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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 01:11

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Alors, les amis, j'ai commencé le Gustavson's Project, depuis que j'ai commencé une formation en entrepreneuriat en Économie Sociale et Solidaire. Comme à mon habitude, même sans vraiment le faire exprès, j'ai un peu foutu ma merde. Disons que l'esprit de groupe, le travail en équipe, le rassemblement autour d'un but commun, ça n'est pas vraiment ma spécialité...Après chacun son truc comme on dit...

Du coup, comme d'habitude, je me suis pris une belle volée de bois vert par mail, en plus de commentaires acerbes sur le blog, ma page Facebook...Enfin, si vous lisez le Blog, vous devez savoir que j'ai un tout petit peu l'habitude...Tout est parti du dernier article que j'ai écrit sur le bénévolat (   Les joies du bénévolat... ), mais je pense que d'autre articles du Gustavson's Project avaient déjà heurté certaines sensibilités (  Gustavson's Project - 7 : Première couille... ) (   Gustavson's Project 9 : Le dos rond  )  (  Gustavson's project 10 : Honnêteté et transparence ). Bref, je suis un sale con de type énervant.

Voici ici ma réponse : (en gras, les meilleurs extraits des accusations dont je fus l'objet)  


"juger, dénigrer et utiliser les failles pour ce faire plaisir en jetant des pavés exclusivement ou ça fait mal " :


Ah, je me reconnais bien là, c'est tout moi ! Mais ça n'est rien comparé au monde économique auquel on sera confronté en tant qu’entrepreneur..Je trouve même que j'ai été plutôt gentil dans mes interventions, qui n'étaient pour la plus part, que des éclaircissements demandés, par rapport à des notions floues répétées et sur répétées...Dénigrer des notions floues, c'est un peu mon travail dans la vie en général..En fait, ça n'est pas les dénigrer, c'est plutôt leur redonner leur vraie valeur, celle de notion floue (d’où ma série de définition de terme récemment sur le blog). Donc pour trouver des failles dans un imbroglio de notions floues, ça n'est pas difficile, ce sont des autoroutes de brouillard...La question d'éclaircissement à pour but d'éclaircir le flou;..


On peut appeler cela, dénigrer, exploiter les failles, jeter des pavés ou ça fait mal, que le résultat est bien le même. Cela n'a pas pour but d'empêcher les gens de prendre confiance en eux, parce que j'aurais décidé de rabaisser tout le monde plus bas que terre, pour me sentir moi même confiant, cela à pour but de ne pas participer à une mascarade du déni de la réalité et de la réalité du monde économique (même social et solidaire)... Ça n'est pas tout rose tout le temps (ça n'est pas tout noir non plus). Je rajouterais aussi que je ne pense pas être capable avec ma toute petite personne, d'enlever la confiance que vous avez en vous, je pourrais le faire avec des enfants à la limite, il est donc bien heureux qu'aucun enfant se trouve dans cette formation

On m'a aussi accusé d'être un "détracteur d'utopie", petit sobriquet que j'affectionne particulièrement tant je trouve qu'il me représente bien.

L’utopie, sujet interessant...voilà ce que j'en dit :

L'utopie, ça n'existe pas...

L'utopie, c'est un truc inventé par ceux qui veulent s'approprier toute la part des rêves des autres.

L'utopie leur laisse un espace pour faire croire que le rêve est abstrait, un espace de liberté qui ne sort pas de l'inconscient endormi puisque le conscient se voit pieds et mains liés par les normes sociétales.

L'utopie n'existe pas et si elle existe, l'utopie est la vie et non un parallèle obscur auquel on ose pas penser durant son vécu. L'utopie c'est de la merde, la vie c'est mieux alors vivez !...et si vous avez le temps, utopisez la gueule de ceux qui ont inventé ce mot...

C'est un copié/collé d'un article du blog écrit en 2010...(tapez "utopie sur le moteur de recherche du blog et vous tomberez dessus)

 

Ensuite sur ça : "certains pensent que leur comportement n'a pas d'impact sur les autres et qu'ils peuvent tout se permettre, préjugé, hypocrisie, mesquinerie et j'en passe, il (Ndlr : oui c'est passé de "certains" à "il", lapsus révélateur du fait que c'est moi qui suis visé...) expérimente sur d'autre la manipulation psychologique juste pour étayer leurs analyse et blogs (ndlr : il y a quand même un petit conflit entre le singulier et le pluriel..)... et je trouve ça juste vomitif, nombriliste et destructeur."


Je dirais que je me permet de tout me permettre...Pourtant il ne me semble pas avoir fait grand chose, ou avoir déclamé des propos odieux...Juste des questions, j'ai posé des questions, peut-être poser des question est-il odieux..Tout est si subjectif dans la matière humaine finalement...Comme tous les êtres humains, je suis hypocrite, mesquin et j'en passe..Je suis aussi autre chose de plus sympa...La différence, c'est que je me l'avoue, je ne suis pas un être parfait à la Jésus christ...Du coup, ça me rend quand même un tout petit peu moins hypocrite...

 

Comme je l'ai déjà dit, tout mon cheminement personnel par rapport à l'entrepreneuriat se trouve sur mon blog à la partie "gustavson's project" en lien ici : http://gustavson.over-blog.com/categorie-12236935.html . Je ne cache rien, ce qui fait de moi un très mauvais manipulateur..(oui, parce qu'on m'a accusé d'être un manipulateur). Le manipulateur préfère le flou en règle générale...Ensuite, comme je n'ai rien à gagner à vous manipuler, je serais stupide de perdre mon temps à le faire, juste pour le plaisir de dire que j'y arrive...A la limite si vous étiez friqués, mais là, je ne crois pas que ça soit le cas...(A moins qu'il y a de petits cachotiers dans le groupe..dans ce cas dénoncez le et j'irais de ce pas le manipuler, Machiavel que je suis...)  

 

Effectivement, cette formation est une source d'inspiration pour moi et mon blog et vous également...Ben toutes mes excuses alors, mais je bosse sur de l'humain, alors à partir du moment ou vous en êtes, vous ne pourrez pas empêcher que vous m'inspiriez...Ça devrait être flatteur normalement..La dernière fois que j'ai dit ça à une fille, j'ai couché avec...(parce qu'on m'a aussi accuser de me servir des autres comme des sortes de cobayes pour mes articles).

 

Alors oui, comme tous les gros égocentriques, je suis nombriliste à mes heures, on peut trouver cela vomitif, moi même il m'arrive de me trouver vomitif, mais j'ai une sorte d'admiration pour la déglutition, les raisonnement inversés, la remise en cause des choses établies, des discours tout faits prédigérés par d'autres...Encore une fois, vous m'en voyez sincèrement navré..je suis plus fort en fouteur de merde destructeur, qu'en rassembleur consensuel..J'essayerais de me soigner, promis ! 

 

En ce qui concerne mes fameux "croches patte et coups dans le dos", c'est vrai que ça fait longtemps que j'ai plus fais de foot, ceci dit, j'étais pas très doué...

 

En résumé, je dirais que c'est une bonne idée de remettre une ambiance plus sympa dans le groupe, moi perso, l'ambiance actuelle ne me dérange pas plus que ça, mais bon si une autre ambiance vous convient, je suis pas chiant avec la déco...L'important, c'est qu'on apprenne des choses sur entrepreneuriat, sur nous, sur la vie de groupe...

 

Voilà, je ne voulais pas vous privez, vous lecteurs du Gustavson's Blog, de ce petit échange, partie intégrante de l'avancée du Gustavson's Project.

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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 23:52

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Sur le sujet :

Entreprise : définition

Management : définition

Gustavson's project 10 : Honnêteté et transparence

 

 

Être bénévole, c'est sympa. C'est tellement sympa et c'est vu comme tellement sympa par le monde qui nous entoure, de façon quasi unanime, que moi et mon esprit de contradiction, on a finit par se méfier du concept...

Être bénévole pour une bonne cause, c'est donner de sa personne de façon gratuite et désintéressé...Du moins, soi disant...Disons qu'en général, cela sert à se donner une belle posture sociale de philanthrope, c'est bon pour l'image qu'on a de soi et pour celle qu'on véhicule aux autres. En gros, que ça soit consciemment ou inconsciemment, on se fait de la pub, c'est du marketing...Mais comme le marketing, ça fait méchant capitaliste, on le dit pas et on dit plutôt qu'on veut aider les autres, qu'on est dans l'esprit du partage, ou encore d'autres conneries d'hypocrite qui se ment à lui même...Personnellement, je pense que les intentions de la plupart des bénévoles, sont d'adopter certaines postures altruistes, pour mieux faire passer la pilule du fait que le reste du temps, en achetant des bananes au supermarché, ou en buvant du benco le matin, ces gens cautionnent par leur consommation et leur vote futur pour des colonialistes économiques en puissance, le fait que des gosses crèvent de faim... Comme on dit, loin des yeux, loin du cœur...

C'est le même principe pour l'humanitaire, pansement pour plaies ouvertes devant l'éternel. On spolie les richesses de pays entier et pour se donner bonne conscience, on va leur creuser des puits et on leur envoi des sacs de riz de temps en temps.

Ici, le propos n'est pas de dézinguer les bénévoles, ou encore de dire que l'humanitaire, c'est le diable...Non, les bénévoles, mêmes s'ils aiment les postures sociales publicitaires, agissent souvent pour une cause sympa et utile, même si ça n'est que très local, la plupart du temps. Les engagés humanitaires, sur le terrain sont tout aussi utiles et leur mission est bien noble. Le problème, ça n'est pas les gens, quelque soit leurs intentions finalement. Le problème, c'est le système, qui fait qu'on fout des pansements sur des plaies ouvertes, pour faire oublier que c'est nous et le système qu'on cautionne, tant qu'on ne se révolte pas contre, qui tenons les cisailles. "Vient là que je te coupe un bras, tu me remerciera bien assez quand je te foutrais du mercurochrome dessus, histoire que tu crève pas tout de suite, pour que tu es l'occasion de me remercier en continuant à être mon esclave économique...". En effet, les morts sont bien plus utiles si on sait les maintenir en vie...Enfin, je me comprends...

En ce qui concerne les bénévoles, j'aime aussi beaucoup ceux qui les font travailler, bénévolement justement. Alors quand c'est pour une noble cause, ou pour un petit évènement local de temps en temps, rien de mauvais dans le bénévolat. En effet, tout ne se vend pas ou ne s'achète pas dans ce monde impitoyable...On peut rendre des services, quand on soutien une cause, ou simplement pour aider un ami, un proche, une connaissance...C'est le partage, la solidarité et là normalement il y a une musique avec des violons, un gosse qui chiale et un chat mignon qui dit j'aime pas la guerre et ça ne m'empêche pas de vous faire des bisous juste après m'être léché le cul..."

Bref, les bénévoles, ça peut être utile, sympa, altruiste et mignon...Mais ça n'est pas tout, hélas. Le bénévole, ça peut aussi être un couillon d'exploité par des assos qui se font de la thune régulièrement sur son dos. Prenons un exemple courant : une asso organise des concerts régulièrement. Elle n'a rien de social, de solidaire, c'est juste une asso qui brasse de la thune en se faisant des concerts...Pour organiser ses soirées, cette association fait appel à des bénévoles..Tu m'étonnes ! Par définition, le bénévole, ça ne coute rien ! Il sera déjà tout content d'avoir une entrée gratuite et un ticket de boisson offert...Quand il en prend plus, il se fait gronder, parce que ça rogne sur les bénéfices !*
Pour une asso, utiliser ce système de bénévoles, afin de faire faire le boulot de grouillot gratuitement, si c'est une fois de temps en temps, pourquoi pas, on peut se rendre service...Mais le faire à chaque fois, c'est institutionnaliser le travail gratuit, autrement dit l’esclavage déguisé...Oui, les bénévoles sont consentants, évidemment, ça fait une sacré différence...Mais sont-ils au courant des comptes de ces dites assos non lucratives...Sont-ils toujours au fait que ces assos peuvent brasser du pognon sur leur dos, le réinvestissent dans l'asso pour la faire grandir, développer sa renommée et surtout les réseaux de ceux qui la dirige. Ce qui se passe en génral ensuite, c'est que le président, une fois son réseau solide, quitte l'asso et va monter une entreprise capitaliste dans l'évènementiel ou autre...Et pendant ce temps, le bénévole, il est bien avancé.

Personnellement, s'il m'arrive d'être bénévole, je le fais soit pour une cause que j'estime juste, soit pour des gens que j'aime bien, qui ont besoin d'aide une fois ou l'autre. Je ne le ferais certainement pas pour des assos qui brassent plein de thune, parce qu'elles ont trouvé le moyen d'avoir de la main d’œuvre gratuite, grâce à leur statut d'asso...Et oui, dans une entreprise, pour faire bosser quelqu'un, on est obligé de le déclarer, de lui faire un contrat de travail et de le payer...Dans une asso, on a le droit d'utiliser des grouillots sans les payer, il suffit de leur faire miroiter la belle posture classe qu'ils auront parce qu'ils serviront des verres ou encaisseront des entrées...Ils auront l'impression d'entrer dans la grande famille du milieu associatif culturel, youpi ! Alors après ça, on me dira que les associations sont de gentil philanthropes et que les entreprises sont de méchants capitalistes...N'oublions pas que le plus important n'est pas le statut juridique d'une structure, mais les intentions des gens qu'il y a à l'intérieur...

Pour conclure, je dirais qu'il ne faut pas abuser du bénévolat. Fonder son activité sur le bénévolat, ça n'est pas très sain en fait...A moins que l'association en question fasse du social, ou de l'humanitaire, genre les restos du coeur, la croix rouge...Pour ça, le bénévolat, c'est très bien. Ça serait mieux de changer le système qui fait que des gens n'arrivent plus à payer leur bouffe ou à soigner leurs enfants, mais en attendant, il faut bien faire quelque chose...

Je critique plutôt l'usage abusif du bénévolat dans l'évènementiel...Alors on me dira, "oui, mais sans les bénévoles, les petites assos, ne pourraient pas exister et faire vivre l'univers culturel local". Je répondrais que c'est absolument vrai...Mais ma critique ici, concerne les assos qui brassent de la thune, donc pas les petites assos qui galèrent...Alors comment faire la différence ? Déjà, on peut la voire dans la programmation, une asso qui fait la promotion d'artistes locaux, ça n'est pas pareil que d'autres qui essayent de se faire mousser en invitant des têtes d'affiches...Histoire que ça leur fasse de la pub...Je dis ici "si tu peux te payer le cachet d'une petite vedette, tu peux payer tes bénévoles...".

Honnêtement, le sujet est épineux, je ne connais pas forcément le sujet à fond, donc je pense qu'on pourrait contre argumenter sur tout un tas de truc que je viens de déclamer. Ici, je jette un pavé dans la marre, je trouve qu'il y a comme un truc de pourri au royaume de l'associatif et que l'humanitaire cautionne bien des dérives quotidiennes de nos sociétés modernes. J'aurais pu faire un article séparé pour les deux sujets, mais je trouve que certains principes d'exploitation des deux phénomènes sont à mettre en corrélation...

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 16:34

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Sur le sujet :

Gustavson's project 10 : Honnêteté et transparence

Fier d'être un humain !

 

 

Ce matin, je me suis levé avec une putain d'envie de ranger mon appart. Alors je me suis bêtement posé la question d’où pouvait donc venir cette envie, que je n'ai pas si souvent d'ailleurs...

Aujourd'hui, j'aurais du faire autre chose, j'avais des tas de choses à faire, mais je me suis réveillé avec de gros doutes. J'avais l'impression de ne pas avoir les idées totalement claires et que j'allais me lancer dans le vide, sans savoir vraiment ou je voulais aller. Alors plutôt que de faire tout un tas de truc interessant, demander des rendez-vous à des personnes, bosser sur mes projets futurs, je suis allé au supermarché pour acheter de la lessive, pour foutre mes slips sales dans le lave linge à 90 degrés.

Tant que j'y étais, j'ai fais tout le reste pendant que la machine tourne, la poussière, l'aspirateur, la serpillière, la cuisine, la salle de bain, les chiottes, la douche. On peut dire que c'est bien propre maintenant chez moi. C'est peut-être symbolique, le genre de symbole dont on a besoin quand on se sent dans le doute. C'est un peu comme si on essayait de partir sur des bases solides et saines, comme si à travers son appart, on se nettoyait un peu la tête, pour y voire plus claire.

C'est peut-être aussi une manière de fuir les choses qu'on a à faire, parce qu'elle nous mettent dans une situation inconfortable et que quand on se réveille dans le doute, on recherche justement du confortable, pour se rassurer. Il y a tout un tas de gens qui resteront dans le confortable toute leur vie et attention, ici je ne parle pas de confort matériel. Non, je parle du confort de rester dans ses certitudes, dans un certain type de fonctionnement, que l'on a hérité de son milieu familial, de son entourage, de sa situation sociale...Bref, de son histoire personnelle. Après, ce que beaucoup évitent de penser, c'est que l'on peut changer son histoire personnelle...Évidemment, cela amène à pas mal de prise de tête, à de la confrontation à des blocages psychologiques...C'est un peu se faire violence ! Oui, mais pas pour rien, cela à de bonnes chances d'amener à être moins con, plus ouvert d'esprit, car plus à même d'appréhender la vie avec une multitude de points de vues.

Pendant qu'on fait le ménage, on ne fait pas autre chose, on ne mène pas à bien ses projets...En même temps, moi le ménage, je ne vais pas faire ça tous les jours, si je veux continuer à ne pas prendre les choses en main et agir vraiment, il faudra que je trouve d'autres excuses les jours prochains, pour ne rien faire d’intéressant. Il y a aussi des gens à qui le ménage suffit et qui font ça tout le temps, des maniaques...Peut-être alors que le fait d'être maniaque serait le résultat d'une fuite due à des angoisses..On s'enferme dans des habitudes maladives, qui rassurent parce qu'on est putain d'angoissé et qu'on a peur de tout. Les gens vivant dans leurs certitudes seraient alors des sortes de maniaques, qui ne font pas le ménage, mais qui subissent leur peur de se confronter à d'autres points de vues, d'autres habitudes, d'autres manières de penser ou de vivre...

Moi, j'aurais été maniaque du ménage aujourd'hui, demain, je devrais faire autre chose. Aujourd'hui j'ai été dans le doute, demain, je serais peut-être plus confiant et déciderait de me bouger le cul pour le Gustavson's Project. En tout cas, j'aime bien l'idée d'écrire sur ma non efficacité d'aujourd'hui, ça me permet de ranger mes idées, de mieux comprendre mes actions et non-actions..Peut-être même que le fait de publier ces tergiversations et donc de les partager, permettra à d'autres de faire leur propre raisonnement, on ne sait jamais !

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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 01:05

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Sur le sujet :

Le Gustavson's Project - 1

Le Gustavson's Project 2- L'égo

Gustavson's Project - 3 : Développer un projet en commun

Gustavson's Project - 4 D’où l'on part

Gustavson's Project -5 : Concrétisation d'un projet

Gustavson's Project - 6 : Tout contre pouvoir est bon à prendre...

Gustavson's Project - 7 : Première couille...

Gustavson's Project 8 - Ça tâtonne

Gustavson's Project 9 : Le dos rond

 

 

Le Gustavson's Project continue et il se confronte à des projets communs, dans lesquels il pourrait trouver des raccordements. Bien-sure, ceux-ci ne pourront se faire qu'à certaines conditions, qu'il conviendra de juger avec toute la subjectivité qui me caractérise, mais aussi avec une certaine objectivité, basée sur des faits concrets et une vision réaliste des choses.

Il est évident qu'on ne peut jamais tout savoir, connaître l'entièreté des tenants et des aboutissants d'un projet, avant même d'avoir commencé à le réaliser. Entreprendre, c'est forcément prendre des risques, mais il convient d'en limiter le nombre et la portée, histoire de mettre toutes les chances de son côté, pour mener ses ambitions créatrices à terme. J'étais donc ces derniers temps, en quête d'un certains réalisme, de preuves concrètes des aspirations des acteurs, qui avaient émis la volonté de poursuivre un projet commun avec moi.

Sentant que de nombreuses choses sur la vision du déroulement des choses et de la place de chacun dans le projet, était assez flou, je me suis atteler durant quelques jours, à me faire l'avocat du diable en posant les questions qui fâchent, en demandant un éclaircissement sur des termes fréquemment utilisés, pour définir les valeurs inhérentes au projet et obtenir un éclaircissement sur la vision que les gens se faisaient de celui-ci...Savoir les idées qu'ils avaient sur un financement éventuel...Par qui, pourquoi, comment ?... En posant ces questions, j'ai bien remarqué que cela dérangeait certains qu'elles soient évoquées. Pourquoi ?

L'émotion créatrice

C'est simple et bien naturel. Lorsque l'on a une vision d'un projet qui nous porte à cœur et qu'on a l'ambition de le concrétiser dans la réalité, on commence par se donner envie à soi-même et à donner envie aux autres, en s'enthousiasmant devant les différentes choses que l'on souhaite réaliser. Ici, plein de bonne intentions, de doux rêves, d'énergie créatrice...Mais il est difficile de se sortir de ces sentiments exclusif, de nos propres émotions découlant du fait que souvent, l'ambition de réaliser un certain type de projet provient du déroulement de sa vie personnelle. En gros, on estime que les biens ou services potentiellement produit par la réalisation de ce qu'on souhaite entreprendre, auraient pu nous aider nous même, dans le cheminement de notre vie personnelle. On décide alors de réaliser ce projet, soit parce qu'on estime que c'est un bon filon commercial, soit parce qu'on estime que cela peut combler un besoin exprimé par la société ou les consommateurs potentiels. On y croit, on s'engage là dedans et il n'est pas aisé d'entendre les critiques faites par rapport à sa création, son bébé. Il est donc nécessaire de réussir à prendre du recul face à ses émotions, d'objectiver rationnellement les freins que les acteurs de l'économie de marché peuvent éventuellement mettre à la concrétisation de ses idées...Et oui, nous ne sommes pas seuls au monde...Lorsque l'on trouve soi-même qu'une idée est bonne, d'autres ne la trouveront pas pertinente et ne s'y intéresseront pas, d'autres s'y opposeront avec véhémence, d'autres encore y verront une concurrence à leurs propres affaires et feront tout pour nous mettre des bâtons dans les roues. Ne pas prévoir cela, refuser d'anticiper les problèmes, c'est être stupide, ni plus ni moins.

Le danger à ne pas effectuer ce travail de prise de recul sur soit, est donc que l'on finisse par se voiler la face sur le monde dans lequel on vit et dans lequel on tente d'insérer son projet. En se mentant à soi-même, on peut aussi se mentir quant-à ses propres aspirations et se complaire, consciemment ou inconsciemment, dans une sorte de posture sociale qui tend à nous donner le beau rôle du héros gentil, face au méchant monde sanguinaire. En se mentant sur ses propres aspirations, on projette un discours erroné à l'attention de ses collaborateurs...Et ça, c'est pas gentil !

Transparence envers ses collaborateurs

Il faut toujours se méfier des intentions qui vous semblent floues, ou difficile à comprendre, à cerner. Dans le montage d'un projet, il convient de rester honnête et transparent envers les gens avec qui on collabore, surtout si ils sont sensés participer à la création du dit projet, en en étant désignés comme membres fondateurs. Lorsque l'on effectue un projet commun, par définition, chaque acteur à un droit de regard et de proposition sur l'ensemble de ce qui se fait. Sinon, ça n'est pas un projet commun, mais un projet à soi, sur lequel on propose à d'autres personnes de travailler, en en gardant une sorte de priorité de conception, de propriété intellectuelle, due au fait que l'idée vient du créateur. A ce moment là, il ne faut pas l'appeler projet commun, c'est une question d'honnêteté intellectuelle, concept dure à mettre en place lorsque l'on est trop dominé par ses émotions. Ca me fait quand même bien marrer, quand je vois des gens qui se considèrent gauchistes et amis des idées "alternatives", promouvoir le fonctionnement "affinitaire" et se considérer comme propriétaires de lieux ou d'idées, alors qu'ils vivent dans des squats...C'est un tout petit peu contradictoire...Ils prônent des fonctionnements "horizontaux" et dans le même temps ils font des petits groupes d'initiés à qui toutes les infos inhérentes au projet sont donnés, en laissant l'ensemble des autres dans la plus grande ignorance, en les endormants de belles valeurs auxquelles ils ne croient pas vraiment...Moi j'appelle ça de gros faux-cul ! Les milieux gauchistes en foisonnent et ça me fait mal au cul que des gens comme ça discréditent de belles idées en les faisant leur, alors qu'ils se comportent de manière radicalement opposée...Il ne suffit pas de dire "alternatif", ou "horizontalité", pour ne pas faire tout l'inverse, soit du "conventionnel" et du "rapport de force hiérarchique", dans son fonctionnement interne. Après tout, chacun fait ce qu'il veut, on a le droit d'être conventionnel et d'user de hierarchie... Se raconter des salades, à soi-même et aux autres, c'est autre chose...

Hélas, dans la plupart des cas, le créateur n'est pas celui qui s'impose dans le leadership du projet et celui-ci se fait souvent bouffer par tout un tas de gens intéressés, qui s'approprient les inventions, les créations des autres à leur profit. Le monde impitoyable de l'entreprise, quoi !
Cela peut même se faire sous couvert de notions comme "associatif", "horizontalité", "alternatif". Méfiez vous toujours des notions floues, surtout lorsque vous en demandez des éclaircissements, et qu'on met toute la mauvaise foi du monde à ne pas vous répondre, à vous décourager à poser des questions d’éclaircissements, à utiliser des chemins détournés pour vous embrouiller et ne pas répondre à des demandes claires et précises de transparence quant aux attentions de chacun.  

Flou et poudre aux yeux

Le flou est le meilleur ami des manipulateurs (conscients ou inconscients). Éclaircir ce flou mettrait en évidence certaines contradictions entre ce qui est évoqué et la réalité concrète de la vision que les dits manipulateurs, ont des rôles de chacun. Ces rôles là, dévoilés au grand jour, ne conviennent qu'à la personne qui maintient le flou, en général. Son intérêt, pour continuer à bénéficier des prestations et des énergies des personnes maintenues dans le flou, est donc de maintenir ce flou. En gros, on se sert de l'idée d'un autre, on se l'approprie, on décide de qui participe à quoi, on cherche des gens de bonne volonté pour apporter leur contribution au projet en faisant les grouillots bénévolement, tout en leur faisant miroiter un salaire qu'ils n'auront jamais, et on développe son activité pour en vivre. Tout ceci ne me semble pas si "alternatif" que ça ! Sous couvert d'économie sociale et solidaire, on trouve des gens qui manquent de confiance en eux, pour les exploiter gratuitement et développer son activité. Bref, on suit à la lettre les préceptes néolibéraux du marcher à la gueule des autres pour réussir soit même...

En résumé, je dirais que si vous montez un projet en commun, il convient d'être honnête et transparent sur les rôles de chacun, sur le fonctionnement de votre structure, tant dans le fonctionnement interne, qu'externe à la société crée. Quand on vous jette de la poudre aux yeux avec des mots jolis, qui répondraient à toutes les questions de réalisations concrètes du projet, méfiez vous, il y a peut-être anguille sous roche. Entreprendre, c'est rationnel, c'est empirique, c'est logique, c'est économique, entreprenariat économique et solidaire ou pas ! Les émotions et les pseudos bon sentiments ne dirigent pas une boite, on peut en avoir, on peut s'en servir, on peut avoir des convictions, mais faire une étude de marché, un buisness plan, doivent se faire honnêtement, à la base de faits réels et objectifs. Le fonctionnement entre les membres du projet doit aussi être rationnel, parce qu'ici, on a pas à faire à une bande de pote (même si rien n'interdit d'être ami également), mais aux porteurs d'un projet économique (il peut aussi être social, culturel, ce qu'on veut, mais il est avant tout économique...).

En conclusion

Personnellement, plus un projet me correspondra, plus j'y participerais et m'y impliquerais. Je reste maître de mon implication, qui se fera à la lumière de ce qui me semble correspondre à mes propres aspirations, dans la mise en oeuvre d'un projet. L'avantage d'un projet commun est de pouvoir bénéficier des compétences d'autrui et de valoriser les siennes par un partage de celles-ci vers les autres. Cela permet de faire plus de choses, avec les énergies cumulées de chacun..Encore faut-il que tout se coordonne. L'inconvénient d'entreprendre en commun, est qu'il faut s'entendre et s'accorder avec les autres membres du projet. Il y a toujours des idées, des aspirations différentes, des concessions à faire...Et surtout, des luttes de pouvoir entre les différents membres. En général, ce sont ceux qui s'en cachent le plus, qui sont les plus avides de domination, de primauté dans la prise de décision...Avant je pensais aussi que "l'alernatif", c'était chouette, que "l'horizontalité", c'était la solution, que le "leadership", c'était caca...Et puis j'ai vu comment les gens qui prônent ces notions floues, fonctionnent...Voilà le danger à clamer des valeurs de gauche en faisant l'inverse, on discrédite les valeurs de gauche et ça m'énerve au plus haut point. Du coup, j'ai décidé que la fin justifie les moyens et que je ne m’attarderais pas sur des philosophies de méthodes...Quand on est clair, concret, transparent, qu'importe si on crée une entreprise, une asso, une scoop ou autre chose, on correspond à une certaine morale et les gens qui décident de colaborer avec nous, le font en toute connaissance de cause. L'entreprenariat, l'économie, en soit, ça n'est pas politique, tendancieux... C'est un peu comme des maths, une équation n'a pas d'opinion, elle est juste une suite de termes logiques, qui amènent à la solution d'un problème. On peut décider de savoir quelle équation nous correspondra le mieux, mais c'est nous qui pensons, pas l’équation. C'est nous qui pensons et qui faisons, pas la structure du projet qu'on monte.

Pour ma part, je reste honnête et il est possible à tous, même aux membres de ce fameux projet commun, de lire mon cheminement dans le Gustavson's Project. Comme dit, je peux être con, mais au moins, vous le saurez !

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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 00:38

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Sur le sujet :

Le Gustavson's Project - 1

Le Gustavson's Project 2- L'égo

Gustavson's Project - 3 : Développer un projet en commun

Gustavson's Project - 4 D’où l'on part

Gustavson's Project -5 : Concrétisation d'un projet

Gustavson's Project - 6 : Tout contre pouvoir est bon à prendre...

Gustavson's Project - 7 : Première couille...

Gustavson's Project 8 - Ça tâtonne

 

 

Qui sommes nous ?

Pour rester soit même, il faut déjà savoir qui l'on est. Lorsque l'on veut créer un projet, il convient de croire en soit, tout en étant capable de se remettre en question. Qui l'on est, ça peut évoluer : plus on se confronte à l'action, plus on se rend compte de la réalité, plus on devient réaliste.

Lorsque l'on crée, que l'on monte une structure, deux choses sont plus importantes que tout le reste : Nous et le projet que l'on a.
Finalement, qu'importe ce que l'on fait et avec quels outils, si l'on est assez sure de savoir qui l'on est et ce que l'on veut, de sa motivation et son but dans la création d'un projet, cela nous correspondra.

En se mentant à soit même sur ses aspirations véritables, effectivement, on met toutes les chances de son côté, pour se laisser influencer ou corrompre par un système dont on ne voulait pas au départ. Ceci est un test, plutôt que de vouloir se protéger à tout va de mots et d'idées que l'on rencontrera fatalement dans la création de son projet, il convient de les confronter à nos convictions profondes, histoire de voir si ces dernières tiennent la route face à un monde qui tend à les exclure. Après, il est humain de fuir l'idée, car cela amène la plupart des gens à se rendre compte que plutôt que des convictions, ils avaient adopté une sorte de posture publicitaire, dans le but de mieux accepter leur image, image virtuelle qu'il se sont inventé au gré des modes du milieu ou ils vivent.

Bref, il convient d'être solide sur ses bases, afin que le projet le soit également. Celui-ci est crée dans un monde avec des règles existantes. Pour y subsister, il faut en accepter les grandes lignes. Nous ne vivons pas sur une autre planète, même s'il est possible de vouloir mettre en action des idées, des méthodes, des façons de faire qui n'ont pas lieue de citer... Mais lorsque l'on crée un projet, on ne dispose pas des ressources suffisantes pour s'en abstraire de suite. Il s'agit d'être patient.

Le tout est d'être franc avec soit et de voir la réalité du contexte dans lequel s'insère le projet. On peut rêver, mais on ne doit pas se mentir, ni faire l'autruche. L'idée que je soutien ici, est que les mielleux sont souvent les plus corrompus, du moins, les plus corruptibles. Un bisounours aura du mal à se défendre face aux attaques systématiques sur ses belles convictions, du système néolibéral, incarné par les acteurs économiques que tout entrepreneur doit soli citer. Peut-être qu'un jour, les bisounours seront plus fort, aujourd'hui, ça n'est pas le cas et ça, c'est réaliste.

Trahir de belles aspirations.

C'est beau d'avoir des rêves, des espoirs, des aspirations altruistes, mais à trop s'en faire des farandoles, à trop se vanter d'un illusoire que l'on s'invente, on trahi ces mêmes aspirations que d'autres pourraient avoir plus sincèrement. On discrédite de belles idées et ça, c'est réellement moche.  En résumé, quand on se pose comme gauchiste, alors qu'on ne l'est pas vraiment (bien que souvent ces gens ne s'en rendent pas compte eux même), on participe à discréditer les idées "de gauche", que je trouve pourtant souvent sympa. Du coup, ça me fais chier. Comme dit précédemment, postures sociales et fausses convictions ne font pas bon ménage.

A mettre les gens devant certaines contradictions, ils nous renvoient aussitôt les nôtres, qui fonctionnent selon les mêmes principes paradoxaux inhérents à tout être humain. Au final, on finit toujours par changer et on ne sait jamais à l'avance comment. Au mieux, aura t-on quelques soupçons de prévisions au préalable...Personnellement, depuis le début de la mise en route du Gustavson's Project, j'ai changer mon fusil d'épaule en ce qui concerne ma vision des méthodes et stratégies à adopter. Je suis passé du rêve et des belles idées, balancées à la volée sans ordonnancement, à un discours plus réaliste qui s'adapte aux règles injustes existantes. Il est sure que cette deuxième solution est plus chiante, mais elle a également bien plus de chance de pouvoir prendre forme dans ce monde-ci. Donc je me met déjà au clair sur ce que j'accepte ou non et sur ma volonté primordiale d'aboutir à quelque chose de concret, quitte à accepter des termes que je me refusaient d'appréhender au par avant. C'est ce qui s'appelle une concession. Il sera toujours temps pour moi d'être plus libre dans la mise en oeuvre de mes actions, si je parviens à échafauder quelque chose de viable. Pour le fond, plusieurs pistes, que je ne dévoilerais pas ici...Suspens. Mes buts sont en tout cas, restés les mêmes, mes convictions idéologiques n'ont pas changées et si elles doivent évoluer, elles évolueront, mais ce changement de méthode n'a pas produit cet effet.

Donner tribune à des avis

Il y a des valeurs, des idées, des avis, auxquels je désire donner tribune, c'est l'essence même de mon engagement. Ce qui a évolué, c'est ma vision de la manière de leur donner tribune. Là dessus, j'ai décidé de m'ouvrir à tout et de colaborer potentiellement avec tout le monde, même avec ceux que je critique (dans certaines limites bien sure...Je vais pas me mettre à publier dans des journaux nazi...) et avec le système auquel je ne veux pas du bien...Après, je ne suis pas sure que ces gens là soient prêt à me donner tribune...Moi, je suis prêt à sacrifier mon image et à passer pour un connard...pourvu que ça soit utile à la réalisation du Gustavson's Project. La fin justifie les moyens, comme on dit...Mais bien sure, pas de violence, pas d'illégalité, juste du foutage de merde, du foutage de gueule, de l'éxagération volontaire, du contradictoire à tout va, du crado, du rejet, de la vieille moisissure d'humeurs de la veille...Grâce à toutes les bonnes volonté...Alors si Total, Monsanto ou Bill Gates veulent me filer du blé, ou que Moltonel me sollicite pour faire de la pub pour du PQ, je prend !

Nourrir mon projet sur une bête malade, un système en fin de cycle, donnera enfin à cette bête, une raison utile d'exister pour moi. Finalement, ça ne serait qu'un juste retour des choses, puisque cette bête s'est déjà bien gavée sur nos gueules... Tellement gavée que ça l'en a rendu malade.

L'intégrité

Être intègre est important. Mais intègre avec qui ?

Avec soit même ? C'est essentiel.

Avec ses collaborateurs et ceux qui croient en ce qu'on fait ? C'est constructif.

Avec ceux que l'on combat ? C'est stupide.

Être franc avec des hypocrites, c'est donner le bâton pour se faire battre. Montrer ses faiblesses à un adversaire, qui lui, ne se dévoile pas, lui permettra à loisir, de se servir de ces quelques déballages contre soi. "Tout ce que vous direz pourra être retenu contre vous", comme on dit..

Et oui, avec l'extérieur, il conviendra d'inspirer confiance, en faisant bien semblant d'être intègre...Une sorte de stratégie pour arriver à ses fins, comme l'obtention d'un financement, l'entrée dans un réseau d'influence, pour mieux se nourrir sur la bête et former son propre réseau, son propre moyen d'action et enfin, changer les choses...Mais tout ceci est encore bien loin...
S'autonomiser par rapport au système, ne peut se faire qu'après s'en être d'abord servi pour se constituer. Sans ça, on ne pourra qu'avoir de petites ambitions locales, qui se heurteront à son petit esprit étriqué, qui refuse de s'ouvrir aux seules manières d'obtenir un réel pouvoir d'action...A moins de parier sur un effondrement imminent du système...C'est d'ailleurs probable, mais quand ça arrivera ? Moi, je n'ai pas 10 ans devant moi, alors je me met en route pour agir au plus tôt. Pour cela, je veux mettre toutes les chances de mon côté. Si je dois passer pour un connard, je m'en tape. Ça sera l'inverse des faux gauchistes qui se font passer pour des gens bien, alors qu'ils fonctionnent en réalité de la même manière que les pires boites néolibérales esclavagistes. Dans ce que je dit, je ne suis un connard qu'avec moi même et l'économie en place...Avec personne d'autre. Il serait bien plus facile pour moi de me complaire dans mes valeurs de gauchistes, à tout critiquer sans agir. Ici, je me met en zone d'inconfort, je prévois de faire des choses que je n'aime pas faire, que je n'ai pas envie de faire, mais que je dois faire, histoire d'avoir l'impression de servir à quelque chose. Si je me plante, j'aurais pas fait pire que d'habitude, à agiter mes bras dans le vent pour rien.

Pour l'instant, à moins de vivre sur une autre planète, ou d'hériter d'une forte somme d'argent pour mon capital de départ, j'ai besoin de me plier à certaines règles existantes pour trouver des financements et des infrastructures.

Pour conclure

Bref, monter un projet, c'est difficile. Il s'agit de confronter ses convictions avec un monde qui a des convictions contradictoires. Il faut savoir faire le dos rond dans un premier temps, si on veut avoir l'espoir de lui mettre dans l'os ensuite. Vous pourrez penser que c'est une vision bien restrictive du monde, basée sur la confrontation. Tout n'est pas si binaire, mais le Gustravson's Project n'a pas la prétention de traiter de tous les sujets...
Tout dépend de ses convictions personnelles. Vu les miennes, je ne vois pas comment je pourrais faire autrement, que d'être dans la confrontation. Je serais bien obligé d'être faux cul, je ne vais pas aller voir un financeur, en lui disant que mon but est de lui mettre dans l'os, à lui et à tout le système qu'il cautionne. Et si moi, je monte un truc et qu'après avoir réussi, le système me transforme en un bon soldat capitaliste, alors je le cautionnerait aussi, ce système. Mais je ne m'inquiète pas trop, le pouvoir et l'argent, carottes du système pour corrompre son petit personnel, ne m’intéressent pas pour ma personne.

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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 02:45

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Hierarchie et leadership

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Gustavson's Project - 7 : Première couille...

 

 

 

Faire des projets c'est bien beau, mais c'est compliqué. Dure dure d'être en accord avec les autres, on ne pourra jamais l'être dans l'absolu, on le sera au mieux partiellement, plus ou moins, au moins un peu...Mais des autres, on en a besoin quand même, surtout si on veut mener un projet ambitieux et qu'on a l'ambition de le rendre plus vaste qu'il aurait pu l'être avec l'énergie d'un seul homme.

L'accord avec les autres, c'est bien beau, mais il faut déjà être en accord avec soit même et ne pas se raconter d'histoire quant-à ses intentions. Voilà ce que je raconte; "je veux monter un projet qui servira de vecteur de diffusion pour la promotion de nouvelles façons de concevoir la vie individuelle et en société..." Rien que ça ! Concrètement, je n'ai pas grand chose, je cherche, une idée, un concept accrocheur, qui me ferais faire plus que des concerts, des articles ou de la radio. Pour ça, je me dis qu'il faudrait que je mette un peu de joyeuseté dans tout ça. "Ma vie en râlant", c'est bien beau, je cautionnerais toujours le fait que râler est une première étape vers une prise de conscience de son environnement et de la frustration qu'il génère, mais c'est pas accrocheur..Finalement, tout le monde râle, je râle, vous râlez et c'est bien légitime, mais râler n'est évidement pas une fin en soit, râler est un début. Je me dis que je vais peut-être essayer de générer un concept du "Happy Gustavson", qui essayerais de râler, de dénoncer un constat accablant concernant le fonctionnement de notre société et des valeurs qu'elle véhicule, mais en rendant la chose plus drôle...C'est du ludique, Gustavson le fait déjà en concert...Une petite chanson graveleuse sur la branlette, s'enchaînera avec une chanson plus politisée et sera suivie d'une chanson sur les mycoses, pour revenir sur de l'engagé et du militant...Les gens ne sont pas amenés à avoir plus de recul sur leur condition, plus d'ouverture d'esprit comme ça...On les endort depuis leur naissance, ça n'est pas en écrivant des articles pessimistes et énervés qu'on donnera aux gens qui n'en ont pas la force, l'envie de lutter. Du drôle pour capter l'attention et diffuser un message à travers cela, me parais être une bonne idée.

Du coup, on dit que c'est quoi ? De la manipulation ? Peut-être, surement et je vous l'avoue en même temps que je l'avoue à moi même, je m'en bat les steaks ! Si mon but est l'éveil des consciences, but que je dois partager avec les témoins de Jéhovah (mais pas dans le même but, je vous rassure...), le faire en faisant un peu marrer les gens, c'est pas bien méchant comme manipulation. En plus, c'est vraiment nécessaire. Là ou notre monde véhicule la domination, j'y opposerais l'égalitarisme (à un certain degré, car l'homme n'est pas parfait...). Là ou notre monde véhicule l'individualisme et l'esprit de concurrence, j'y opposerais la solidarité. Là ou notre monde véhicule narcissisme, cupidité et quête du profit immédiat, j'y opposerais décroissance, retour à la transparence et à la compréhension de tous de l'économie. Et je peux vous en faire trois pages, des phrases de ce type ! 

Je constate en me confrontant aux autres et en voulant faire un projet en commun avec eux, que nos but ne sont pas les mêmes. Eux veulent avant tout faire des trucs pour eux, pour leur propre épanouissement personnel. Moi, je pense que je ne veux pas faire quelque chose juste pour ma gueule...Et j'ai tort. Si je veux inciter à la prise de conscience, c'est que j'étais moi même une de ces personnes qui ne voit pas plus loin que le bout de sont nez et qui aurait certainement fini ses jours comme tout le monde, genre "métro, boulot, télé, dodo, le week-end en boite et les vacances à cramer sur le sable chaud". Ça c'est encore la meilleure version, ça aurait aussi pu être, "usine, médocs, cancer"... Si mon but est de diffuser au maximum, certaines idées, opinions et avis, c'est que j'aurais aimé que tous puissent avoir la chance de rencontrer les bonnes personnes, même sans les rencontrer physiquement, pour s’ouvrir l'esprit vers autre chose que le prémâché qu'on leur sert . Aujourd'hui, j'estime que ça n'est pas le cas, on a pas vraiment le choix des opinions, la grande masse de la population n'a pas ce choix, elle à les choix qu'on lui fait croire comme choix et rien d'autre. C'est pas en choisissant la couleur de leur réfrigérateur, qu'ils arrêteront de gober des couleuvres, ça me parait évident...Je caricature, mais c'est aussi mon boulot. Grossir les traits, simplifier les choses, afin de les rendre compréhensibles des non-initiés.

Donc si je me lance la dedans, c'est que ça me tien à cœur, me passionne, m'obsède peut-être. C'est alors quelque chose que je fais pour moi, parce que ce sont mes avis, mes idées, que je veux véhiculer au delà du cercle de personnes qui me verront physiquement. Dans le projet en commun dont je parle, la grande différence entre moi et ceux dont je ne partage pas les volontés, est qu'eux semblent vouloir créer quelque chose pour eux et pour leur cercle de connaissances...Ils nomment cela "affinitaire". Quant-à moi, je veux créer quelque chose pour tous, qui puisse être diffusé au maximum, donc pas juste à un cercle d'initiés. Je veux partager mes opinions, mes savoirs faire, aussi avec ceux qui n'ont pas déjà cette curiosité d'aller vers des avis différents, que ceux dont on les gave tout la journée durant. Si c'est pour faire un petit cercle de culture élitiste, ça existe déjà, ça ne m’intéresse pas. Je combat l'élitisme, ça n'est pas pour en faire moi même ! Je n'aurais jamais d'affinité avec "l'affinitaire"...On aura beau me dire, "si tu t'occupe, que tu gère un lieu, tu ne va pas y faire entrer n'importe qui ? Le prêter à des inconnus ?"...Ah, c'est beau les idées nouvelles, le droit de propriété qui fait son retour dans les projets, qui pourtant devraient revendiquer tout le contraire.

Pour donner un exemple, la sécurité sociale devrait avant tout appartenir à ses usagers, en plus pour ce cas ci, c'est eux qui la finance...Ben non, dans les faits, elle appartient à ceux qui s'en occupent, au directeur de la CPAM et plus globalement à l'état. Dans les faits toujours, l'état appartient au gouvernement, qui appartient au président, qui appartient aux marchés financier, à la banque mondiale et aux agences de notation. Pourtant même dans ses status, "démo-cratie : pouvoir du peuple", l'état devrait appartenir au peuple...Ben non !
Mon souhait, est de créer un lieu pour offrir des services à un maximum de personnes, selon leurs moyens et ainsi, les ouvrir vers d'autres façon de fonctionner, grâce à l'exemplification du fonctionnement d'une structure nouvelle. Quand on voit quelque chose de différent qui marche devant soit, on ne peut que constater que fonctionner différemment est possible...Ce que je fais ne m'appartient pas, un lieu d’épanouissement et d'autonomisation par l'art, la culture et l'apprentissage, s'il est comme je le voudrais, appartiendrait avant tout à ses usagers. Les gens qui feraient fonctionner ce lieu, l'administreraient, ne le feraient qu'au service de la mission du lieu et non pour s'en arroger la propriété.

Si le but de cette structure est de fonctionner comme les structures existantes, qu'importe que ça soit un squat et qu'on s'y pelle les couilles et que ça fasse roots, ça me plais tout de suite moins. Je pourrais toujours collaborer avec cette structure dans la mesure ou cela servira les buts de mon projet, mais je ne resterais alors qu'un intervenant extérieur. Si ces gens ont fait plein de truc super cool avant et que maintenant ils sont blasés et veulent avant tout faire des trucs pour leur gueule, pour éventuellement ouvrir leur structure aux autres de temps en temps (et plutôt à leurs potes), c'est leur problème. Je ne juge pas ce qu'ils ont fait, je ne m'occupe de ce qu'ils pourraient faire potentiellement avec moi. Les seules preuves pour moi, sont ce qu'ils disent et ce qu'ils feront.

Il s'avèrera impossible de me faire faire un truc que je n'ai pas envie de faire, voilà qui est claire. Je suis capable de me priver de tout un tas d'avantages pour ça, réseaux, logistique, matériel, lieu exploitable. C'est un peu anti productif, mais c'est au moins un gage de sincérité. J'ai vraiment pas envie de fonctionner comme ce que je critique, je dois le faire inconsciemment sur tout un tas de truc, mais j'essaye quand même de le faire le moins possible. Après, c'est claire que j'ai pas de leçons à donner, il m'arrive régulièrement d'être un vrai connard et de mal l'assumer. C'est la vie quoi, le Gustavson's Project avance, il réfléchi, il tâtonne...On verra bien ce que ça donne...

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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 02:44

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Ça y est ! Ou plutôt, ça y était....

J'avais trouvé des gens avec qui travailler dans un projet commun. Le concept était assez sympa, cela consistait en gros, à créer un lieu "alternatif", sorte de pépinière de projets d’épanouissement et d'autonomisation des individus, à travers diverses activités qui y seraient transmises. 

Dans une sorte de hangar, ce projet consiste à créer un garage associatif, ou les gens viendraient par nécessité, soit ici, la nécessite de réparer leur véhicule. Vu que c'est associatif et que c'est pas fait pour se faire du gros bénef sur le dos des usagers qui n'y connaissent foutrement rien en mécanique, les dites réparations se feraient à des prix de main d’œuvre moitié moins cher que ceux des garages privés. L'intérêt de la chose, serait que les automobilistes devraient réparer eux même leur véhicule, accompagné d'un mécanicien qui les conseilleraient, les guideraient et mettrait la main à la pâte si besoin...Ce lieu servirait aussi dans un second temps, de local pour que les gens puissent avoir l'espace et les outils nécessaires, pour réparer leur véhicule eux même. Il y aurait même des possibilités à terme, de location de véhicules à prix modiques.

Mais ce lieu, articulé autour d'un garage associatif, serait également une pépinière de projets artistiques de toutes sortes, dont le but serait l'épanouissement, la reprise de confiance en soit, en vue d'une meilleure autonomisation de l'individu, par l'art et les outils qui seraient mis a disposition en ce lieu.

Alors ces idées, c'est bien beau, encore faut-il les rendre concrètes. Pour se faire, pas de secret, il faut un financement. Celui-ci peut se faire de différentes manières, par des subventions publiques, par du mécénat d'entreprises qui trouveraient dans ce projet, une bonne com pour leur image et quelques réductions d'impôts, par les cotisations des abonnés et bénéficiaires de services... Attention, pour cette dernière chose, selon les services demandés et la précarité ou non des bénéficiaires des services du lieu, la cotisation varierait jusqu'à la gratuité, cela va de soit, le but est que tous, surtout ceux qui n'y ont pas accès habituellement, puissent bénéficier de ces services.

Avec toutes ces belles idées, je suis allé à une réunion, avec d'autres gens intéressés par le projet, dans l'optique de discuter de quel lieu nous aurions besoin et comment l'obtenir.

On arrive dans une maison, un squat, très sympa. Le rendez-vous était à 20h30, mais à 20h30, à priori, c'était plutôt l'heure de la bouffe. Pas de soucis, on me propose même une assiette, un verre de vin...J'attends, je discute, je bouquine...Et enfin, l'heure de la réunion commence...La bouffe avait lieu dans une salle chauffée, grande, avec une grande table, idéale pour la réunion..Mais pour la réunion, on nous a fait monter au..Grenier, pas chauffé, cela va de soit...Du coups, je me suis dit; est-ce qu'on ne m'aurais pas pris pour un clébard ? Est-ce que j'ai une tête à faire des réunion dans des greniers poussiéreux, ou une fumée sort de sa bouche à chaque expiration ? Encore je dis ça, les clébards, ils avaient le droit de rester au chaud dans la grande pièce chauffée. Non, franchement, je veux pas faire mon bourgeois, mais quand on invite des gens à une réunion, on les reçoit pas dans un grenier à se peller les couilles pendant trois heures !!!

Alors la réunion commence, ou plutôt ne commence pas...Moi, je suis un petit nouveau dans le truc..A priori, ils ont déjà fait des réunions sur le projet de réunir en un lieu, des ateliers de créations, de diffusion et de partage artistique avant. Mais là, personne pour organiser le truc, présenter les choses..Bref, personne pour animer la réunion...Alors après une minute de regard en chien de faïence, c'est moi qui m'y suis collé. Je me présente, tout ça, on propose de faire un petit tour de table et ça part de manière chaotique...Disons que les gens n'avaient pas l'air ravi de se présenter, ils avaient l'air plutôt gênés..Du coups, ça ne donnait pas envie d'écouter..Bref.

Comme je n'avais pas de temps à perdre et surtout pas dans le froid glacial qui régnait dans ce grenier, j'ai essayé d'organiser le truc tant bien que mal. Je voulais savoir ce que les gens voulaient faire, ce dont ils avaient déjà parlé ensemble, histoire de faire avancer le schmilblick...Moi le gars qui était jamais venu, je devais faire ça. J'étais bien obligé, le mou artistique du moment, s'il avait duré plus longtemps, m'aurait rendu hystérique. Certains avaient rédigé des compte rendu des ateliers et activités qu'ils désiraient poursuivre dans un lieu commun. Ils ont sortis des feuilles, j'ai donc commencé à les lire en me disant; "comme ça il y aura ptetre un débrouillard qui aura les couilles de prendre des initiatives, pour que la réunion avance...". Alors on me dit; "tu ne devrais pas lire pour toi, ça serait mieux que tu en fasse profiter tout le monde"..OK, alors je commence à lire à haute voix...Là dessus, une autre personne me dit; "non, mais ce serait mieux que chacun lise son projet..". A la bonne heure !

Donc ils se sont chacun mis à lire leur projet..La première, avait besoin d'une grande salle pour faire de la danse, de l'expression artistique et éventuellement d'autres trucs..Bref, elle avait besoin d'une grande salle. Ensuite, un mec voulait ouvrir un atelier "musique". Très bien, un atelier musique, il y a plein de gens qui auraient envie d'apprendre à s'exprimer par la musique. Très bien, il y a tout un tas de groupes qui font de la zic dans leur cave et qui n'ont pas les thunes pour enregistrer leurs sons, afin de pouvoir démarcher des salles et bars, pour diffuser ce qu'ils font...Très bien tout ça...Sauf que le mec, ce qu'il propose, c'est de mettre à disposition deux ou trois locaux de repet, pour lui et ses potes qui sont en galère de lieux pour jouer...Avec éventuellement un petit studio pour s'enregistrer avec ses potes...Je dis avec ses potes, parce que quand on lui a demandé quels seraient ses critères de selection pour choisir les groupes qui bénéficieraient d'un local de repet, il a répondu que ça se ferait à "l'affinitive"..Bref, ses potes !

Pour l'atelier vidéo, pareil. Des gens qui ont besoin d'un local pour faire leur bins perso, leur petit atelier à prix modique, sur le dos d'un projet qui était sensé se faire au bénéfice de la collectivité. Mais ils sont généreux, ils ont précisé qu'éventuellement, ils ouvriraient leur atelier de temps en temps au public...Sympa !

Il y a bien eu l'exposition de projets intéressants, comme une asso qui fait de la sérigraphie et qui publie des trucs interessant, l'exposé du mec qui à le projet du garage alternatif, puis d'un autre qui propose d'implanter une nouvelle monnaie locale basée sur le miel...Mais les exposés d'avant avaient déjà fixé mon opinion : ces gens là sont très sympa, mais je n'ai pas que ça à foutre d'aller me peler les couilles dans un grenier, à écouter des gens qui t'expliquent qu'ils cherchent un lieu pour avoir leur atelier perso à moindre frais, avec l'aide de mon énergie à moi...

Quand le mec parlait d'un projet novateur sur la monnaie basée sur l'étalon miel, une denrée non périssable, permettant d'offrir une alternative au système financier, ou 90% des devises sont basées sur du vent, créant inflation, bulles spéculatives et arnaque du peuple...Quand le mec disait ça, les gens lui répondait "ouais mais tu sais, nous on ne veut pas être dans ce rapport là des gens qui se valorisent entre eux avec un billet de banque, même si c'est su miel ça sera toujours de l'argent tu comprends"...C'est glucose quoi...L'argent c'est caca, entre nous, on ne parle pas argent, on ne s'échangent pas d'argent..Évidemment, entre eux c'est vrai. Ces personnes vivent dans un squat, cultivent un potager, ils n'ont pas de thune et ils vivent sans. Tant mieux pour eux. Mais pour ce qui concerne le reste de la terre, tout ceux qui ne vivent pas dans leur petit squaquat ? Ben, ils ont l'air de s'en foutre... Si c'est ça, ils iront se chercher un nouveau squat et de nouveaux ateliers pour leur créations personnelles sans moi !

Attention, ces gens là sont très sympa, ouvert d'esprit et tout et tout. Ils font des trucs sympa parfois, dans le cadre de leur squat...Mais là, j'étais venu pour collaborer avec eux dans un projet centré sur les autres, sur la promotion vers l'extérieur, de façon nouvelles de fonctionner pour une structure, en aidant un public bénéficiaire de services, à un meilleur épanouissement personnel et une plus grande autonomie par rapport au fonctionnement sociétal en vigueur. J'avais envie de ça et on m'a proposé, un squat de potes avec des ateliers perso, qu'ils ouvriraient éventuellement à d'autres potes ou aux gens qui leur auraient assez léché le cul...Ben qu'ils l'ouvrent leur lieu, ça sera surement sympa. Je leur souhaite plein de réussite, mais ça sera sans moi. Mon but est d'ouvrir l'art et la culture aux personnes qui n'y ont pas accès habituellement, d'ouvrir à un engagement politique et à de nouvelles façon de fonctionner soit même et en société, pas de perpétuer l'élitisme culturel sans se l'avouer, parce qu'on met des pulls en laine, qu'on se coiffe de dread locks et qu'on vit dans un squat.

J'avais parlé de l'intérêt que pourrait être ce lieu dans l'exemplification de ce qui peut se faire localement, en fonctionnant selon d'autres valeurs que celles du profit véhiculé par la société néolibérale. On m'a répondu que l'on ne voulait pas jouer ce rôle, qu'en gros, on voulait avant tout faire les choses pour soit et pas se sacrifier pour les autres. Pour faire son truc dans son coin, pourquoi ouvrir le lieu au public ? Si c'est juste pour organiser des soirées pour récolter des fonds qu'on garderait pour sa gueule, je ne vois pas en quoi c'est différent des méthodes néolibérales...Parce qu'on a fait une asso ? Parce qu'on travaille avec des bénévoles ? Tu parles, des esclaves bons marché au service personnel de petits artistes et promoteurs évènementiels profiteurs de bonnes âmes...

Bon je vais m'arrêter là. Quand on fait un projet, c'est normal de se prendre des claques, de tomber sur des couilles et d'être déçu. Mais le Gustavson's Project continue !


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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 01:44

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Gustavson's Project -5 : Concrétisation d'un projet

 

Suite à un commentaire sur le Gustavson's Blog, qui faisait carrément un appel au don pour le Gustavson's Project, j'ai envoyé cette réponse, qui s'est avérée plus longue que prévu. Je la publie donc comme un article à part entière :

 

Effectivement le doute est mien en cette période nausée abonde, doublée d'une crève virulente... Concrétiser des idées par des actions concrètes, c'est le plus difficile. Je cherche, je me cherche et je vous cherche. Franchement, je me doute bien qu'il n'y a pas de chèques qui vont tomber. Il faudrait déjà que je crée un asso à but non lucratif pour faire un appel au don et être sure que ceux qui envoient la monnaie, soient sure que je ne vais pas m'en servir pour ma gueule.

Après, c'est une question de point de vue. On a fait croire à la plupart des gens que tout individu à qui l'on donne de l'argent, donc du pouvoir en ce bas monde, finira par être corrompus par cet argent et le pouvoir dont il découle. C'est bien normal de penser cela, tous les gens qui ont de l'argent et du pouvoir, ou la quasi unanimité, sont des gens qui ont réussi à en avoir. Comment avoir ça dans notre société ? En fonctionnant de la même manière dont la société fonctionne, soit en étant avide de pouvoir, de reconnaissance et en ayant la conviction que dans un monde concurrentiel, c'est ceux qui marchent sur les autres qui réussissent. On arrive à ça, soit en étant un arriviste, soit en étant bien né. Bref, les riches sont des nouveaux riches ou des héritiers. Pour moi, les deux sont de gros cons, vivant sur des principes de gros cons.Eux ça les rend con, les autres, ça les rend miséreux.

 

Personnellement, j'ai fais veux de pauvreté. S'il arrive, par quelconque moyen, que j'amasse de l'argent, donc qu'un certain pouvoir d'action soit en ma possession, je prendrais ce qu'il me faut pour survivre (l'équivalent d'un SMIC) et j'utiliserais le reste pour les causes que je défend.

 

On pense que le pouvoir rend tout le monde corrompu. C'est faut ! Beaucoup de personnes sont incorruptibles à ça. On ne le sait pas parce que ces personnes ne possèdent pas de grands pouvoirs, parce qu'elles ne cherchent pas de grands pouvoirs, parce qu'elles n'en veulent pas. Donner du pouvoir à ceux qui n'en veulent pas, voilà une bonne solution. Dans le fonctionnement de notre système et des valeurs qu'il véhicule, les gens au pouvoir sont ceux qui le désire plus que tout. Ils sont donc naturellement corrompus par ce pouvoir et s'en servent pour en avoir sans cesse plus. Des sortes de drogués en fait... Le problème, c'est qu'en amassant les richesses, ils privent la masse des autres des mêmes richesse, à tel point que des population entières crèvent de faim...    

 

Notre société promeut l'esprit de concurrence, l'individualisme, l'ambition au détriment des autres. Les gens qui réussissent, ou qui sont prédestinés à réussir, sont donc des personnes qui sont dans cet état d'esprit.

Une société qui me correspondrais plus, pourrait être une société qui promeut la solidarité, l'entre aide...Ça fait très angélique, on s'en excuserais presque. Oui, dans ce monde quelqu'un de gentil est vu comme quelqu'un de couillon, quelqu'un qui fait preuve d’empathie, est quelqu'un de trop sensible, qui doit aller voir un psy pour apprendre à se centrer sur lui même. Moi, je ne m’épanouis pas la dedans, je suis certain que la plupart sont comme moi, même sans en avoir conscience. On est pas obligé de vivre dans ce monde de merde, on est pas obligé, comme ceux qui sont au pouvoir ne cessent de nous en convaincre.

 

Pourquoi font-ils ça ?

 

Parce qu'ils ont peur que l'on se réveille ! Ils nous balancent leur propagande somnifère jusqu'à l'indigestion, ils nous rendent malade pour qu'on ne pense plus qu'à guérir avec leurs prescriptions médicales, qui sont d'autres poisons pour nous endormir encore plus, pompant notre énergie, nous rendant dépendant à eux, jusqu'à notre système immunitaire. Ils sont en train de faire de nous des OGM et pour survivre, on doit sans cesse racheter chez eux, consommant à grand coups de cadis, nous consumant à petit feu, le temps d'avoir pu être assez productif.

Ce sont les gens qui n'en veulent pas qui devraient avoir du pouvoir, un pouvoir d'action. Le pouvoir n'est pas une bonne chose, c'est un sacrifice. Les gens qui ont du pouvoir ne sont pas heureux, ne croyez pas ça. Même ceux qui sont avides de pouvoir et en ont, ne le sont pas. Ils sont bouffés par leurs ambitions et leur envie d'en avoir toujours plus. Ils ne se satisfont jamais, sont donc toujours frustrés, en deviennent imbuvables et tous les gens qu'ils côtoient finissent par le faire par profit.

 

Le pouvoir est un sacerdoce ou l'on sacrifie sa propre vie, ses propres aspiration au service des choses que l'on a à faire. Le pouvoir en société est un sacrifice en faveur de la société, des gens qui y vivent. Le pouvoir devrait pouvoir se faire et se défaire car il ne devrait être qu'une coordination des choses, une proposition de conception à ceux qui devraient vraiment avoir le pouvoir, nous, tout le monde. Chacun de nous devrait pouvoir décider de l'orientation philosophique de sa propre vie et de la vie en société. La vie en société, c'est un peu comme de la colocation. On fais des concessions, mais on a aussi des avantages, comme un appart plus grand, pour moins cher...Mais dans notre société, les colocs sont locataires et sont soumis à l'obligation de donner la moitié du fruit de leur travail, pour avoir le droit de ne pas vivre dehors, à un propriétaire. Ce dernier concentre le pouvoir d'action dans l'appartement. Les locataires ont bien des droits, mais on les suppriment un a un, comme tous les autres droits sociaux d'ailleurs.

La concentration des pouvoirs dans les mains de quelques-uns, voilà le problème. Ils centralisent tous les réels pouvoir d'action, au sommet d'une société hiérarchisée à souhait. Ils ont fondés une religion du néolibéralisme, possédant tous les moyens de communication, de diffusion, présente dans l'économie, le social, les loisirs, qui leur permet de faire croire aux masses exploités, qu'elles le sont pour leur bien. Ces derniers sont tellement conditionnés aujourd'hui, qu'ils ont finit par aimer ça, allant jusqu'à militer pour défendre ces principes de domination.

 

Mettre à mal cette diffusion d'idée et d'avis exclusive, par la diffusion d'autres idées et avis, d'autres valeurs, d'autres philosophies, voilà le but de l'action du Gustavson's Project. Ces idées auront valeur de proposition, je ne suis pas un missionnaire, je ne chercherais pas à convaincre. Tout ce que je veux, c'est que les individus aient plus de choix, aient accès à l'idée qu'un autre type de société, fonctionnant selon d'autres valeurs, est possible.

 

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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 01:57

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Sur le sujet :

Système économique mondial : retirez vos oeillères, changez le monde !

 

 

Bla, bla, bla, bla, bla...Le Gustavson il parle beaucoup, écris beaucoup, mais ne fait pas grand chose. Il écrit toujours sur le même genre de sujet, vous lui donnez n'importe quoi et il finira toujours par dire que le système c'est mal, que la société est esclavagiste, que c'est la faute aux néolibéraux, qu'il voudrait bien généraliser la mastication du caca..Le tout avec plein de fautes d'orthographes, de syntaxe, qui participent à tuer la "belle langue", tel les langages SMS et les discours des candidats de télé réalité.

Le Gustavson, une sorte de Michael Vendetta, dont l'égo démesuré lui fait croire que ces putains d'écrits touts pourris et ces putains de discours de rebelle de mes couilles, pourraient intéresser quelqu'un d'autre que lui. C'est vrai, qu'est-ce qu'il fait d'autre dans la vie ce Gustavson, à part d’épancher ses frustrations et énervements divers sur un blog qui lui sert comme d'une espèce de psychanalyse publique. Vous avez peut-être vos propres psychanalyses à faire vous aussi, ou autre chose, du yoga, de la prière, de la méditation pour vous faire oublier votre vie de merde...Pour ma part, si vous le faisiez publiquement, j'irais pas vous lire, parce que je m'en foutrais, alors j'imagine bien que l'inverse soit vrai.

Ceci dit, ça ne m'empêchera pas d'écrire. En vérité, c'est toujours plus sympa d'être lu, surtout si des lecteurs potentiels se posent leurs propres questions, sur mes propres questions, et mieux, s'ils partagent leur avis sur un sujet émis, en rédigeant un petit commentaire. Ça permet d'aller au delà de soit et par échange de bons procédés, d'avancer dans nos propres psychanalyses individuelles, par une psychanalyse commune. Je parles ici de psychanalyses de soit même, mais aussi des psychanalyses de société, sorte d'analyse sociologiques, historiques, politiques, philosophiques...Je dirais en gros que l'échange sublime l'idée, mais que même sans échanges, l'idée existe quand même. Gustavson existe sans vous, mais fera plus de chose avec vous, ou au moins avec quelques-uns.

Gustavson, il a tellement de culot, il est tellement imbus de sa personne, que quand on lui demande quel est le but de son projet, il répond, "changer le monde"..Il ne manque pas d'air celui-là..En fait si, il manque d'air en fait. Il se sent tellement étouffé dans un fonctionnement sociétal qui ne lui correspond pas, qu'il finira bien par s'étouffer des quelques ulcères issus de ses énervements quotidiens multiples...

Changer le monde, c'est bien beau, mais il faut déjà savoir, pourquoi, pour qui, comment et comment le faire.

Changer le monde, pourquoi ?

Parce que de toute façon, le monde changera inéluctablement et très vite. Notre modèle de société, fondée sur le néolibéralisme et une domination totalitaire de quelque-uns, domination dont l'outil principal est l'économie de marché, arrive à son terme. Le modèle économique global du monde s'emballe, les hommes qui le contrôlent ne se contrôlent plus eux même, eux et leurs pulsions cupides et narcissique. Du coup, dans peu de temps, on se tapera une big crise économique à la mode 1929, qui va faire s'éffondrer l'ensemble de l'économie mondiale. Pour moi, c'est juste une suite logique à la gestion calamiteuse, absurde, totalement irréaliste et si loin des bases simples et mathématiques qui devraient être les pierres angulaires de la gestion économique mondiale (genre respecter les lois de l'offre et de la demande, ne pas spéculer sur la valeur des devises, des produits échangés...ne pas tout miser sur des politiques économiques basées sur le profit immédiat, en oubliant du même coup les fissures structurelles et systémiques qu'elles provoquent...) (lien  L'économie pour les très nuls .)

Nous sommes donc assis, sur un château de carte et on se retrouvera tous très bientôt le cul par terre...Du moins, si on ne fais rien avant et qu'on continue à vivre la dessus, endormi par les habitudes qu'on nous a imposé.

Et si c'est pas la crise économique qui fera s'éffondrer ce système, c'est bien la planète qui s'en chargera, vu comme on l'a chargé de nos merdes humaines, polluant du sol à l’atmosphère, en passant par les quelques systèmes digestifs des êtres vivant qui se baladent entre les deux. Je vais vous dire un truc, il vaut mieux pour nos vies que ça soit le système économique qui s'éffondre avant. Sans thune, il est possible de vivre, sans oxygène, c'est carrément plus compliqué...

Changer le monde, pour qui ?

Pour cette bande de plouks dont je fais parti, qui consent à ce qu'on lui crée de toutes pièces, de nouveaux besoins absurdes chaque jours, afin de mieux les avilir ? Ben oui, pour cette bande de plouk là et même pour la petite bande de plouk qui profite allègrement de cet endormissement généralisé. Pour l'instant, les gens on le choix entre un avis global et des avis plus ciblés, qui entrent en action au sein du paradygme de l'avis global commun, pour faire croire ceux à qui l'avis est émis, soit tout le monde, qu'ils ont des choix à faire...Oui ils ont des choix à faire, des choix à la con, pour savoir s'ils préfèrent mettre du Ketchup ou de la mayonnaise dans le burger qui les empoisonnent à petit feu. Le but de Gustavson, c'est avant tout de faire passer l'idée, que la religion des états-nations, de l'économie de marché, de l'inégalité scandaleuse de la répartition des richesses mondiales, n'est qu'une religion mystique et non pas une science rationnelle. Si c'est ça, alors la science est, elle même, une religion. Dans la sphère des idées et avis émis en public, émis à une certaine masse de gens qui vivent sans trop se poser de question, je veux qu'il y ai les miens avis et cela de ceux qui pensent selon d'autres paradigmes, que celui, exclusif, que l'on nous impose depuis l'enfance. Lutter contre un certain conditionnement, libérer les haricots de leurs bocaux, voilà le but de l'action de Gustavson.(lien  Les Haricots... ) Pour se faire, il faut libérer les consciences, leur faire se rendre compte qu'elles sont conscientes, qu'elles peuvent prendre des décisions de façon autonome, faire leurs choix en meilleur connaissance de cause, en ayant le choix entre plusieurs paradigmes, plusieurs idées, plusieurs manières de faire. Ceux qui choisiront l'esclavage, le feront alors consciemment...Mais mon petit doigt me dit, qu'avec une majorité plus consciente de sa réelle condition en ce bas monde, ayant plus de recul sur la façon dont les choses autour d'eux fonctionnent, sera bien moins nombreuse à choisir l'esclavage au travail, au profit d'une minorité de privilégiés.

Changer le monde, comment ?

C'est vrai ça, changer le monde comment ? Comment est-ce que Gustavson veut-il que le monde soit demain ? Vaste question ! Ce qui est sure, c'est qu'il ne veut pas qu'il ressemble à le monde du futur que nous réserve les agences de notation (lien Le quotidien du futur ). Il y a quand même des notions simples à ingérer, à comprendre, pour savoir comment le monde pourrait être plus agréable à vivre autrement. Pour donner quelques exemples, on pourrait, comme dit précédemment, mieux répartir les richesses mondiales afin que des populations entières ne soient pas victimes de famines, pendant que d'autre gagnent individuellement 300 000 euros par semaine. Un revenu plafond mondial, pourrait arranger les choses à ce niveau là. Il serait bien sûre associé à un revenu minimum mondial, assis sur une monnaie mondiale unique, ayant la même valeur partout. (lien : Revenu plafond (première partie : globalisation et culpabilisation...) .

On nous parle de mondialisation, alors pourquoi ne pas mondialiser aussi les droits sociaux, en les harmonisant par le haut et non pas sur les droits sociaux inexistants des chinois ou des birmans. (lien La mondialisation de "chomsky". 1- définition réelle du terme.

La mondialisation des néolibéraux (vue par Chomsky).

Un exemple d'arnaque de la mondialisation : les relations économiques entre les USA et le Mexique

La mondialisation, ou la centralisation totalitaire de l'économie au profit de quelques privilégiés.

Demandons nous pourquoi les pays européens, par exemple, sont si riches, alors qu'ils ne possèdent pas de riches ressources en matière premières dans leur sol...Ces richesses là se trouve en quantité en Afrique, le plus pauvre des continents...Étrange, me direz vous !  Ben non, la colonisation est passé par là. C'est fini me direz-vous...Ben non, puisque la mainmise des états sur les pays colonisés, a été remplacé par la mainmise des multinationales sur les ex-pays colonisés...Tout cela est très logique...(lien : La dette des pays africains

La crise économique selon Thomas Sankara

L'assassinat de Thomas Sankara...
On va nous dire que ça n'est pas possible de faire autrement ? Mon cul ! On pourrait très bien faire autrement, vivre ensemble de manière plus juste. Tout est une question de volonté politique et la volonté politique, elle, est entre les mains de gens avides de pouvoir, nés dans les valeurs bourgeoises du "réussir au détriment des autres". On me dit souvent, "si tu avais le pouvoir, tu ferais comme eux, tu t'enrichirais comme eux, parce que tu ne pourrais pas résister à la tentation". Ben manque de bol, je n'ai pas été habitué à l'opulence et l'opulence, j'en ai donc rien à cirer. Je suis loin d'être le seul dans ce cas. Il y a tout un tas de personne qui ne cherchent pas le pouvoir, la reconnaissance à tout prix, à collectionner les richesses comme on collectionne les timbres...Ceux qui devraient coordonner les choses, devraient être ceux là, ceux qui n'ont pas l'envie irrépressible de le faire, mais qui le font pour ne surtout pas laisser la place à ceux qui ont une envie irrépressible de pouvoir. C'est un peu ça, le sens de l'intérêt général. (lien : Les meilleurs chefs..

Changer le monde, comment faire ?

Pour réussir à imposer des idées alternatives aux modèles communs de fonctionnement de notre société, il faut déjà commencer par expérimenter ses idées pour soit même, puis pour un groupe, puis localement, avant de vouloir le faire globalement. Un exemple concret de réussite d'un projet fonctionnant avec des idées et valeurs différentes, est la meilleure publicité du fait qu'autre chose, que d'autres manières de faire, puissent fonctionner. Lorsque l'on veut, comme Gustavson, diffuser des idées et avis différents, leur donner un crédit concret par des expérimentations véritables, parait essentiel. Il y a tout un tas de choses à expérimenter localement, sur divers domaines ciblés, dans le cadre d'économie solidaire, qui pourraient être viables, très bien fonctionner et donner des idées à d'autres de miser sur des projets similaires, ou tout le monde, monteurs de projets et bénéficiaires de leurs services, y gagneraient. Lier ces projets entre eux, par thème et aussi par lieux, permettrait de mettre en place un vraie économie parallèle et non pas souterraine, qui discréditerait les injustices issues de l'économie de marché dominante actuellement. Je dirais même plus, en raisonnant comme un bon capitaliste : "miser sur l'économie solidaire parait très opportun, l'économie des marchés est sur le point de s'éffondrer, vivre sur ses bases est prendre le risque de voir toutes ses billes partir en fumée très bientôt. Miser sur un autre type de système, sur des projets indépendants de cette économie, qui est sur le point de s'effondrer, parait des plus opportun...". Et c'est pareil pour les personnes qui ne cherchent pas à monter de projet. Le but principal des services de l'économie solidaire, outre le fait de faire bénéficier d'un service des gens dans le besoin, de les aider à vivre dignement, leur permet également de s'autonomiser par rapport au système qui les a exclu. Si ce principe marche pour les exclus, les précaires...Il marche pour tout le monde, encore faut-il avoir eu l'occasion d'avoir l'esprit assez ouvert pour avoir la curiosité de faire autrement, que comme on nous a conditionné.

En résumé

 

Le constat du Gustavson's Project, est que le monde actuel ne correspond pas à l'épanouisement individuel et collectif. Il y a une nécessité d'un espace d'expression et de création alternatif. La proposition du Gustavson's Project est de créer des supports de diffusion, ou de s'appuyer sur des supports de diffusion existants, pour émettre des idées, avis et propositions alternatives au fonctionnement actuel de notre société. Il s'agira également de faire la promotion de projet alternatifs existants, ou en court de création, ayant pour but l'autonomisation individuelle et collective par rapport aux règles et valeurs dominantes actuellement, se désolidarisant de l'économie de marché, outil d'avilissement des peuples. Le but de cette diffusion sera aussi d'aider en la rationalisation et la structuration de ces différents projets entre eux, qu'ils traitent d'un autre thème, ou qu'ils soient situés dans d'autres lieux. C'est un trip à la Jean Moulin, qui a mis en commun les forces des structures de résistances indépendantes avant son action, afin de rendre l'action globale de résistance plus efficace. L'impact voulu du Gustavson's project sera l'incitation à la révolte des esprits, la prise de conscience de la condition à laquelle on nous assigne et à l'engagement vers la reprise en main individuelle, puis collective, de son destin. Ce projet consiste à l'éveil vers de nouvelles philosophies de vie, ou à des philosophies de vie qui n'ont pas forcément leur place dans le système de vie en société existant, dans le but d'un meilleur épanouissement personnel et une facilitation d'une certaine réalisation de soit. Au niveau quantitatif, il s'agira d’ouvrir le plus possible la réflexion, de la diffuser la plus possible, afin d'amener au débat, à partir de proposition dont la promotion ne se fait quasiment pas actuellement. il y a donc un besoin, de ma part, mais pas que...De diffusion de ces dites propositions. Les moyens pou réaliser ce projet sont encore flous. Des partenariats associatifs sont souhaités, des conférences sont à venir, des diffusions radio sont programmées, le Gustavson's Blog continuera, les concerts de Gustavson aussi...Mais il faut bien plus..Je cherche, si vous avez des idées, n'hésitez pas !



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12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 22:55

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Sur le sujet :

Hierarchie et leadership

Le Gustavson's Project - 1

Le Gustavson's Project 2- L'égo

Gustavson's Project - 3 : Développer un projet en commun

 

La difficulté du fait de travailler sur là ou l'on veut aller, c'est déjà de savoir ou l'on veut aller. Essayer de trouver une destination précise, un point d'arrivé absolu, n'est-il pas aussi absurde que de faire sa demande de cadeau au père Noël, en espérant que sa volonté soit faite sous le sapin ?

Vous me direz, la différence est que quand on veut vraiment quelque chose, qu'on se fixe un objectif à atteindre, on travaille avec toute la motivation du monde, et surtout de soit même, pour arriver ou s'approcher du but requis de ses vœux, plutôt que d'attendre passif, plein d'espoir. Il s'agit donc ici de se donner une direction, un endroit vers lequel on veut aller dans ses projets, plus que de se fixer, dès le départ, un objectif absolu à atteindre.

Par contre, pour commencer quelque chose, il faut préciser par là ou on commence, savoir ou l'on est quand on part, savoir avec quoi, avec qui et avec quelles idées, quelles volontés on démarre. Là du coups, ça doit être précis et c'est ça le plus difficile, de préciser ça. On se balade avec son sac à idées, sorti du sac d'histoires personnelles qu'on se trimballe sans cesse. Ce sac à histoire perso, plutôt que de se le trainer comme un poid, peut à la lumière des expériences acquises devenir une sorte de traineau, qui nous permettrait de mieux glisser sur la route que l'on a choisi de parcourir. Là encore, il ne suffit pas de ça, il faut de la neige, donc le contexte adéquat à l’épanouissement de son projet et il faut des rennes, ou une meute de Husky, pour tirer le traineau, parce que les routes ne sont pas toujours des pentes descendantes. Chercher de quoi on a besoin pour réussir à parcourir sa route avec son projet, voilà d'une des choses dont on a besoin avant de partir à l'aventure.

Après, qu'est-ce qu'on veut faire comme projet ? Déjà qu'est-ce qu'on sait faire tout court ? Qu'est-ce qu'on croit savoir faire ? Qu'est-ce qu'on croit ne pas savoir faire ? Qu'est-ce qu'on aime faire ? Qu'on a envie de faire ? Et enfin, quelles sont nos limites ? Il faut répondre à toutes ces questions et se forger une méthode constructive et positive, à toute étape de son projet. Mais la forme doit avant tout servir le fond des idées que l'on a et qui seront le moteur de notre projet. La forme doit servir à mieux s'exprimer, exprimer ses idées, afin que l'accès aux idées de chacun soit facilité. L'accès aux idées de chacun parmis les membres d'une équipe qui monte un projet et l'accès des idées véhiculées par l'équipe à ceux à qui cette équipe veut véhiculer le projet.

Bref, tout ceci n'est pas fastoche et mérite réfléxion. J'y travaille pour Gustavson, je pense qu'on peut y travailler tous pour son "Gustavson", ou son projet personnel, si on en a un.

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