sensibilité propre, mais ici, je parle de grosses merdes objectives, celles dont même un ragondin dirait que se sont de grosses merdes, par exemple, des films avec Daroussin en tête d'affiche...


Alors, me rétorquera-t-on, "comment faire vivre la culture ?" Les artistes ont besoin de moyens financiers pour financer leur train de vie et se concentrer sur leurs œuvres, sans se soucier du matériel. Je veux bien, mais pour ce que je vois comme œuvres à l'affiche, je trouve que la concentration se fait plus sur la promotion publicitaire que sur l'œuvre elle même. Pour les plus petits, c'est le même système. Des subventions régionales distribuées à  tire larigot à des boites de prod parisiennes pour que les élites locales se fassent mousser, en disant aux élites bourgeoises du coin, qu'ils ont fait venir des gens de Paris. Et pendant ce temps, les créations locales, la source de la créativité du lieu, n'a pas les moyens de ses ambitions. Je ne dis pas qu'il n'y a pas de créativité à Paris, ce lieu en regorge à foison. Je dis qu'il n'y a pas de créativité qu'à Paris, qu'il n'y en à pas que dans les familles d'artistes reconnus, chez leurs copains, chez les pistonnés des boites de prod. En général, les meilleurs artistes sont ceux qui viennent de nulle part, qui ont une expérience de la vie autre que celle du milieu artistique et parfois vivant ou ayant vécu dans une certaine galère. Les artistes reconnus comme tels, sont trop souvent des bourgeois en reproduction sociale, qui nous font bouffer de la reproduction culturelle, de la reproduction de codes normés, tout sauf de l'art.

 

Revenu plafond (troisième partie) : Qu'est-ce que l'art ? Qui sont les artistes ?

 

Pour répondre à ces questions, il convient de voir la façon de fonctionner des grandes institutions culturelles et du système mis en place dans la promotion de l'art. "La grande famille du cinéma", en plus de souvent être vraiment une famille avec des liens de parenté fréquents (fils, cousine, nièce, amis...), est aussi un beau système de salopards. Je croyais que ce qui se disait de ce milieu, "elle ou il à couché pour réussir", n'était qu'une légende...Pense tu ! J'ai eu la révélation d'une personne travaillant dans ce milieu, qu'effectivement, quand on est une "jeunette", qu'on arrive dans une grosse production, le réalisateur, le producteur, l'acteur connu, pensent avoir un droit de cuissage. Si pas de cuissage, pas de tournage ! En réalité, la plupart des "jeunes premiers ou premières" qu'on voit à l'écran sont passés par là. Des putes quoi ! Et les autres, des proxénètes vicelards ! Tu m'étonne qu'ils ont tous défendu Polanski, ils sont souvent pareil !

 

On est loin de l'art créatif, on est loin de ce qui représente pour moi, "des artistes", pourtant, on nous fait croire que c'est eux, les artistes. C'est pour ça que je n'aime pas ce mot, il est pollué par eux. Maintenant, je me méfie des gens se revendiquant comme artiste, la plupart sont des imposteurs, issus ou rêvant de s'insérer dans un système d'imposteur ! L'argent et l'art ne font pas bon ménage selon moi. Tout comme la propriété et l'art ne font pas bon ménage. Un revenu plafond permettrait d'atténuer les effets néfastes de cela ainsi que les effets néfastes de l'inégalité de répartition des richesses, peut-être même, qui sait, de l'inégalité de répartition du capital culturel grâce à une meilleure répartition du capital économique. Les humains sont tous humains, personne ne mérite mieux à priori.

 

L'art doit se libérer des contraintes civilisationnelles, l'art est dans l'air, on ne lui ferme pas de portes, il va où il veut, il n'est pas normé, il est l'anti norme. Il ne fait pas de privilèges de classe et s'il le fait, ça n'est pas de l'art selon moi, c'est de la merde et de la sale merde. L'art se cache là où il n'est pas reconnu comme tel, cependant, l'art n'est rien comme l'art est tout. L'art est du beau, l'art est de la merde, l'art en fait, on s'en fout ! Le vrai sujet traité ici n'est pas réellement l'art, tout ceci n'est qu'une imposture. Le sujet est le pouvoir caché dans l'art, le contrôle de ce pouvoir par une caste, un écosystème. Le cinéma, c'est reconnu comme de l'art et pourtant, c'est souvent une bande de copains qui se la pète avec leurs thunes en se faisant filmer.Voilà une exemplification du problème évoqué ici. Si ces gens là faisait leur truc entre eux, sans que cela ai de conséquences pour les autres, cela ne me gênerait pas. Mais leurs œuvres, leur sacralisation, leur exclusivité dans le maniement de ce qui est nommé "art", influe sur les autres, tend à pérenniser le pouvoir d'une caste influencé par une certaine propagande culturelle. De la même manière, si les hauts revenus de certains n'avaient pas pour origine les revenus précaire, voir l'esclavage d'une majorité œuvrant à cela, cette richesse ne me ferait que peu d'effet. Mais voilà, on vit dans le monde dans lequel on vit, ces gens là emmerdent tout le monde tranquillement, impunément. Ils nous emmerdent par leur exploitation de nos ressources, ils nous emmerdent par la propagande de leurs valeurs, leur art, leur culture, ils nous emmerdent à œuvrer à nous rabaisser constamment, ils nous emmerdent avec leur esprit de colonisateurs occidentaux qui croient tout mieux savoir que tout le monde, légitimant leur domination sur les autres, ils nous emmerdent et il est tend que cela cesse. 

 

 

B/ artistes et reconnaissance

   

S'il y a une chose en particulier avec laquelle les artistes me saoulent, c'est leur putain de droit d'auteur. Ils n'ont que ça à la bouche, leur droit d'auteur, leur reconnaissance en tant qu'artiste professionnel. Comme on dit, tout travail mérite salaire, sauf que personnellement, je ne considère pas l’œuvre créatrice comme du travail, j'ai bien trop de respect pour elle et bien trop peu pour le travail, pour considérer les choses ainsi. Il faut croire que d'autres font de l'art comme ils pourraient aller faire les 3-8 à 4h du mat...

 

Droit d'auteur : opium des pseudo artistes :


 

C'est fou ce que les gens sont attachés à leur droit de propriété en règle générale et à leur droit de propriété intellectuelle en particulier. "Ça, c'est à moi, c'est moi qui l'ai fait, tu ne touches pas, t'as pas le droit ! ". Ils pensent vraiment faire des trucs tellement exceptionnels ces gens là, qu'ils vont gagner de l'argent avec ce qu'ils écrivent ? Quelle vision alternative des choses ! Le droit de propriété intellectuelle, la SACEM...

Personnellement, quand j'écris, je délivre avant tout un message, je voudrais que ce message soit entendu, ou simplement me soulager en projetant quelques ressentis sur du papier...Qu'est-ce que j'en ai à foutre qu'on sache si c'est moi qui l'ai écrit ou pas. Franchement, tous ces pseudos écrivains qui cherchent la gloire en se complaisant dans la peur que quelqu'un leur vole leurs "soi-disant" œuvres, ça me fait gerber. C'est toujours pareil, une règle universelle ; de la peur naît la frustration et de la frustration naît la stupidité. Et bien, sur ce sujet, ces gens là sont stupides ! Une œuvre n'a pas de propriétaire, rien n'appartient à personne ! Une œuvre a un auteur, quand il la dit, la conte, la publie, la chante, elle ne lui appartient plus, rien que par le fait que chacun est libre de l'interpréter comme il le souhaite, ou comme il le peut. Quand j'écris, que je publie un texte et que, quelques semaines après, je vois ce texte repris avec un autre nom d'auteur et même qu'ils puissent gagner de la thune avec, sait-on jamais, alors je suis bien content que mon texte, mon idée, mon message soit transmis, compris et peut-être même apprécié et suivi, détesté et détourné, voir tourné en ridicule en démontrant la connerie de certaines de mes thèses rédigées en toute hâte. La reconnaissance, je m'en balance et je pense qu'il est bien dommage que plus de personnes, artistes notamment, ne s'en balancent pas de même.

 En écrivant avec moi, il faut accepter cette règle, perdre tout droit de propriété sur son "œuvre", c'est pour moi, une question de principe. Comment pourrais-je lutter contre les méfaits de la propriété et en même temps, participer à ce système. Si je veux m'estimer un minimum, c'est obligatoire ! Toutefois, n'oublions pas qu'il convient de ne pas trop estimer sa petite personne, parce que cela aussi à tendance à rendre très con.

 

Droit d'auteur et appartenance :

 

Le droit d'auteur appartient à celui qui sait écouter, voir, apprécier, interpréter, l'exaltation de la vie, ou la non exaltation de toute chose, dans toutes ses formes, par l'art. (une belle phrase bien pourrie à la mode artistique...!)
Le droit d'auteur est droit, l'essence du propriétaire. Il est bon pour ceux qui font de la merde et qui veulent la garder en propriété pour qu'elle rapporte...Ce sont des constipés de la création. Ils savent qu'ils ne sont pas créatifs et que le peu qu'ils ont pu extirper de leur esprit normé, doit leur tenir longtemps, alors ils figent et ça passe dans les diffuseurs figés, créant des yeux et des oreilles figées de ne plus avoir accès qu'à ça, les sens atrophiés par tout cet esprit puant.

Quand on crée, quand on concrétise une création, elle sort de nous et appartient à ceux qui l'interprètent, elle passe de mains en mains, d'œil en œil, se diffuse et je ne vois pas ce que l'argent doit venir foutre dans tout ça, mis à part ce qu'il sait faire de mieux, foutre la merde...

  Mais leur droit d'auteur ne leur sert que s’il vaut quelque chose. Celui-ci ne peut valoir quelque chose de financier, qu'avec une certaine reconnaissance du milieu culturel. Alors ont lieu de multiples festivals tremplins, quêtes de jeunes talents, concours de ci, concours de ça, jusqu'aux concours les plus reconnus, étalage des vaux de meilleurs race. En voici un bon exemple au sein du milieu littéraire...

 

Le prix Goncourt :

Je ne suis pas un grand possédant en capital culturel, je ne lis jamais parce qu'on ne m'y a pas habitué, puis, je ne m'y suis pas habitué moi même, les années passant. En ce moment, j'essaye et franchement, il me faut parfois 20 minutes à biter le sens d'une page de ce que l'on appelle la "haute" littérature. Le pire, c'est quand cet effort débouche sur un sens insignifiant, quel frustration ! Alors, que les vainqueurs du Goncourt ou de n'importe quel concours à la con, but ultime du faux artiste cherchant reconnaissance et pognon, soient des auteurs chiants, privilégiant la forme et la norme littéraire du moment, au fond, ça m'étonne pas trop. Chez les écrivains, il y a de grands auteurs, qu'il faudrait que je lise un jour et de gros péteux qui écrivent dans le style d'un autre, en vomissant un espèce de patchwork littéraire informe et inutile. Mon conseil de lecture : "fallait rester chez vous tête de noeuds" de Rodrigo Garcia. Le Goncourt, les concours, les prix, c'est comme la reconnaissance, l'argent, la hiérarchie, l'élitisme et la propriété, c'est de la merde. La société culturelle élitiste distribue les bons points, aux amis poulains des maisons d'éditions amies. Les uns ont la reconnaissance, les autres le pognon et tous se foutent de la gueule du monde, que ça soit conscient ou pas.

 

En résumé, de l'argent, de la reconnaissance et c'est tout. L'art ? La culture ? L'universalisation de tout ça ? Ceci ne préoccupe guère les commerçants. Ceci n'est guère plus qu'un pendant de l'économie globale...

   

  C/ le marché de l'art bien dans ses pompes...

 

 

En tout cas, toutes les conditions favorables à des spéculations financières sur l'art et la culture ont été mises en place par notre beau système néolibéral. Lorsque l'on a plein de thune et qu'on ne veut pas faire œuvre de solidarité obligatoire envers sont prochain, en payant des impôts, par exemple, il suffit de spéculer sur l'art...Malin !

 

  L'ISF ne taxe pas les œuvres d'art

 

En voilà une info qu'elle était passée inaperçue. Les œuvres d'arts ne sont pas taxées par L’impôt Sur la Fortune. Cela parait invraisemblable et pourtant, c'est une réalité. Attention, si cette information remonte à nos oreilles, c'est parce qu'un député à proposé un amendement relatif à la nouvelle loi sur L'ISF, chargée de compenser le manque à gagner pour les plus fortunés, causé par retrait du bouclier fiscal, trop impopulaire à un an d'échéances électorales majeures. Cet amendement concerne la taxation des œuvres d'art, au même titre que le patrimoine du contribuable imposable.

Et oui, il n'est en rien légitime que les plus riches d'entre nous, puissent s'exonérer de quelques taxes inhérentes à l'obligation de redistribution sociale qu'ils ont, en plaçant leur argent dans des collections privées d’œuvres d'art, qui seront bien à l'abri de toute taxation et de toute diffusion publique (des œuvres en question). La culture, l'art, devraient être des choses qui se diffusent me semble t-il. Comme on dit, une passion, ça se partage, les gens passionnés ont envie de faire partager leur passion (du moins, c'est ce qui se dit dans les milieux culturels...). Ici, on trouve plutôt des gens qui ont la passion de l'épargne et des coffres forts bien rempli, à l'abri de quelques convoitises institutionnelles. Alors quand on ne fout pas son fric sur un compte en Suisse, on investit dans l'art, souvent sans rien y connaître, mais en se faisant aider de quelques conseillers, que l'on paye à prix d'or, pour qu'ils entretiennent et réalimentent la collection d’œuvres, qui ressemble ici à une collection de billets de banque.

Alors certains diront, "oui mais ces gens là sont des mécènes, ils permettent à l'art de vivre, aux artistes de vivre...". Hmm, moi je dirais qu'ils permettent à la spéculation et aux spéculateurs d'art, de mener grand train, aux artistes élus de la reconnaissance publique de se la péter et à de gros snobs de venir tourner autour d'eux, pour s'en faire bien voir en leur disant que ce qu'ils font est formidable.

Quoi ? Si on taxe les œuvres d'art, les riches collectionneurs vont se tirer avec leur collection, les œuvres d'art connues et reconnues ne seront plus en France ? Et bien que ces riches connards se barrent, que leurs œuvres se barrent avec eux, de toute façon, si on n’est pas un pote à Pinot et consort, on y a pas accès, à ces œuvres de collection privées. Il doit y en avoir des biens, d'autres bien pourries mais signées de celui qui a fait monter la valeur du produit..Mais nous sècherons bien vite nos larmes et leur diront adieu, encore eût-il fallu que nous les eussions connues…

D'une manière plus générale, je dis qu'il faut créer un revenu plafond de 5000 euros par mois, taxer non seulement les œuvres d'art, mais aussi les transactions boursières. Je dis aussi, qu'il faut taxer encore plus le patrimoine des plus riches, ainsi que les droits de succession. Si les gros riches ne sont pas contents, qu'ils se barrent, on n’a pas besoin d'esclavagistes, on se débrouillera très bien sans eux, à faire autre chose, à créer un autre système plus égalitaire, où la répartition des richesses serait plus équitable, où les impôts seraient payés par tous, car l’argent mieux réparti. Ici, chacun serait conscient du rôle qu'il joue, du pouvoir qu'il a et des intérêts qu'il défend, au sein d'une société qui ne serait plus basée sur la domination d'une caste sur une masse, mais sur l'association d'individus en pleine conscience, s'accordant pour aller au delà de ce qu'ils auraient pu faire seul, en tant qu'individu.

Les riches défendent leurs privilèges, il y va de leur intérêt de privilégié. Pour ce faire, ils tentent de nous convaincre de l'irréfutabilité de leurs privilèges, grâce à la tribune médiatique qui est donné à leurs avis. Mais leur domination décline, le cycle de l'oligarchie bourgeoise néolibérale au pouvoir touche à sa fin, les privilèges sont de plus en plus visibles et visiblement vus comme scandaleux. Les gens commencent à prendre conscience de l'absurdité de cette société et du rôle d'esclave qu'elle leur donne. Les privilégiés, déconnectés des réalités ne voient pas la chose venir et continuent à défendre grossièrement leurs privilèges comme un chien qui s'accrocherait à son os.

L'ISF ne prenant pas en compte les œuvres d'art et permettant aux plus privilégiés d'investir dans quelques tableaux, sculptures et livres anciens, pour garder leurs deniers pour eux, et de ne pas faire preuve de la solidarité obligatoire qu'ils doivent, représente une des notions qui fait prendre conscience aux masses du scandale de la façon de vivre de certains sur leur dos. Ceux-ci, les privilégiés, font subir leur façon de vivre à ceux, bien plus nombreux, qui vivent dans la précarité. De plus en plus nombreux sont ceux qui se rendent compte qu'il est temps que cela cesse. Domination bourgeoise, spéculateur d'art, ça sent la fin pour vous ! Bientôt, les gens se libéreront de cette domination esclavagiste et l'art se libérera de l'argent ! Soyez impatients et ça viendra plus vite !

  

 

En attendant, le marché de l'art se pavane dans son fric, dans l'édiction tacite ou légale de ses nombres absurdes, dans son mode de vie de petits versaillais, laquais des plus dominants qu'eux...Un système de cour qui suit les cours de ce que le réseau aura bien voulu leur souffler aux oreilles. Un système qui s'est approprié l'art et la culture pour s'en approprier l'influence que ces notions exercent consciemment ou inconsciemment sur les référents communs. La culture est engagée auprès de ceux qui la dominent, exerçant leur influence, décrétant des règles de conduite, de fonctionnalité, des façons de faire et un mode de vie qu'il faut suivre à tout prix, pour ne pas être rejeté hors de ce que le sens commun qu'ils inventent, aura considéré comme culturel. Tout ceci n'est qu'une excuse pour justifier une domination, un esclavagisme qui va bien au delà de la culture et qui met cette même culture au service de l'économie néolibérale. La culture brasse du blé, fait le gain des plus aisés et les petites fourmis, ne se rendant compte de rien, se complaisent dans se système qui leur fait faire leur petit trou, au service des rois de la fourmilière.

 

Alors, peut-on faire de la culture, de l'art en faisant autrement, en se détachant quelque peu de ces règles que l'on subit..? Peut-être, peut-être pas. Au moins, j'aurais l'envie de m'éloigner de tout ça, l'envie de faire autre chose. Est-ce que j'y parviens vraiment ? Peut-être pas plus qu'un autre finalement, mais j'essaye, j'essaye d'être moi et pas le rôle d'une autre personne que l'on m'aurais imposé. Peut-être qu'en faisant ça, je me mens à moi même et que ce que je fais, que mon vrai moi est un gros conformistes de merde..? Rien qu'en me posant la question, je progresse, alors à la bonne heure !


 

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