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1 août 2015 6 01 /08 /août /2015 18:52
Spécial artiste à la con : Olga ou la théorie du genre revisitée.

1-Olga et la transsexualité :

 

Olga Gustavson..Petite présentation

 

C'est marrant comment une façon de s'habiller peut vous définir parmi les gens qui composent notre belle société archaïque. J'ai eu l'occasion de découvrir ce phénomène en créant le personnage de Olga Gustavson, la sœur transsexuelle de Olaf Gustavson. Cette Olga, est-ce un homme grimé en femme ? Une femme dans un corps d'homme ? Finalement on ne sait pas. Finalement, on devrait s'en taper.

Dans un monde ouvert d'esprit, chacun pourrait s'habiller comme il le souhaite, s'afficher en public avec les vêtements qu'il désire porter...Je n'ai pas crée le personnage de Olga Gustavson pour ça, mais force est de constater qu'il suscita des réactions hostiles, avant même qu'Olga n'ai donné son premier concert...Quelques photos publiées pour présenter cette jeune femme, mycose, mi-conséquences, auront suffit à faire jaser les plus réactionnaires des visiteurs de mes outils multimédias...

Alors, j'en suis venu à me poser des questions sur l'habillement en société. En revenant quelques années en arrière, il est vrai que certaines femmes avaient suscité la polémique en se vêtant en pantalon, puis en jupe, en bikini, en string...(Je pense ici respecter la chronologie des chocs culturels vestimentaires de la seconde moitié du 20e siècle...). Et puis les gens ont finit par s'habituer et aujourd'hui, plus aucun de ces vêtements sur une femme ne choque, ou cela ne choque qu'une minorité de coincés du cul, minorité qui ouvre sa gueule plus que tout le monde, hélas.


Et bien les petits amis, il est temps que l'évolution de la société humaine continue et que vous vous habituiez à voire des humains munis de pénis, porter des robes...Je suis si triste de constater que non ! Les modes changent, le décor évolue, mais les pensées archaïques et cloisonnantes sont loin d'avoir disparu du paysage...

Qu'est-ce qu'ils n'aiment pas, ces gens là, lorsque je porte des robes sexy ? En voilà une question à se poser ! Je pense que c'est avant tout le fait que dans un univers de beauf, ça ne soit pas habituel. Pour tout gros beauf, quelque chose d'inhabituel est quelque chose qu'il faut combattre, puisque l'inhabituel a tendance à leur rappeler qu'ils s'enterrent dans des habitudes qui rendent leur vie merdique...Oui parce qu'un gros beauf a souvent une vie merdique, en veut à la terre entière pour ça, mais comme c'est un gros beauf, il accusera toujours les autres, les différences, des inconvénients issus de son étroitesse d'esprit...Il est possible que jamais il ne prendra de recul sur lui même pour comprendre que s'il n'aime pas les hommes en robe, c'est qu'il réagit à un conditionnement machiste issu d'une société patriarcale.

Après, on pourrait ajouter à cela quelques homophobies mal placées...Mais ça ne serait que rajouter des préjugés aux préjugés. Un homme en robe peut tout aussi bien être homo, hétéro, scatophile ou tout à la fois...L'habillement n'est en aucun cas une preuve d'orientation sexuelle...Sauf pour les gros beaufs qui ont de gros préjugés à la con.

Il est même arrivé que me voyant accoutré de la sorte, certains esprits bien intentionnés s’inquiétèrent pour moi et mon intégrité physique, pensant que si j'osais défier les codes vestimentaires séculaires en vigueur, je risquais de me faire casser la gueule...Ce à quoi j'ai répondu :

« Alors comme ça on s’inquiète des risques d'agression à mon encontre, parce que j'ose m'habiller en femme durant un concert, ou même dans la rue en faisant mes courses ou en montrant mes cuisses dans l'autobus ? Ne vous inquiétez pas, je vous promet que le fait de m'habiller en femme ne me donnera pas plus envie d'agresser des gens qu'habituellement ! »

En résumé, je dirais et ça m'étonne encore de devoir le dire pensant que le moyen âge était passé, si mon bon plaisir est de me vêtir d'une robe et de faire des concerts avec, je le fais ! Si ça vous emmerde, en plus de m'étonner d'un léger soupçon d'archaïsme de votre part, ça me fait plaisir de vous sortir de vos habitudes sexistes.

Suis-je un homme ?

Suis-je une femme ?

Je ne sais pas trop ce que je suis, mais dès qu'on voudra me définir dans telle ou telle case, dans tel ou tel genre, tel ou tel thème, il me suffira de le savoir pour faire tout le contraire...

Pourquoi ?

Parce que je suis un salle gosse, je suis chiant, un vrai chieur et j'apprécie particulièrement énerver des gens qui ont des idées toutes faites, surtout lorsque ce ne sont pas les miennes. Et même si tout le monde a un jour les mêmes idées que moi, je soupçonnerais alors ces idées, me mettrais à les remettre en cause et à en chercher d'autres.

Je me méfie beaucoup des majorités, des pensées communes, des bien pensances. Plus les gens sont d'accord, plus je les soupçonnent d'être de gros moutons qui cherchent dans la chaleur des groupes, un moyen de se rassurer sur les peurs qu'ils ont. Et la peur est une bien mauvaise conseillère.


Alors, pourquoi Olga ?

Pourquoi ai-je décidé d'un coup de faire du transformisme et de me foutre le cul dans une putain de jupe à l’intérieur de laquelle je me pelle les miches ? Pourquoi ai-je décidé de me foutre un putain de soutif qui comprime le thorax, de me faire une petite épilation intégrale au bon rasoir Gilette, ce qui fait qu'aujourd'hui j'ai des putains de boutons rouges partout et que ça va me gratter sa mère pendant trois mois ?

Pourquoi ? Est-ce que je suis sado maso ? Est-ce que tout à coups j'ai pris conscience qu'en réalité j'étais une femme ? Est-ce que je suis tout simplement stupide et que je n'ai commis ici qu'un acte absurde de plus ?

Pour commencer, Olga, est une bonne immersion dans le monde merveilleux des femmes. Avant, je me demandais pourquoi souvent, certaines d'entre elles se tenaient toujours droites comme des piquets, en ayant l'aire de souffrir et d'avoir les nerfs à la foi...Non les amis, ça n'est pas un état naturel ! Pour ceux qui ne connaissent pas ça, genre les hommes ou les boucs décérébrés, essayez une fois de temps en temps de porter des fringues qui vous compriment, des talons qui niquent les genoux et qui vous empêchent de marcher normalement, de vous foutre du putain de mascara dans l'oeil chaque matin, de vous épiler tout le temps. Rajoutez à tout ça que vous vivez dans un monde sexiste de merde ou vous serez moins payé qu'un homme à travail égal, ou vous serez chaque jour déconsidéré et au mieux pris pour un bout de viande... Imaginez qu'au seul moment ou vous pensez pouvoir vous détendre, vous vous faites bourrer le mou par des gros cons à l'haleine alcoolisée à souhait, observant attentivement vos nibards avec leurs yeux de veaux apathiques...Faites ça et vous comprendrez mieux !

Par exemple, en ce qui me concerne le matin, une fois sur deux j'ai la flemme de me coiffer ou de me brosser les dents...C'est dire que ce fut un choc des cultures de devoir faire tant de truc à la con, pour que la société m'accepte en tant que femme...Bref, être une femme, c'est carrément relou et dans un monde sexiste baignant dans la domination masculine depuis des siècles et des siècles, c'est clair qu'il est bien plus confortable d'être un homme. Mais bon, j'ai décidé d'avoir le choix de mon genre sexuel. Je pense que si on se mettait tous d'accord pour décider d'avoir le choix et qu'on se mettait de temps en temps un tout petit peu à la place des autres, on vivrait dans un monde vachement moins pourri.

Si j'ai décidé de créer Olga, c'est aussi parce que je sais que ça fait chier des gens que des mecs s'habillent en femme. Ce que j'aimerais par dessus tout en faisant ça, c'est subir quelques discriminations que subissent les femmes ou les trans chaque jour. Je voudrais attirer les gros cons, les remarques sexistes et homophobes, les archaïsmes patriarcaux. Je voudrais provoquer tout ça, pour observer comment ça se passe de l'intérieur, en le vivant moi même. En plus du plaisir de faire chier des cons...C'est un petit peu de l'étude.

Si ce que je fais peu servir, tant mieux, mais je dois vous avouer que je ne suis en rien altruiste dans cette démarche. Je ne défendrais pas plus la cause des transsexuels que celle des êtres humains. Moi j'aime tout le monde, ou je hais tout le monde, bref, je ne fais pas vraiment de différence entre les connards...Les connards à bite, les connasses à chatte, les connards noirs, blonds, pd...Quelqu'un qui me fait chier, le fait selon des critères subjectifs, les miens. La merde peut prendre bien des couleurs...

Mais je concède toute fois, que ça n'est pas très sympa de comparer les gens à des merdes, puisque les merdes n'ont rien fait pour mériter ça...


 

Transsexuellement votre :

la chanson ; http://www.youtube.com/watch?v=KojC9ihEb2E&feature=plcp

 

 

« Bonjour c'est Olga ! 

Ca fait très longtemps, presque depuis que je suis né, que je me suis rendu compte que j'étais une fille. Pourtant, un petit membre placé entre mes cuisses indiqua à la société le contraire, comprenez mon désarroi ! 

On a tenté en vain, dans mon éducation, à l'école, partout ailleurs, de me faire reconsidérer ce que les autres pensaient être un choix et que je pensais être juste moi, fondamentalement. Devais-je nier que j'avais deux bras et deux jambes, devais-je nier ce que j'étais ?

Après tout, je ne nie pas avoir une bite, elle est bien là, pendante et pleine de veines vertes et violettes. Mais est-ce bien cela en exclusivité, qui aurait tout droit sur mon genre, une sorte de droit de cuissage de cet organe tout petit, qui me définirait dans mon entier ?

 

Je me pose la question, d'autres ne se la posent pas et ne perdent pas de temps à imaginer que je pourrais être autre chose que ce qui est définit par mes organes génitaux. 

Maintenant que je suis une femme, j'ai plus de recul pour préciser tout ça et je tiens à le faire en vous adressant ce message. Ma bite est là, mais ne sert à rien, alors pourquoi s'évertuer à me définir par un bout de chaire morte remplissant mes strings. Pour qu'on comprenne que je suis une femme, je suis obligé de m'habiller en pute, c'est absurde. Je voudrais ne pas avoir besoin de le faire, je voudrais pouvoir être une femme sans tout ce folklore, mais tant que cette société sera aussi sexiste, je serais aussi pute. »

 

 

Phallus manifesto :

 

La chanson : https://www.youtube.com/watch?v=HBGmQYXOAnM

 Il est vrai qu'Olga n'aime pas beaucoup ce petit bout de chair qui pendouille devant elle, et que l'on appelle communément "sa bite". 

Mais de la même manière qu'on se demande si les animaux pensent comme nous, ou si les plantes sont des êtres vivants à part entière, ressentant joie et tristesse, pourquoi ne pas se demander si certaines des parties de notre corps ne seraient pas pourvus des mêmes attributs. 

Vaste question que tout ceci, alors évidemment, Olga se la pose pour sa bite qu'elle ne cesse de vouloir rejeter, sans pour l'instant y parvenir ne possédant pas pas encore les 15 000 Euros nécessaires pour payer l'opération de changement de sexe. Oui, se faire enlever une bite, ça coûte un bras !

Et même la somme réunie, il faudra que votre prostitué préférée aille voir moultes psychiatres et ORL pour se faire enlever cette glotte, qui la gêne tout autant. Ah, si gober des hormones suffisait ! 

Puisque Olga est très réceptive, voire réceptacle parfois, lorsqu'elle pose la question à sa bite, sa bite lui répond. "Phallus manifesto", c'est la première chanson écrite par une bite, une bite en sursis, qui dans ses derniers soubresauts, à composé cette chanson pour rester dans l'histoire...  

 

 

 

L’opération, « Une pièce pour ma fente » :

 

Donc ça y est, Olga en a marre de sa bite !  Elle en a marre et elle tien à résoudre concrètement le problème !

 

Elle veut se faire opérer et changer de sexe, mais l'opération n'est pas remboursée...Cassant son petit cochon, cette chère Olga en a tiré les économies d'une vie, 7.50 Euros. Hélas, cette somme est loin de suffire puisque nos amis médecins à but lucratifs demandent 15 000 Euros pour l'acte. Plus que 14 992.5 Euros et enfin Olga n'aura plus son phallus ! Elle imagine bien que ceci ne manquera pas de luis donner une place plus importante dans notre belle société, enfin insérée comme il se doit dans l'univers féminin, qui pour elle représente l'avenir...

 

Voici un appel aux dons en chanson, qu'Olga a composé pour vous inciter à vous délester de vos deniers en trop. C'est la grande opération "Une pièce pour ma fente" : 

 

Depuis longtemps je sais
que je suis pas tombé sur le bon
gainé sur moi mais rien y fait 
il envahit mon pantalon
je suis une femme avec une bite
depuis que je m'en suis rendu compte
mais la société qui m'habite
en veut la preuve quand elle me sonde

Je touche les allocs d'handicapé
estampillés par le psychologue
me donnant des hormones à gober
pour le sein qui pousse et le poil qui tombe
mais mon engin est toujours là
je voudrais m'en débarrasser
y'a une opération pour ça
et 15 000 euros à payer

Je voudrais des pièces pour ma fente
au moins autant que l'horodateur
comme Bernadette je serais chiante
même sans son train, je ferais mon beurre

Je voudrais des pièces pour ma fente
il s'agit de s'y mettre à plusieurs
mon cochon ne fera pas ma rente
les vôtres feront mon bonheur   

Mes amis médecins charcutiers
ont bien pour moi la solution
en plus de mes seins au PIP
ils proposent d'attaquer le dindon

mais ça coute cher et j'ai pas de sous
ça me fout les nerfs, je suis à bout
je saoulerais tant que j'ai pas mon trou
ce message s'adresse bien à vous :

Là ou my major compagny
a sponsorisé son Grégoire
vous deviendrez je vous en prie
les mécènes de mon bel espoir

Faites donc taire toutes les mauvaises langues
qui disent qu'on a pas droit au trou
quand on a pas de thune pour le prendre
que les pauvres gardent leur petit bout

Je suis une trans qui n'a pas de thune
je peux pas me faire couper la trique
je ne vous demande pas la lune
juste quelques sous de votre boutique 

Et si ça ne vous suffit pas
je donne droit de cuissage aux producteurs
je suis un bon coup n'en doutez pas
devenez mes investisseurs

Je voudrais des pièces pour ma fente
au moins autant que l'horodateur
comme Bernadette je serais chiante
même sans son train, je ferais mon beurre

Je voudrais des pièces pour ma fente
il s'agit de s'y mettre à plusieurs
mon cochon ne fera pas ma rente
les votre feront mon bonheur  

 

2-Olga et la prostitution :

 

Olga, une pute : La chanson : http://www.youtube.com/watch?v=YNnFWGqsalQ&feature=youtu.be

 

Je m'appelle Olga, je suis une femme avec une bite ce qui fait que la société a fait de moi un transsexuel. Quand on est une femme avec une bite et que le monde estime que l'on a trop de testostérone pour se prétendre femme, ça met des bâtons dans les roues pour survivre, trouver un travail, un appartement et j'en passe. 

Il y a bien une profession ou le fait d'être estimé comme transsexuel est rentable, c'est la prostitution, alors c'est devenu mon boulot. Je suis Olga, je suis une pute, mes tarifs sont de 50 Euros les 20 minutes, pour ceux qui n'ont rien trouver d'autre. 

Entre miséreux, on se comprend parfois et d'autres fois, on se déteste comme les autres. Je suis une pute, je recueille la misère sexuelle du monde, je canalise la violence sexuelle des apprentis violeurs, je "vole" de l'argent à l'état en ne payant point mes cotisations pour un travail qui de toute façon, n'est pas reconnu comme tel. Cela dit, le même état me fait payer des impôts, à croire que l'absurde régit ce monde. 

Je suis Olga, je suis une pute d'appartement, je n'ai pas de Mac. Je me prostitue parce que le monde est pourri et je n'aime pas ça. (ni que le monde soit pourri, ni le fait que je doive m'y prostituer). Je suis Olga et quand vous serez vieux avec vos petits enfants, moi je serais morte d'une MST, 20 ans plus tôt. Je ne défends pas ma condition, je ne me défend pas non plus, je suis Olga la putain et je vous chierais dessus jusqu'à ce que j'en crève, parce que vous êtes le monde, vous faites le monde et le monde à fait ça, m'a fait moi. 

"On peut tous être maître de son destin, à condition de le vouloir." Voilà ce que disent ces gens et ces gens là parleront de méritocratie, de valeur du travail, de valeurs morales, d'être droit dans leurs bottes...A ceux là, je réserve mes plus grosses merdes, parce que s'il faut parler de mérite, je dis qu'ils ne mérite que ça et certainement pas d'ouvrir leur gueule à tout bout de champs, parce qu'une majorité de vieux coincés du cul, bénis de leurs maîtres, leur donne du crédit. 

Je suis Olga, je suis une pute et je vous emmerde ! 

 

 

 

Voilà pour une mise en abîme d'Olga, personnage fictif, prostituée virtuelle qui clame ses états d'âme en chanson.

 

Dans le monde réel, on entend que peu souvent les témoignages de celles qu'on appelle, « les travailleuses du sexe ». Une fois n'est pas coutume, celui qui va suivre provient d'une exposition artistique. (oui, exposition faite dans un centre d'accueil de prostitués, les musée ne sont pas fait pour ça quand même !)

 

 

Miroir, dis moi…Une exposition photo qui montre des putes.


Le thème : "Miroir, dis-moi..", le photographe, Thomas Simon http://t0ma.fr/ et le tout se passe au Mouvement du nid, à Strasbourg, une association qui s'occupe des prostituées et qui milite pour l'abolition du système prostitueur :


Ici sont mises en scène des femmes prostituées, prises en photo, exprimant pour chacune différentes émotions, images accompagnées de petits textes « témoignages » de ce que cette expérience à fait ressentir à ces modèles d'un jour.

L'exposition à été faite de telle manière, que quelques miroirs la jalonne et que l'on s'en retrouve malgré soi, sujet au même titre que les modèles. Deux photographies, deux images d'elles mêmes, deux images qu'elles nous renvoient, deux images hors des clichés, deux images du quotidien, des émotions qui nous ressemblent et nous dans un miroir au milieu de tout ça. Chaque femme, prise sous deux angles différents, nous renvoi à nous même, à nos points commun d'êtres humains, à leur tristesse et à leur joie qui ressemble à la notre, que l'on aperçoit soudain juste après dans un miroir.

Ces personnes sont "des putes", la société les vois comme ça, leur renvoi cette image dégradante. Cette fois-ci, c'est une image différente que l'on voit. La vie a amené ces personnes à se prostituer. Qui peut juger de la vie des autres et des décisions, chances et malchances qui les ont amené vers tel ou tel chemin ? Nous pourrions bien être elles, elles pourraient bien être nous. Mais nous sommes des êtres humains, alors nous jugeons, interprétons, pensons parfois sans savoir...Alors jugeons et jugeons ici de nos ressemblances à travers le miroir des images renvoyées, de nous même et de ces femmes. Profitons de l'occasion pour remettre les choses à leur place, elles sont des femmes avant d'être des prostitués, tout comme leurs clients sont des hommes avant d'être des cons.

"Je me sens normale", dit l'une d'entre elle. "Je me sens plus féminine". Cette expérience contribuera à lui "faire garder un bon souvenir de sa jeunesse". Il y a des personnes que l'on stigmatise, que l'on exclu du statut d'êtres "normaux". La société, nous, renvoyons à ces prostitués une image honteuse, une image de pestiféré, réceptacle des rebuts de la connerie humaine. Et puis parfois, certains les regardent pour ce qu'elles sont, des femmes et ça leur donne une plus belle image et ça leur donne un bon souvenir entre deux plus mauvais.

L'image de soi est intime. Cette exposition, ces miroirs, seront aussi un secret entre soi et soi. Cela vaut pour nous et vaut pour les modèles. Il arrive que l'on s'étonne et nous voir nous étonner nous donne une image nouvelle. Ici, les miroirs servent aussi à ça.

"Des personnes parmi d'autres et nous au milieu parmi elles. Les modèles sont qui elles sont et quand elles se regardent, elles voient ce qu'elles voient et nous voyons parfois autre chose. L'image de soi n'est qu'à soi, gardons là en souvenir de qui nous sommes.". Voilà la phrase que j'ai laissé dans le livre d'or de l'exposition, voilà un résumé de ce que l'on peut ressentir en la voyant, ça ou autre chose, mais il est difficile de rester indifférent.

Ici est évoqué le souvenir des poses, "la nature, un écureuil, les oiseaux qui chantent", des choses que l'on ne voyait plus, auxquelles on ne prêtait plus attention, comme parfois de sa féminité ou de tant d'autres choses face à la rudesse de la vie. Des sourires, de la tristesse...Ici, sur certaines photos, il est vrai que parfois, on ne voit plus bien la différence. Le visage de certains modèles semble s'être figé et leurs émotions semblent entrées profondément à l'intérieur, à tel point que l'on ne les voit plus, mais elles existent encore.

Il y a aussi celle qui vieilli et le montre. La parure cache bien des choses que montre le naturel et elle cache parfois plus beau qu'elle.

Une autre dis en parlant de cette expérience de modèle, "je me suis senti féminine, je devrais me dire que je devrais toujours me sentir comme ce jour.".

"J'étais parti loin, je n'étais plus là". "Se sentir aimé, même un instant, par un photographe". Voici quelques phrases évocatrices de cette exposition et des témoignages qu'en rapportent ses modèles.

Une fois la visite terminée, on se retourne et l'on se voit soi, dans un miroir, la tête changée de ces images que l'on a dans la tête. Je me suis fais avoir, j'ai été pris dans le truc, moi aussi j'étais ailleurs avec elles cet instant.

 

 

« Les putes », la chanson : http://www.youtube.com/watch?v=cy1410nTyo4

 

Il faut légaliser la prostitution !

Voilà le discours que l'on entend souvent sorti de la bouche de gauchistes bien pensant, confondant souvent slogans publicitaires et discours, phrases toutes faites et débats argumentés.

Il faut légaliser la prostitution ! Ce n'est pas un argument, c'est une affirmation, mais qu'à cela ne tienne, argumentons.

Aujourd’hui, comme hier, puisque nous aurions à faire au « plus vieux métier du monde », les prostitués se font exploiter par des réseaux mafieux, autrement dit, les travailleuses du sexe se font exploiter dans leur travail par des réseaux économiques organisés autour de leur exploitation et dont ils tirent profits et multiples avantages. Rien de différent par rapport à un travailleur d'un autre secteur d’activité, me direz-vous...

A croire que dans notre société, le sexe est plus tabou que la fabrication du pain, bien que dans certains cas exceptionnels, les deux puissent être liés. (laissez-vous aller à votre imagination...)

Pourquoi donc faire débat du fait que la prostitution soit légalisée ou pas ?
Elle devrait l'être depuis bien longtemps, puisque l'on a décidé tous en cœur, de vivre dans une civilisation ou l'exploitation du corps humain par le biais du travail, enrichissant une élite de privilégiés contrôlant les réseaux économiques, fais loi.

Pourquoi laisser les bénéfices issus du travail du sexe aller à des mafias concurrentes de la mafia officielle, cela représente un grand manque à gagner ! Légalisez la prostitution et pendant qu'on y est, légalisez tous les commerces illégaux qui rapportent, les trafics de drogue, d'armes, d'animaux, d'organes... C'est la crise, il est grand temps de faire repartir la croissance !

Il y a des gens qui ne sont pas très d'accord avec le fonctionnement de ce type de société, qui trouvent qu'elle n'est pas très gentille envers les corps d'une grosse majorité d'humains, qui se font exploiter le plus clair de leur vie par le travail, du sexe ou pas. Ils constatent que la banalisation de l'exploitation du corps humain (ainsi que de nombreux autres espèces animales) au profit d'esclavagistes privilégiés progresse et que la légalisation de la prostitution serait un pas supplémentaire vers la légitimation de cette progression. 

Ces gens là ne sont vraiment pas pragmatiques et oublient bien vite, cachés derrière des principes philosophiques périmés, que le fait que les prostitués travaillent pour des mafias légales, leur permettrait de travailler plus au propre, à l'abri de maisons closes ou leur métier deviendra enfin merveilleux, puis qu’accepté par l'état. Les clients poisseux pourront enfin aller déverser leur sperme en toute tranquillité et les culs des prostitués canaliseront la violence sexuelle en toute quiétude !

La prostitution deviendra alors un travail comme un autre, que rêveront de faire les enfants. Ainsi et dans une logique d'enrichissement éducatif en terme d'orientation scolaire, ils pourront apprendre le métier de leur rêve à l'école dans des sections "péripatéticiennes". Les bons pères de familles seront heureux d'avoir des putes dans leur progéniture et la société arrêtera enfin avec ses débats stériles, qui empêchent la société d'évoluer comme la main invisible libéralement contrôlée par les élites, lui recommande fortement d'évoluer.


 

Doit-on faire du corps humain, un produit ?


 

Doit-on faire du corps humain, un produit... ?

Il y en a qui pensent que oui, ce sont des capitalistes, il y a qui pensent que non, ce sont des moralisateurs....

Le corps humain est déjà un produit, nous sommes déjà dans une société capitaliste. La société capitaliste, ce n’est pas fait pour être gentil, c'est fait pour se faire du profit et pour cela, tous les prétextes sont bon, l'esclavage, les famines, les génocides. Quoi, cela vous choque ? Dans ce cas vous devriez être choqué par la société dans laquelle vous vivez et par votre façon de vivre. Un bon capitaliste ne doit pas avoir de morale, à moins que la morale serve d'investissement publicitaire vers un bénéfice futur.

Vous acceptez à la fois cette société capitaliste, esclavagiste, génocidaire au nom du profit et vous fermez les yeux sur la façon dont elle fonctionne, prétextant une morale que vous faites semblant d'avoir ? Et oui, cette société est bourrée de connards, qui ne veulent pas s'avouer qu'ils en sont. Ils profitent de leur privilèges durement acquis au nom de la misère des autres, en continuant à nous chanter la chanson que se sont de gentilles personnes.... (et là me vient en tête une chanson d'Alizée « c'est pas ma faute... »)

Le beurre, l'argent du beurre...Mais c'est souvent quand on croit qu'on a tout, qu'en fait on a pas grand chose...

En se situant comme un moralisateur, on pourrait alors dire que le corps humain ne doit pas être un objet. Il ne doit pas être vendu sous aucune forme, sous aucun prétexte. Dans ce cas, il devrait ni être vendu pour solutionner la misère sexuelle de certaines personnes, ni pour canaliser une violence sociétale due à la façon dont on fait fonctionner le monde, ni pour autre chose...Cela devrait également réprouver la morale de vendre un organe, un enfant...Si point de morale, on pourrait toujours faire comme nos amis nazis capitalistes, ayant trouvé dans l'enfermement de millions de personnes dans des camps de travail, un bon moyen d'avoir de la main d'œuvre gratuite, faisant dans le même temps un excellent élevage dans la culture de dents, de cheveux et la fabrication de savon. Bref, quand on a une morale, on ne trouve pas ça gentil, quand on n’en a pas, on trouve que tout peut être un bon moyen de se faire de la thune. 

Selon moi, l'exploitation par le travail est immorale. C'est une façon de se servir du corps humain pour se faire de la thune (et c’est rarement le corps humain dont on se sert qui obtient cette thune, il aura au mieux quelques miette, lui donnant assez d’énergie pour qu’on puisse continuer à s’en servir)...Alors oui, pour compenser on donne quelques miettes sous forme de salaire à l'esclave, qui passera le plus clair de son temps au travail et donnera la majorité de son énergie, à faire quelque chose qu'il ne comprend pas, au service de quelqu'un qu'il ne connaît pas..Ça va bien avec la morale religieuse pour le coup...Le désintéressement, la foi, croire sans savoir pourquoi, parce que c'est comme ça, parce qu'il faut, parce qu'il n'y a rien d'autre...La religion de l'esclavage en sorte. Paradoxalement, la société capitaliste sans morale (ou si peu...), a eu besoin de créer une morale pour que les gens ayant besoin de morale, suivent ses préceptes et acceptent la cruauté qui l'accompagne. 

Aujourd'hui, peu de gens diraient que l'exploitation par le travail est immorale, parce qu'il faut bien que les gens travaillent pour faire fonctionner notre économie, pour que le pays refasse de la croissance, pour être à nouveau compétitif, pour pouvoir maintenir notre niveau de vie, notre pouvoir d'achat, notre pouvoir de consommer et de faire comme les autres qui consomment, qu'importe sur le dos de qui se fait notre mode de vie, qu'importe les dégâts qu'il engendre sur notre environnement. 

Comme le travail est devenu quelque chose de banal, le capitalisme avance et tente de banaliser encore plus de chose, encore plus d'exploitation, une exploitation qui va encore plus loin à l'intérieur du corps humain, par exemple, la prostitution. Finalement, n'est-ce pas le plus vieux métier du monde ? Finalement, ne fait-on pas ce que l'on veut de son corps ? Finalement, si l'on a décidé soi-même de le vendre, n'en a t-on pas le droit ? 

A cela, en tant que moralisateur, je réponds, bien sûr que si ! La prostitution à certainement existé depuis bien longtemps, peut-être est-ce le plus vieux métier du monde ? (bien que je pense que « tueur », soit le plus vieux métier du monde). Moi, je ne voudrais pas que l'on m'empêche de faire ce que je veux de mon corps..Mais pourtant, on m'en empêche déjà. Si je veux sortir à poil pour aller faire l'hélicoptère avec ma bite en plein centre ville, je ne peux pas, parce qu'on va m'en empêcher, parce que peut-être cela choquera des enfants, des personnes sensibles, la pudeur publique...C'est moche, mais quand on ne vit pas tout seul sur cette planète, on ne peut pas toujours faire ce que l'on veut de son corps..C'est vrai que quand quelqu'un nous emmerde, on a souvent envie de lui chier dans la bouche, mais on ne peut pas et si on y arrive, on est susceptible de devoir en subir les conséquences judiciaires...Mais en matière de prostitution, finalement, on pourrait faire ce que l'on veut de son corps, parce que l'on fait de mal à personne, on est consentant pour vendre son corps et le client est consentant pour l'acheter le temps de la prestation...L'acheter, disons plutôt le louer du coup, puisque le prostitué reste propriétaire de son corps,...Comme on l'entend souvent, c'est une prestation de service. 

Alors au risque de vous surprendre, je n'ai rien contre le fait que des personnes se prostituent, si elles en on fait le choix. Le problème, c'est que ces personnes sont bien peu à en avoir fait le choix. Il y a  peut-être des personnes qui s'éclatent dans cette activité, ou qui l'on choisit parce qu'elle ne s'y font pas plus chier que dans une autre...Hélas, il faut avouer que dans la plupart des cas, les personnes n'ont pas fait le choix de cette activité et proviennent des mêmes réseaux mafieux qui s'occupent du trafic de drogue, d'arme, d'enfants...Bref, pas des enfants de cœur. 

Alors quand je vois des prostitués de nationalité française, à leur compte, qui manifestent pour que soit légalisé la prostitution, je me pose quelques questions. En voilà des gens qui défendent leur bifteck et c'est bien normal. Mais la légalisation de la prostitution, serait la banalisation d'une exploitation du corps humain allant encore plus loin qu'actuellement. Cela serait un pas de plus franchi par le capitalisme sans morale, vers la banalisation de l'objetisation du corps humain, qui pourra encore plus se vendre comme un produit. Selon moi, si quelqu'un veut se prostituer, qu'il se prostitue, mais qu'il n'aille pas réclamer un statut social légitimant ce qu'il accepte pour lui même, à tous les autres. Un type qui veut vendre de la drogue ou des armes, s'il décide de le faire, peut très bien le faire, mais il ne va pas pour autant aller réclamer un statut social de dealer ou de marchand d'armes (bon c'est vrai que le statut de marchand d'armes existe déjà pour les états et les grandes entreprises, que les états adoubent...mais pas pour les autres...). Sinon, ça serait légitimer la vente de drogue ou d'arme pour les particuliers...(mais oui, ça existe déjà dans pas mal d’endroits…)

Comparer la prostitution avec le trafic de drogue ou d'arme peut en choquer certains, mais quand on connaît un peu les pratiques du milieu du proxénétisme, on est tout de suite moins choqué, on arrête de penser que les putes vivent dans le monde de Mickey et que c'est super cool de vendre son corps pour de l'argent...On pourrait tout aussi bien dire dans ce cas, que c'est cool de se droguer, de vendre ou d'utiliser des armes...( ceci dit, il y en a qui le disent, pas moi). Un ou une prostitué ne tue personne, ne fait décliner la santé de personne (sauf en cas de MST sans protection, évidemment...). Disons que lorsque l'on vivra dans un monde meilleur ou la grande majorité des prostitués pratiqueront librement leur activité, on pourra reparler de tout ça.

En résumé, je dirais que le capitalisme a bien des défenseurs qui ignorent en être. 

Pour terminer, revenons sur la fameuse tirade, "si on légalisait la prostitution, cela permettrait aux prostitués de vivre mieux et de travailler dans des conditions plus décentes". Regardons en Allemagne, là bas les maisons closes sont légales...Mais est-ce que les réseaux mafieux ont disparus ? Est-ce que la traite des prostitués, venues de pays lointains, miroitant un boulot pour faire vivre leur famille resté au pays, violées allègrement pour que le métier rentre, puis foutu au boulot, ça n'arrive plus en Allemagne ?  (parce que les prostitués sont rarement au courant que quand on les emmène, c'est pour se prostituer et quand les personnes sont au courant, elles peuvent carrément avoir été vendu par leur famille..C'est gai ! ), 
Et bien non, il reste quelques maisons closes vitrines, qu'on nous montre dans les reportages télé, mais toutes les autres restent des endroits bien glauques, gérés par les mêmes réseaux mafieux... Vous pensez vraiment que se sont d'anciens boulangers en reconversion qui gèrent les maisons closes ? Et en plus, il y a toujours des prostituées dehors, moins sur les trottoirs à la vue des bons citoyens, mais toujours à la merci de leur mac et de quelques clients louches dans quelques sombres recoins.  *

Alors, doit-on faire du corps humain un produit ? Bon c'est déjà un peu le cas, alors, doit-on aller encore plus loin dans ce sens ? Doit-on trouver ça cool que le corps humain soit un produit ? Doit-on avoir un avis la dessus, ou est-ce juste un fait qu'il parait dénué d'intérêt de commenter ? 


Olga, c’est aussi une dénonciation de postures sexuées bien plus courantes, prises bien plus couramment que la posture de prostitué. Au sein du relationnel social que l’on pourrait croire dirigé par des raisons hormonales, la domination masculine se marque, tout aussi indigne qu’elle l’est dans les autres domaines ou elle est présente en société. Ainsi, jusque dans son intime, on se trouve téléguidé à être quelqu’un que l’on n’est pas forcément. On se prostitue d’une autre manière aux codes sociétaux et si j’en croix la morosité ambiante, la plupart le vivent mal.


 

3-Olga et l’image des femmes :


 

Squelette :

La chanson : https://www.youtube.com/watch?v=U8beEW6JGNg&feature=c4-overview&list=UULfD-KbrZYG2AKSBDRXpXmQ

La mode ça va, ça vient, elle change de saisons en saisons et les modèles qu'elle porte reflètent ce que la société nous fait penser comme beau, admirable...Ces derniers temps, on ne peut pas vraiment dire que ce que la société tend à nous donner comme exemple de réussite ou d'esthétisme me plaise vraiment. Aujourd'hui et depuis une bonne vingtaine d'années, la mode est au sac d'os. A force de matraquage médiatique, les marchands d'habits ainsi que d'autres attributs luxueux et sans intérêt, ont réussi à nous convaincre que le dépouillement de chaire humaine était une valeur ajoutée à la beauté féminine.

 

Ici gisent des filles jeunes et livides parcourant podiums et salles d'expositions perchées sur des talons de 30 cm favorisant une arthrose chronique dès l'âge de 30 ans. Leurs repas quotidien fait d'une tranche de jambon, de trois tomates cerises aussi tôt vomies et chiées, puis de quelques lignes de coke pour faire passer, ne leur apportent pas vraiment joie et bonne humeur, ce qui se voit sur leur gueule. Guidée par des sortes d'artistes qui font la couleur sans la couleur, le tissus sans le tissus et qui transforment une simple serpillière en œuvre d'art, elles gagnent autant d'argent qu'elles perdent d'années d'espérance de vie...Ajoutons un comportement adéquate bien décrit dans un épisode de South Park, "les stupides putes trop gâtées", un peu à la Paris Hilton et vous trouverez le modèle que l'on tente d'imposer aux jeunes filles d'aujourd'hui.

  Soit anorexique, futile, blasée et égoïste et tu feras l'admiration, quel beau message lancé à la jeunesse. Cette chanson « squelette » parle des modèles féminins, mais je pourrais tout à fait faire de même en déblatérant sur les modèles que l'on donne à bouffer à la gente masculine. Citons par exemple certains mouvement musicaux et culturels, affirmant les messages suivants ; « fait de la maille, encule les autres pour réussir, soit misogyne en traitant les filles comme du bétail, soit homophobe aussi, égoïste... ». « Bref, fond toi dans les modèles qui vont avec l'économie capitaliste et ta vie sera plus belle ! »

Pour les filles c'est le même principe mais comme dans ce système, c'est plutôt des mecs qui sont au commande, les modèles féminins imposés montrent plutôt la femme passive, livide et l'homme dans l'action, le self made man un peu genre Scarface...Il faut bien que les modèles imposés montrent qui commande et tâchent de perpétuer les dominations comme il se doit... !

  Les squelettes, ce sont les mannequins servant de modèle à la jeunesse féminine et ce sont aussi les jeunes filles qui tentent de les imiter. Les squelettes le seront à vie et sacrifieront leur énergie à correspondre à leurs modèles, quitte à perdre leur personnalité propre, leur santé, leur vie...Moi je n'ai rien contre les squelettes, mais d'habitude ils sont tous morts. Quand ils ne le sont pas c'est plus embêtant, ça fait un peu « walking dead ». Le problème est que l'anorexie est une maladie, que de nombreuse personnes luttent contre, pendant que d'autres l'érigent comme modèle. Je serais d'accord avec ça le jour ou la scatophilie sera également à la mode...Chiez vous dessus, c'est trop stylé ! Dans tous les cas, les scatophiles auront au moins cette vertu d'être moins dangereux pour la santé...


 

O image féminine quand tu nous tien ! Quand tu nous tien au quotidien jusqu'à nous dicter notre conduite hormonalement récréative ! Dans ses loisirs, comme dans ses relations sociales, la femme et l'homme se rencontre de manière cadrée. Il s'agit que rien ne dépasse, alors chacun, s'ils veut correspondre à l'image à laquelle on l'a convaincu de correspondre, ira ou il convient qu'ils aille. En ce bas monde, il convient de se ranger. Si l'on a pas eu la chance que cela arrive de manière « naturelle », il semble approprié de forcer la main du destin et de s'inscrire sur des sortes de catalogues humains. Les sites de rencontre, le lieu de l'aguichage social absolu. On s'affiche dans des critères, des postures, dans une rationalité vantée sur un sujet hormonal qui est loin de l'être. Une sorte de Fécondation In Vitro matrimonaile en quelques sortes.


 

Le monde merveilleux des sites de rencontre :

 

« Site de rencontre », la chanson : https://www.youtube.com/watch?v=TxNxZm0U4ac

Mon dieu, mon dieu, je suis une femme seule face à un monde sexiste, que faire ? Subir la honte d'un célibat de longue durée en prenant le risque de me faire bannir dans le monde des vieilles filles éternelles ?

Hors de question, si je suis tombé de cheval et même si je ne suis jamais monté dessus, je dois à tout prix trouver un moyen de raccrocher le wagon de l'adoubement socialo-matrimonial féminin !

Alors, je me lance, "Ô fabuleux monde de l’internet et des communications par milliers en un clique, me voilà !"

Tant de personnes seules qui se font la gueule dans la rue, devenant tout à coup si avides de relation, une fois postées derrière leur écran d’ordinateur. Il est si rassurant de commander sa pizza de chez soi, plutôt que d'aller affronter la méchante vendeuse du Pizza Hut...

"Courre à ta destinée femelle en mal de mâle ! Fait ce que la société attend de toi et trouve toi un protecteur masculin attitré, à qui tu devra obéissance jusqu'à ce que le droit de cuissage d'un autre suzerain vous sépare !"

"Courre à l'industrie de la rencontre sans effort, sans piment, sans hasard !".

Les sites de rencontres sont les bassins de poissons d'élevage, ou s'entassent des truites bien grasses attendant de se faire bouffer par des requins qui les exploitent à grand coup de prix promotionnels de supermarchés. Un seul avenir ici, devenir un Roll Mops enfermé dans un bocal avec un cornichon dans le cul !


 

Alors à vouloir correspondre à des modèles, à vouloir se conformer à un certain mode du « bien vivre ensemble », on finit forcément par se prendre dans la gueule quelques défauts systémiques au sein des relations conventionnelles…Parfois jusque dans ces loisirs ou moments de détentes.

 

Le cassage d'œuf, une solution à vos problèmes de

voisinage ?

 

La chanson : http://www.youtube.com/watch?v=FoqQFd8K8ks&feature=plcp

C'est vrai qu'on s'est souvent demandé comment s'en débarrasser...Vous savez, de ces êtres malfaisants qui peuplent les soirées pour se sortir d'une solitude quotidienne, peu surprenante au vu de certains de leurs comportements réguliers. Ils cherchent la foule, peut-être parce qu'ils ont une vie de merde, certes. S'ils se contentaient simplement de s'imprégner d'une ambiance festive, en participant à la fête sans emmerder les autres, ils ne dérangeraient personne…Mais cela semble être trop demandé….

Parce que cette foule, ça les obsède parfois quelque peu.

Par conséquent, il peut arriver qu'ils aient besoin de la toucher, cette foule, et souvent, les femmes qui s’y trouvent.

Avoir des fantasmes, c'est plutôt naturel, tout le monde en a, des fantasmes. Voir quelqu'un qui nous plaît, physiquement notamment, ça peut arriver, entamer une conversation avec, ça peut arriver également. Mais tout le monde ne maîtrise pas les subtiles règles d'une conversation, alors voici quelques petits conseils.

  Une conversation, même si elle a lieu dans un but intéressé (genre un mec qui vient parler à une fille parce que cette fille lui plaît...On aimerait que l'inverse arrive un peu, mais nous vivons hélas dans une société sexiste ou le rôle de la femme n'est certainement pas d'être entreprenante avec un homme...), doit se faire à plusieurs. Si l'une des deux personnes indique ne pas vouloir parler à l'autre et que cet autre continue encore, ça n'est plus une conversation, c'est un gavage.   Une conversation, ce sont aussi des êtres qui se parlent. Qui se parlent, ça veut dire qui alignent plus de quatre mots d'affilés, qui parlent de manière audible, sans grognement d'animal en chaleur et sans toucher les fesses ou les seins de son potentiel partenaire, dans la dite conversation. Faire des allusions vaseuses et répétées au détriment d'une personne qui ne le désire pas, c'est du harcèlement sexuel. Toucher l'autre avec des intentions sexuelles, c'est de l'agression sexuelle et aller encore plus loin, c'est du viol. Tout ceci est bien évidemment puni par la loi, mais à condition que les faits soient avérés. Subir sans dire mot ou manifester sa désapprobation, rend plus compliqué le fait d'évaluer la gravité des phénomènes cités précédemment, c'est sûr...  

Mais comme je ne suis pas procédurier pour un sous, je vous propose une solution toute simple qui fera fuir les gredins.

Le cassage d'œuf est une des solutions que je préconise. Cela empêchera le malfrat de nuire pour quelques heures et ainsi, durant ce laps de temps, de faire chier d'autres personnes. Imaginons que cet emmerdeur le soit de façon occasionnelle, (par exemple, en étant imbibé d'alcool, ce qui a tendance à rendre les cons, encore plus cons...), il aura le temps de cuver plus calmement sa cuite, sans commettre d'autres dommages aux personnes présentes dans son rayon d'action. Dans le cas des harceleurs réguliers, nous préconisons une ablation des œufs. Si cette opération se fait de manière artisanale, cela donnera évidemment un caractère plus authentique au forfait, mais si vous connaissez un ami médecin ou vétérinaire qui accepte, moyennant compensation financière (n'oublions pas que c'est d'un médecin dont nous parlons...), de procéder à une opération de stérilisation, cela est aussi possible. Si vous trouvez ça cruel, dites vous que si c'est bon pour les chats, ça ne peut qu'être bon pour eux, puisqu'ils ont ce point commun avec les chats, d'être eux aussi des connards de sales bêtes qui ne pensent qu'à leurs petits plaisirs...(Oui, les chats sont vraiment des sales bêtes, mieux vaut encore les manger...Il parait d’ailleurs que ça a le goût de lapin, animal par ailleurs bien plus sympa, quoique quelque peu saugrenu ! ).  

En plus d'être une solution utile à vos problèmes de gros relous en soirée, le cassage d’œuf peut se pratiquer de manière festive, entre amis, de quoi donner à vos soirées ce petit quelque chose de piquant, qui manque parfois !

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