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7 mai 2015 4 07 /05 /mai /2015 12:55
Spécial artiste à la con : Etat des lieux...

1 La culture est engagée

 

  Souvent, le milieu artistique nous présente son œuvre comme totalement abstraite, issue du monde magique et merveilleux de l'inconscient, totalement hors des normes sociétales et du monde ou l'on vit. Chimère, chimère ! Un artiste, un poète, qu'importe ce qu'il puisse en dire, vit dans le même monde que nous. Certes, sa pseudo conscience artistique pourrait lui faire voir le monde avec une autre sensibilité que la basse classe, basse classe qui n'aurait pas accès à ce fameux art abstrait revendiqué par les pseudo détenteurs de la conscience artistique... Mais nier jusqu'au fait que l'artiste et que son soi-disant art, font partie du monde est au mieux stupide, au pire manipulatoire.

 

 

A/ la manipulation par l'abstrait

 

 

Comment mieux faire comprendre aux masses qu'elles ne doivent pas s'occuper de ceux qui s'occupent d'eux ? Comment leur démontrer que ce qui est sublimé devant leur yeux, en plus de ne pas être accessible à leur compréhension, n'a rien à voire avec leur monde, le monde où ils vivent. On rend alors abstrait un espoir, un rêve, une évasion du monde esclavagiste. On laisse ce monde parfois pensé, espéré, dans le domaine du rêve, de l'inconscient, pour ne le rendre accessible qu'aux gens qui dorment. Le rêve ne se fait pas éveillé, dans le monde de la conscience, il n'y a pas de place pour l'évasion, pour un espoir de mieux. Quand l'art est comme ceci, il est engagé. En tentant de se disculper de tout engagement politique, en niant le fait que l'artiste fasse aussi partie du monde non artistique, on est engagé en faveur des dominants, des choses établies, engagé par omission, par négation du réel, de la conscience qu'on en a, parfois malgré soi, dans son art.

 

L'utopie :

L'utopie, ça n'existe pas...

L'utopie, c'est un truc inventé par ceux qui veulent s'approprier toute la part des rêves des autres.

L'utopie leur laisse un espace pour faire croire que le rêve est abstrait, un espace de liberté qui ne sort pas de l'inconscient endormi, puisque le conscient se voit pieds et mains liés par les normes sociétales.

L'utopie n'existe pas et si elle existe, l'utopie est la vie et non un parallèle obscur, auquel on n’ose pas penser durant son vécu. L'utopie c'est de la merde, la vie c'est mieux alors vivez !...et si vous avez le temps, utopisez la gueule de ceux qui ont inventé ce mot...

 

Et l'utopie formate les idéaux de ceux qui n'osent rêver autrement que par la petite lucarne qu'on leur à accordé, pour que leur cerveau puisse un peu se défouler une fois le marchand de sable passé.

"Marchez dans votre quotidien et ne regardez pas trop en l'air, par dessus l'épaule de celui qui marche devant vous. Ne marchez pas jusqu'en haut de la montagne, car cela serait le risque de vous voir en redescendre avec le même rocher que vous aviez roulé jusqu’au sommet. Restez plutôt ou vous êtes, restez-en là, vous y êtes bien, puisqu'on vous le dit. Vous vous épargnerez la montagne, le rocher à trainer et l'effort de sortir de votre zone de confort"

 

Les rêves des autres : la chanson : https://www.youtube.com/watch?v=667FHM3ee0o

(voir vidéo numéro 1 en bas de l'article)

 

Comment comprendre des gens qui jugent
des gens d'un autre monde
dont les projets futurs
seul dans leur tête raisonne (polyphonie)

et confinés au quotidien
et tellement contents de le combler
et travaillant toute la journée
pour avoir le droit de payer

leurs besoins plus que primaires
sont bien les seuls qu'ils puissent combler
des sortes d'adeptes du bouddhisme
qui ne comprennent pas ce que c'est

et c'est conforme à l'idéal
d'une société qui est pas la leur
mais qui en a bien besoin
pour les désirs de ceux qui veulent

que la situation continue
que la hiérarchie se perpétue
encore et encore au moins
 jusqu'à ce qu'on soit mort

et encore plus par héritage
servant pour le concubinage
des riches entre eux renouvelant la race consanguine
des exploiteurs de petites combines

qui arnaquaient tout le monde
depuis que le monde est monde
et que ces hommes tels un virus
nous contaminent de plus en plus

situation pyramidale
basée sur ceux qui ont la dalle
plutôt que de monter au sommet
laissons plutôt tout s'effondrer

il faut partir, ne plus soutenir
souffrir les besoins d'un empire
qui de son poids t'étouffe encore
pour que tu te résigne sur ton sort

ils se sont cru chez Conforama
est-ce que j'ai une tête de matelas
de la belle literie
où l'on s'appuie
pour que les autres passent une bonne nuit

fais de beaux rêves, t'auras que ça
ta situation ne l'est pas
les rêves c'est fait pour ceux qui dorment
certainement pas pour ceux qui lorgnent
sur les rêves des autres
sur les rêves des autres
sur les rêves des autres
qui ne devraient pas être les nôtres

 

 

On fait alors miroiter ce monde magique, le monde du mystère, le monde du non-dit, le monde des évidences, où tout est amour, où tout nous tombe tout cuit dans le bec. C'est un peu comme quand on fait espérer aux pauvres qu'ils puissent devenir riches, comme leurs modèles de soi-disant réussite sociale, en gagnant au loto par exemple. On fait quelques vitrines de ceux qui gagnent, comme l'église a fait des miraculés, les portes étendards de l'entrée de la foi dans le monde réel, au-delà des histoires de Jesus qui multiplie pain et poisson...Alors j'ai pris l'un de ces poèmes à la con, pour le détourner et en faire ceci :

 

Voyage à la con

 

Nous sommes arrivés dans le trou du cul du monde

dont le nom est imprononçable et même si il l'était

comme tout le monde s'en branle, personne ne le ferait

plus rien dans ce trou, on s'emmerdait comme des rats morts

pas de dieu pour se distraire de notre connerie congénitale

on ne voit qu'ici le point commun de toutes choses que l'on visite

le fil de nos brailleries immondes

et le fil de tous les moments où l'on ferait mieux de fermer notre gueule

 

rien n'indique si cet endroit est différent du reste

il n'est qu'une suite aux autres lieux passés

et un passé de ceux qui suivront

impasse inconnue, passage damné

des savants flétris tournant en rond

 

on s'avance un peu et on se prend dans la face

toutes les conneries trop dites

inhérentes à chacun

et d'un coup nous compriment

que le sacré

c'est de la merde

 

Sacré, connerie

voyage infect

 

épopée stupide

et quête inerte

 

Comme disait Rodrigo Garcia "fallait rester chez vous têtes de nœuds !"

 

Ben voilà, fallait rester chez vous et arrêter de vous prendre pour des saints apôtres du message divin. Vous les artistes, vous n'êtes que des hommes et de ce fait vous avez de grande chance de n'être que des cons comme les autres. Point de censure, tout peut être dit, écrit ou imagé dans l'art. On peut donc allègrement parler de tous les trucs abstraits que l'on veut. Mais il ne faut pas oublier qui l'on est, d'où l'on vient et ou l'on vit. Le jour ou tous les artistes iront habiter sur mars, ils auront quand même une histoire terrestre commune avec nous. A trop revendiquer l'abstrait, l'inconscient, le flou, le non dit, l'incompréhensible, je tends quelque peu à me méfier de ceux qui le revendiquent. Car il y a une autre catégorie de personnes qui adore tout ceci, qui aiment à formater les zones ombrageuses à leur guise, on les appellent communément manipulateurs..

 

L'art serait donc engagé, même pour ceux qui affirment que leur œuvre ne l'est pas. En nous faisant les suivre dans des chemins flous et sans réponses, ils nous demandent notre confiance, une confiance aveugle parfois. Rien de mal à l'accorder et à aimer leurs œuvres, mais cette démarche est engagée, leur art est engagé et en affirmant le contraire, mon avis est qu'au mieux, ils se voilent la face, ou pire, qu'ils nous voilent la face, se cachant constamment derrière un masque, qui les aveugle, qui nous aveugle.

 

Le masque

 

J'ai le masque de la douleur, 
le masque de la tristesse
et je me cache
derrière ce voile de connerie
qui s’enlace autour de ma tête
et rassure mes vis à vis
du moins je le crois
du moins je le vois
derrière mon voile de connerie
qui me dit de la merde

alors suis-je con ?
peut-être
trompé ?
sûrement
je me mens à moi même
je mens aux autres
et je suis faux avec tous
comme mis en scène par ma stupidité

Mais bas les masques
qui me voilent de ma connerie masquée
Zorro des temps honteux
et je vais et viens à ma guise
grimacer pour qu'on ne sache pas qui je suis
mais je le suis, ridicule
je le suis, ce fascicule de moi même
qui encule le monde, une fois qu'ils ont vu
à quoi ressemblait vraiment la chambre d’hôtel
autel des croyances absurdes (polyphonie)
espérant que se tromper
est la seule chose possible
que le visible n'est que risible
dans la tentative veine (polyphonie) , de se faire un chemin
dans un monde qui ne laisse que sillons
disposés pour sa perte

Alors devrions nous nous montrer ?
Nous montrer maintenant
quitte à ce que l'on nous devine nettement ?
Quel risque y prendrions nous
nous en sommes déjà là
désespérés, désespérants
errant dans un rôle permanent
nous vautrant dans ce que l'on croit
et oubliant ce que l'on est vraiment
alors cramez vos masques
et pourquoi pas vos gueules avec
puisqu'elles semblent ne pas vous convenir


Jetez vos masques, vos identités obsolètes
et laissez faire le temps qui s’arrangera
de vous faire belle sculptures
et autres condiments, qui changeront votre image
mais il faudra être patient...

 

Les masques ont cette propriété d'être éphémères, mobiles et interchangeables. Tout masque devrait normalement n'être que provisoire, toute manipulation devrait donc avoir une fin, une découverte du pot aux roses, avant que celui-ci, finisse par pourrir su notre gueule, nous colle au visage jusqu'à ne former qu'un avec nous. Ce phénomène à un nom, la schizophrénie...La manipulation par l'abstrait n'est qu'une forme de manipulation dans l'art, qu'elle soit consciente, inconsciente, voulue, ou le fruit du hasard. Dans tous les cas, elle est un engagement. Voilà l'art qui met en avant l'abstrait, qui en soi ne représente rien de mal, tant qu'il est conscient de l'être et d'être conscient. Le danger ici est qu'à ne pas comprendre le beau, on puisse finir qu'à n'avoir l'espoir d'idéaux, qu'une fois que l'on dort. On se laissera alors bercer par des voyages illusoires, des confiances suggérées par des gens qui ne se dévoilent pas vraiment, derrière des masques finalement bien commodes, confortables...

 

B/ La démagogie

 

  Il est un domaine ou la manipulation et la tromperie sont plus souvent conscients et volontaires que dans le soi disant, non engagement artistique. Tout comme nos cher hommes et femmes politiques, nos amis artistes et représentants du monde culturel, usent souvent d'autant de démagogie. Normal, c'est du commerce, il faut se vendre, qu'importe que l'on fasse de la merde ou pas et souvent ils en font..Oui, mais merde ou pas merde, il faut la vendre, parce qu'il faut bien vivre, on est commerçant ou on ne l'est pas ! Alors on ment, consciemment ou pas d'ailleurs. On ment et pour se faire, on raconte des salades, on invente des histoires, on se prend pour quelqu'un d'autre, quelqu'un qui aurait du mérite, de la créativité, du génie, « qui se foutrait de la gueule du monde avec une sorte de crédibilité... ». Ici, l'important n'est pas ce que l'on fait, ce que l'on représente, mais comment convaincre l'autre, le client potentiel, celui que l'on veut convaincre de son génie, que ce que l'on fait est sensationnel, fait par quelqu'un de sensationnel, qui mérite pouvoir et reconnaissance. Par ce principe, nombreux artistes en herbe peuvent également tenter de se convaincre eux même que leur "art" a de la valeur et leur valeur sera bien celle qu'on leur donnera.

Alors voilà, ces pseudo artistes s'inventent une image. Les gens que l'on a accoutumé à être réceptifs à ce genre d'image, répondent aux codes envoyés par la personne estimée « in », selon les normes culturelles en vigueur..Et oui, se conformer aux réseaux en place, en adoptant la bonne attitude, confère certains avantages dans la vie civile normée...Vie civile normée qui n'est pas différente de la vie des milieux pseudo artistiques..Mêmes codes hiérarchiques, même snobisme, même instinct de domination et de soumission de l'autre, même esprit de concurrence, même esprit publicitaire, même démagogie, même stupidité...Voici un exemple ou un triste exemple d'artiste démagogue formaté victime de sa posture dans la vie civile..

 

"La transe", un sujet d'art contemporain plus attractif que le Cassoulet

 

Dans la série, "l'art bourgeois, j'adore ça !", voilà encore une nouvelle source d'inspiration qui m'est tombée sur le coin du bec...(pour l'expression, je ne suis pas sur, mais passons...).

  Au hasard des rencontres, j'ai eu l'occasion de découvrir un nouvel évènement d'art contemporain sur une thématique des plus porteuse. La transe, un super sujet pour l'art. C'est vrai, la transe, ça évoque le voyage, comme la transhumance des moutons qui s'en vont chaque hiver à grand coup de croc de chien de berger, pour se faire traire à l'air pur, afin qu'on puisse acheter leur lait pourri. La transe, c'est genre transfrontalier, transversal, qui va au delà des limites, c'est beau ! Ben oui, l'art bourgeois, celui qui peut se permettre de s'étaler aux yeux du grand public disposant des infrastructures pour le faire, c'est avant tout de la publicité. Il faut donc des sujets d'expo qui pètent, qui font vendeur...Alors pour ce coups-ci, c'est la transe, la prochaine fois, ça sera le sexe, la religion, ou encore des vieilles merdes qu'on aurait soi-disant trouvé au fin fond d'un continent lointain...Vous verrez aussi des mots qui font bien, comme déstructuration, performance, installation...Youpi ! 

 Personnellement, j'attends de pieds fermes qu'il y en ai un dans tout ce joli monde de l'art contemporain, qui ai les couilles de faire une exposition sur une déstructuration de cassoulet. Si nos amis publicitaires ont trop peur que le cassoulet ne se marie pas avec le public de l'art contemporain (la plupart des bourges, qui n'ont que trop peu côtoyé le cassoulet), ils pourront toujours couper la poire en deux en nous présentant "transe et cassoulet", une exposition qui transpire le gras...Je sais pas, je cherche...

  Et là encore, j'ai toujours pas ouvert la brochure, je n'en suis encore qu'au titre. En allant plus bas, mis à part la date et le lieu du machin, on a un petit aperçu de l'évènement. Bien plus que des exposition, nous auront alors droit à des colloques, des performances (ce truc ou on peut se rouler par terre dans la farine sans trop savoir pourquoi on le fait et dire que c'est de l'art..."Non, mais t'essaye trop de tout comprendre, la perf, ça vient du fond de ton âme, c'est un langage du corps inconscient qui s'exprime dans l'allégresse..."...Ce qui fait que nos pets sont de l'art et par conséquent, fait de moi un grand artiste !)...Nous auront aussi droit à des concerts et surtout, à des workshops. Nos amis artistes sont très doués pour inventer des mots nouveaux, que personne ne comprend à part eux...Un petit tour sur le net pour comprendre ce que Workshops désigne, les magasins du travail peut-être ?...Et vla ce que je trouve sur un site étudiant : "

QU'EST-CE QU'UN WORKSHOP?

Tu as sûrement déjà entendu ce mot, sans savoir exactement à quoi il correspond. Et bien il s'agit d'un atelier de travail et d'échange sur un sujet choisi à l'avance. Le mot colloque est un synonyme qui t'est peut-être plus familier. L'objectif du workshop est d'être un lieu de discussion où des spécialistes exposent leurs travaux devant un public composé aussi bien de personnes confirmées que de novices intéressés par le sujet. Ainsi, il peut regrouper autant des jeunes chercheurs que des experts reconnus, pour leur permettre d'échanger leurs idées et également pour encourager les collaborations. En général, un comité composé des organisateurs supervise le workshop, en invitant notamment de nombreux spécialistes qui exposeront leurs points de vue et leurs découvertes concernant le thème de la journée."

  Donc, c'est un genre de colloque spécial, qui s'ajoutera aux colloques normaux de l'évènement artistique dont on parle, mais en ouvrant la brochure, je comprend vite qu'internet ne me suffira pas à tout comprendre...

  J'ouvre la brochure et je lis : "Qu'est-ce que la transe ?" Nous avons droit à un petit explicatif sur le fait que le mot vient du latin traverser, qu'il y a la notion de transe poétique, hypnotique et celle de métamorphose...Bla, bla..Enfin, c'est toujours bien d'expliquer les termes. Ce petit chapitre expose aussi brièvement le but de l'exposition, notamment se poser "de nouvelles questions sur le rôle de l'artiste et de son potentiel créateur face à la réalité et de sa capacité à inventer la transe...", ce qui en soit, parait être intéressant. Mais ce qui est intéressant est souvent trop court en art bourgeois et après ce bref chapitre de présentation de l'évènement, nous avons droit à trois fois plus de présentation des intervenants et c'est là qu'on rigole ! 

 Je ne vais pas tous vous les faire, franchement je pourrais, mais je vais vous épargner ça. Non, je ne vous exposeraient ici que les meilleurs moments publicitaires vantant les mérites de ces artistes de renom.

   Rien que la première, on nous explique qu'elle fait de la musique sans nous dire trop quoi. On nous explique surtout qu'elle vit à New York (qu'elle a donc surement du se faire payer le billet d'avion, l'hôtel...), qu'elle a collaboré avec tel ou tel artiste (dont le nom ne dit rien à la plupart des gens), qu'elle a fondé un groupe légendaire (que personne ne connait, d’où la légende peut-être...) et le meilleur pour la fin, qu'elle a publié un livre d'après une expérience de guérison avec un shaman équatorien...Bon, si je me présenterais comme ça, ça donnerait : " MOI : La musique de ce compositeur vivant et enseignant à New-York (ma facture EDF du 21 jump street le prouve !), a été diffusé dans le monde entier. (je suis sure que si je fais intervenant à New-York, on pourrait me croire..). Il a collaboré avec Snoop scratchy scratch, dumb dumb hunter et le chanteur des Bloody fuck my sister. Il a fondé avec John Smith (il y en a surement un dans le tas qui fait de la zic), le groupe légendaire de no-musique "je suis légendaire car je n'existe pas". Il a publié son livre en 2007 "Black fécal", relatant de son expérience d'aspiration de merde avec la verge de Gonzalo, un shaman équatorien avec qu'il travaille depuis cette date.."

 Ça le fait, non ? 

  Là encore, je n'ai fais que prendre le premier nom sur la liste. Il y en a un qui est "orientaliste", un autre est considéré comme un "Shaman-art-brut" (?)...Celui là est sympa ! "Sa voix se forge au travers de l'inconscient, dans les régions les plus profondes de la psyché humaine et de l'instinct animal...Il focalise graduellement ses "rituels de purification" par des exercices de respiration et de concentration pour entrer dans une super conscience, un éveil non dualiste de la réalité ultime". Non mais ils sont sérieux ? C'est énorme cette explication, si vous voulez savoir ce que fait ce type, ça se résume en deux mots ; il beugle. Il est vrai que beugler peut se représenter comme un éveil non dualiste de la réalité ultime, ou se voir comme un état de super conscience. Disons que les gens comprendront mieux si ils lisent "il beugle", mais cela les intéresserait peut-être moins. 

  Et là, j'en suis qu'au troisième intervenant ! 

  Il y en a un qui est peintre oral (peut-être qu'il peint avec sa langue ?) et tailleur en tout genre (mot, son, geste, voix écriture, dessin, schéma, objet, pipe...Non, le dernier, c'est moi qui l'est rajouté (et elle est facile...), mais je considère qu'un tailleur en tout genre devrait tailler tous les genres !). Il serait théoricien des avant-gardes (Dada, Fluxus et Cie...). Mais bien sure ! Dada, Fluxus et Cie ! C'est vrai que tout le monde sait ce que c'est, c'est évident ! 

Ensuite, un autre "envisage les champs vibratoires et la perception sonore comme un médium."...Serais-ce lui qui a découvert la parole ? Dingue ! 

  Un autre voit son travail basé sur le mouvement et la "physicalité", un autre est théoricien et "arracheur de langue" (si, si, c'est écrit !). 

  Bon, je m'arrête là ! La vie est telle, qu'elle a fait que cette brochure tombe entre mes mains, c'est le destin...

  Je tien en conclusion, à remercier l'art contemporain de me donner tant de bonheur ! 

 

Art ou cassoulet ?

 

De l'art, du cassoulet et jamais les deux ne se mélangent...Jamais ? C'est ce qu'on veut bien vous faire croire !

L'art ne serait rien sans le cassoulet, qui lui, pourrait tout à fait exister sans l'art, étant lui même un art en soi (du moins, la manière dont il est consommé). Mais d’où vient cette symbiose entre ces deux notions que l'on croyait pourtant, si éloignée ? 

L'art est une industrie, un commerce, au même titre que l'industrie alimentaire qui nous délecte de ses divines conserves de cassoulet, à la saucisse qui s'effrite, baignée dans une sauce fade et grasse, dont le seul gout provient des conservateurs, de la surcharge en sel et des sucres ajoutés. Mais cette nourriture si subtile au palet, est réservée à l'élite de ceux qui n'iront que très, très rarement et plus souvent, jamais, visiter une exposition, un vernissage, ou un évènement quelconque, ayant un rapport avec ce que les bourgeois appellent "art" et dont les brevets d'appellation comme tel, sembleraient leur appartenir. 

Alors ces masses d'incultes mangeront et remangeront leurs conserves et par leur ignorance de la sainte culture, feront le bonheur des élites, seules détentrices des codes de ce qui est beau, artistique, digne d'intérêt. Et tout cet argent qui permettra aux bourges de faire tourner le marché de l'art, proviendra, entre autres, des boites de cassoulets que les smicards regardant la télé achètent à longueur de semaines de 40h. 

Par une ingratitude sans nom, on ne les considère pas comme des mécènes de l'art. Non, ce sont des mécènes qui s'ignorent et s'ils en savaient un peu plus sur ce qu'on fait de ce que rapporte leur force de travail, ils seraient peut-être un peu plus curieux d'aller y voir de plus près. Peut-être se scandaliseraient-ils de constater que leurs heures de labeur pénible à user leurs nerfs, fatiguer leur cerveau, user sang et eau, entretiennent des pseudos artistes oisifs, eux même entretenus par une classe sociale rentière et esclavagiste, dont ils sont les esclaves. Mais peut-être trouveraient-ils tout ceci des plus soutenable...Il faudrait faire le test pour voir...

Alors si il y a art ici, c'est surtout l'art de faire bouffer de la merde de cassoulet en boite au plus grand nombre, pour qu'ils financent une élite qui épanchera ses quelques lubies, en finançant une autre sorte de merde en boite plus "artistique", à laquelle elle seule aura accès. 

Nous, nous excusons auprès des producteurs de cassoulet artisanaux, qui ne sont en rien visés dans cet article. Nous sollicitons également un mécénat pour moi-même, de la part des industries agro alimentaires, productrices de Cassoulet, ainsi que de la part des galeries d'art et musées nationaux, en échange de cette publicité pour leurs sociétés et de celles à venir. D'avance, merci. 

 

« l’art bourgeois » : la chanson :https://www.youtube.com/watch?v=rjzv02-HrjA

(voir vidéo numéro 2 en bas de l'article)

 

Déconstruction du haricot
émancipation de la saucisse
une belle farandole de fayots
qui dans les réseaux de l'art se glissent
ils tapissent les expositions
se félicitant d'être là
ils s'astiquent à coup de pognon
jouissant de leur bel éclat

Quelques bons mots à présenter
pour bien activer la tendance
transe et suspension désirés
artistes que les mécènes se lancent
au pif pour en monter la côte
et s'en gaver de bons repas
se remplir d'images que l'on rote
en art que l'on référencera

Leur art est de savoir présenter
des tuyaux blancs coupés en deux
en révolution des pensées
tout en se prenant au sérieux
ils gavent les gens de merde en boite
et jurent que c'est de la grande cuisine
mais dans leur assiette se miroite
les bénéfices de leurs usines

C'est l'art bourgeois
ou tes conserves de cassoulet
vont en payer bien des restos

C'est l'art bourgeois
ou tu te bouffe le cassoulet
et d'autres, le homard sur ton dos

C'est l'art bourgeois
qui vomis du vieux cassoulet
et qui te fais trouver ça beau

qui fait bien de l'art ce qu'il est
et qui en fait de la merde en pot

 

En ce qui me concerne, ma « communication artistique » est quelque peu différente…

 

Un gâteau...Ça me fais plaisir !

Un monde ou il y a des gens à qui tout tombe tout cuit dans le bec... Et le même monde avec les autres qui n'ont pas ce privilège.  Les gens comme moi, qui se trouvent dans le deuxième cas de figure, ça les énerve. Moi, quand je vais à la boulangerie, on m'offre pas de brownies parce qu'on me trouve joli, quand j'envoie des créations sur facebook, on ne me dit pas que c'est trop exceptionnel et qu'il faudrait faire une révolution culturelle pour que mon travail soit plus mis en avant. Moi, on ne veut pas me sauter à tout bout de champs, pourtant je voudrais bien, mais j'ai pas cette chance. Enfin chance... J'imagine qu'au bout d'un certain temps on doit aussi trouver ça relou et je pense que j'ai bien contribué à ma part. dans le mécanisme.  Alors, on pourra me dire qu'il y a des gens qui ont de la présence, un magnétisme et d'autres qui n'en on pas. Et bien les cocos, je ne fais pas de complexes par rapport à ça, la vraie différence est que je ne suis pas compassionnel, je ne donne pas envie à ce qu'on vienne vers moi parce que je suis globalement énervé. A la boulangerie, on ne m'offre pas de brownies et on a bien raison. Le premier qui m'offre un brownie, je lui balance à la gueule, je l'assomme sur le comptoir et je lui pisse dessus ! Des brownies, si j'en veux, j'en fais moi-même et j'ai pas besoin d'un connard pour me les offrir parce qu'il en veut à mon cul. J'ai déjà offert des brownies en plus, ce qui fait de moi, le même genre de connard... Sauf que pour moi, c'est fini, je n’offrirai plus jamais de brownies !

 

Alors oui, ces mécanismes me foutent les glandes et les personnes qui se complaisent soi-disant inconsciemment là dedans, me les foutent encore plus. Je hais la récompense à la bonne posture, tout comme les gens qui cherchent à avoir la bonne posture pour en tirer avantage. Parfois ça n'est pas fait exprès, mais je m'en fou, le résultat est le même, ça m'énerve... C'est pas de la jalousie et même si ça l'étais, le résultat serait également le même. J'ai préféré appliquer à ce phénomène, pour moi même, la fameuse théorie de la boussole qui indique le sud. Dès que je le peux, je tente toujours d'avoir la posture inverse à celle décrite dans l'article sur les gâteaux. J'en ai d'ailleurs fait une chanson :

 

Merci Public : la chanson : https://www.youtube.com/watch?v=26I8rgLAJ0M

(voir vidéo 3 en bas de l'article)

 

je me suis servi de vous

pour me contenter moi même

là je joue devant vous

je me suis donné de la peine

pour me plaire à moi pas à vous

votre avis m'indiffère...

si vous êtes devant moi

c'est que vous l'avez voulu

la force dictatoriale

je ne l'ai jamais eue

je ne l'ai jamais eue

je ne l'ai jamais eue

 

vous servez de décor

à ma satisfaction

d'étaler mon ego

devant une bande de gros con

je devrais vous dire merci

mais je ne vous connais pas

ce que vous faites dans la vie

vos passions vos débats

la considération se mérite

moi j'en ai pas pour vous

appréciez ma musique

ça ne changera rien du tout

 

je ne vous lécherai pas le cul

parce que je ne vous dois rien

je fais mes chansons sans vous

si je les joue seul c'est bien

que ce que j'ai toujours fait

et vous n'étiez pas là

j'étais seul dans mon trou

je m'en suis tiré de mes draps

et vous n'y êtes pour rien

car vous n'étiez pas là

quand j'en avais besoin

je ne vous tend pas les bras

 

j'ai la main sur le cœur

mais je le garderai pour moi

mes idées mes valeurs

je vous en convaincrai pas

z'avez qu'a écouter

si le cœur vous en dit

je viendrais pas vous chercher

pour vous donner envie

 

je suis pas animateur

de vos stupides soirées

je viens passer un message

qui est là pour l'écouter

vous ne voulez pas entendre

alors rentrez chez vous

Ça sera dur   de me surprendre

j'ai fait ma vie sans vous...

 

La démagogie, ça n'est pas mon truc, mais il y a des gens qui en vivent. Chez les artistes, une forte proportion de ceux qui vivent de leur art, ne le pourraient pas sans. Hélas, le système de l'économie culturelle veut ça...

 

Artistes et démagogie :

 

Dans ce monde où la démagogie est un modèle, rien n'empêche que ce dit modèle, entre en vigueur dans les secteurs artistiques et culturels. J'ai eu l'occasion d'entendre beaucoup de soi-disant artistes, surtout dans les domaines de la musique et du cinéma, clamer qu'ils ne seraient rien sans leur public. Ce qui est marrant, c'est qu'ils disent plutôt ce genre de chose en public, justement, alors que dans certaines conversations privées, que j'ai eu l'occasion d'entendre, ils auraient plutôt tendance à s'avouer, qu'ils se foutent de la gueule du monde avec le plus de crédibilité possible. Il y en a également qui se mentent à eux même, qui s'inventent des histoires sur leurs œuvres et leurs intentions. Ils se racontent qu'ils tentent de faire partager une émotion abstraite aux gens, alors qu'en fait, cette fameuse émotion, ce soi-disant moment de volupté, n'est même pas compris d'eux même. Ils se contentent d'additionner des codes existants, issus du domaine dans lequel ils travaillent, sans en comprendre les tenants et les aboutissants. Donc ceux là se foutent de leur propre gueule, sans s'en rendre compte, en même temps qu'ils se foutent de la gueule des autres...

Et tous disent que sans leur public, ils ne seraient rien. Ils sucent abondamment les boules de ceux qui leur donnent argent et reconnaissance...Ils affirment que leurs soutiens sont le moteur de leurs œuvres, les aimant tant de sentir aimés. Et bien s'ils ne sont rien sans leur public, c'est qu'ils ne valent rien tout court, artistiquement du moins. Ils ne représentent pas grand chose alors...Guère plus que des slogans publicitaires, consistant à vendre ou a faire acheter. Bref, ils ne valent pas mieux que les bas-résille d'une prostituée, qui se vend pour du pognon...En fait, les bas résilles d'une prostituée valent plus, au moins, eux ne font pas semblant d'être quelqu'un d'autre.

Personnellement, je fais de la musique en me produisant lors de concerts. Je publie également ce que j'écris. Si j'aime à être écouté ou lu, c'est parce que j'aime à délivrer certains messages véhiculant mon opinion sur divers sujets de réflexion. Cette opinion me concerne et est susceptible d'en concerner d'autres...Cette opinion, certains vont y adhérer, certains vont s'y opposer et d'autres s'en foutre. Le fait que l'on aime ce que je fais, ou que l'on m'aime moi, m'importe peu. Bien sûr que c'est agréable de se sentir aimé et moins de sentir détesté ou ignoré, mais sans aucun soutien, sans aucune réaction de quiconque, je ne clamerais jamais n'être rien et je ne dirais jamais que ce que je fais n'est rien. Oui, parfois c'est de la merde, mais la merde ça n'est pas rien. Essayez de manger rien, puis ensuite, mangez de la merde, vous verrez qu'il y a une différence...Je suis qui je suis et ça peu changer, je fais ce que je fais et là encore ça peut changer, je suis tout ça, en étant aimé ou pas.

Contrairement à la société et aux normes qu'elle véhicule, je n'oblige personne à bouffer ma merde, chacun fait bien ce qu'il veut avec...Mais je mets à disposition publique, ce petit bout de moi même. C'est du self service, un peu comme au Flunch..Vous n'aurez pas le sourire du serveur, l'assiette est là, elle est pleine de ma merde, servez-vous, ou pas, c'est gratos, à vous de voir...

Admettons que je me produise en concert, j'y vois tout un tas de gens que je ne connais pas..Est-ce que je dois les aimer ? Non !
Je ne les connais pas, l'amour, ça se mérite, l'adhésion aussi. Je me produis devant eux, je ne les ai pas forcés à venir et ils peuvent partir quand ils le souhaitent. Eux peuvent juger ce que je fais, à ce moment là, moi je ne peux en rien les juger. Donc je ne vais pas m'amuser à leur lécher le cul, pour qu'ils m'aiment, je ne vais pas m'inventer le fait que j'aime des inconnus.

Tout ça pour dire que je ne dois rien à ces gens, tout comme eux ne me doivent rien. Au mieux, on se sera fait passer un bon moment mutuellement. Ils pourront aimer mes chansons, quand moi j'aimerais l'ambiance qu'ils véhiculent. Tous, nous pourrons aimer l'interaction que nous avons ensemble. Mais même si j'éprouverais certainement moins de plaisir à jouer mes chansons sans personne pour les écouter, elles seraient bien les mêmes.

Contrairement aux soupes que l'on nous sert sur les bandes FM, mes chansons ont l'utilité (selon moi), d'avoir un sens et de véhiculer un message compréhensible de tous. Voilà, comme dit précédemment, mon intérêt à ce qu'elles soient diffusées. Mon intérêt n'est en rien l'amour ou la reconnaissance que cela pourrait m'apporter. J'aimerais bien d'ailleurs, n'être qu'auteur et que d'autres interprètent ce que je fais. Hélas, mes chansons sont spé, personnelles et je ne vois que moi, pour le moment, qui puisse les véhiculer de la manière que je souhaite.

Voilà, je n'ai rien contre les inconnus qui suivent mon travail, mais je n'éprouve pas non plus, un amour démesuré pour eux...D'ailleurs, tout amour démesuré pour des inconnus, parait malhonnête, sauf peut-être pour des sortes de Jésus Christ. ..S'il était revenu celui-là, ça se saurait !

Je peux apprécier les gens que je connais, au moins un peu, il y a des gens que j'apprécie, mais ils sont peu. Pour le reste, je ne vis pas sur une autre planète, je côtoie tout un tas de gens, des biens des cons et je me produis en public, devant des inconnus. Voilà tout, c'est pas plus compliqué que ça, je n'éprouve pas le besoin de m'inventer des sentiments exagérés, de me vendre, je m'en tape. Moi ça me détend d'écrire et de faire de la musique, en plus, j'estime avec toute ma subjectivité, que les messages que je sème ont un certain sens, au moins pour moi...

 

La démagogie est une arme dont use le modèle culturel dominant. La vitrine artistique de l'élite culturelle, n'est souvent qu'un moyen de propagande sociale. Celle-ci se fait sous couvert de choses faisant appel à l'inconscient, au cerveau droit, à l'éloignement de toute pensée concrète concernant la vie civile. La démagogie sert ici à faire passer la pilule, c'est un encouragement vers le droit chemin... Cette évasion que représente l'artistique, se fait souvent par l'exacerbation d'attitudes conformes aux normes sociétales au sein de celle-ci. Le paradoxe que cela provoque, voilà un engagement politique. Qu'importe que cela soit volontaire ou pas, la culture est politique, quoi qu'on en fasse, quoi qu'on en dise. La question ici est de savoir si on l'assume ou pas. Si l'on assume pas cela, une autre question serait de savoir qui cela peut bien arranger..Pas moi en tout cas ! Selon moi, la culture est forcément politique, soit on le cache à des fins manipulatoires, soit on est soi même manipulé en croyant à la neutralité de la culture.

  

C/ La culture est politique

 

  La culture c'est politique, quoi qu'en disent les bien-pensants qui font de la culture qui se veut "apolitique". Le fait de vouloir créer des évènements culturels apolitiques, est déjà politique en soit. Oui, faire l'autruche, réduire la culture à une attraction pour touristes, à une abstraction pour autistes, à un amusement occupant soit une masse, soit une élite, soit les deux, à penser à autre chose qu'à la politique, qu'aux opinion, qu'à la sociologie, qu'à la philosophie, qu'à la société en elle même, est politique. 


Les gens qui revendiquent faire de la culture soi-disant "apolitique", sont en fait du côté du pouvoir en place, consciemment ou inconsciemment. "Vivez, amusez vous et ne vous préoccupez pas du reste, on pense déjà pour vous", voilà le credo de ces amuseurs publics qui font le jeu de ceux qui veulent que l'on avance comme des moutons.

Oui la culture est sociale, oui elle est idéologique, car elle nous permet de mieux nous appréhender nous mêmes, nous appréhender dans notre relation avec les autres, avec notre environnement, avec le pouvoir, avec l'art..La culture fait partie de la société, de nos rites, coutumes, mœurs, traditions, éducations, normes, valeurs...Nier le fait qu'elle est politique, revient à nier cette place centrale qu'elle a dans nos sociétés, c'est la mettre en marge, dans un univers indépendant du reste. Cela ressemble à la culture élitiste qui écarte tout objet trop populaire, trop englobant, pour mériter appartenir aux « vraies » catégories culturelles. Mais voilà, la culture élitiste est également politique, en réservant la culture et tous les codes de compréhension de celle-ci qui vont avec, aux élites...

L'amour des classements, des hiérarchisations, des cloisonnements, des différenciations, nous font catégoriser les activités culturelles. La culture, l'art, en classant des choses inclassables, montrent l’absurdité d'une telle démarche, absurdité qui est pourtant vu comme rationnelle, logique, issue du bon sens, dans notre belle société prônant une culture propagande soi-disant déchargée de conscience politique. La culture, tout comme l'art, tout comme la société, n'est pas une chose ordonnée, figée...Elle a son ordonnancement tout relatif, sa façon de se figer provisoirement, mais cela est éphémère et les classements, les hiérarchies de pouvoir et d'importance, qui nous font croire à leur pérennité, ne sont que chimères, voile d'illusion devant nos yeux, nous cachant la réalité.

 

 

2 Les normes de l'élite culturelle

 

 

La culture est engagée, certes, quoi de plus naturel finalement. Quand bien même elle est engagée dans quelques stupidités, elle est engagée quand même ! On nous raconterait donc des histoires, de belles histoires puisqu'on nous dit qu'elles le sont et quand bien même, à la vue de leur non compréhension de la plupart, qui de mieux que ceux qui les comprennent à priori, pour nous signifier la beauté ou la non-beauté des choses qui nous entourent. Il s'agit maintenant d'entrer plus en profondeur dans ce phénomène traité ici, d'analyser comment cet engagement de la culture dominante, de la culture élitiste, se retranscrit plus concrètement devant nos yeux, ou les yeux des autres. Quelles sont les normes mises en avant par cette élite aux commandes du jugement de ce qui doit être culturel, artistique, au sein de la société des catégories, des classements, des ordonnancements, des cloisonnements ?

Après avoir observé brièvement le principe global d'une des essences de la culture, nous allons en voir les outils lui permettant d'exercer cette influence dogmatique. Visualisons pour se faire, quelques normes auxquelles la culture officielle tente de nous obliger, y arrivant la plupart du temps.

 

 

A/ La guerre de la forme : attaque syntaxique et orthographiée...

 

Lorsque j'écrivais mon blog quelque peu subversif envers nos amis côtoyant les milieux culturels, ou rêvant de plus les côtoyer, surtout dans cette rubrique intitulée « spécial artistes à la con », on m'a attaqué à maintes reprises sur mes fautes d'orthographes et mes soi-disant fautes de syntaxe. Le tout sans jamais m'expliquer quelles étaient exactement ces erreurs. J'en ai donc conclu que le but ici n'était certainement pas de me faire progresser au sein de normes, dont je m'évertue à tenter de remettre en cause les légitimités. Le but ici fut plus principalement d'attaquer la forme, parce que l'on avait été énervé par le message de fond, parfois même sans le savoir, dans une sorte de réaction réflexe. Discréditer le fond, par la forme, une technique connue des tribunaux, tant dans les plaidoyers, que dans les attaques pour défauts de procédure.

 

Les fautes d'orthographe :

 

Je tiens à introduire cet article en vous faisant mes plus plates excuses, je fais des fautes d'orthographe !

J'ai écris 165 articles en un mois et j'avoue avec honte, avoir laissé passer à travers, des fautes de grammaire, des « s » en trop ou en moins, des fautes de syntaxes, qui discréditent de manière fatalement absolue le sens de ce que j'écris.

 Mon dieu ! La caste bourgeoise qui tient les clefs de ce que doit être la bonne forme, la bonne norme de la langue, de la culture, s'en trouve désappointée. Ou est-ce une excuse ressemblant à une tentative de discréditer l'ensemble du texte, en en discréditant la forme parce que le fond, militant contre l'appropriation de la culture par la pensée néo libérale, parait inopportun, présomptueux ?


"Il est drôle ce type quand il parle de bites et de champignons dans ses chansons, mais en politique, en économie, en culture, il se permet d'écrire sans comprendre comment ça marche ! Il se permet de le faire en écrivant, sans respecter les codes bourgeois de la "bonne littérature", autre blasphème." Alors, quand il parle à une "artiste" respectant ces codes, ces normes, en disant que ce qu'il fait est bien, il faut le remettre à sa place, c'est la moindre des choses...Après tout, il y a ceux qui méritent de se faire publier et les autres, qui ne retravaillent pas leurs textes comme les codes bourgeois l'indiquent et qui ne méritent pas plus, que d'être vu comme des rigolos qui écrivent comme ils pensent en faisant plein de fautes d'orthographe en prime... Pas de place pour l'écriture instinctive, pulsionnelle, pas de place pour les arts non estampillés capitalisme culturel !

J'en ai rien à foutre que mes putains de textes soient publiés ! Je hais la propriété intellectuelle, les droits d''auteurs. C'est ça qui fait que l'art "bourgeois" mis en valeur actuellement est, selon mes goûts, de la grosse merde...Quoi que l'on verra plus loin que la merde, ce n’est pas si mal, encore faut-il avoir conscience que c'en est... Voici de faux artistes remettant en cause toute la crédibilité de leur art, pour lui donner comme finalité la thune, la gloire d'avoir son nom reconnu... Pour moi, l'art c'est exactement l'inverse de ça ! C'est l'inverse d'une activité professionnelle alimentaire, d'une quête de se la péter en tant qu'artiste, c'est juste de l'art, pas ces merdes !

 

 Les fautes d'orthographe, tout le monde sait ce que c'est, ça a le mérite d'être clair...Autre attaque plus insidieuse, plus difficile à vérifier, du moins pour la plupart des gens qui ne se sont pas lancé dans une étude du Becherel approfondie, l'attaque sur les fautes de syntaxe. Un autre Saint argument d'autorité pour ceux qui veulent s'offusquer sans trop faire d'efforts d'argumentation pour le faire...

 

La syntaxe :

 

Ça faisait longtemps maintenant que je ne m'étais pas pris une remarque là dessus, alors je me suis bêtement dit que j'avais du résoudre naturellement le problème, mais non, on m’a encore reproché mes fautes de syntaxe, dans un commentaire du blog. Alors, je me suis remis en question. Ne saurais-je pas parler et donc écrire, dans la langue de Molière, un mec qui est mort il y a quelques siècles et dont le français qu'il a utilisé à l'époque, auquel on se réfère aujourd'hui, ne ressemble plus vraiment à l'évolution actuelle de notre langue nationale...?


Il y en a qui s'insurgent de la montée en flèche du langage SMS, du fait que les jeunes parlent comme des chartiers...Ils aiment la belle langue, les mots choisis... « Et bien »,( d'ailleurs, on n’écrit pas "et bien", en langage soutenu et si j'ai décidé de l'écrire au début de ma phrase, c'est que j'ai pris le parti de me foutre des règles culturelles à la con des bourges coincés du cul, qui formatent la culture en discréditant tout ce qui ne correspond pas à leurs références...Donc...)"Et bien" qu'ils restent collectionneurs de mots anciens, comme on collectionne les vieux livres reliés à la main et qu'ils laissent ceux qui s'en foutent, s'en foutre et avoir des lectures en format de poche, en langage sms, ou même écrites à la merde de mon cul...

Alors la critique la plus commune, loin devant la critique de mes fautes d'orthographe, de grammaire, de concordance de temps et de conjugaison, est celle récurrente qui est faite par rapport à mes fautes de syntaxes. "Et bien", je l'avoue sans honte et sans vergogne devant vous et pourtant on m'en a souvent parlé, sans vraiment m'expliquer, ou sans vraiment que je ne comprenne... Voilà, la syntaxe, je ne sais pas ce que c'est. Je vous assure, je n'ai aucune foutu idée de ce qu'est ce truc, la syntaxe. Certains trouveront honteux le fait que j'écrive quand même, certains s'en foutront comme moi...Alors pour résoudre ce problème, plusieurs solutions.

La première est de m'envoyer un commentaire pour m'expliquer ce qu'est la syntaxe, avant que j'aille chercher la définition sur le net, parce que j'ai un minimum de curiosité, quand même et parce que ce nouveau commentaire à remis cette idée dans ma cervelle.

La deuxième est que les lecteurs outrés par mes fautes de syntaxe, de style ou de balai dans le cul, arrêtent de me lire aussi sec, car je m'en voudrais de parasiter leur quiétude de référencement et de critérisation du bien et du mal culturel...

La troisième est de m'écrire un bel article dont l'argumentation ira plus loin que, "vos fautes sont dignes d'un enfant de sixième...", pour étayer leur point de vue, qui ne vaut certainement pas moins que le mien.

Il existe certainement des tas d'autres solutions plus intéressantes que le simple fait de me dire que je fais des fautes de syntaxe. Cela pourrait consister au fait de m'envoyer des sortes de rapports d'erreurs, pour me signaler les fautes, de tous types, que je fais. On pourrait y citer par exemple, les fautes contenues dans cet article...Histoire que je progresse. Ça ne vous demandera pas beaucoup plus de temps, que celui que vous prenez à m'expliquer que je fais des fautes de syntaxe, sans jamais préciser lesquelles...Et si vous ne voulez pas prendre plus de temps, ne vous donnez pas la peine de me signaler ces fautes, ou si.. Continuez vos commentaires accusatoires, on fera un concours du plus beau commentaire à la con...

Je vous explique, j'étais dans un collège de merde et le collège, c'est le moment ou on apprend les règles d'écriture en français, dont certainement la syntaxe...Je n'ai pratiquement pas eu de cours de français durant ces années là, tous les profs de cette matière étant soit en dépression, soit en incapacité de faire cours dans un bordel absolu en classe...Du coups, je ne sais pas du tout ce qu'est un pronom relatif, une conjonction de subordination ou toutes les conneries du genre...Je connais ces mots, parce que j'ai dû vaguement les entendre quelque part, mais je n'ai aucune idée de ce qu'ils veulent dire ou référencer. Quand on étudie dans les collèges pour pauvres, ou seule les classes européennes suivent des cours convenables, il n'est pas aisé de faire de brillantes études et de ne pas faire l'impasse sur quelques règles de base.. Alors par miracle, malgré le fait de ne pas connaître ces quelques notions, malgré le fait que mes parents, qui ne sont pas profs et n'ont pas fait d'études, n'aient pas vraiment pu m'aider à faire mes devoirs étant jeune, j'ai quand même fait des études et ai eu le goût de l'écriture. Alors mon écriture à des défauts, il y en a que je subis, d'autres que je cultive..Tout ceci rend ce que je fais un petit peu original et l'originalité n'a jamais été du goût de tout le monde, surtout de ceux qui se complaisent dans le modélisme culturel et artistique, qui rend la culture si peu accessible d'une majorité et si chiante pour beaucoup, bien trop souvent...

Moi j'écris, mais je ne lis que très rarement et jamais des trucs qui font plus de 40 pages d'affiliées, ça n'est pas que je dis qu'il ne faut pas lire, mais pour l'instant, ça n'est vraiment pas mon truc. Peut-être que quand je lirais un peu plus, je ferais moins de fautes de syntaxes, qui sait...Peut-être que je tendrais plus à imiter, ou au moins à être influencé par les normes littéraires en vigueur...Pour la musique c'est pareil, j'en fais, mais je n'en écoute que très peu...On fait de la création, on invente, on tente d'innover, comme ce que je tente d’écrire, d'écrire comme ça me chante...C'est ça qui me plais , la création, d'autres préfèrent le modélisme et ça n'est pas plus mal, à chacun son truc.

Voilà pour ces quelques explications, n'hésitez pas à me défoncer en commentaire, me faire défoncer,  j'aime ça, c'est mon côté Sado Maso...Plus sérieusement, si il y en a un ou une qui s'y connaît et qui peut m'aider à me perfectionner dans règles de la langue française, lâchez-vous ! Il est vrai qu'au rythme ou je débite mes allitération fécales, je n'ai pas toujours le temps de faire gaffe, il faudrait que j'embauche un orthographieur...

 

Les normes totalitaires qui terrorisent ici l'écriture, se font remarquer très rapidement, sans que l'on ai besoin d'avoir véritablement une grosse audience pour cela. Les chevaliers de la bonne norme et de la bonne morale sont partout, amoncelés en petits pions qui vérifient que tous ne puissent s'octroyer un droit d'expression chasse gardé de certains.

 

B/ Qui sont les prosélytes de la forme ?

 

Alors voici quelques attaques, observons en maintenant les auteurs. Pour mieux comprendre ces plaidoyers de la saveur véritable et traditionnelle du verbe, leur permanence, rien de tel que de tenter d'analyser les mobiles de ceux qui les profèrent. Ces derniers ne sont pas forcément des orthodoxes du culte normatif, parfois ces gens là peuvent même remettre en cause un certain ordre établi et s'avérer partisans de la théorie du rentrer dans le système pour mieux le gangrener de l'intérieur ah, ah, ah, ah !. Personnellement, ça n'est pas mon truc, je n'en ai ni l'envie, ni l'énergie, ni la conviction que cela puisse vraiment servir à quelque chose. Les codes de l'élite privilégiée, plus je m'en éloigne et mieux je me porte. J'ai pu côtoyer ces codes durant mes études, j'ai pu en côtoyer leurs prophètes, leur prosélytes, leurs inquisiteurs...Mais j'ai la chance d'avoir eu un certain recul par rapport à ça, n'étant pas moi même baigné dans ces façons de faire depuis ma tendre enfance, comme la plupart des gens qui font des études. Ce que je veux dire par la, c'est que des personnes n'étant pas issus du milieu bourgeois et allant dans le même temps loin dans leurs études, ça ne court pas les rues. Alors quand on s'éloigne de ces codes, qu'on prend du recul par rapport à eux, pendant que d'autres dans leur champs d'action, y arrivent moins, ou pas du tout, cela provoque certains problèmes de voisinage, pour le moins. En effet, certaines personnes sont fières, parfois un peu trop, pour admettre se complaire dans un certain conformisme, tout en proférant des discours anti système dans le fond. Pas facile d'être confronté à ses propres contradictions. J'ai bien conscience d'y être confronté moi même fréquemment et ça ne fait pas que du bien, même si au final, aller au delà peut rendre service, tout en rendant moins con.

 

Culture, économie et complexes :

 

C'est fou l'imagination que peuvent avoir les gens pour faire croire à leurs interlocuteurs, qu'ils puissent juger ce qu'ils font, à la lumière de leur science, qui vaudrait mieux que celle des autres. La croyance en une certaine science infuse, une rationalité ultime, du moins, le fait de s'approprier pour soi ces notions, quitte à se méprendre fortement, permet cela. Et c'est comme ça qu'on se trouve confronté à des personnes voulant évacuer leurs complexes de non-originalité, en tentant de rapprocher les autres de leurs normes insipides. Ceci résulte du même principe que le fait de vouloir que les salariés français, tendent à être plus compétitifs en indexant leur mode de vie sur celui des salariés chinois. D'où, diverses tentatives de réformes pour réduire les droits sociaux en France.... Ce qui sublimerait tout le monde, ça serait plutôt d'améliorer les droits, les conditions de travail et le niveau de vie des salariés chinois. Cela éviterait les délocalisations dues à l'augmentation des marges commerciales, quand on à moins de frais ailleurs...Par la même, le contact à une certaine créativité, originalité, serait bien plus utile en suscitant curiosité, que brimades.

 Plutôt que de tenter d'être meilleur, les inquisiteurs culturels rabaissent les autres pour se rassurer eux même. Toute ma vie j'ai été confronté à ces gens. Avant, j'étais plus jeune, moins confiant et j'avais tendance à prendre ce qu'ils disaient comme "parole d'évangile" ,  tout influencé que j'étais par le fait que ce qui sort de leur bouche, ressemble plus à ce que la société appelle "le sens commun", que ce qu'il y a dans ma tête. Maintenant c'est trop tard ! Ce que j'écris me plais parce que j'écris ce que je pense et que je n'en ai pas honte, sachant bien que cette absence de honte ne sera pas forcément éternelle, puisque tout le monde peut éventuellement changer. Certes, je ne maîtrise pas toutes vos stupides règles d'orthographe, de grammaire, de conjugaison et de balais dans le cul...Et je m'en tamponne, j'emmerde la langue française ! Il me semble que ce que j'écris est assez lisible pour être compris et en plus, par n'importe qui ! Mes textes ne sont pas réservés à une élite culturelle qui se préserverait de la lecture prolétarienne, en employant des mots que seuls les lecteurs assidus du dictionnaire et de quelques auteurs choisis peuvent maîtriser. Comme ça, riche ou pauvre, bourgeois ou prolo, on pourra juger en toute compréhension des choses que l'on apprécie, ou non dans mon travail...Les plus nombreux restant essentiellement ceux qui s'en foutent, ou n'ont pas connaissance du fait que mes textes existent, ne s'en portant pas plus mal, d'ailleurs...

 

  Ma volonté serait que tout le monde se révolte contre cette "haute culture", contre ceux qui se l'approprient pour eux seul. De la même manière, je voudrais que l'on se révolte contre le système économique mondial et contre ceux qui s'approprient les richesses économiques pour eux seul. C'est un combat global ! Je ne changerai pas le monde mais au moins le fait d'en parler, d'écrire ce genre de truc, me soulage un peu et évite que je devienne un psychopathe qui déboule dans les cafés culturels pour y balancer des seaux de merde (ça n'est pas une image, c'est une idée)...C'est déjà ça !

Dans le monde de l'art, de la culture, ça référence à tout va. Tout est basé là-dessus, sur le référencement, sur la comparaison à des auteurs anciens. Personnellement je ne lis jamais, je devrais, un jour je mettrais certainement plus le nez dans des bouquins. Mais pour l'instant, cela a au moins l'avantage de ne pas faire de moi un fou du plagiat, qu'il soit écrit ou oral, conscient, ou inconscient. Des influences, tout le monde en a, mais à trop s'y référer, on peut finir par penser avec la tête de quelqu'un d'autre, comme dirait ma référence préférée, Rodrigo Garcia.

Des complexes, tout le monde en a. La plupart tentent, comme décrit au dessus, de les ignorer en les rejetant sur les autres, qui ont parfois le malheur de les mettre trop en évidence. La meilleure façon de ne pas être surpris par quelques courbes abruptes balançant quelques idées néfastes à la gueule, sans qu'on puisse les voir venir, est de rester protégé par quelques clôtures à angles droits.

 

Orthonormé :

 

Orthonormé,
des angles droits, 90 degrés, ni plus, ni moins.
Précision épidermique qui vient cloisonner deux univers séparés de la même distance normée, prévue, calibrée, anticipée à l'aide de règles et théorèmes donnés tout cuit à bouffer aux oiseaux.
Théorie rationnelle pour celui qui la dicte, absurde pour celui qui la voit.
La norme rend aveugle tu sais, la norme n'est pas le monde et la culture des anciennes traditions est historique et non raison.


Chacun se trompe et moi aussi, ni plus, ni moins, autant quand c'est l'écrit du panthéon des grands auteurs, qui se figent sur des livres de chevets commodes, sur lesquels ils se posent, carrés, d'où ils prennent autant la poussière du temps qui passe, que quand c'est moi qui écris mes conneries...


Ils se consomment à rythme régulier, orthonormés, sans en comprendre la moitié. C'est un concours du plus grand nombre de fois ou l'on s'endort toutes les deux pages, suite à des suites de descriptions interminables, parfois minables, mais l'on se dit en en voyant la fin, que l'on est cultivé. Suivant les rythmes quadrillages, que l'on ingère de pages en pages orthonormées et bien plus fort d'avoir su se faire chier plus longtemps, avec des crottes en angle droit, que l'on admirera même pas, parce que sa propre merde puante ne vaut pas le livre. La merde, celle d'un autre plus connu serait-elle plus admirable ?.
Pourtant c'est la seule créative, ton œuvre dont tu es le concepteur. Pas une théorie de vieux à suivre... Hélas, ça n'est pas cela qui enivre l'orthonormé, lui veut du livre !

 

Les prosélytes de la forme sont souvent ceux qui n'ont pas trouvés mieux à faire, qui ne voient dans le fond des choses, qu'une évocation de leurs idées absurdes, se persuadant qu'elles sont rationnelles. Ils font bien comme la société leur dit. « Exécute, ne réfléchis  pas et quand tu réfléchis, fait semblant et reprend les concepts que l'on a mis à ta disposition grâce à des siècles de matraquage de culture ancestrale. »

 

C/ L'art de l'imitation

 

Ah, si l'on pouvait ne pas faire de vagues culturelles, si toutes les œuvres nouvelles pouvaient correspondre parfaitement à ce que l'on attend d'elles. Le système de l'élite culturelle, de ses réseaux, de son argent, de son pouvoir à faire marcher ce qui correspond à ce qu'il veut qui marche, s'arrange déjà efficacement...Il s'arrange pour que les créations ne pètent pas plus haut que le cul plat des œuvres déjà vues et revues, rééditées en série, par d'autres qui refont du déjà fait, régurgitent du déjà vomi.

 

Conservatoire :

 

Le conservatoire est une grande boite de conserve qui fabrique d'autres boites de conserves.
Le conservatoire est un moule ou les arts viennent se mouler pour se figer tel des statues de plâtres, ridées par le temps qui passe.
Le conservatoire; des cons asservis à un système usine fabriquant une normalité dérisoire, illusoire, voile absurde, cachant la réalité du non-sens de son existence.
Conservatoire, musée de ce que fût la création artistique en des temps anciens, qui n'est plus qu'imitée depuis.


Le conservatoire, la norme et l'art, l'art réglé, défini, chiant. Le conservatoire qui nomme l'art mais qui n'en fait pas, qui cloisonne de sa méthodologie les avides de compétition, de concours, de reconnaissance.
Les prix d'honneur et d'excellence décernés comme des trophées, pour avoir bien fait ses devoirs et démoli son esprit critique, seront décernés tel des bons points, des images de Mickey, à ceux qui se seront montrés les plus sages et respectueux de la tradition conservatrice.
Conservatoire, Centre de Formation des Apprentis qui n'apprennent pas la plomberie mais l'art, mais l'art ne s'apprend pas alors que l'artisanat si.
Ici les artistes sont nommés en tant que tel, mais je les y voit artisans et pas toujours créateurs ou créatifs, inventeur ou sensitifs.


Mais l'artisanat est une noble activité, loin de moi l'idée de la dénigrer, quel savoir faire, quelle patience, quelle minutie, bravo aux artisans !
Bravo aux conservatoires et merci d'avoir formé des artisans qui sauront transmettre leur savoir faire et leur connaissance de l'histoire de l'art aux futures générations.
Mais sachons donner aux choses, un nom correspondant à leurs fonctions. Les artisans font de l'artisanat, les artistes font de l'art, on peut être artisan et artiste à la fois, mais si l'on n'est qu'un des deux, on est pas l'autre, selon moi...Mais à chacun son point de vue, voici le mien..Les définitions en terme d'art sont toujours foireuses, les miennes le sont tout autant...

 

Je continue par un hommage à la sous catégorie du conservatoire, ou étudient ceux qui ne sont pas assez foutus de se conformer aux règles qu'ils s'évertuent d'apprendre.

 

Art du spectacle :

Art du spectacle
une université
art du spectacle
réceptacle à paumés
qui veulent faire des études
mais sont un peu bohème
sanctionnant les préludes
de leurs normes poèmes

Des diplômes d'artistes
reconnus de l'état
rendant l'art aussi triste
que l'édictions des lois
et ils croient faire autre chose
en ne valant pas mieux
que les murs qui se posent
entre les autres et eux

capital culturel
qu'ils ont cru posséder
les rendant trop pareil
à la propriété
aux choses qu'on garde pour soi
qu'on ne veut pas expliquer
pour ne pas que l'on voit
leur grande stupidité.

 

Tout ceci, qu'importe les hiérarchies entre les bons ou les mauvais centres d'apprentissages, n'a qu'un but, l'imitation. L'imitation est le centre de l'art dominant. On cultive le copisme sans trop se l'avouer...

 

 

Art et imitation :

 

Platon est l'homme, qui dans la Grèce antique, fût le philosophe qui introduit l'art comme imitation de la nature. Dans sa théorie, l'art tend à imiter la perfection de la nature, l'art y est l'art d'imiter celle-ci. Les meilleurs artistes, reconnus comme tel, étaient donc ceux qui imitaient le mieux la nature, ou du moins, l'image que l'homme, être plus perfectible que la nature, s'en faisait. Aujourd'hui, les normes régissant l'art se bornent toujours, hélas pour certains, à ce même genre de principe. D'ailleurs, rien qu'en écrivant, "les normes régissant l'art", ça fait déjà mal au cul. Placer les notions d'art, de norme et de pouvoir ensemble dans un même concept, quelle pollution et pourtant, le monde de la culture ressemble à ce mélange peu digeste, digestion qui fatalement finit par faire mal au cul, ce qui pour moi aura certaines conséquences que je traiterais plus loin (notamment dans le chapitre consacré au caca).

 

L'art a globalement stagné dans le même genre de principe qu'au temps de la Grèce antique, sauf que le centre de l'attention n'est plus la nature, mais l'homme. L'homme ne tente plus de s'adapter à la nature mais d'adapter la nature à son mode de vie absurde, d'où quelques tensions entre la nature et lui. L'art, reflet de son époque, est par conséquent devenu l'art d'imiter l'homme, l'art d'imiter l'art...Une imitation d'art, le conservatoire, agglomération de copistes aux outils performants et à la méthodologie bien formée, bien formatée. Les "conservateurs" sont au centre de l'exaltation de l'art copie de l'imperfection de l'homme, des sortes de photocopies de photocopies, fades, grises et illisibles.

Amis, créez, soyez vous même, ne vous oubliez pas et n'oubliez pas de partager avec nous, votre vrai vous. Du Monet ? Monet le fait très bien, du Mozart ? Mozart s'en charge. Du vous ? Il n'y a que vous qui puissiez le faire et si vous ne le faites pas, vous nous en privez et c'est pas gentil...(selon de quoi vous nous privez, évidemment...)

 Si à la place des anciennes références, on s'en créait de nouvelles, qu'on puisse faire évoluer l'art, la culture, la pensée humaine ? Et si l'on se foutait des références et que l'on se laissait simplement aller à la création, à la mise en avant de son imaginaire...?

 

Les précurseurs créent leurs prédécesseurs :

Les artistes précurseurs, créent leurs prédécesseurs. Les vrais artistes, pas ceux dont on parle et qui ont la reconnaissance de notre société culturelle morne, ceux qui créent vraiment et ne font pas qu'imiter des imitations d'imitations, ceux là, créent leurs propres influences. Ils ne se contentent pas de ressortir de tiroirs poussiéreux, des travaux, des idées, pour les remanier à leur sauce, ils le font aussi, mais ne font pas que ça, simplement en tentant d'aller plus loin que des frontières prétablies.

 Le travail artistique n'est pas toujours obligé de se référencer aux mêmes et ces mêmes là, ne doivent pas obligatoirement avoir été connus, reconnus comme artistes par la société civile de leur temps, ou du temps d'après..Les artistes peuvent aussi faire reconnaître comme précurseurs, des gens qui les ont influencés dans leur travail et les mettre eux même, au rang de précurseur prédécesseur, quoi que la société des pseudos artistes élitistes culturels en disent...Les précurseurs créent leurs propres prédécesseurs. En plus des prédécesseurs des autres, ils ont les leurs et surtout, ils ont leurs propres créations.

 Imitez, imitez les amis, roulez vous dans la fange des milieux culturels pseudo artistiques reconnus. De la reconnaissance vous en aurez, si vous faites comme on vous le dit, parce qu'après tout, n'est-ce pas ça ce que vous cherchez ? De la reconnaissance ?

 Et ils vont partir à la recherche de réseaux, pour se faire leurs propres pistons, les faux artistes que la société nomme artiste. Mais la communication et le commerce ne sont pas des arts, l'art en est un et pour en faire, il faut créer. Pour créer il faut du temps et tout le temps pris à sucer les boules des plus influents que soi, représente un temps précieux qui aurait pu être consacré à la création et surtout, aliène toute création potentielle en l'associant dans son esprit, à l'esprit de se vendre.

 Alors artistes en herbe, créez ! Ne cherchez pas simplement où l'on vous dit, cherchez aussi en vous même, en votre histoire et en vos sentiments. Voyez les alentours, mais ne les voyez pas qu'à la lumière du préconçu qu'on vous impose !

 

D/ L'élitisme culturel

 

Alors dans quel but tout ceci ? Dans quel but faire de l'art et de la culture le truc chiant que c'est actuellement ? 

Pour tous ceux qui n'ont pas accès aux codes d'une élite privilégiée, à un capital culturel auquel on ne leur donne pas accès, pendant qu'on les gave de « secret story » et autres débilités qui endormiraient n'importe quel cerveau qui y serait exposé plus de trois heures chaque jour...? 

Et bien non.

Nous évoquerons ici la thèse que ceci est plutôt fait pour conforter l'élitisme culturel dominant..

 

L'élitisme culturel


  Les écrivains élitistes sont ceux qui donnent plus de sens à la forme qu'au fond, quand ils écrivent, on pourrait dire qu'ils font du jazz en étalant leurs techniques sur des airs communs et soporifiques, de la technique pour du vent... Étalant leur culture dont l'utilité ne réside que dans le fait que bien des gens ne la maîtrise pas, ils contentent leur complexe de supériorité, par le fait qu'ils prouvent leur maîtrise de bien plus de mots du dictionnaire que beaucoup. L'amour de la langue, le respect du verbe et le référencement à de multiples auteurs émérites s'étant fait une place au panthéon de la culture bourgeoise, sont la base de leur argumentation lorsqu'ils se justifient d'écrire pour si peu ayant les clefs de la compréhension de leurs textes...Textes, qui bien souvent, ne méritent pas d'être compris puisque, dans le fond, ils ne veulent rien dire d'autre qu'une certaine stupidité arrogante de leurs auteurs. 

 Alors pourquoi écrire sans se soucier d'être réellement compris ? Parfois parce que l'on a aucun message à faire passer, parfois parce que l'on ne veut que se contenter soi-même, dans une sorte de masturbation intellectuelle inutile, parfois parce que l'on ne veut que lancer des messages codés à la caste supérieure, qui seule maîtrisera le sujet, sera gardienne du trésor culturel disponible des seuls initiés. 

Personnellement j'écris pour être compris de tous et pour passer des messages que tous puissent comprendre...Non pas parce que certains seraient plus bêtes que d'autre (même si c'est le cas mais ici, ça n'est pas la raison...), mais parce que tout le monde n'a pas eu la chance d'avoir le même capital culturel. Une culture solide, ça ne rend pas forcément intelligent, parfois, ça aide même à rendre con, ce qui semble être le cas, pour les auteurs des textes dont je parle ici... Alors chacun fait bien ce qu'il veut et c'est bien pour ça que je donne mon avis, qui ne vaut que comme un avis parmi d'autres qui seraient contradictoires et pas plus dénués de sens que le mien.

 

Et pour finir, un commentaire intéressant :

(Petite remarque à propos des références culturelles et de l’appropriation des normes : il ne faut pas perdre de vue que la différence entre le profane et l’expert n’est mesurable qu’en temps passé à étudier un sujet. On est tous à quelques heures et quelques lectures d’un domaine d’expertise, ce n’est pas ça qui permet la création ni l’originalité et on en revient à la différence établie entre artisan et artiste.)

 

 

3 l'écosystème élitiste dominant

 

A présent, il s'agira de se mettre en situation, de voir par quelques exemples, issus de quelques milieux choisi, comment s'exercent concrètement les instruments de la domination d'un certain écosystème sur l’art et la culture. Cela sera observé à la lumière de l'analyse des mécanismes fondant les légitimités des milieux institutionnels représentant cette culture et bien connus de tous.

 

A/ cinéma, cinéma !

 

Il est un de ces milieux, ou le snobisme suscité par les élites bourgeoises est prédominant. Un milieu qui mieux que tous les autres sait brasser fric et reconnaissance. Vous l'aurez peut-être deviné, je veux parler ici du cinéma. Un milieu composé majoritairement de sombres merdes, dont les soi-disant œuvres ne valent pas mieux que leurs petites personnes. Un milieu fait essentiellement de gens qui se connaissent ou qui espèrent se faire connaître du réseau des familles dominant ce secteur de père en fils. Les frères lumières ont enfantés et leurs enfants ont hérité. Plus que de l'art qu'ils ont fait naître, ils ont hérité des clefs du contrôle de ce secteur d'activité, de cette industrie commerciale.

 

La grande famille du cinéma :

 

Regardant un beau dimanche d'automne, l'émission soporifique hebdomadaire et permanente jusqu'à ce que la mort nous sépare, de Michel D, j'ai entendu ces mots qui sonnèrent comme quelque chose de trop entendu, "la grande famille du cinéma". 

Cinéma, cinéma ! 

Le septième art, les acteurs, la sensibilité de ce que l'on à voulu prouver par l'image...mais surtout...la reconnaissance des gens de pouvoir, le milieu qui se la pète, les amis, les réseaux, la grande famille des snobinards à balai dans le cul !

"le tournage c'était super sympa, on se roulait des pelles entre potes..." dit cette comédienne tellement exceptionnelle présentant le banal de sa vie de façon à ce que ça paraisse incroyable pour le banal des gens "normaux"...Mais elle est encore plus normale que les normaux, seulement, elle ne le sait pas, moi j'appelle ça une connasse, mais à chacun son interprétation. Les interviews d'artistes, quel vivier d'inspiration pour moi, quel bel exemple d'excuse pour se révolter fasse à l'oligarchie culturelle...C'est comme ça que j'ai écris cette petite chanson...

 

La grande famille du cinéma : la chanson : https://www.youtube.com/watch?v=1BMcztoAogQ

(voir la vidéo 4 en bas de l'article)

 

 

La grande famille du cinéma

et moi

la grande famille du cinéma

elle ne me connaît pas

la grande famille du cinéma

c'est moi qui la connaît

mais ne connaît pas ma famille

la grande famille du cinéma

pourquoi...

 

la grande famille du cinéma

pas ma famille à moi

la grande famille du cinéma

pourtant toutes les semaines je la voit

dimanche à la télé

la grande famille du cinéma

à ma table s'est invité

sans me demander la permission

s'invite dans mon salon

 

la grande famille du cinéma

ne me fera rien hériter

la grande famille du cinéma

ne fera que m'irriter

à s'afficher là devant moi

faisant foi de son bonheur

qu'elle ne gardera que pour soi

en me laissant à ma rancœur

 

la grande famille du cinéma

tu vois

à chaque fois que je te croise j'ai la gerbe

qu'ça soit toujours les mêmes

à bien activer leurs pistons

les menant à la deuxième chaîne

je connaissais déjà la production

encore une autre c'est bien ma veine

 

la grande famille du cinéma

des poster dans la chambre des gosses

la grande famille du cinéma

n'a pas de posters de toi qui bosse

la grande famille du cinéma

pourrait au moins te remercier

de lui payer son chèque du mois

quand elle vend ce que tu vas acheter

 

cinéma cousine de la télé

des médias des politiques culturelles

plus belle devient la vie la famille s'agrandit

explosons l'audimat

à nous l'argent du krit et krat

faites péter les parts de marché

mettez le canard dans nos WC

 

Bonne conscience et redevance

norme qui pense et révérence

à ceux qui donnent les subventions

audiences de merde en production

la grande famille du cinéma

viendra te visiter de paris

chassant régionales subventions

et séchant locales créations

 

Tous les jeunes réalisateurs

n'auront plus qu'à paris migrer

pour n'estampiller capitale

pour l'ego des élites locales

pour qu'elles puissent plus se sentir pisser

 

la grande famille du cinéma

et moi

la grande famille du cinéma

elle ne me connaît pas

la grande famille du cinéma

c'est moi qui la connaît

mais ne connaît pas ma famille

la grande famille du cinéma

pourquoi...

 

Et preuve que ce milieu m'inspire, comme porte-étendard du commerce et de la tromperie qui se sont emparés de l'art et de la culture, j'ai aussi pondu un poème sur le sujet..

Remarque intéressante : (En référence au poème qui suit, Irving Howe a comparé la salle de cinéma à une sorte d’utérus où l’on entre après avoir laissé sa personnalité au vestiaire.)

 

Cinéma :

 

Ils font leur cinéma

apparatchiks en apparat

de fête chaque jour

la vie se paye tour à tour

mais toujours au tour de certains

les nantis seront plus sereins

et s'étaleront là devant

pour que l'on s'habitue à tout

tout en passivité

les troupeaux d'ovidés regarderont

ce qu'on leur cible

ensemble tout devient possible

aidez l'ensemble à posséder

mais ne possédez pas ensemble

cloisons et droit de propriété

soyez envieux de ce qui manque

vivez pour mieux le posséder

 

Et la vie bouge

et vous courrez

allant toujours au plus pressé

sur consommation dirigée

vers votre énergie digérée

par quelques-uns privilégiés

pestant sur tous vos vis à vis

belle concurrence philosophie

arnaque à la philanthropie

 

Du cinéma, que vous vivez

dans ce beau film vous figurez

restez dans la figuration

vous n'aurez que ce rôle de con

 

Du cinéma, vous digérez

remake de films de série B

aux saveurs fades des soirées mornes

qu'avec appétit l'on consomme...

 

Comme je ne voulais pas mourir idiot, j'ai un jour décidé de côtoyer ce milieu de l'intérieur. Grâce à l'une de mes connaissances, bien vues du milieu audiovisuel. La caste élitiste culturelle m'a donc permis d'entrer en immersion dans le monde des gros snobs qui se la pètent.  J'ai fais de la figuration. Cela m'a permis de m'imprégner du milieu ambiant, inhérent au septième art et je vous avoue que cette expérience m'a donné quelques relents gastriques, que seul les milieux culturels dominant peuvent m'apporter.

 

Figuration :


Un tournage à l'opéra, je n'en avais jamais vu d'opéra. L'opéra, c'est le truc bourgeois par excellence. Qui va à l'opéra ? Les bourges, les riches, ceux dont la culture les amène à y aller. Moi, rien ni personne ne m'avait incité à aller dans un opéra, jusqu'à ce jour. De la même manière, je n'ai jamais vu de pièce de théâtre de ma vie, croire que je suis le seul est se tromper lourdement, rien qu'en France, je pense que trois quart de la population n'a jamais vu de pièce de théâtre, ou n'est jamais entré dans un opéra.


Cette fois j'y étais et ce lieu se parait de ses plus beaux décors rococos. Des dorures, des petites statues collées aux murs, l'étalage du luxe sur fond de moquette rouge, tout pour nous rappeler qu'ici, on est chez les bourges.

Je suis venu visiter ce lieu, pour appréhender la manière dont se passe un tournage et on m'a collé en figurant. Normalement figurant, c'est un truc à la con sans conséquences, tu te fous là, tu fais ce qu'on te dit, un truc simple et c'est dans la boite. J'allais vite me rendre compte que c'était bien là mon problème. Faire ce qu'on me dit, sans rien n'y comprendre...C'est ce que la société et son système de fonctionnement que je décrie, demande de faire à la masse des manipulés inconscients. Je me trouve dans un opéra, antre des dominants dans leurs amusements culturels élitistes et on mêle l'art à tout ça.

Sur le coup, je n'avais pas compris les choses comme ça, je n’étais juste pas bien, sans en comprendre la raison, je ne m'expliquais pas pourquoi je n'arrivais pas à faire une chose si simple, de la figuration. Il fallait que je retienne un numéro et lorsque celui-ci était appelé, il fallait que j'allume un briquet en souriant, fixant un espace entre deux cintres...Pourquoi ? Dans quel but ? Aucun figurant ne le savait, les figurants ne sont pas là pour penser, pour réfléchir, ils sont là pour faire ce qu'on leur dit, comme de bons toutous obéissants. Dans la vie quotidienne, c'est pareil, on vit dans une société de figurant, jonchée de pions dirigés sans comprendre pourquoi ils vont ou ils vont. Ils ne sont pas acteur, ils figurent, tiennent leur place et ont un rôle semblable à tant d'autres.

La lumière s'éteint, une caméra s'avance sur un rail dans l'obscurité, une ombre s'approche et un vieux con crie "un....deux....trois", les briquets s'allument alors avec difficulté et les sourires coincés fleurissent "6...7...8...9"...Neuf, c'est à moi, j'allume mon briquet, je regarde les cintres qu'on nous a demandé de fixer du regard, je souris, mais je me force, ma joue en tremble alors j'arrête de sourire. Mon corps refuse de sourire, ça n'est pas une situation pour sourire, rien ne m'a donné envie de sourire. Je n'ai pas réussi à changer mon "état d'humeur", j'étais horrifié, j'ai essayé de forcer mon corps à accepter une contrainte absurde, mais il ne m'a pas laissé faire et je fus contraint de revenir à un état plus naturel pour moi, à ce moment là, l'état horrifié. Si j'avais compris le film, le pourquoi de cette scène, son intérêt dans l'œuvre, j'aurais peut-être pu accepter l'idée de sourire en regardant des putains de cintres et en allumant un putain de briquet dans le noir.

 

Ça n'est pas naturel de sourire dans cette situation, mais en comprenant pourquoi, on en appréhende l'intérêt. Alors on va peut-être me répondre que c'est une question de temps, que l'on ne peut pas expliquer tout à tout le monde. Ben si ! La moindre des personnes participant à un projet, son rôle fusse t-il minime, doit le comprendre, le projet doit lui être expliqué. En démocratie, on doit expliquer le fonctionnement des institutions et les enjeux de tels ou tels votes à tous. Aujourd'hui, ce sont les figurants qui votent sans comprendre les projets, les figurants qui figurent sans comprendre les enjeux de leur scène et du film dans lequel ils participent. Expliquer, rendre compréhensible, en société ou dans un film, c'est possible pour la masse de ceux qui ne joueront pas un rôle principal, ça donne à leur participation un sens plus fort que celui de statues dirigées, ça rend le film plus crédible...

En résumé, je pense que le rôle de figurant qui consiste à faire des choses sans les comprendre ne me conviens pas, ni dans la comédie, ni dans la société. Si l'on essaye de me faire jouer ce genre de rôle, cela génère chez moi, un état horrifié, dicté instinctivement par mon corps, dont je ne peux me détacher qu'en acceptant de faire autre chose...que de la figuration.

 

Mais ne laissons pas au cinéma toute la gloire des gastro-entérites culturelles. Au final, je pense que tous les milieux d'art ou l'argent sont concernés, sont touchés de près ou de loin par ce phénomène d'attribution des normes et codes culturels. Ici et là, une certaine élite décidera de l'entrée de certaines personnes ou œuvres dans leur réseau, qui seul à droit d'estampiller un projet comme œuvre ou non œuvre. .

 

B/ L'art en représentation

 

Je fais de la musique, qui m'amène à devoir faire des représentations en concert. J'ai eu la chance de ne jamais démarcher des salles, des assos, des festivals et je vous avoue que la perspective de devoir le faire un jour, noue mon estomac au point que plus rien ne puisse y entrer. C'est plus fort que moi, mon corps me met un stop, aller me vendre, faire mon cake pour tenter de convaincre quelqu'un que ce que je fais est bien, me ferais trop ressembler à ceux que je critique ici. J'ai néanmoins pu constater comment cela marchait, pour se voire attribuer le droit de faire des concerts et avoir la chance de partager ce que l'on fait devant du monde.

 

Culture snob

 

C'est l'élitisme culturel

des petites élites locales

de la petite culture commune

de la grande famille du cinéma

du spectacle ininteressant

étalant à ma face

la hiérarchie établie

avec ceux qui ne monteront pas sur scène

sans propriété des coulisses

 

Les seules bribes de leur don

seront sous la forme de tickets

et de verres de bière payant

voilà leur seul partage

aux aristocrates du spectacle petit

 

Et les autres y vont

parce qu'on ne leur propose rien d'autre

rien d'autre qu'un seul son de cloche

qu'ils n'ont pas en leur possession

qui tintamarre leurs auditions

les acouphènes que ça provoque

finiront par leur faire aimer la merde

hiérarchique qui remplira leur assiette

qu'ils vont digérer bien longtemps

assez longtemps pour s'en souvenir

assez longtemps pour en parler

assez longtemps pour que les autres cons

remplissent les caisses de merde

des petites assos des petits bourgeois

qui se prennent pour je ne sais qui

mais qui ne font rien que de répéter

ce que les autres font

et comme ça marche

ils ont raison

leur dit la société capitaliste

de l'argent sans prendre de risque

c'est ça l'intérêt artistique

crois moi que de la vieille soupe

t'en bouffe dans le milieu underground

qui ne l'est pas, va pas te méprendre

 

Les artistes, les asso, les subventions locales

les gauchistes, étudiants, anarchistes à deux balles

rien contre tout ça mais quand c'est faux

qu'c'en est d'autres qui prennent leur place

ça me fait penser que bien plus haut

c'est bien le même drame qui se passe...

 

Il y a aussi ces artistes qui ont pris l'habitude d'attendre le messie acheteur, poirotant des journées entières dans des expositions, expositions de leurs œuvres qu'ils ont mis souvent bien moins de temps à créer, qu'à attendre de les vendre.

 

Marché de l'art :

 

Je suis passé dans cette exposition extérieure, parcourant le marché de l'art, de stands en stands, me demandant si les exposants ressemblaient à leurs oeuvres...L'un en petits carrés bien ordonnés, l'autre en bordel, un autre étalé en largeur, le suivant Kitch et plein de couleurs....

Ces gens se montrent et se dévoilent restant impassibles, cachés derrière leurs créations et ils vendront leurs idées, ils vendront leur âme au plus offrant pourvu qu'ils puissent en vivre.

Le silence du passant qui ne passe pas, pèse sur les marchands assis attendant l'âme en peine qu'elle ne fusse pas admirée plus souvent. Les stars de l'étalage s'étalent en petit morceaux mais ne se regardent plus eux même et moi je ne vois qu'eux.

Ils s'appliquent à la forme et consolident leurs relations sociales car il faut faire des affaires pour s'acheter la dernière machine Nesspresso, pour inciter aux vernissages maisons, tout en buvant les boissons adéquates...Stylées et amères...
Et les discussions quotidiennes se mêlent à l'art imité, sommet commercial du détail élevé au rang d'art.

Les stands vides, eux, ne parlent pas du quotidien inintéressant des gens "normaux" et ça n'est pas plus mal...

J'ai vu des âmes étalées en étalages bien ordonnés et des étaleurs inconscients d'étaler la tête d'un autre sur le cadre qu'ils se sont imposé. Normes et arts en fusion générant des imitations personnelles de soi même et de ce que le monde a fait de nous. Des exhibitionnistes du mensonge artistique institutionnalisé, artisans de l'alimentation du foyer quotidien, réchauffant les âmes trompées par manipulation culturelle au service du profit.

  Mais ça n'est que la partie extérieure, la partie populaire de ce phénomène. Plus on grimpe dans la hiérarchie de ces normes instituées et moins ce triste spectacle ressemble à un marché de province. On entre dans les musées, les salles d'expositions, les salons mondains et l'on admire. Oui on adore se faire admirer, rencontrer les gens admirables, avoir l'impression de faire parti d'eux, de faire partie de la famille, d'être bien chez soi entre gens important. Chacun à sa manière se sent exceptionnel, reconnu, personne ne passe un bon moment, mais tout le monde fait tellement bien semblant. De ce sentiment, j'ai fais une chanson :

 

Vernissage :

J'aime bien

regarder les gens

qui portent des plateaux

qui portent de grands verres

que je porte à ma bouche

qui portent mes paroles

mes gestes et tout ce que je touche

 

Ca fait bouger les gens

fixés au tabouret

les bulles décollent leur cul

quand à chaque fois je sens

l'eau qui remplit mon foie

qui rend sympa les gens

 

Qui se foutent de ma gueule

et ça me donne envie

d'y mettre un peu de couleur

de rendre plus joli

ce décor sans odeur

qui ne sent pas le vomi

 

Et si c'est sur leur gueule

ça serait pas poli

ça serait méprisant

comme tous ces gens méprisent

ceux qui ne vivent pas comme eux

ne se gavent pas au champagne

y préfèrent le mousseux

 

N'y connaissent rien à l'art

qui tapisse tous leurs murs

symbole de gros dollars

que valent leur signature

ils préfèrent les acheter

c'est mieux pour leurs impôts

plus facile à planquer

pour leurs relevés fiscaux

 

Messieurs et mesdames

écoutez ce message

si vous allez à un vernissage

allez-y avec une bonne gastro

épargnez nous donc ce tableau

épargnez nous donc ce tableau

que je ne connais que trop

et ne comprend pas assez...

 

Autant j'ai tendance à éprouver une profonde admiration pour la merde, autant tout ce que je déteste est plus facilement représenté par le vomi. Question de bon sens, il est plus naturel de chier que de vomir. On dégluti suite à un problème dans le voyage de notre digestion. Ce que l'on a ingéré prend alors le chemin d'où c'est venu et nous quitte, soit sans notre aval anatomique, soit parce qu'au contraire, notre corps n'a pas pu supporter ce que notre tête l'a forcé à avaler.

 

Mais parfois, au cœur de ce système dans lequel on se trouve malgré nous, d'autres que nous, prennent le rôle de nos gastro éventuelles. Ces personnes, on les remercie, parce qu'en plus de nous éviter les désagréments de la déglutition, nous apportent la satisfaction de voir quelqu'un qui, juste parce qu'il reste qui il est, agit comme un bon gros vomi à la gueule de cet univers de gros prétentieux.

 

L'antisnob :

 

Voilà une interprétation d'un évènement culturel qui m'est toute particulière. On peut avoir d'autres avis, voici le mien.

 

Le gotha culturel.

J'ai eu l'occasion d'aller à un vernissage géant récemment, les ateliers ouverts que ça s'appelle... C'est trop l'exaltation de la culture et des arts, c'est trop l'endroit "in", ou il faut être...En plus c'est partout, alors on va la voire partout pendant deux week-end, la masse de la bourgeoisie roots de Strasbourg...

Je suis allé dans un machin qui s'appelle « le bastion », je ne connaissais pas. C'est un grand espace aménagé en ateliers "d'artistes", qu'il a été possible de visiter librement, à l'occasion de "la semaine des arts". Du coup je suis venu, attiré par la curiosité et surtout par des amis qui m'ont trainé à cet évènement.

Avant de voir des artistes et des œuvres, j'ai d'abord vu tout le gotha de la culture élitiste strasbourgeoise, situé bien plus bas hiérarchiquement que le gotha de la culture élitiste parisienne...Bref, de gros looser de provinciaux snobs. Ils me sembnlait qu'ils étaient là pour se montrer, pour fréquenter "le milieu", pour ouvrir leur gueule en disant des mots à la con, qui font genre..."Non mais tu vois, cet artiste, c'est une personne trop spontanée..."Ou encore, "tu sais moi je suis comme ça, je trop pleine de vie...". Enfin bref, je n'ai même pas eu l'occasion de voire un foutu tableau, que le tableau de la "bourge attitude" s'imposait déjà à moi...

Alors, une fois que je suis entré dans un atelier d'artiste, ce fut le florilège. C'est vrai que l'art pictural n'est pas forcément super mon truc, mais parfois, il m'arrive d'apprécier certaines œuvres...Là, rien. Vraiment rien, j'ai trouvé que c'était tout pourri. A mon avis, c'était aussi du au fait, que je me trouvais dans une assemblée composée à 75% de gens que j'avais envie de claquer contre un mur, ou dont j'éprouvais le besoin viscéral de déféquer à l'intérieur de leur bouche, pour qu'il soit légitime que de la merde en sorte..

La corde en sable.

Le premier atelier que j'ai visité était bien drôle, c'était tout petit, il y avait plein de monde et "l'artiste" avait essayé de remplir la salle d'un maximum de ses créations, pour qu'on puisse un maximum se délecter de son éclectisme et de sa productivité géniale. En plus cette conne a foutu une putain de corde en sable au beau milieu du passage, corde qu'il fallait éviter, pour respecter le travail de "l'artiste". Évidemment, ce qui devait arrivé arriva et une personne bouscula la sainte corde, qui se mis à bouger et à perdre ses précieux grains de sable. Là ce fut le drame...La conceptrice de cette corde, faite de grains de sable, rebondit de suite et s'exprima d'une façon étonnante, mêlant ton moralisateur et gentillet, pour ne pas passer pour une mégère, "regardez, on peut être la personne la plus adorable du monde, et faire du mal aux œuvres d'art..."...Et je vous promets que ce genre de ton faux cul, qui parait étrange aux non snobs, était ici des plus fréquent. Personnellement, je pense que cette "adorable" personne ayant bousculé la corde, à crée l'œuvre la plus artistique de cet atelier morne.

Je n'y connais certainement pas grand chose et cela doit plaire à certains, mais franchement, je n'ai ni vu l'art, ni l'intérêt, à se faire chier pendant des heures à reconstituer la forme d'une corde, en collant des putains de grains de sables, grains après grains...Elle aurait pu prendre une corde et l'accrocher que ça aurait été pareil pour moi. En cherchant un peu plus, je me suis dit, qu'elle avait voulu montrer symboliquement, qu'en apportant chacun son grain de sable, on peut constituer un outil, qui nous aiderait ensemble à grimper par delà les murs et les cloisonnements, pour nous faire passer les épreuves auxquelles on doit faire face...Tu parles ! Ça c'est moi qui le dit, la plupart de ces cons là, qui se définissent comme artistes, seraient plutôt juste capables de passer des heures à construire un truc avec minutie, juste parce qu'ils trouvent ça joli et original..Après c'est la libre interprétation de chacun...Pour moi, une œuvre n'est intéressante que si son concepteur y trouve du sens, sinon, ça n'est pas de l'art, c'est de l'artisanat ou du hasard... Cependant, il y en a qui trouvent du sens à se faire un puzzle...Chacun son truc comme on dit.

L'anti snob.

Dans un autre atelier, j'ai vu une perle, l'essence de l'art qui jurait avec les faux arts en présence...Un homme, semblant un peu simple, semblant ne rien connaître aux codes du faux art en vigueur en ce lieu, interpellait les artistes. Cette personne, ressemblant physiquement à Coluche, discutait avec les concepteurs des œuvres, en leur posant des questions à la con. C'est un peu comme s'il demandait à un boulanger comment on beurre les tartines. Il essayait de faire genre qu'il s'y connaissait, ou du moins, il essayait de ramener ce qu'il voyait à ses propres connaissances, afin de pouvoir l'interpréter à sa sauce.
Évidemment, il était loin d'avoir les mêmes codes de conversation et d'interprétation des œuvres que les artistes en présence. Mais il s'en foutait, il était en quête de compréhension et se moquait totalement de se faire prendre pour un con, par des gens qui m'ont semblé l'être plus que lui. Alors je voyais cet artiste, à qui notre homme expliquait qu'il connaissait bien les cartes postales. L'artiste était gêné, n'osait pas trop lui dire qu'il l'emmerdait, il le prenait pour un gentil con super relou, il essayait subtilement de s'en débarrasser sans lui faire voire que ses potes snobs se foutaient trop de sa gueule. D'autres passants, étaient plus outrés, que l'on puisse oser emmerder ce grand artiste avec des problèmes du bas peuple néophyte...

Notre homme se moquait de tout cela, du fait l'artiste ne veuille pas perdre son temps avec lui, que les potes de l'artiste se foutaient de sa gueule, ou que des gens de passage soient outrés qu'il ose parler à ce grand créateur d'œuvres d'art et c'était là son œuvre, plus grande que celles de toute la pièce. Il était l'anti snob parmi les snobs, il fut la plus belle œuvre d'art de l'exposition des artistes, mais les gens, cloisonnés derrière leurs œillères issues des normes culturelles en vigueur, ne l'ont pas vu. Ils n'ont vu que ce qu'ils étaient venus chercher à priori et sont repartis heureux d'avoir trouvé les évidences qu'ils souhaitaient. Au milieu d'eux, un homme aurait pu leur faire voire d'autres choses, un nouvel horizon, un paysage les montrant eux même dans les images absurdes qu'ils déploient. Ils auraient pu, mais ils y étaient fermés et sont restés enfermé dans leur bastion (Le Bastion étant comme cité plus haut, le nom du lieu hébergeant les ateliers ouverts dont je parle ici).

Pour conclure.

Le gotha culturel, scotché devant des œuvres qui ne veulent rien dire, a besoin des anti-snobs. Je lance donc un appel à tout les anti-snobs potentiels, pour qu'ils viennent envahir vernissages, exposition et musées conventionnels ou prolifèrent les roots bourges conventionnels. .Allez-y et réclamez la compréhension qui vous est due. L'art doit être accessible à tous, s'il n'est accessible qu'à une petite élite bourgeoise au capital culturel calibré pour cela, ça n'est pas de l'art, c'est de l'élitisme culturel.

 

 

 

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27 avril 2015 1 27 /04 /avril /2015 12:08

Il n'y avait pas de raison qu'il en soit autrement. Dans la plus pure tradition des fils et filles de...Les professeurs et leur progéniture  suivent la grande tradition de l'immobilisme social. Ainsi, dans un monde ou l'école est un passage obligé, certains posséderont en héritage, les bons codes qui feront les bons citoyens et les bonnes situations sociales.

 

Paroles de la chanson : 

 

Une enfance bien équilibrée 
et de belles activités d'éveil
pas de journées devant la télé
et de friture plein les oreilles
soucieux de la santé de leurs gosses 
les professeurs ont des préceptes
faisant de leur progéniture
à leurs us de fervents adeptes
 
Une belle scolarité sans tâche 
et son suivit à domicile
des élèves qui jamais ne lâchent
la perche que rien n'empêche de suivre
ils feront des brillantes études
financés de leurs prédécesseurs
prenant les places qu'ont hérités
ceux qui ont bloqué l’ascenseur
 
Les enfants de profs professeurs 
suivront les traces de leurs aïeuls 
ne quittant jamais les bancs de l'école 
aveugle à tout ce qui s'en décolle
ils sauront donner des leçons 
à tous ceux qu'ils ne comprennent pas
sachant posséder la raison 
du contrôle culturel d'état
 
Ne maniant pas de produits toxiques 
sans subir les emplois précaires
leur santé s'est usée moins vite 
que certains malheureux élèves
qui n'ont pas de parent professeur 
qui n'ont pas d'aide pour leur devoir
qui parfois se sentent un peu seul
face au monde qu'on veut leur faire voir

se faisant raconter la vie 
qui ne sera jamais pour eux 
ils finissent par avoir envie
des conneries qu'on leur poudre aux yeux
et s'en retrouve là bien déçu 
pensant avoir raté leur vie
voyant qu'ils n'avaient jamais su 
être ce qu'on leur avait dit
 

Les enfants de profs professeurs
suivront les traces de leurs aïeuls
ne quittant jamais les bancs de l'école
aveugle à tout ce qui s'en décolle
ils sauront donner des leçons
à tous ceux qu'ils ne comprennent pas
sachant posséder la raison
du contrôle culturel d'état

du contrôle culturel d'état (bis) (bis)
du contrôle du contrôle du contrôle
du

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22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 17:53

Elles sont le fruit des entrailles sociétales. Elles sont le pain bénit du mieux vivre ensemble. Elles sont le passage obligé pour tous, afin qu'on les reconnaissent comme faisant parti de notre monde merveilleux. Les conventions sociales, torture quotidienne chérie de tous, nous montrent l'homme sous ses plus belles coutures, pour le plus grand plaisir de ceux qui aiment le côté cérémonial de la vie !

Paroles de la chanson :
Les conventions sont salutaires
pour faire sortir de tout ennui
éphémère
les petites fourmis
qui le temps d'un instant
ne savent pas quoi faire de leur vie

A toute situation
correspond sa cérémonie
cérémonions nos appétits
de montrer tous ensemble
comment se posent nos vies
comment se posent nos pieds
sur le tapis
bien socialement encrés
bien intégrés
dans l'océan d'ennui
de vagues rangées
d'écumes mouchetées
des petites tâches que nous sommes
nous sommes amis ensemble
c'est bien ce qu'on dit
c'est bien ce qu'on montre
c'est bien ce qu'on vit bien dans la ronde

et dès demain
nous agirons
en conséquence
et nous rangerons nos absences
de rages
soumises
en saines offrandes
à nos bergers
qui en redemandent.

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15 mars 2015 7 15 /03 /mars /2015 20:59

Comment peut-on penser que l'exploitation systémique des plus nombreux par une élite privilégiée, puisse être issu d'une certaine stratégie, d'un certain stratagème, d'une conspiration, d'un complot ? Soyons rationnel ! Remettons un peu les pieds sur terre et ne nous laissons pas envahir par nôtre paranoïa ! Tout ceci, le fonctionnement du monde en institutions globalisées, ou certains s'en sortent mieux que d'autre, le fait que peu se gavent sur le dos de beaucoup qui crèvent la dalle, tout ceci est du au hasard, bien évidemment ! Un jour c'est soleil, l'autre il pleut...Et parfois, il pleut toujours sur les mêmes pendant qu'une minorité de chanceux se dore la pilule...Certes, mais on va pas se révolter contre les nuages quand même, soyons sérieux ! Alors, laissez les élites vous niquer la gueule en paix et conspirez plutôt entre vous, ça leur fera des vacances ! Oui, comme toujours, mais c'est comme ça, c'est la nature !

Paroles de la chanson :
Le hasard face bien les choses
les complotistes de chez eux
voient dans leur parano la cause
de tous les bons maux de la terre

qui leur semble t-il va si mal
qu'elle finira par se défaire
entre les mains de ses beaux diables
que jamais rien ne fait se taire

au nom de leurs quelques mains mises
à grands coups de guerres et de dollars
de bonne conscience qui médiatise
leur pouvoir comme inéluctable
Ils chantent la chanson religieuse
d'un système qui nous désechera
mais avant les vapeurs osseuses
jamais candide ne le saura

il n'en est rien, c'est naturel
que les bons hommes se bouffent entre eux
voir des millions de gens qui crèvent
pour remplir l'assiette des chanceux
Ça c'est fait comme les arbres qui poussent
suivant le cycle de l'histoire
des hommes que jamais rien ne pousse
à vouloir garder le pouvoir

les élites ne sont pas a blâmer
ils sont nés dans leur condition
mais un peu plus avantagé
au départ que tous leurs troufions
eux non plus ne voulais pas en être
mais la nature est bien comme ça
il y en a toujours à faire paître
pour l'herbe plus verte des rois

les complotistes, je leur chie dessus
pour qu'ils puissent voir le mal partout
je le sortirais de mon cul
pour que leur théorie tienne debout

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8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 14:40

La discrimination sexuelle se fait le plus souvent au détriment des femmes. Heureusement, les gens insupportables restent équitablement répartis entre chaque sexe. Ceux qui les subissent également.

Paroles de la chanson :
Les petites bourgeoises
enfants gâtées
enfants uniques privilégiées
prunelles de yeux de la société
extra chieuses prédestinées
se permettront bien ce qu'elles veulent
puisque ce qu'elles veulent elles l'auront
malgré les nerfs que ça équeute
à tous ceux qui les subiront

le monde tourne autour d'elles
elle ne verront jamais d'autre monde
ne descendront jamais l’échelle
le piédestal de ce qui fonde
leur caractère sans gardes fous
se permettant de mettre à bout
ceux qui l'entourent sans conséquence
objet de toutes leurs arrogances

petites bourgeoises
pourvu que ce monde
ne vous face pas dérailler de votre cercle
ne vous face pas sortir de la ronde
qui vous fait vivre dans votre paresse
vous pensez bien que le monde c'est vous
mais si vous entrez dans sa gueule
vous verrez bien ce qui rend fou
les autres sur qui l'on dégueule

Les petites bourgeoises irresponsables
ne le sont pas plus que les autres cons
mais bien à l'abri de leur fable
nous font goûter de leurs étrons
quitte à ne pas choisir sa vie
mieux vaudrait la supporter seul
que d'emmerder ses vis à vis
à ne pas savoir fermer sa gueule

Petite bourgeoise
si tu devais te supporter
ta rancune plein l'ardoise
finirais par te dévorer

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1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 18:22

Attendant que l'orage soit passé, voici une petite composition prenant en otage les événements terroristes du 7 janvier 2015, afin de faire un petit bilan subjectif du sujet ô combien bramé de la liberté d'expression en France.

En savoir plus sur : http://www.gustavson.fr/2015/01/charlie-ou-quand-la-mort-rapporte-des-amis.html

http://www.gustavson.fr/2015/01/manifeste-comparatif-de-la-liberte-d-expression-libre.html

http://www.gustavson.fr/2015/01/liberte-d-expression-pour-charlie-et-pour-qui-d-autre.html

Paroles de la chanson :
Depuis que tout le monde il est Charlie
le journal est en rupture de stock
l'expression libre un pain bénit
pour ceux qui restent dans la norme
et quand l'orage sera passé
que les morts seront vieux de trois semaines
que toutes les peines seront digérées
chacun retombera dans sa haine
des autres avis que le sien
des peuples qui ne viennent pas de chez nous
des provocations de son prochain
sauf si ce prochain la c'est nous
blancs, français et assimilés
outrés par la terreur d'hier
chanteront en cœur le poing serré
que leur liberté, ils en sont fier
Libre pensée d'embrigadement
la liberté des bien pensants
si ce sont les médias qui l'ont dit
On manifestera pour Charlie


Liberté, ô liberté,
j'écris ton nom et je te baise
au nom des gens qui t-on scandé
te vêtant de leurs mayonnaises
faite d'illusions condescendantes
de ce qu'on donne à picorer
aux doux pigeons pour qu'ils se mentent
et puissent après en partager
de leur publicité mensongère
de leurs slogans pieux et prémâchés
chantés en troupeaux prenant l'air
pour en contenter leur berger
Ils pleurent les morts qu'on a choisit
comme dignes de leurs indignations
Tignous, Charb, Cabu, Wollinski
dont les médias ont fait drapeaux
mobilisation pacifique
estampillées gouvernement
récupération politique
ensemble pour les sacrements
Leur belle liberté d'expression
ne sera pas celle de tout le monde
ni celle de leur compréhension
qui loin de leur esprit se fonde
les consommateurs médiatiques
suivront l'alarme télévisée
pour former l'opinion publique
centrifugeuse à formater


Depuis que tout le monde il est Charlie
le journal est en rupture de stock
l'expression libre un pain bénit
pour ceux qui restent dans la norme
et quand l'orage sera passé
vous ferez comme si de rien était

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28 janvier 2015 3 28 /01 /janvier /2015 06:34
Liberté d'expression pour Charlie et pour qui d'autre ?
L’assassinat des journalistes et dessinateurs de Charlie hebdo, aura fait fleurir bien des débats sur internet et les réseaux sociaux. Alors, s'il faut savoir retirer du positifs de faits plutôt affreux, ce triste événement aura au moins eu pour intérêt de remettre au goût du jour les sujets de la démocratie et de la liberté d'expression. En effet, suite au massacre  au sein de la rédaction de Charlie, de grands mouvements "populaires", bien encouragés par un grand mouvement médiatique, a sorti des millions de personnes de leurs chaumières aux slogans de la défense d'un régime soi-disant démocratique, leur permettant une sacro-sainte liberté d'expression. Personnellement, je dirais que j'ai de gros doutes quant-à cette liberté d'expression et l'appartenance du régime gouvernemental français au modèle démocratique. 
 
Au niveau de la démocratie, il me semble que bons nombres des consommateurs médiatiques se sont fait une raison. Cette raison me semble guidée par les opinions de masses diffusées en masse par les médias officiels. Selon cette raison, nous vivons bien dans un régime démocratique, dirigé par l'intérêt général des citoyens qui le constituent et qui gouvernent par délégation, délégation attribuée aux gens pour qui ces "citoyens" votent lors des élections. Selon cette raison, terme employé pour masquer une certaine morale religieuse me semble t-il, le régime politique régissant la France actuellement, n'est absolument pas l'arme publicitaire d'un pouvoir totalitaire d'une certaine caste, agissant au nom de ses intérêts propres. Alors d'après les mots que l'on peut entendre en masse ces derniers temps, "il ne faut pas laisser la religion mettre à mal la démocratie, la raison". Personnellement, je traduis ceci par, "il ne faut pas laisser une religion concurrente, mettre à mal la religion en place actuellement en France, la religion de la démocratie, des gens qui votent pour des candidats fantoches, représentants commerciaux des élites au pouvoir, élites prêtent aux pires atrocités pour maintenir leur pouvoir en place".
Combien d'exactions commises au nom de la religion à travers les siècles, à travers l'histoire ? L'inquisition, les croisades, les guerres, les lapidations...Et aujourd'hui, cette religion basée sur la croyance en un régime démocratique, ou des millions de gens pensant vivre au sein d'un monde civilisé, cautionnent implicitement par leur vote des massacres, de l'esclavagisme sans jamais que cela se passe devant leur gueule. En notre fameus système "démocratique", représentant officiel de la "raison médiatique", le principe religieux me semble très bien représenté. On prêche la liberté, l'amour, la justice tandis que dans les faits, on provoque meurtres, massacres et vie de merde à quiconque reste loin de nous. Bref, tout ce qu'on a pu connaître du pragmatisme religieux en société.
 
L'une des conséquence de cette moi-disant religion est donc le prêche. Ces derniers temps, on a pu constater que l'un des prêche les plus présents dans les églises télévisuelles, relayé par les fidèles de la messe médiatique, s'est fait sur le sujet de la liberté, la liberté d'expression, la liberté d'expression malmenée par les églises concurrentes, en l’occurrence celle d’Allah, de Mahomet, du Coran et des djihadistes meurtriers. 
 
Lors des débats en vigueurs suite au choc annoncé du massacre à Charlie hebdo, les prêcheurs médiatiques s'en sont donc naturellement pris aux prêcheurs concurrents, religieux ou pas, à ceux qui défendaient des thèses qui n'étaient pas en adéquation avec le discours religieux en vigueur au sein de la "religion démocratique". Des gens comme Dieudonné par exemple, habituels "méchants" ont été mis en avant comme diabolique et dont les propos et agissement ne pouvaient que servir la cause du "mal absolu".
 
J'ai moi même, à mon niveau très localisé, fait l'expérience de cela en partageant un discours sur le sujet de la liberté d'expression, me paraissant digne d'intérêt, discours effectué par un "prêcheur du mal", non adoubé par la religion médiatique, en l’occurrence Kemi Seba. Bien que je ne connaisse ni la vie, ni l’œuvre de cet individu, le simple fait d'avoir partagé sur les réseaux sociaux un discours estampillé de son nom, a amené plusieurs personne à vouloir me ramener dans le droit chemin. Kemi Seba, comme d'autres, "c'est le mal, partager ces discours est un blasphème à la bien pensance". (Il faut quand même souligner que le droit au blasphème en France, est régit par un principe identique à celui de la liberté d'expression. On a droit au blasphème, mais pas pour n'importe quelle religion, comme on est libre de s'exprimer, mais pas pour n'importe quelles expressions).
 
Ce à quoi j'ai répondu :"Je sais bien que ce Kemi Seba n'est pas un enfant de cœur, mais si Hitler avait dit un truc intéressant que j'estimais digne d'une publication à laquelle j’annotais "discours intéressant", cela ne m'aurais pas gêné de le publier sur ma page avec mon nom dessus. En effet, bien que je ne cautionne en rien ce qu'a pu faire un personnage par ailleurs, si celui-ci, Kemi Seba et Hitler compris, a dit des trucs intéressants, pourquoi s'en priver ? Je ne me prive donc pas de publier ce discours, avec lequel je m'accorde en tous points, bien que je ne m'accorderais pas forcément avec d'autres discours de cette même personne. 
 
Les prêcheurs d'autres thèses que celle prônées par la religion médiatique sont taxés du terme générique "complotiste", nouveau mot à la mode pour souligner le côté "basse classe" des "conspirationistes. Ces "complotistes" sont d'une manière systématique, définis par les médias comme des sortes de fous paranoïaques, totalement dénués de raison, dénué de la raison qu'ils diffusent, semble t-il. A la taxation logique de ce discours de Kemi Seba comme "complotiste", j'ai répondu cela :" Sur son passage "complotiste" et très souvent sur les passages "complotistes" en général, il m'arrive d'être en accord. C'est le cas ici. Le hasard fait souvent bien les choses, mais comme on dit "trop de hasard tue le hasard". La religion, personnellement je n'aime pas ça, après si c'est le truc d'autres personnes de croire aux petits lutins, aux miracles, à la femme heureuse quand elle est soumise à l'homme, à l'homosexualité qui serait une maladie du diable...Ou encore au vote tous les 5 ans qui change la vie des habitants d'un pays...Qu'ils croient à ce qu'il veulent, tant qu'ils me font pas chier avec leurs lubies. Le soucis est qu'ils font tous chier tout le monde avec leurs lubies, les fachos cathos, juifs, musulmans, les fachos qui votent (toute opinion confondue) et qui voudraient que tous suivent leur religion. Charlie Hebdo était un journal d'opinion et en tant que tel, s'attaquait plus à certains sujets qu'à d'autres et rien de mauvais à cela. Leurs caricatures sur le prophète étaient très drôles, moi j'aimais bien. Que d'autres n'aiment pas est tout à fait possible et normal. C'est ce qu'on appelle la liberté d'expression, ne me semblant pas du tout régir les publications en France, hélas. Donc, certaines opinions, celles des intellectuels de gauche par exemple, sont admises et d'autres ne le sont pas. Après, je suis plutôt tendance gauchiste, donc très bien, mais si on est pour une liberté d'expression, on devrait laisser s'exprimer librement d'autres personnes avec lesquelles on est pas en accord, moi, toi, ou les intellectuels de gauche compris."
 
Je me suis alors mis a faire la démonstration que selon la source d’où elles viennent, des caricatures seraient censurées ou pas, condamnées ou pas par la justice française. Pour illustrer mon propos, j'ai fais un comparatif entre des caricatures publiées par Charlie hebdo, non condamnées par la justice française et des caricatures publiées par une ancienne candidate FN, A S Leclerc, condamnée par la justice française. J'ai donc comparée les caricatures de Charlie sur le prophète Mahomet et la caricature d'A S Leclerc comparant la ministre de la justice C Taubira à un singe. On m'a rétorqué que l'on ne pouvait pas comparer "Insulter une religion et insulter une personne à cause de sa couleur de peau" et  "qu'il faut se demander pourquoi en France, l'incitation à la haine raciale est condamnée et pas le blasphème.", cela paraissant justifié selon cette personne et selon moi également d'ailleurs. 

"Sur la différenciation entre s'attaquer à une personne en fonction de sa race, ou de sa religion...

Oui, insulter une religion et insulter une personne en fonction de sa couleur de peau, ce n'est pas la même chose.
 Dans le premier cas, on insulte une religion, ici personnifiée par une personne considérée comme sacrée dans la religion musulmane, Mahomet. C'est un peu comme si on insultait Jesus et ça ne me dérange en rien. 
Dans le second cas, on insulte une femme publique, la ministre de la justice "en plus", en la comparant physiquement à un singe. Ce n'est pas fin, ce n'est pas drôle, c'est une caricature aisément considérée comme raciste. "Cette femme est noire, elle ressemble à un singe, ahahaha". Je suis d'accord, la caricature porte dans ce comparatif, sur deux sujets différents, la couleur de peau et la religion. 

Il reste le point commun, l'insulte dans les deux cas. Alors évidemment, les deux caricatures n'insultent pas les mêmes, les mêmes ne se sentent pas insultés, les mêmes ne seront pas d'accord avec la publication de l'une, ou de l'autre. Quand bien même, les deux sont publiées. l'une est condamnée, l'autre non. Voilà pour un rapide constat. 

Ceci veut dire, qu'en France, on a le droit d'insulter la religion musulmane et d'une manière générale, on a le droit au blasphème et c'est très bien. D'autre part, on a pas le droit d'insulter quelqu'un par rapport à sa couleur de peau, ou a sa ressemblance physique supposée avec un animal. Les caricatures faisant allusion à ce type de racisme sont donc interdites en France et c'est très bien.

Toutefois, parce que le monde ne peut pas être aussi parfait et que si bien des gens se sentent lésés par ce système de liberté d'expression, qui leur semble t-il, marche à deux vitesses, c'est qu'il est possible qu'il y ai des raisons. 

Droit au blasphème, très bien. Pas droit au racisme, très bien. Mais alors, je me pose la question du pourquoi Charlie hebdo a, à de nombreuses reprises caricaturé des personnes publiques, en animaux de toutes sorte, en raison d'une ressemblance physique supposée avec l'animal. Ils ont eu le droit eux ! 
Alors pourquoi ? 
Parce que c'est fait de manière plus fine et plus drôle que quand c'est A S Leclerc qui le fait ? 
Quand on a pas inventer le fil à couper le beurre, on a pas droit aux caricatures racistes, mais quand on est Charlie hebdo on peut ?

Personnellement, je suis prêt a faire le sacrifice de laisser les connards faire des caricatures racistes, pour que Charlie Hebdo puisse en faire. Ou alors, je suis prêt à faire le sacrifice des caricatures racistes de Charlie hebdo, pour que A S Leclerc ne puisse plus faire ses caricatures toutes pourries et puantes.
 Ici, je recherche simplement une certaine équité, un rapprochement vers un plus grand objectivisme concernant la liberté d'expression supposée, qu'importe que cela ne soit pas dans mon intérêt de gauchiste. 

Un autre argument sur le sujet de la différenciation entre une attaque sur la religion et une attaque sur la couleur de peau, serait de dire que beaucoup de personnes font beaucoup de confusion entre race, groupes de personnes et religion. Je ne dis pas que j'approuve cette confusion, cela me parait être un fait.
 Un musulmans est souvent synonyme d'arabe, ou éventuellement de noir, le judaïsme rime souvent avec peuple juif, les groupes identitaires européens confondent souvent Europe chrétienne avec Europe des blancs. Du coups, dans la tête de beaucoup, arabe ou pas, musulmans ou pas, s'attaquer à la religion musulmane, c'est s'attaquer aux musulmans, donc aux arabes, donc c'est être raciste. Ces gens on surement tort, mais c'est ce que beaucoup pensent hélas. Je suis comme toi, je fais la différence entre attaque d'une institution, ce qui a certainement été la volonté de Charlie hebdo dans ses caricatures et attaque d'une personne en fonction de sa couleur de peau. La différence, nous la faisons, d'autres non. Alors on est pas responsable de comment les gens prennent les choses, mais on peut peut-être comprendre que dans ce contexte, certains prennent mal la différenciation de deux publication qui leur semblent toutes les deux racistes, ainsi que le différent traitement que l'ordre public leur réserve. (on aurait pu prendre plein d'autres exemples montrant ce genre de différenciation selon la source d’où provient la caricature) 
Je pense que pour éviter cette frustration, susceptible de générer de la violence, il vaudrait mieux traiter les publications de manière plus équitables, qu'importe les groupes représentés, les tendances politiques des auteurs. Je pense également, en tant que "complotiste", que l'état esclavagiste a tout intérêt à maintenir le peuple dans cette différenciation, ces injustices, afin de maintenir un niveau de violence acceptable pour faire braire les moutons à échéance régulière dans les bureaux de vote, au travail, à l'éducation nationale....
 

Je pense d'un autre côté  et là c'est dans mon intérêt perso, que si l'on censure tous les connards, les fachos, les racistes, j'aurais bien moins de grain à moudre et d'inspiration pour mes articles. Qu'importe d’où viennent ces connards d'ailleurs. Je peux également imaginer que du côté de Charlie hebdo, ils n'étaient pas tellement pour la censure des connards, des fachos et des racistes, mais je ne peux pas parler en leur nom, ce n'est qu'une spéculation. 

Je rajoute en conclusion, que je ne cherche pas a convaincre, je remercie tout le monde de contribuer au débat, ce qui me permet d'affiner mon avis sur ces questions, avis qui n'est pas tranché à vrai dire. Je ne suis pas certain que le comparatif Charlie hebdo vs A S Leclerc soit le plus parlant, j'ai choisis ça pour le côté gros et gras, bête et méchant, choquant et puant. C'est un peu de la manipulation d'énormité expérimentale. "

Alors ou est la raison, ou sont les torts ? Quelles sont les religions, qui sont les censeurs ? A t-on le droit de tout dire, n'importe qui à t-il de droit de tout dire, de tout publier ? Vivons nous dans une démocratie rationnelle, au sein d'un système dont les membres sont contrôlés par une sorte de religion déguisée ? La liberté d'expression existe t-elle en France ? Si non, pourquoi nous le faire croire ? Les évènements qui s'imposent à nous sont-ils le fruit du hasard et du déroulement naturel de l'histoire ? Sont-ils crées de toute pièce pour les desseins de ceux qui les provoquent ?

Kemi Seba, représentant du "mal" qui dit des choses interessantes sur le sujet

Moureaux, ministre belge, représentant du "bien", qui dit des choses interessantes sur le sujet

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22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 16:21
Manifeste comparatif de la liberté d'expression libre
La liberté d'expression, oui, mais pour qui ? 
 
A S Leclerc qui caricature la ministre de la justice C Taubira, ça ne passe pas dans les médias, du coup, chez les consommateurs de ses médias non plus. Cette caricature parait-elle raciste ?
Certainement !  
Faut-il l'interdire ?
La justice a tranchée à priori et il me semble que cette personne a été condamnée pour cela : "Pour avoir partagée sur Facebook un photomontage concernant Christiane Taubira, cette ancienne candidate FN a d'abord été lynchée médiatiquement, puis lâchée par son parti. La voici désormais condamnée à 5 ans d'inéligibilité, 50 000 euros d'amende et 9 mois de prison ferme. En bonus, le Front National a lui aussi été condamné à 30 000 euros d'amende" (d'après source du net).
 

Suite à ses caricatures sur le prophète des musulmans "Mahomet", Charlie Hebdo a été mis en justice : 
 "l'Union des organisations islamiques de France, la Grande Mosquée de Paris et la ligue islamique mondiale engagent une procédure contre Charlie Hebdo pour injures publiques à l’égard d’un groupe de personne en raison de leur religion, pour la publication de deux des caricatures de Mahomet du journal Jyllands-Posten ainsi que la une dessinée par Cabu représentant « Mahomet débordé par les intégristes » déclarant que « c'est dur d'être aimé par des cons », titre repris par le documentaire de Daniel Leconte en 2008 diffusé en salle cette même année.

« Elles seront déboutées en première instance, puis en appel. La Cour d’appel juge néanmoins que le dessin qui représentait Mahomet portant une bombe dans son turban était, pris isolément, de nature à outrager les adeptes de cette religion (l’islam) (...) Mais les juges estiment que le contexte et les circonstances de sa publication dans le journal Charlie-Hebdo, apparaissent exclusifs de toute volonté délibérée d’offenser directement et gratuitement l’ensemble des musulmans et que les limites admissibles de la liberté d’expression n’ont donc pas été dépassées. »" (Source wikipedia).

Donc ici, pas de condamnation judiciaire. On peut toutefois noter que la justice admet qu'au moins une des caricatures publiées par le journal est "de nature à outrager les adeptes de cette religion (l’islam)" et que la publication des caricatures de Mahomet "
apparaissent exclusifs de toute volonté délibérée d’offenser directement et gratuitement l’ensemble des musulmans et que les limites admissibles de la liberté d’expression n’ont donc pas été dépassées." La justice admet donc que ces caricatures sont susceptibles d'offenser "indirectement" l'ensemble des musulmans, bien que la volonté délibérée de les offenser de la part de Charlie hebdo soit mise hors de cause. 

En effet, il s'avère que les caricatures de Charlie Hebdo ou diffusées par ce journal, soient considérées comme "racistes" par un grand nombre de personnes. De la même manière, les caricatures diffusées par A S Leclerc (bien que considérées par moi même comme bien moins fines, intelligentes et drôles), sont considérées comme racistes par un grand nombre de personnes. 

D'un côté, la justice condamne, de l'autre non. Deux poids, deux mesures ? 

Sur quoi se base la justice française pour définir de ce qui appartient à la liberté d'expression de ce qui doit être condamné comme raciste ? 

Personnellement, je suis bien plus friand des caricatures de Charlie Hebdo, que de celles de A S Leclerc, ce sont mes goûts, ils reflètent mes opinions. Il se trouve que je n'ai ni les goûts, ni les opinions des militants d’extrême droite comme A S Leclerc. Est-ce pour cela que je dois être heureux de la censure et de la condamnation de cette militante ? Je me pose sincèrement la question.

La liberté d'expression, au sens total du terme, devrait accepter l'expression des cons, des racistes, dans la mesure ou ces expressions n'équivalent pas à des incitations à la haine, ou à des appels à la violence. Dans le cas comparatif que j'évoque ici, il me semble que les caricatures de Charlie Hebdo, ne sont ni plus, ni moins racistes que celles publiées par A S Leclerc. Il se trouvent simplement que les deux caricatures n'abondent pas dans le même sens politique, mais qu'elles sont susceptibles de stigmatiser, une partie de la population, directement ou indirectement, finement ou non, en raison de son appartenance religieuse ou de ses origines. 

La question est alors, est-on pour la liberté d'expression, la même pour tous, qu'importe ses opinions politiques, ou pas ? (sachant que le fascisme est une opinion politique) 

Il me semble que beaucoup de personnes rendant hommage aux assassinés de Charlie Hebdo au nom de la liberté d'expression, ne sont en réalité, dans les faits, pas du tout en accord avec ce principe. Il est évident que les assassins et les détracteurs de ce journal ne le sont pas non plus. Mais en terme de liberté d'expression, si l'on considère cette notion comme objective et non subjective, il n'existe pas de "gentils" et de "méchants". 

Suis-je moi même pour ou contre la liberté d'expression ? 

Je n'ai jamais trop aimé entendre s'exprimer les fachos, les racistes, les connards. Cependant, ce monde comporte bon nombre de fachos, de racistes, de connards. Si je suis interdis d'expression, cela m'irrite, m'énerve, me révolte. J'imagine que cela peut être de même pour des personnes qui ont d'autres opinions susceptibles d'être exprimées que moi, par exemple, des personnes que je pourrais considérer comme des racistes, des fachos, des connards.

Comme j'aime bien m'exprimer et que pour l'instant, n'ayant pas une diffusion trop forte pour me frotter à une certaine censure, je suis encore libre de le faire, je dirais que je suis pour la liberté d'expression et qu'en vertu de cela, j’accepte en sacrifice, de me trouver confronter à l'expression de fachos, de racistes, de connards. 

 

Je rajoute ici ce commentaire à ce propos fourni par les réseaux sociaux, avec lequel je suis tout à fait en accord :

"La liberté d'expression est comme toute les libertés et tous les droits fondamentaux, elle est forcément limitée par les autres libertés et droits (ce qui me paraît tout à fait légitime) et par l'ordre public (ce qui est plus discutable). Quand tu traites quelqu'un de singe parce qu'il a la peau noire, c'est une attaque à la dignité humaine. Quand tu révèles des choses sur la vie privée des gens, c'est une attaque contre le droit à la vie privée. Je suis favorable à une liberté d'expression plus importante que celle qui existe en France aujourd'hui (parce qu'on ne contre efficacement les discours fumeux qu'en contre-argumentant, pas en punissant) mais une liberté d'expression totalement illimitée, ça ne peut pas exister. La lutte contre l'insulte, le mensonge, la diffamation, par exemple, me semblent être des limitations nécessaires. Mais bon, c'est loin d'être le cœur du discours de la vidéo..."

 

Je rajouterais à ce commentaire, que la liberté d'expression limitée par l'insulte, la violence, la diffamation parait me convenir. Le problème réside dans le fait que le jugement de ce qui est défini comme une insulte, ou non, sera très certainement fait de manière subjective. Dans le cas cité ici et sur le cas de ce qu'il se passe actuellement autour du thème de la liberté d'expression ou de la censure, il me semble que selon les opinions exprimées, les caricatures, satires, discours, ne soient pas traités de la même manière, tant au niveau médiatique, qu'au niveau du pouvoir politique. Il est difficile d'être parfait, mais il me semble bien qu'en la matière, notre système au pouvoir a tendance à faire preuve de mauvaise foi.

 

 

 
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11 janvier 2015 7 11 /01 /janvier /2015 23:25
Charlie, ou quand la mort rapporte des amis.
En ce 7 janvier 2014, deux petits cons sans cervelle sont entrés à la rédaction de Charlie Hebdo et ont buté tout le monde. Les faits peuvent se résumer à ça. La raison : ces deux petits cons étaient des fachos religieux qui n'aimaient pas les dessins subversifs évoquant le sujet de la religion qu'ils pratiquent et défendent avec leurs armes, des armes utilisables sans cervelle.
 
Alors après cet acte infâme, les vautours des morts à la mode, des tueries vendeuses, se sont tous mis à tintamarrer au nom de la sacro-sainte démocratie et de la liberté d'expression. Esprit de classe oblige, de la même manière que lorsqu'on bute un flic, leurs congénères se mettent à tirer dans tous les sens, lorsqu'on bute des journalistes, leurs congénères font de même, chacun avec leurs armes. Comme d'habitude lorsque le dieu médiatique matraque, ses ouailles consommatrices de leurs coups de triques cérébrales suivent et matraquent à leur tour, tout ce qui pourrait se trouver dans leur champs d'action. Sur les réseaux sociaux, au café du coin, au travail, à l'église, à la mosquée, au Front National, au commissariat, au supermarché, chez les lecteurs de Charlie Hebdo, chez ceux qui ne pouvaient pas blairer leurs articles et leurs tendances politiques dans le traitement de l'info, chez ceux qui ont découvert l'existence de cet hebdomadaire après la tuerie, tout le monde était devenu Charlie.
 

Bien pour ça que je me suis gardé de réagir jusque là..

 
Un déclenchement de solidarité vaut toujours mieux qu'une passivité généralisée...M'enfin, à mon humble avis, cette mascarade d'indignation reste bien plus proche de la passivité actuelle face à l'horreur quotidienne consécutive à notre petit confort de vie stupide, que d'un réel facteur déclenchant d'un mouvement qui irait à l'encontre de tout ça. 
 
En gros ça fait genre "on les connait, ils sont morts, on est triste". Comme le disait ce cher Léo Férré; "avec le temps, va, tout s'en va" et chacun reprendra sa vie bien tranquille sans en avoir rien à foutre de la valeur symbolique et idéologique que peut avoir eu ce mouvement de haine déclenché par de jeunes cons (dont les capacités de réflexion ne semble pas être aussi grandes que la portée de leurs actes récents).  
 
La liberté d'expression qu'ils défendent ces gens là, ceux qui sont devenus subitement "Charlie". Alors je reprendrais ici le laïus d'un ami à moi; " C'est quoi vos libertés ? La liberté de vendre votre médiocrité au plus offrant parce qu' y faut bien faire de la thune ? La liberté d'aller voter régulièrement pour un connard en bleu, en rose ou en marron (qui sont eux-mêmes très indignés par ce qui vient de se passer; alors là, ils sont tous d'accord, c'est in-ad-mis-sible ) qui n'aura de cesse de vous mépriser , justement parce que vous avez voté pour lui ? La liberté d'étaler des passages plus ou moins inintéressants de vos vies sur internet ? La liberté de répéter les phrases et les formules préparées par vos maîtres, comme vous répétiez (ou comme vous répétez encore) les conneries sanctifiées de vos parents juste parce que vous n'avez jamais vraiment eu d'avis sur la question ?"
 
En ce qui concerne la liberté d'expression en France, elle n'existe pas tellement plus qu'en Russie, qu'en Chine, ou qu'en Iran, elle prend juste des formes différentes et ne tape pas sur les mêmes choses, sujets, gens, d'un pays à un autre, d'une culture à une autre (et si vous croyez ce que disent les médias français sur ce qu'il se passe loin de chez nous, sachez que loin de chez nous, les médias étrangers en ont de même à notre service.). De plus, Charlie Hebdo était loin de disposer d'une totale liberté d'expression. Que ce soit conscient, inconscient, ou sous le joug de la dite démocratie française, ce journal satirique sur certains sujets, l'était bien moins sur d'autres, voir, ne les évoquait pas. 
 
La démocratie ?
Il n'y a bien que les gens qui votent (et il en reste tout de même un certain nombre) pour croire que c'est un tel régime politique qui caractérise les institutions françaises. 
 
Pour continuer, je ne peux que citer le même ami que précédemment; " Il n'en reste pas moins qu'il vous faut des morts pour réagir. Des morts relativement proches de vous. Des morts à la portée symbolique envisageable. Parce que les "intellectuels" et les inconnus qui sont morts et qui meurent chaque jour pour leurs prises de position, pour la défense des libertés de tous les peuples et de tous les individus, eux ils vous laissent indifférents. Pourquoi ? " 
 
Après, c'est pas que j'en veux spécialement aux gens qui réagissent en public sur cette affaire, mais il est vrai que de les entendre à tout bout de champs déclamer leur amour de la servitude inconsciente, peut m'amener à être aigri parfois, je le concède. Tout comme vous n'êtes pas parfait, moi ou mon ami cité ici, ne le sommes pas non plus, avec chacun notre style propre. Vous êtes naïfs, nous sommes aigris. Il conviendrait certainement à chacun de faire des efforts afin de vivre mieux personnellement et avec les autres, car quoiqu'on en dise, on est bien obligé de vivre avec. Mon ami vous dirait "allez vous faire foutre", je ne peux que comprendre. Je comprend également que de s'énerver en insultant les gens - bien qu'un défouloir salutaire - parfois, ne fait guère avancer les choses. (et mes lecteurs fidèles se diront que c'est un peu l’hôpital qui se fout de la charité...). Mon ami est énervé parce que vous êtes condescendants, du moins me semble-il. Si votre désir est de ne plus l'énerver, il vous suffira donc de ne plus être condescendants, mais peut-être ne faites vous pas exprès...
 
Pour terminer, je conclurais à nouveau par une citation de cet ami : " Je ne suis pas Charlie, je ne suis pas choqué par un événement qui s'est déjà produit des milliers de fois au cours de ces dernières décennies "...Après, la différence est que c'était loin de chez-vous, que vous n'avez pas su, que ça ne vous intéressait pas forcément. 
 
Voilà, je vous remercie de m'avoir inspiré à une expression sur ce sujet d'actualité s'il en est. Je ne donne ici que mon avis, je soutien ici mes amis aigres, car même dans l'aigreur, on peut être solidaires. (oui, les nazis le faisaient très bien également, mais ça n'est pas une raison, ces gens là n'ont pas le monopole de l'aigreur tout de même !). Je ne souhaite à personne d'avoir mon avis, je ne souhaite à personne d'avoir le vôtre, je ne souhaite pas imposer ma morale ou mes opinions, je ne souhaite pas qu'on m'en impose non plus. J'avais juste un peu de temps et envie de parler avec vous, ça n'est pas pour faire avancer quoi que ce soit, ça n'est pas pour éclairer qui que ce soit de mes lanternes, c'est juste pour mon plaisir.
 
En ce qui concerne ma lecture de Charlie Hebdo, j'aimais bien Cavanna, mais je le lisais beaucoup moins, en premier lieu depuis sa mort (avant la tuerie du 7 janvier), mais aussi depuis la scission de Charlie hebdo avec Siné et une certaine PSisation de la ligne éditoriale de ce journal (démontrée entre autre, par le traitement déplorable, selon moi, de l'affaire Clément Méric, ou un simple fait divers s'est vu réhabilité en assassinat politique). Cependant, ce journal me faisait bien marrer, les caricatures de Mahomet m'ont bien fait marrer. Le traitement de certains sujet n'était parfois pas terrible, de mauvais goût, mais c'était quand même souvent très bon. Donc ça fait chier que ces types soient morts, je comprends bien qu'on soit triste, indigné...Que les gens veuillent se grouper pour défendre la liberté d'expression et la liberté en général, je n'ai rien contre le principe. Toutefois, il me semble ici qu'une bonne partie des gens qui sont "Charlie", ne défendent la liberté que lorsqu'elle est à la mode et qu'elle concerne les bons hommes, les bons sujets.
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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 11:21
La logique abstentionniste

On fait tous son petit bonhomme de chemin ! 

 
Avant, j'étais plus jeune, avant j'avais plus de cheveux, avant mon analyse politique se bornait à ce que pouvait bien en dire les médias, la télé....

Je regardais les émissions politiques, je m'informais sur les dernières tendances en vogue, et même, je votais.
J'ai voté jusqu'en 2007 il me semble, mais je ne suis quand même pas allé jusqu'à militer ou m'engager dans un parti politique, il ne faut pas exagérer !
Disons que durant ma jeunesse malhabile, je suis allé visiter l'une ou l'autre échoppe, officielle ou pas, et qu'en moyenne, j'y tenais une heure ou deux avant d'avoir des envies de meurtre.

Le sentiment le plus marquant qui me fut hérité de cette expérience tien en une phrase : "C'est marrant comment les petits imitent les grands, les moins connus imitent ceux qu'ils connaissent".

Un débat entre militants au sein d'une réunion de parti politique, ça ressemble vachement aux débats que vous pouvez voir à la télévision. Les leaders charismatiques, les apparatchiks de la forme, du bon mot, les suiveurs bovins, tout un étalonnage de positionnement social au sein d'un groupe, mais au final, pas vraiment d'idéologie, de philosophie des choses adaptées à un pragmatisme d’application éventuel pour le monde des humains. Non, seulement des gens qui parlent, avec dans le tas, certains qui ont une plus grande gueule que d'autres et d'autres, à qui on accorde plus la parole et le crédit que d'autres. Ils parlent de positionnement social des personnes dans leur groupe, de positionnement social de leur groupe au sein des autres groupes, avec en toile de fond, les petits problèmes locaux quotidiens et les grands thèmes médiatiques du moments. Pour étudier ça, pas de doute, c'est à des sociologues qu'il faut faire appel.
 
Bêtement, je m'étais dis que la fonction des gens qui font de la politique était de faire de la politique, tout comme la fonction du maçon est de monter des murs.

Pour en revenir aux fondamentaux, je suis allé voir dans le Larousse ce que signifiait "politique" :

  • Relatif à l'organisation du pouvoir dans l'État, à son exercice : Institutions politiques.
  • Relatif à une conception particulière du gouvernement, des affaires publiques : Opinions politiques. Partis politiques.
  • Relatif à ceux qui détiennent ou qui veulent détenir le pouvoir dans l'État, l'exercer : Carrière politique. Les milieux politiques.
  • Se dit d'une manière d'agir avec autrui habile, judicieuse, diplomate et calculé

 

Donc pour que ces réunions se définissent comme "politiques", il est nécessaire qu'elles soient inscrites dans le cadre d'institutions politiques (ici les partis, le régime des partis; l'organisation politique de la cinquième république française...), ou qu'elles traitent des institutions politiques elles-mêmes (ce qui est quand même très rarement le cas dans ce genre de réunions), ou encore en poussant un peu plus, qu'elles traitent d'évolution éventuelles, voir de changements de ces dites institutions, socle d'un pouvoir certain sur les masses, les gens, les citoyens, qu'ils y comprennent quelque chose ou pas. Effectivement, peu de ces politiciens en herbe en viennent à remettre en cause les cadres qui régissent leurs activités politiques. Dans ces cadres, il y les institutions, la distribution des pouvoirs, la sacrosainte constitution, mais aussi la façon dont fonctionnent les partis, leur parti et même la réunion à laquelle ils participent. Il peut toutefois arriver, presque par miracle, qu'il y ai des remises en cause de la sorte au sein des organisations politiques dans le cadre de leurs activités intestines. A ce moment là, le plus souvent, l'individu récalcitrant aura un choix très manichéen à faire : soit il choisira la solution de quitter la structure politique à laquelle il participe, afin d'être en adéquation avec ses convictions, soit de revoir ses convictions à la baisse, afin de continuer à exercer ses activités politiques dans le cadre de la structure dans laquelle il tien à rester. Ce type de personnes justifient souvent cette prise de position par une volonté de "changer le système de l'intérieur". Je dirais plutôt qu'ils se sont fait couillonner commercialement dans leur "négociation de valeur, d'intégrité", mais ce n'est que mon opinion.

 

Pour que ces réunions soient définies comme politiques, il convient également qu'elles traitent des affaires publiques. Fatalement, ces affaires publiques seront relatives au traitement qui en est fait dans les médias, bien souvent à la solde d'un pouvoir totalitaire, rédacteur en chef des informations dignes d'être traitées et diffusées. De ces affaires publiques, découleront des opinions politiques sur elles, opinions propres aux différents partis, mais souvent identiques entre tous ceux-ci. Dans le système politique actuellement en place, mon avis est que l'on donne une certaine "illusion du choix", entre différentes opinions "façades", dont la subtilité des différences, n'a d'égale que le manque d'utilité des sujets sur lesquels ces opinions se fixent. En résumé, quand on fout du blé pourri dans son moulin, on a peu de chance de faire quelque chose de la farine qui en sortira. Cependant, on peut toujours en faire un objet de rite religieux..."Sainte farine, priez pour nous..."

 

La politique est toute relative à ceux qui détiennent le pouvoir politique, ou qui le convoite. Les carrières politiques au sein des milieux politiques, politico-médiatiques, politico-économiques, politico-financiers, tendent à faire vivre dans une sorte de bulle dirigeante, les gens qui nous dirigent. Ces gens auront tendance à mener des politiques allant dans l'intérêt de leur classe, souvent très divergent avec les intérêts de ceux, bien plus nombreux, qui sont sensés leur donner une majorité aux élections, afin qu'ils puissent continuer leur carrière politique. D’où ici, l'intérêt d'un discours convainquant des politiciens, bénéficiant d'une diffusion systématique, afin de persuader les masses que leurs intérêts sont les mêmes que ceux de la caste qui les dirige. Ceci est une parti essentielle et fondamentale de la fonction politique au sein de la société actuelle. A la manière de commerçants, l'intérêt des politiciens est de vendre leur produit, bien que ce produit n'ai pas une réelle utilité pour son consommateur. Cependant, pour continuer a écouler les stock, il convient de convaincre le consommateur que le produit lui est essentiel. Le produit vendu ici, est la carrière politique du politicien et dans une plus grande mesure, un système politique totalitaire, masqué sous les oripeaux de "l'illusion démocratique". Si toutefois la carrière politique du politicien venait à s'arrêter, sa reconversion se ferait rapidement au sein des ailes économiques, financières, ou médiatiques de la caste à laquelle ils appartiennent. Donc ne vous inquiétez pas ! 

 

La politique, c'est agir, agir comme on l'entend souvent, "pour le bien commun", avec une certaine variabilité en ce qui concerne la taille ou le contenu de ce dit "commun".

 

En bilan personnel concernant ces petites réunions politiques, à la vu de ma très petite expérience au sein de celles-ci, je dirais que ces gens font de la politique, de la politique issu de la définition que la société en a. La définition que la société aurait de la politique, serait bien grandement influencée par les institutions qui la dirige, institutions ayant vocation à faire fermer leur gueule bien comme il faut aux politiciens et à l'ensemble des membre de la société soumis à ce régime institutionnel.
 
Voyant cela et c'est certainement une conclusion hâtive que mon côté impatient m'a influencé à avoir, je me suis dis que ce n'est pas dans ce genre de groupe (de réunion politiques eptties ou grandes), que l'on trouvera une quelconque remise en cause d'un système de fonctionnement politique. Non, eux, c'est plutôt le style "la tête dans le guidon" et vas'y qu'il faut se grouiller de réagir le premier à une info qu'on nous fout dans le bec, ou à une ambition éventuelle d'un "camarade" de prendre sa place sociale au sein du groupe des "libres penseurs à qui on écrit les discours". 
 
Dans ce monde merveilleux, j'ai décidé de ne plus foutre les pieds. Dans les urnes électorales, j'ai décidé de ne plus foutre mon malheureux bulletin de vote. J'ai décidé cela pour moi, j'ai décidé de donner mon avis là dessus, je ne tien pas à décider pour vous, ou à vous forcer à consulter mes avis, ni à leur apporter votre crédit. 
 
Et pourtant, par je ne sais quel fascisme moral, nombreux sont ceux d'entre vous qui ont l'air d'avoir envie de décider pour moi...(Décidément, tenter d'imposer sa morale à autrui parait être une activité en vogue de nos jours !) Du moins, de nous juger, moi et les abstentionnistes convaincus, réfléchis, comme non éligibles à donner leur avis sur quoi que ce soit concernant la politique du pays dans lequel la bonne morale de la religion du système nous convierait à participer aux rites religieux de son système politique. Serait-il donc possible d'avoir un avis politique et des commentaires à faire sur la façon dont fonctionne la société politique, sans pour autant prendre part à cette mascarade électorale, cette mascarade citoyenne ?
 
Comme ils disent, "si on ne vote pas, on perd le droit de donner son avis". Si l'on se dit que dans la tête de ceux qui proclament cela, on ne peut donner son avis politiquement qu'en votant comme un bon toutou, effectivement, je comprends l'invective. De mon côté, je peux toujours vous invectiver en rétorquant que vous êtes autant citoyen de mon cul, que citoyen dans votre foutu pays et que vous n'avez pas plus de pouvoir d'action politique en votant, qu'en ne votant pas, comme moi. Alors qu'est-ce qui m'enlève le droit de donner mon avis ? Le fait d'affirmer ne pas être en accord avec le fonctionnement de nos institutions ? Le fait d'affirmer mon émancipation d'une certaine religion citoyenne, voir patriotique ?
Si l'on est pas d'accord avec la façon dont fonctionne le régime politique qui nous régit, doit-on être obligé d'y participer en le créditant de son vote, dans la mesure ou ce dernier n'est pas obligatoire ?
S'il était obligatoire, j'irais voter blanc de manière contrainte. Tant qu'on ne me contraint pas pour ceci, je tien à garder cette petite liberté qu'il me reste de ne pas voter. Les élections passées, je subirais comme tout le monde les décisions politiques prises. 
 
 
Ce que pensent la plupart des gens qui votent, c'est que leur petit bout de papier, le choix en matière de candidat qu'ils ont fait, changera quelque chose à leur petite destinée et à la destinée globale concernant l'endroit ou ils votent. Je pense que non, que cela ne changera rien, que le vote est un folklore décoratif.


Admettons que les votes soient réellement pris en compte, ce dont je doute, demandons nous quelle est la réelle connaissance politique des institutions, que les gens qui votent ont...Pas grand chose à mon avis, il suffira qu'un candidat parle mieux qu'un autre, passe plus à la télé qu'un autre, ai moins d'affaires judiciaires sur le dos qu'un autre et il sera plus élu qu'un autre, qu'importe son discours, son idéologie, son parti. Si le système politique et les puissants qui le dirigent ont décidé de faire élire un homme, un parti, il sera élu. Il sera élu et fera la même chose que le précédent, même s'il n'est pas du même "bord politique".
Quelles connaissances ont les gens qui votent des gens pour qui ils votent ? Aucune, voir très peu au niveau local. Le principe du système représentatif, c'est qu'on fout une liste de notables devant les yeux des électeurs, puis on en fout une autre et une autre. On leur dit "alors, voilà, vous avez le pouvoir, c'est vous qui devez choisir". Si quelqu'un d'un peu naïf arrive en disant, je veux que mon pote se présente, je le connais, je lui fais confiance et même si tout un groupe le soutien, cette personne ne sera jamais élue et la plupart du temps, ne pourra même pas se présenter. C'est quand même pas les gens qui vont décider pour qui ils votent quand même ! 
 
Moi, tant que c'est comme ça, vous pouvez courir pour que je vote ! Vous pouvez aussi courir pour que je ne donne pas mon avis sur ce système qui n'a rien, mais rien de rien de démocratique. Je ne suis pas forcément un fan de la démocratie, mais ce système politique là se clame à tout va, démocratique. C'est faux ! 
 
Récemment, un mec issu de ces systèmes partisans m'a dit ceci, lors d'un partage d'une vidéo relatant un discours d'Etienne Chouard : 
 
"ah ah, le problème ce sont les partis, ça me fait toujours rire. Ces types qui disent des vérités sans jamais les appliqués. Qu'ils essayent de monter un truc avec des humains, on en reparle après. C'est qu'en on a le pouvoir qu'on sait qui on est. Gérer, maitre en place, organiser font fondre tous les principes. C'est au pouvoir que l'extrême gauche ou droite sont dangereuses et se permette des choses, montre leur vraie nature. Souvent c'est pour diriger, la question c'est faire société et créer du commun. Jamias se salire les mains, rester dans son fauteuil, parler de loin, j'appelle ça des discours de clown. La réalité est toujours si loin de ce que ces gars disent. bref, ce sont des discours qui ne font pas avancer grands chose de positif."
 
En gros, nous on agit et quand on agit, on voit bien que la réalité nous oblige à revoir nos idéalismes à la baisse...J'aurais tendance à dire, à la grande baisse, voir à les faire se comporter comme des connard dès le moindre petit pouvoir venu. 
 
Il rajoute que c'est facile de critiquer en restant dans son fauteuil. C'est vrai qu'on ne change rien en restant dans son fauteuil à critiquer. L'autre problème est qu'en participant aux institutions politiques partisanes, à part se faire sa petite carrière perso, on ne change rien non plus à la vie des gens, à la société...Ce sont des postes fantoches de cadres commerciaux se faisant élire grâce à leur sens du marketing et se faisant parachuter à un poste par leur boite grâce à un sens aigu du suçage de boule de leurs cadres dirigeants. 
 
J'ai donc répondu ceci : 
 
""C'est qu'en (quand ?) on a le pouvoir qu'on sait qui on est. Gérer, maitre (lapsus ?) en place, organiser font fondre tous les principes." Dans le système politique en vigueur actuellement, cette phrase est criante de vérité à mon avis. Certains militants, partisans, s'engagent au sein de notre système représentatif partisan, avec des idéologies sincères. Bien rapidement, ils sont confrontés à "la réalité", que j'appellerais "réalité religieuse" qu'on a de cesse de leur balancer comme une réalité inéluctable, irréfutable. Alors certains idéalistes partisans se conformeront aux lois "politiques" en vigueur, au sein des partis politiques en vigueur. Ces "lois", ou manière dont les partis et le système représentatif fonctionne, dictées au sein des partis politiques, se chargeront de conformer les nouveaux arrivant anciennement idéalistes, afin que ces derniers aillent gentillement conformer d'autres ouailles électives à des discours façades cachant la forêt du pouvoir des plus puissants. Mais chacun sa religion après tout, il n'est point nécessaire de vouloir y obliger les autres, de vouloir les convaincre, pas forcément. Certains ont foi en ce système politique, ils sont croyant en sa pérennité, son inéluctabilité et font vœux que tout ce qui se passerait de "réel" en ce bas monde, ne se ferait qu'avec les codes de leurs propres croyances. D'autres, comme moi, ont des croyances différentes...Certains pensent parfois qu'il conviendrait de laisser les religions aux religieux et traiter des choses plus rationnelles comme de "faire société et créer du commun" entre personnes adultes, rationnelles et sereines. Certains croient que l'on trouve très peu de ces personnes au sein des castes dirigeantes des partis politiques actuels et voudraient changer la donne pour traiter avec des personnes, qui bien que confrontées à un certain pouvoir, ne s'en comporterait pas pour autant comme des connards finis (sentiment pouvant être inspirer par un certain bilan que l'on pourrait faire de ce système politique tant en France, que dans le monde, au vu de la situation sinistre d'une grande majorité, dont je souhaite à tous les français qui votent de faire parti un jour). Alors il y en a, qui comme Etienne Chouard (ou moins intéressant moi même), ne font que bavasser et n'agissent jamais au sein de notre bon vieux système politique partisan. Nous ne faisons effectivement que des "discours de clown" dénonçant le fascisme étatique auquel d'autres, eux, préfèrent participer activement. L'un ne vaut certainement pas mieux que l'autre. Nous voilà bien avancé. Disons que la diffusion de ce genre d'idées grâce à Internet, réseau pas encore tout à fait contrôlé par nos chers directeurs de marketing élus, a pour intérêt de proposer d'autres discours, d'autres idées, de présenter d'autres éventualités, d'autres paradigmes de pensée que ceux en vigueur faisant quasi force de loi par les temps qui courent. Je dirais que c'est ça qui est positif dans ce genre de discours. Qu'on puisse penser qu'il ai tort ou raison (je pense ici qu'il a raison, mais je ne connais pas toutes ses œuvres...), son discours "de clown" a au moins l'intérêt de montrer autre chose que les discours officiels d'une société fasciste. (Le fait que l'on vive au sein d'une société fasciste et totalitaire est une croyance à moi et apparemment à Mr Chouard, croyance à laquelle j'ai la vertu de n'obliger personne...Mais bon de temps en temps, je donne mon avis sur des plates formes dont je n'oblige pas la lecture...Ah, si toutes les croyances religieuses avaient la même politesse !)"
 
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